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Toponymie bretonne

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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?
Carte montrant l'extension maximum des toponymes en breton.
La question de l'émigration bretonne en Armorique peut être étudiée à partir de l'hagiotoponymie qui constitue une originalité en faisant précéder le nom dupatron du village (souvent un"saint" celtique) non pas de l'adjectif Saint, mais des élémentsPlo-/Plou- (paroisse),Tre- (subdivision duplou) etLan- (ermitage,oratoire)[Note 1]. Ailleurs qu’en Bretagne, Plo et Plou correspondant à une syllabe initiale sans rapport avec l’appellatif breton[1].

Latoponymie bretonne est latoponymie de laBretagne historique et se compose d'une part des toponymesbrittoniques et d'autre part des toponymes romans ou romanisés. Les appellatifs toponymiques et lesanthroponymes issus dubreton se concentrent essentiellement à l'ouest de laBretagne (Bretagne bretonnante) et les toponymes romans dans sa partie orientale et méridionale (Bretagne gallèse). La toponymie est globalement fixée à partir duXVe siècle, alors que lamicrotoponymie[Note 2] continue d'évoluer au rythme des échanges de terres, des modifications du cadastre, du développement des voies de communication (certains noms de lieux étant créés lors de la création de relais, d'auberges, de carrefours…) et des transcriptions erronées[2].

La sauvegarde dupatrimoine toponymique breton passe par la recension des toponymes et microtoponymes présents sur les cartes, documents écrits anciens ou modernes, et dans la mémoire populaire (enquête orale sur le terrain auprès des détenteurs de la mémoire locale) mais dont la signification des toponymes peut laisser apparaître quelques interprétations incertaines, par défaut de sources anciennes ou d'informations locales précises[3],[4].

Cas général

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La toponymie ancienne de la Bretagne est basée principalement sur deux catégories de toponymes selon leur langue d'origine :

  • Le toponymes romans ou romanisés, parmi lesquels on distingue
    • Les toponymes gaulois, c'est-à-dire indigènes et aux origines parfois très anciennes. Ils ont été créés à partir d'unelangue celtique continentale.
    • Les toponymes gallo-romans qui incorporent parfois des éléments de la langue vernaculaire, le gaulois, mais qui sont pour l'essentiel des créations à partir de la langue desuperstrat, lelatin vulgaire
  • Les toponymesbrittoniques, c'est-à-dire importés ou créés à partir d'unelangue celtique insulaire. Ils ont souvent été déformés lors de leur transcription etfrancisés à partir de l'Ancien Régime par des fonctionnaires envoyés par la capitale dans les administrations bretonnes, phénomène qui s'est accéléré à partir duXIXe siècle[5].

Note : il n'y a pas d'opposition réelle entre les deux catégories, car certains toponymes gaulois ont été bretonnisés, ce qui s'explique par la survivance probable du gaulois au moment de l'installation des Bretons originaires de l'Île de Bretagne, avant d'être francisés plus tardivement. De même, certains toponymes gallo-romans d'origine latine ont été bretonnisés (notamment dans leVannetais)

La toponymie de la Bretagne se caractérise aussi par la quasi-absence d'appellatifs germaniques, alors que l'on en trouve, certes de manière erratique, dans le Maine contigu ou encore en Anjou. En revanche, la diffusion des anthroponymes germaniques qui se sont fixés dans la toponymie, a eu lieu comme ailleurs.

Le cas du suffixe-acum en Bretagne historique

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Le suffixe-acum est unsuffixe formateur de toponymes typique des zones géographiques ayant connu un ancien peuplement delangue celtique.

Il remonte au celtique commun*-āko(n) (non attesté). La forme gauloise est parfois notée-acon (gallo-roman-ACU, notée en latin-acum ou-acus). La forme du brittonique devait être*-ōgo(n).

D'après des comparaisons étymologiques, c'est un suffixe d'adjectif à l'origine. L'emploi comme adjectif se vérifie aussi dans des inscriptions en langue gauloise et latine : il caractérise un sanctuaire (Anualonacu « au sanctuaire d'Anualō ») ; il définit un dieu par exemple :Mars Braciaca « dieu de la bière ? » ; il indique l'origine familiale de quelqu'un et situe des marins sur la colonne des Nautes (nautae Parisiaci « marins de chez les Parisii »). Il a donc une dimension également localisante. L'adjectif localisant devient substantivé comme dansd(e)ae Rosmertae Dubnocaratiaco « À la déesse Rosmerta de Dubnocaratiacum ». C'est cet emploi substantivé qui a donné naissance aux noms de lieux. Dans ce cas, Dubnocarati- ne peut être que le nom de personne Dubnocaratius, ce qui vérifie la thèse d'Henri d'Arbois de Jubainville sur l'origine des noms en-iacum.

Ce suffixe s'est perpétué dans les langues celtiques modernes après évolution phonétique : gallois-og, vieux breton-og (noté-oc) > breton-eug (noté-euc) >-ec / -eg, irlandais-ach.

Coligny <*Kolin-(i)āko- correspond peut-être au bretonkelennec (cf.Quelneuc), corniqueKelynek (cf. Callinick et Kelynack), galloisClynnog et Irlandaiscuilneach qui signifient « lieu planté de houx »

Normalement dans les régions delangue d'oïl,-(I)ACU a évolué phonétiquement en-ay, -é, -y, etc[Note 3], en passant par un stade-(i)ac à une époque mal déterminée.

Ce n'est pas toujours le cas en Bretagne armoricaine où l'on parlait breton conjointement au gallo-roman. Ainsi trouve-t-on en Bretagne du sud (Loire-Atlantique, Morbihan) et à l'est (Ille-et-Vilaine, Côtes d'Armor) de nombreux toponymes terminés par-(é)ac, commeBrignac ;Moréac ;Vignac ;Campénéac ;Montennac,Lohéac,Loudéac,Tinténiac,Carnac, etc. qui ont tous leurs stricts équivalents dans d'autres régions, ainsiBrigné (Pays de la Loire),Brignac (Languedoc-Roussillon) ;Mory (Nord-Pas-de-Calais),Morey (Bourgogne) ;Vigny (Lorraine) ;Champigny,Campagnac ;Montigny,Montagnac ;Loué (Pays de la Loire) ;Taintignies (Belgique),Tintignac (Limousin) ;Carnac-Rouffiac,Charnat,Charnay, etc.

Deux théories expliquent le maintien du-ac auIXe siècle, alors qu'à cette époque il évoluait en,-y etc. dans la zone romane.

Parallèlement à l'emploi de-ac, la langue brittonique va introduire le suffixe*-ōgon qui s'utilise généralement dans les noms de personnes ou de saint. Au stade du vieux breton*-ōgon devient-og (noté-oc ou-uc en français), puis-eug (noté-euc) auXIIe siècle et enfin-eg (noté-ec) auXVe siècle. Ainsi, pour reprendre les exemples précédents, a-t-on des doublets Brignac /Brigneuc (Plumaugat, Côtes-d'Armor) ; Moréac /Morieux (Côtes-d'Armor,Morioc en 1211 puisMorieuc) ; Vignac /Vignoc (Ille-et-Vilaine) ; Campénéac /Campeneuc (Tinténiac, Ille-et-Vilaine,Campenoc auXIe siècle)[8].

La toponymie gallo-romane et gallèse

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La toponymie gallo-romane en Bretagne se caractérise par deux faits marquants[9] :

  • L’abondance de la suffixation en-acum (-ais,-ac,) et de la suffixation romane en-aria (-ière,-erie)
  • L'importante proportion des termes d'origine celtique dans le vocabulaire toponymique gallo-roman.

Les microtoponymes issus de l'ancien normand

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De nombreux microtoponymes sont analogues à ceux que l'on rencontre uniquement en Normandie et parfois dans les départements contigus, car leur étymologie est scandinave. Ces toponymes sont concentrés sur la côte nord de la Haute Bretagne. Ils ont été décrits comme suit : la Hogue àAleth (Ille-et-Vilaine); la Hoguette àParamé (Ille-et-Vilaine); la Hoguette àRuca; le Nez àSaint-Coulomb (Ille-et-Vilaine); le Nez àParamé ((Ille-et-Vilaine); le Homme (Ille-et-Vilaine,Pleine-Fougères,Hulms 1160); le Dic àCherrueix (Ille-et-Vilaine); le Dic àPleurtuit (Ille-et-Vilaine); le Dick à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine); le Bec-à-l'Âne, ruisseau àCherrueix (Ille-et-Vilaine); les Miels à Cancale (Ille-et-Vilaine); la Mielle àSaint-Coulomb, àParamé et àSaint-Lunaire (Ille-et-Vilaine), etc[10].

L'étymologie ultime de ces différents appellatifs toponymique est scandinave, il s'agit respectivement de :

  • haugr « élévation, hauteur, tas », d'où la Hogue, la Houguette. Le termehogue ouhougue est employé en Normandie avec ce sens au Moyen Âge et encore plus récemment àJersey[11]
  • nes « cap ». D'où le Nez, la graphie moderne étant inspirée par le françaisnez « appendice nasal »[11]
  • hol « cavité » ethola « trou dans la terre », d'où la Houlle, la Houle. Mot encore en usage au sens de « cavité dans les rochers » en normand, mais aussi en gallo. Ce terme est à l'origine du françaishoule (de la mer). L'étymonhola a donné le normandhoulette « terrier »[11]
  • díki « fossé rempli d'eau, talus, embanquement, canal », d'où le Dic, le Dick, mot resté d'usage courant en Normandie jusqu'à l'époque moderne[11]
  • hólmr « îlot, terrain entouré d'eau », d'où le Homme (et non pasl'homme qui désignel'orme cf. l'Homme-Mort). Mot utilisé en ancien normand sous la formehom, parfoishomme. Encore vivant à Guernesey sous la forme du diminutifhoumet « îlot, rocher, presqu'île »[11]
  • bekkr « ruisseau » d'où le Bec, quand ce n'est pas le mot qui désigne un bec au sens topographique[11].

En revanche aucune forme ancienne, ni aucun élément ne permet de déceler l'utilisation du vieux scandinaveborg dans la toponymie bretonne : Godebourg (Ille-et-Vilaine,Dol,Godebore 1181) ouFreebors (Ille-et-Vilaine,Roz-sur-Couesnon,XIIIe siècle) peuvent aussi bien s'expliquer par le saxon, le vieux bas francique ou encore contenir un élément tout à fait différent, tombé plus tardivement dans l'attraction de l'ancien françaisborc, burc « bourg » cf.Combourg.

L'article défini romanle,la apparaît dans les toponymes des régions delangue d'oïl autour de l'an mille, un des plus anciens exemples attestés est La Mare àSainte-Opportune-la-Mare (Eure,la Mara 1059 - 1066)[12]. Ces formations toponymiques romanes n'ont pas de rapport avec la présence des Vikings en Bretagne (tout comme dans les régions du sud de la Normandie)[Note 4], mais témoignent de l'influence du normand sur le gallo à partir de cette époque. Il va d'ailleurs contribuer à la disparition du breton dans les régions côtières situées à l'ouest du Couesnon et au nord de Rennes. Le gallo possède d'ailleurs quelques termes dialectaux d'origine scandinave, issus du normand.

La toponymie brittonique

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Icône signalant une informationSauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par le livre d'Hervé Abalain,Noms de lieux bretons,Éditions Jean-Paul Gisserot,, 126 p.(lire en ligne) et d'Albert Deshayes,Dictionnaire des noms de lieux bretons, Douarnenez, Le Chasse-marée -ArMen,, 605 p.

Lestoponymes bretons sont le plus souvent composés de deux éléments : un premier élément descriptif sert à désigner un objet, le second élément détermine l'objet en question. Il peut s'agir d'un nom de personne, d'un nom commun, d'un adjectif. Par exemple :

  • Ti Yann (« la maison de Jean »),
  • Ti an Heol (« la maison du soleil, exposée au soleil »),
  • Ti Glas (« la maison bleue, couverte d'ardoises »).

L'écriture bretonne ayant été normalisée très récemment, celle des noms de lieu fait largement la part à la phonétique, parfois bretonne comme dans :

La répartition des toponymes brittoniques a servi à des historiens commeAurélien de Courson (1863),Joseph Loth (1907) etHenri Quilgars (1927) à établir la carte de la « bretonisation » de l'Armorique et à fixer la frontière linguistique dans la péninsule armoricaine à l'époque de l'émigration bretonne. Les recherches actuelles montrent que cette « bretonisation » se révèle« un phénomène beaucoup plus long, plus complexe et plus nuancé qu'on ne l'a souvent cru, et que l'idée d'une frontière orientale séparant la Bretagne des pays romans est une illusion. La présence bretonne, inexistante ou très faible entre Loire et Vilaine, est ailleurs inégale, avec des foyers importants dans le Léon, le Trégor, les pays de la Rance, l'ouest de la Cornouaille, des zones de plus faible influence à l'intérieur, un mélange équilibré avec des élémentsgallo-romains en d'autres endroits, comme le Vannetais, et laisse subsister des enclaves, franques de part et d'autre de Saint-Brieuc, gallo-romaines à Carentec et sur quelques points de la côte sud[13] ».

Principaux appellatifs toponymiques brittoniques

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La polysémie toponymique et les homonymies rendent parfois délicate l'interprétation de ces appellatifs.

La préhistoire et l'Antiquité

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De nombreux toponymes bretons sont des témoins de la préhistoire[14] et de l'Antiquité :

  • Karn/carn/garn/kar/car[Note 5] : tas de pierre, monticule, cairn (Carnac,Carn,Carnoët,Pencarn,Pen-ar-Garn ouPenharn « l'extrémité du tertre »,Garn An Aod « tertre de la grève »,Garnilis « tertre de l'église »,Callac[Note 6])
  • Kruguel/cruguel : petit tumulus, tertre (Crugou,Crugan,Cruguel,Cruguellic,Crucuno ; les formesmutéesRuguel[Note 7] donnent les plurielsRuguello,Ruguellou et les dérivésKerruguel,Kerruc,Kerhuc,Kerrugon,Kerugou,Telgruc)
  • Lac'h/lec'hvaen : pierre plate,dolmen (Liaven,Liavéan,Liavine,Leaven,Kerlieven ,Kerleven ;Lelia,Lilia ouLia contraction de [lec'h lia] « l'endroit au dolmen »,Liaveur « grand Lia » ;Lec'h Bre « dolmen de la colline »,Kerlec'h,Kerlec'h,Leslec'h,Lesleac'h, les toponymes dans lesquels le motlec'h est en première position désignant généralement un lieu suivi du nom d'un résident)
  • Magoar/magoer/magor : muraille, ruines de l'époque gauloise ou gallo-romaine, voire postérieure, comme dans le françaisMézière[Note 8] (Magoar,Macaire,Magouaire,Magoureau, Porsmoguer,Ploumagoar,Ploumoguer)
  • Peulvaen/Maen : « pieu de pierre » qui désigne la stèle (le menhir) en breton, d'où les toponymes qui lui sont associés (Pelvain, Peulven, Menez Peulven « mont des stèles », Croaz Peulven « croisée des stèles », Liorzh ar peul « courtil du pieu »,ar Peulvini « les menhirs »)[15]
  • Run/rhun/ru/reun/rheun : colline, tertre, tumulus (diminutifsReunic,Runic,Reunigou,Runigou ; plurielsReuniou,Runiou,Runio ; Rungoat[Note 9] « tertre du bois »,Rumen « tertre de pierres »,Rumeur « grand tertre »,Run an Dol, « colline du dolmen »,Mezarun « champ de la colline »,Menez Rhun « mont de la colline »,Penareun,Pereuniou « sommet de la colline »). Les toponymeskruguel etrun font référence à des collines mais n'impliquent pas qu'il s'agisse à coup sûr de tumulus préhistoriques. Elles peuvent révéler l'étymologie d'une éminence à caractère sacralisant[16]

Les côtes

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Les termes de toponymie nautique ci-dessous sont donnés sous leur forme bretonne moderne.

  • Aber : estuaire (Aber-Wrac'h,Aber-Benoît) ou ria (Ria (hydrographie))
  • Aod/aot : côte, rive, hauteur, et par extension grève, plage (Duault,Aodoù an Arvor,Aot ar vein ruz « grève des pierres rouges »,Aod ar Saoz « grève de l'Anglais »,Brénaot ouBrenot « colline de la grève »,Kernaud)
  • Beg/bec : pointe littorale de taille variable, de la simple tête de roche et au cap (Beg ar Raz :pointe du Raz ;Beg-ar-Gador : pointe de la Chaise ;Beg-Leger : embouchure duLéguer àLannion)
  • Enez/Inis/Eniz : île (Douarnenez « terre de l'île »,Térénez « la terre proche de l'île »[Note 10],Inis ar Gazeq « île de la jument »,Barnenez « sommet de l'île »,Enez Vriadîle de Bréhat,Gavrinis) ;inizan : îlien, insulaire, contracté en nizan
  • Gougoñv : grotte marine
  • Karreg/ garreg : rocher, récif (Le Garrec ; lieu-ditKarreg an tan àGouézec)
  • Kastell : château, falaise rocheuse (la pointe du Kastell sur le port deTrébeurden)
  • Mor : mer (Morbihan = petite mer, golfe) , la préposition ar s'appiquant au littoral (Arvor, Armor,Larmor-Plage,Larvor)
  • Penn : tête, bout, cap, extrémité, sommet (Penn-ar-Bed : littéralement « Bout du Monde », nom duFinistère en breton ; Pennenez « presqu'île »,Penvenez ouPen Méné « sommet de la colline »,Penmarc'h)
  • Porzh/port/pro/plo : port ou plus modestement anse, crique (Port-Rhu,Porzay,Porz-Guen « Port-Blanc »,Plomarc'h « anse du cheval »)mais également porche, cour (de ferme, de manoir)[Note 11]
  • Tevenn : dune, falaise (Erdeven,Théven, ’'Lestéven,Pen-an-téven « bout de la dune »)
  • Traezh/trez : plage de sable (Trez Hir « plage longue » ; nombreuses plages enTres- :Trestraou,Tresmeur etTrestrignel àPerros-Guirec, etc.)

Les eaux

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  • Aber : unaber (Aber-Wrac'h,Aber-Benoît)
  • Avon : rivière (mot ancien qui subsiste dansPont-Aven)
  • Dour : eau, ruisseau, rivière (Douron,Dourdon « eau profonde », 'Dourdu « eau noire », diminutifsDourig etDouric)
  • Feunteun/fenten/fetan/fetanio/fontanio/fantain : fontaine, parfois source (Feunteun-ar-Roué « fontaine du roi »,Feunteun-Venn « fontaine blanche / sacrée »,Feunteun Goarec « la fontaine redemptrice »[Note 12])
  • Froud : torrent, rapide, courant d'eau (Le Frout,Le Frot,Froutguen ouFroudven « ruisseau blanc (d'écume) » ou « ruisseau sacré » ;Fromeur,Fromveur,Frémur « grand courant (marin) »,Camfrout « ruisseau courbe)
  • Geun/Yeun : marais, marécage (Yeun Elez « marais du marais »)
  • Gored : barrage de rivière ou d'estuaire,pêcherie (Concoret)
  • Gouver : ruisseau (Gouer-Vian « petit ruisseau »)
  • Gwazh/glaz/goas/voas/rouas : ruisseau (Daoulas,Goaz-al-louarn « ruisseau du renard »,Trélas « vallée du ruisseau »,An Hellas « vieux ruisseau »,Goasalan « ruisseau de la lande »)
  • Kemper : confluent (Quimper,Quimperlé,Quemper-Guézennec)
  • Kelenn : marais, étang
  • Lamm/lam : saut, cascade (Lamm Ar sant, « saut du saint » ouLamm Ar san, « cascade de la vallée encaissée » )
  • Lenn : lac, plan d'eau (Pélem,Lenhesq « lac tari, asséché »)
  • Loc'h/moc'h : étang côtier saumâtre (Le Loc'h,Kerloc,Kerlohou « village des étangs »)
  • Pont/pond/bont : pont (Pont Losket « pont brûlé »,Karrbont « pont charretier » francisé en Carbone,Pont-Aven,Pontivy,Hennebont)
  • Poull/poul/boul/pol[Note 13] : trou, mare, crique, anse, étendue d'eau, excavation (Pouliguen,Poul-Fetan,Tréboul,Ploumanac'h,Poulprio « trou de terre argileuse »,Poulven « trou blanc »[Note 14],Poull Brein « mare pourrie »,Kerboull,Kamboull « étendue d'eau courbée »,Tréboul, plage duPouldu « crique sombre »,Poull-al-Lin etPoullin « bassin àrouir le lin »)
  • Red,roudouz : gué (Roudou Vraz : grand gué ; lestade de Roudourou -roudouz au pluriel - àGuingamp)
  • Stank/stang : étang[Note 15] ou localement sens de barrage, lavoir, vallée plutôt encaissée et du cours d'eau qui y coule éventuellement (Le Stang et ses plurielsStankou,Stancou,Stanco ;Stank ar Goulined « vallée aux lapins »,Traon-Stang « val de l'étang »,Rostand « colline de l'étang »,Stang ar Foennec « val du pré »,Lostang « queue de l'étang »)
  • Stivell : source jaillissante (Goas-ar-Stivel « ruisseau de la source jaillissante »)
  • Stêr : rivière (la rivièreSteïr àQuimper)
  • Treiz/treizh/trez/tres/tre/tri : passage de rivière, traversée par bac ou à gué, souvent traduit par Le Passage (Treizh ar C'hornôg « passe de l'Ouest »,Treizh ar Su « passe du Sud »,Kerantrech,Kerentréh,Keratri ouTrézéguer « village du passage »,Treissény « passage deSezni »,Costreiz « ancien passage »,Trezeloù « traverses »)

Le peuplement

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  • Alez : allée (Alez Brenn « allée de la colline »)
  • Bod/bot/bos/bou/vod/bo : touffe, buisson et par extension demeure, résidence d'une habitation importante envieux breton (Bodilis,Bodillo[Note 16],Botjaffré « demeure de Geoffroy »)[Note 17]
  • Govel : forge (Gouvello « forges »)
  • Gwasked : abri (Kervasquet « village de l'abri »)
  • Gwic/Gwig : bourg, issu du latinvicus (Guipavas « bourg de la vaste forêt »,Guidel)
  • Hent : chemin, voie (Hent koz « ancienne route »,Hent kamm « chemin tortueux »,C'hent ar linarien « le chemin des linatiers »)
  • Iliz/ilis : église, mot qui a fait son apparition auXIIe siècle (Bodilis,Brennilis,KernilisLannilis,Hent an Ilis « chemin de l'église »,Cozilis « vieille église »)
  • Kastell : château (Castel Du « château noir » ;Kastellin, Châteaulin)
  • Kêr/'gêr/car et formes franciséesquer/guer[Note 18] : endroit fortifié, forteresse puis tout lieu habité (ville, village, ferme, hameau, etc.) (Kermoroc'h,Kerbors,Carfantain,Kerhel « village haut »[Note 19],Kerborgne « village du borgne »,Kerfréhour « village du marchand de fruits »,Kerlerien « village agréable »,Kergouallec « village du négligent »,Kermoran « village grand »,Kerprat « village du pré »,Kerbastar « domaine deBastard»[Note 20],Kermarec « village du chevalier »[Note 21]). Près de 18 200 noms de lieux contenant l'élément ker ont été recensés (9 250 dans le Finistère, 4 260 dans les Côtes d'Armor, 4 450 dans le Morbihan) selon le linguisteFrancis Gourvil[17].
  • Kleuz : fossé de retranchement (Kergleuz,Kergleuchou « village des fossés »)
  • Kroaz/croaz/groez/greiz/greis/creis[Note 22] : croix, croisée, croisement, milieu, centre (Le Croisic ouCroazig « la petite croix »,Kergroix ouKergroéz « village de la croix »,Creisker « centre-ville »,Kroaz-Hent « croisée des chemins »[Note 23])
  • Kure : vicaire (Kambr ar C'hure « maison du vicaire »,Coat ar c'hure « bois du vicaire »)
  • Lan(n) : ermitage, lieu sacré (Landivisiau « ermitage desaint Thivisiau »,Lamballe « ermitage de Paul »,Laurenan « ermitage deRonan »). Soixante-neuflan donnent lieu à la formation de paroisses et plusieurs centaines à des lieux-dits[18].
  • Leti :auberge, hôtel
  • Leur/lor : aire, notamment aire à battre le grain (Leurangue,Loranguer)
  • Lez/li : lisière, bordure, ou cour (de justice), demeure d'un seigneur, d'un aristocrate villageois, lemachtiern (Lézardrieux,Lesconil,Lesneven,Leslay,Lescoat « orée d'un bois »,Lillouren « demeure de Louarn »[Note 24])
  • Lochoù : pluriel deloch, hutte, cabane, abri (Lochou)
  • Lok/loc/log[Note 25] : lieu saint, ermitage, dépendance d'un monastère, dont beaucoup sont placés sous le vocable de saints aujourd'hui complètement oubliés ou évincés par des saints concurrents moins obscurs (Locolven « lieu dédié àGoulven »,Locminé,Locqueltas,Locmiquélic,Loctudy,Lochrist[Note 26]). Au total, les toponymistes ont recensé enBasse-Bretagne plus de 250 localités (hameaux, villages ou lieux-dits généralement dotés d'une chapelle) possédant ce préfixe, dont 17 communes du Finistère, 5 des Côtes d'Armor et 8 du Morbihan[Note 27].
  • Menec'h : moines (Menec'h-ty « maison des moines »[Note 28],Enizenac'h « Île-aux-Moines »,Manac'h-ti ouManati « maison du moine »,Keramanac'h « hameau du moine » ;Gouesnach littéralement « sous moine », i.e. « terre sous dépendance monastique »)
  • Milin/melin/meil/meilh/veil/veilh/vilin : moulin (Milin Avel « moulin à vent »,Brémelin « colline au moulin »,Traou ar Vilin « vallée du moulin »,Keravilin ouTromelin « village au moulin »,Milin ar Genkiz « moulin de la résidence », plage deKervillen àLa Trinité-sur-Mer[Note 29])
  • Minic'hi : asile (Minihy-Tréguier,Minihy du Léon)
  • Plou-/plo/ple/pla/pleu/plu/ploe/pleb[Note 30],poul (métathèse, à ne pas confondre avecpoull) : paroisse[Note 31] (Plougonvelin,Plouézec,Plouay,Pouldreuzic,Pouldergat,Pouldavid,Plaintel). Environ cent soixante communes portent actuellement un nom composé du préfixeploe-[19].
  • Tavarn : taverne
  • Tre/trev/tref : à l'origine habitation, puis groupe d'habitation et enfin lieu habité et cultivé, village,trève, église succursale (Trédaniel,Trégarantec,Trégastel,Treveneg « village de Gwezenneg[Note 32],Trevingard « village d'Ingard »[Note 33])
  • Ty/thi/thy/ti : maison (Ti Névès ouTy Névez « Maisonneuve »,Tizoul etTiplouz « maison au toit de chaume »,Ti Nod « maison du rivage »,Typri « maison de terre »,Ti Istribilh « maison sur la pente »,Ty Losquet « maison brûlée »,Ty Bras ar bourk « grande maison du bourg »,Ty Glas « maison bleue » etTy Ru « maison rouge »[Note 34],Letty ouLaety « maison du lait[Note 35] »,Klandi,Clandi ouClandy « maison de malades[Note 36] »,Tibidi « maison de prières »,Kerity « maison de charité »,Peneti « maison de pénitence, oratoire »), Pennti « pavillon ou maison sans dépendance, cottage ».

Le relief

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  • Ber : mont, butte (Berloch)
  • Blaen/blein/blen/blin/lein[Note 37] : sommet, cime[Note 38], hauteur (Blain,Blein maro « extrémité morte, désertique »)
  • Bre/brech/bra/bren/brin/bran/bron : mont, colline, mamelon (Brélévénez « mont-joie »,Bramain « collinepierreuse »,Bretinio « colline d'Inio »)
  • Gorle, îlot, rocher qui ne couvre pas (Gorle kreiz « rocher du milieu »)
  • Goueled : fond ou partie occidentale d'une paroisse
  • Istrad/strad : fond (de vallée), large vallée (Strat,Kerstrad,Kerstrat)
  • Karreg : roche (Carrec,Kerreg,Garrec-Ven « la Roche blanche » ,Kergarrec « hameau pierreux »,Croas- ar- Garrec « la croix de la roche » )
  • kleger : amas de roches, chaos rocheux (Cléguer-ar-Veilh « chaos du moulin » )
  • Krec'h/kenec'h/c'henec'h/kreac'h/creac'h : hauteur, tertre, monticule, colline (Quénécan « colline blanche »,Creac'h-ar-Bleis « tertre du loup »)
  • Léhec : endroit rocheux (diminutif Léhan, pluriel Léhou)
  • Maen/men/vaen/vain/ven/min : pierre (Ménec « endroit pierreux »,Menguen,Menven ouMinven « pierre blanche » faisant référence au quartz,maen griz « pierre grise » faisant référence au granit,Meurvaen etMen Meur « grande pierre »,Men gleuz « pierre fissurée »,Men Diaoul « pierre du diable », Toulmin ou Toulmain « trou de la pierre » qui évoque une carrière,Créménec « côte pierreuse , caillouteuse »,Rumen « tertre de pierre »)[Note 39]
  • Menez : montagne (Ménesguen ouManeguen « montagne sacrée »)
  • Nant : vallée (Donnant « val profond »,Nanquennec « vallée étroite »,Lantic)
  • Roc'h/roc/rohou (pluriel) : roc, roche (Guenroc « rocher blanc »,Kerrohou « hameau des roches »,Rohan « petit rocher »[Note 40],Roguédas « roche deGildas »)
  • Roz/ros : pente, coteau, versant (Roscanvel,Roscoff,Rosporden,Rostrenen,Rozanbo « le coteau sur le Bo »[Note 41],Roscoët « colline du bois »,Kerros « village sur le coteau »,Perroz-Gireg, anciennementPenn-ar-Roz « bout du coteau »[Note 42])
  • Tarrod falaise, montée escarpée (Taroziou,Coataroa)
  • Tor : flanc, ventre (tor-ar-Ménez « le flanc de la montagne »)
  • Toull/toulig : trou, passage, entrée (Toul-al-Laer « trou du voleur »,Toull sab « sablière »,Toulbouillen « trou de boue »,Toull Broc'h « trou du blaireau » etToul ar broc'het « trou aux blaireaux »,Toull ar raned « grenouillère »,Toul Huil « coin aux insectes »,Toul C'Huib « coin aux moustiques »,Men toul « roche percée »)
  • Traon/tenaou/Tre : vallée (Trodon « val profond »,traou « vallée desTraouïero »).
  • Tuchenn : synonyme de menez (Tuchenn Kador « mont de la chaise »,Penhador « bout de la chaise »)

La végétation (campagne, forêt)

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Au temps dupaganisme celtique, la célébration durègne végétal a fécondé l'imaginaire populaire qui, en attribuant des pouvoirs à certaines plantes, a inspiré de nombreux lieux-dits.« En Bretagne, plus de 4 000 phytotoponymes ont été relevés, ce qui représente près d’un lieu-dit sur six[20] ».

  • Argoad : bocage (l'Argouët)
  • Askol/oskal (en vannetais) : chardon » (Plusquellec « paroisse du chardon »,Aucaleuc « chardonneraie », Kernasqueillec « hameau aux chardons »,Lannec an ascol « lande aux chardons »).
  • Aval : pomme (Keravelo,Kernavalen,Lavallot,Port-Navalo)
  • Ba(z)lan/Banal/bonnal : genêt ;balanec/balaneg : genêtière, genêtaie, lieu planté ou espace couvert de genêts (Plobannalec,Ploubazlanec,Bannalec,Balanec,Botbonnalec « touffe de genêt »,Toulbalena « trou où l'on ramasse le genêt »,HentBonaleu « chemin aux genêts »,Kerbanel ouKerbonalen « village aux genêts »)[Note 43]
  • Beuz/buz/beux/veuz/vuz : buis (Le Beuzit,Buzit,Bezidel,Veuzit,Vuzit,Runanveuzit « colline de la boissière »)[Note 44]
  • Bevoez : vaste forêt
  • Bezv/beo : bouleaux (Le Bézo,Le Vézo,Bihoué)
  • Bod/bot/bos/bou/vod : buisson, bosquet, touffe (Bochelin,Botquélen « buisson de houx »,Botfaux « fourré de hêtre ») ou refuge, demeure
  • Broenn : jonc (Broen, Broeneg « jonchère »,Braigno,Breignou)
  • Brug/vrug : bruyère (Bruc-sur-Aff,Bruz,Ar Brugeier,Aot-ar-Brug « grève des bruyères »,Enez Vrug « île aux bruyères »)
  • Calper/cosper : poirier (Botcalper « bosquet de poiriers »)
  • Derv/derv/deru/deru/derf : chênes (Coat-Déro « bois de chênes »)
  • Drez/drezec : ronces (Drézen « roncier »,Botrez « fourré de ronces »)
  • Faou/faù,faùen (singulatif) : hêtres[Note 45] (Faouët « hêtraie »,Kerfaven, « village du hêtre »)
  • foenn/foenneg : foin/prairie (Le Foen,Le Fouennou,Foennec,Goas- ar-Foen « ruisseau de la prairie »,Cozfoennec « ancienne prairie »)
  • Forest : forêt
  • Garzh : haie d'arbres, talus (Garsalec « haie de saules »,Penn maen garzh francisé enPenmerguès « bout de la pierre du talus »)
  • Gwern/guern/wern/vern/guer/ver[Note 46]/ven/vign : zone humide où pousse l'aulne, aulnaie, lieu marécageux (Guern,Guerlédan « large aulnaie »,Kervignac,Penvern,Vergoz,Vern)
  • Haleg/aleg/alleg/elél/elleg/hellél/héleg/hellé/helleg/zhilig : saule (Kernalleguen,Keralec,Kerhellec,Ker(h)allec ouGuernaleg « village aux saules »,Hellégoat « bois de saules »,Helleguy « saulaie »,Parc hallec « champ de saules »)
  • Hinec/izinec (izhineg) : ajonc (Plouhinec)
  • Ivin/ivinenn/ignel/vign : if (Kerivin,Goasivinec,Kernivinen « village aux ifs »,Restivinen « lieu planté d'ifs »,Toulivinen,Yvignac,Inguiniel)
  • Kae : haie de clôture (Quémeur « grande haie »)
  • Kanabeg/ganabeg : chènevière », avec des francisations abusives en Canapé ou Canapet (Kerganapé)
  • Kef/kif/quif/queff : du bretonC'hef, tronc, souche (Lesquiffiou « manoir aux souches »,Kergueff « hameau de la souche »,Keff Du « souche noire »,Queff Yaouanc « jeune tronc »,Lein ar heff « sommet à la souche »,Quiffioec « lieu aux souches »)
  • Kelenn : houx (Pen-Quélen « bout de houx »,Quelneuc « houssaie » peut-être équivalent du gaulois*coliniaco- >Coligny)
  • Kelvez : noisetier (Botquelvez,Kergolvez,Colvez,Kergolvé,Guilvit « noiseraie »)
  • Killi : bosquet, bocage (Le Quillio,Quilihuel « haut bosquet »)
  • Kistin : châtaignes (Questembert,Quistinic,Kerguesten,Kerguestan)
  • Koad/coat/goat/koed/C'hoed/goet/gouet : bois (Coat-Losquet « bois brûlé »,Koad an Noz « bois de la nuit »,Coëtquidan)
  • Lann, plurielsLanno,Lano,Lannou,Lanio,Lanniou : lande d'ajoncs (Land,Laland,Lannic « petite lande »,Lanveur « grande lande »,Lanvian « petite lande »,Lanigou « petites landes »,Lanroz « lande du tertre »,Toulalan « trouée dans la lande », Landrein « lande de ronces »,Lann Justice « lande de justice »[Note 47],Lanvaux « lande du ruisseau »)
  • Linad : ortie (Bo lénat ouBou linat « touffe d'orties »)
  • Liorzh/liors/luorzh :jardin, champ jouxtant l'habitation (Liors ar houill « jardin aux hannetons »,Liors ar hat « champ au lièvre »,Liors ar garout, « jardin du chemin à charrette »)
  • Maez/vaez/mez/mes,Mechoù (pluriel) : campagne,champ ouvert (Lesvaez « cour dans la campagne »,Mescalet « champ de Kaled »[Note 48],Mescam « champ bombé »,Mesdoun « champ profond »,Mesguen « champ sacré »,Mescouez,Mesgouès,Mesgouez, « champ sauvage » ou « champ non labouré »,Kervaes,Mesquer « village à la campagne » ou « faubourg »)[Note 49]
  • Park : champ clos par opposition àMaez (Parc-ar-Goff « champ du forgeron »)
  • Prad/prat,brad/brat (forme lénifiée),pradenn (singulatif) : pré, prairie (Trébrat « hameau du pré »,Penfra « bout du pré »,Prat « large pré »,Précazec « pré de la jument »)
  • Raden : fougères (Bod-Raden « buisson de fougères »,Radenec,Enez Raden « île de la fougère »)
  • Rest : « lieu de repos, asile », mais aussi « dépendance seigneuriale, demeure, ferme », ou « essart de lande, endroit nouvellement défriché » (Resto,Restermouel « demeure d'Armel »,Kerrestou)
  • Segal : « seigle » (Parcou Ségal « champs de seigle »,Botségal,Kerségalen,Kersigallec)
  • Skav/skao/scao,Scaven (singulatif),Scavennou (pluriel) : sureaux (Squiffiec,Sco,Scoen,Poulskao « mare au sureau »,Kerscaven etKersco « village du sureau »,Botscao,Botsco,Bodsco,Boscave etBosco « buisson de sureaux » ou « demeure aux sureaux »)
  • Spern : aubépine (Bod Spern)

Autres

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  • Avel : vent (Keravel,Kernével,Begavel « pointe du vent »)
  • Beleg : nom de personne qui signifie prêtre (Lanvellec,Kerbeleg,Kerbellec,Kervellec « village du prêtre - de M. Bellec »)
  • Berc'hed : du nom français de sainteBrigitte (Berhet,Loperhet)
  • Berr/verr : court (Bergot « petit bois »)
  • Goff/gov/gouel/hoel : forgeron (Roscoff,Kergoff,Kergov,Kergo,Kerango,Coz-Coël,C'hoel goz « vieille forge »)
  • Kan : chant ou canal, bief de moulin
  • Kaval (breton moderne)/cefel (vieux breton) : cheval (Cap Caval,Quévellec « petit cheval »[Note 50])
  • Kan/karr : charrette (Toull Karr « passage de charrettes » correspondant souvent à l'entrée d'un champ,Carbont,Carpont ouCarpont « pont à charrettes »)
  • Kelleg : patronyme au sens de mâle (Keriellec,Kerguellec,Kergelleg)
  • Lost/host : bout, extremité, queue (Lostengoat,Lostanvern « bout du marais »,Lostallen « bout de l'étang »)
  • Louarn/lern (Hent al Louarn « chemin du renard »,Goarem Louarn « garenne du renard »,Quélern « village aux renards »)
  • Maer : maire au sens d'intendant du seigneur (Merdy, « maison du maire »,Hentig ar Merdi « chemin du maire »)
  • Neved : sanctuaire, endroit sacré
  • Rous : roux, teinte qui peut s'expliquer par une particularité liée à la géologie (nature ferrugineuse du terrain lui donnant cette couleur), à la flore (couleur des vieilles fougères ou des vieux ronciers), au patronyme (surnom attribué à un rouquin), etc. (Kerrous,Keranroux)
  • Tarff/taro : taureau (Kerentarf, Pont-Taro)

Nombres

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  • Daou : deux, devant un nom masculin (Daoulas au confluent de « deux cours d'eau »)
  • Div : deux, devant un nom féminin
  • Tri : trois, devant un nom masculin
  • Teir : trois, devant un nom féminin
  • Pevar : quatre, devant un nom masculin
  • Peder : quatre, devant un nom féminin
  • Pemp : cinq
  • C'hwec'h : six
  • Seizh : sept
  • Eizh : huit
  • Nav : neuf
  • Dek : dix

Principaux termes initiaux et suffixes

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La nature, l'antéposition ou la postposition de l'adjectif ou du substantif[21] permettent parfois de donner des éléments de datation de l'habitat.

  • Avelek : venté (Ty-Avélec « maison exposée au vents »)
  • Bihan,vihan (formelénifiée) : petit (kervihan « petit village »)
  • Bras : grand
  • Cam/kam : courbe
  • Dalar/talar : sillon en tant que cordon de littoral outournière d'un champ (Kerdalar « maison sur le sillon », « maison du bout du champ »,Talarou « sillons sur plusieurs bords d'un champ »)
  • Dindan : au-dessous, sous
  • Don : profond (traoñ-Don « vallée profonde »)
  • Dreñv/dreon : derrière (Dreñv an Iliz « derrière l'église »)
  • Du : noir, sombre (Duault,Pouldu, Stang-Zu « étang sombre »,Brenduff « étang sombre », Kerdu « village noir », i. e. à l'ombre)
  • Etre : entre
  • Glaz/glas/c'hlas : vert (naturel) ou bleu (le paysGlazic,Kerlaz « hameau enpierres bleues »,hent-Glaz « chemin vert, abandonné ou empierré de schiste »)
  • Gorre : haut, partie supérieure (Gorréquer « village d'en haut »,Gorre Bloue « paroisse d'en haut »)
  • Gou : sous
  • Goueled : bas, partie inférieure ( Goulitkêr « village d'en bas »,Goueled ar Barrez « bas de la paroisse »)
  • Gouez/gouès/couez : sauvage[Note 51]
  • Goulou/golou/houlou/golo/ : lumineux
  • Gwenn/guen/ven : blanc, pur, sacré (Gwengamp,Kerven « Ville-Blanche »,)
  • Hen/han/hin : vieux, ancien (Hennebont « vieux pont »,Hengoat, « vieux bois »,Hellès,Hellez « vieille résidence seigneuriale »). Ce terme se montre à plus de 100 reprises antéposé dans la toponymie bretonne[Tanguy 1]
  • Hir : long
  • Iz : en bas, dessous (Ker Ys « ville basse »)
  • Izel/izeleg,izelañ (superlatif) : bas (Kerizel,Kerzelig)
  • Kichen : à côté (Kichen ar mor « près de la mer »)
  • Kozh/koz/hoz/gozh/goz/gos/cozh/coz/cos : vieux , ancien ou délabré (Milin-Goz « vieux moulin »,ar C'hoti,Cohti,Gohty,Coty « vieille maison »,Cosquer ouGosquer « vieux village »)[Tanguy 1]
  • Kostez : du côté de
  • Kreiz/greiz : milieu (Ti kreiz « maison du milieu »,Creisméas, « champ du milieu »)
  • Kuzh : caché, dissimulé (Toulcuz « trou caché »)
  • Louet : gris (Kerlouet « village gris ou village du dénommé Louët »)
  • Melen/meren : jaune (Ar Garreg Veren « le rocher doré »,Kermélenec « village du blondin »,Coat Melen « bois jaune »)
  • Meur/mor : grand, vaste, majestueux
  • Ness : proche
  • Nevez : nouveau (Kernevez ouGuernehué « villeneuve »)
  • Rag : devant (Raguenès « face à l'île »)
  • Ruz : rouge
  • Tal : devant, face à, près de (Talhouët « front du bois »,Tal ar C'hoat « orée du bois »,Telgruc)
  • Uhel/ihuel,uhelañ (superlatif) : haut (Huelgoat « bois d'en-haut » avec l'inversion duh en français,Garzuel « haie haute »)
  • Uz/uc'h : au-dessus
  • War : sur
  • Yen,yein : froid, improductif (Prat-Yen « pré froid »)

Les néo-toponymes bretons

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Si la production toponymique remonte à l'Antiquité, la néotoponymie résulte d'un processus de création toponymique qui se développe à la fin duXIXe siècle (choronymie touristique liée aulittoral breton)[22] et s'accélère depuis la formation decommunes associées et decommunes nouvelles. Cette production néotoponymique en Bretagne transforme les toponymes d'origine (endonymes) et met en avant des enjeuxpatrimoniaux etéconomiques (marketing territorial qui est une démarche depromotion et deprospection auprès destouristes, desinvestisseurs ou desopérateurs) qui peuvent susciter des questionnements et des polémiques[23].

Notes et références

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Notes

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  1. Ces éléments sont en partie remplacés à partir duXIe siècle par les élémentsKer- (village),Loc- (lieu saint) etmouster (monastère) à l'époque des grandsdéfrichements et de lacroissance démographique duMoyen Âge central, comme ils émergent dans lescartulaires provenant des abbayes bretonnes (Landévennec, Redon, Quimperlé). Cette conquête de nouvelles terres par les populations se poursuivra jusqu'auXVe siècle où ces éléments de toponymie apparaissent fixés. CfJoseph Loth,L'émigration bretonne en Armorique duVe au VIIe siècle de notre ère, E. Baraise et cie, 1883 ;René Largillière,Les saints et l'organisation chrétienne primitive de l'Armorique bretonne, Plihon et Hommay, 1925
  2. Avec la difficulté de déterminer si le microtoponyme est un nom attesté de longue date ou une création pure et simple.
  3. En francoprovençal ce suffixe a évolué enieu(x).
  4. Élisabeth Ridel (op. cit. p. 47) écrit d'ailleurs à ce propos : « Malgré l'installation permanente de Vikings en Bretagne..., c'est uniquement en Normandie que l'on rencontre des toponymes d'origine scandinave bien identifiés, attestant non seulement l'implantation effective des Vikings, mais aussi l'usage de leur langue »
  5. Peu répandu, le mot karn peut être confondu avec un homonyme. En effet, le bretonkarrhent ougarrhent (« chemin à charrette », « route carrossable ») apparaît parfois sous la forme évoluéekarront (Karront an Dero « chemin du chêne ») ou sous la forme contractéekarn,carn qui désigne un chemin rural (Carn ar C'hoat « chemin du bois »,Carn Ar Veil « chemin du moulin »). CfJean-Yves Eveillard,La pierre en Basse-Bretagne. Usages et représentations, Centre de recherche bretonne et celtique,,p. 13
  6. Une dérivation decar semble être le termecal, relié aussi au sens de « rocheux » , et que l'on retrouve dans le toponyme Callac et le bretonkalet « dur » oukailh minerai. Il est issu comme le français caillou de l'indo-européen commun*kal. CfJean-Yves Le Moing,Noms de lieux de Bretagne, Bonneton,,p. 20
  7. Précédé de l'article,krugell donne la forme mutée ar hruguel, la forme écrite étant habituellementruguel.
  8. Terme issu du latinmaceria qui signifie « mur de pierres sèches », et de là « mur très ancien en ruines ». Le toponyme désigne souvent des constructions abandonnées lors desinvasions barbares et trouvées en ruines par lesBretons à leur installation en Armorique.
  9. Et ses variantesRungoet,Reungoat,Rongoet,Rongouet.
  10. Du bretonter an enez, « la terre de l'île ».
  11. Sondoublet lexical Porz a lui une origine latine et un sensmétonymique d'un bâtiment pourvu d'un porche.
  12. Ce toponyme suggère une volonté de récupérer unculte de l'eau (de) plus ancien (lié à la fontaine) par le christianisme.
  13. Forme évoluée deporzh, « anse, port ».
  14. Dans le sens de « mare sacrée ».
  15. Terme issu du latinstagnum, « étang ».
  16. Buisson de lierre ou résidence d'Eliav.
  17. Cette demeure n'a pas un caractère défensif, ce qui conduit sans doute à la fin d'usage du mot lors desraids vikings en France auIXe siècle. CfJean-Yves Le Moing,Noms de lieux de Bretagne, Bonneton,,p. 172.
  18. Le vieux bretonkaer est apparenté au galloiscaer qui ne désigne que des lieux fortifiés, si bien qu'il n'atteit pas la cinquantaine dans la toponymie du Pays de Galles (exemple :Caernarfon).
  19. Dérivé de Keriuhel. Iuhel est une variante présente enpays vannetais de l'adjectif uhel.
  20. Exemple de nom « français » totalement « naturalisé ».
  21. Marec vient du breton marc'heg (« chevalier »), issu de marc'h (« étalon »). Ce nom désigne au Moyen Âge une possessiontemplière desmoines-soldats de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Formes mutées : Kermarrec, Kervarec.
  22. Groez est un dérivé de Kroaz « croix ». Le K initials'adoucit en G après Ker.
  23. Noms de carrefours souvent traduits abusivement en français par Croissant. Exemple : le Croissant-Perros à Lannion.
  24. Louarn est à prendre non comme le nom commun désignant le renard, mais comme anthroponyme (surnom qui veut dire le rusé) ou patronyme.
  25. Terme issu du latinlocus (« lieu »). Inexistant envieux breton, il remplace les lan(n) à partir duXIe siècle.
  26. Plusieurs créations religieuses sont dues auTempliers.
  27. « Le terme, si répandu en Bretagne, n'a marqué de façon assurée ni la toponymie du Pays de Galles ni celle de la Cornouaille anglaise ». Dans la péninsule armoricaine,« quelques toponymes de ce type ont pris une forme officielle enSaint- : Saint-Renan, en breton Locournan ; Saint-Michel-en-Grève, Lomikêl ; Saint- Mathieu, près du Conquet, Loumazé ; Saint-Ildut, en Sizun, Logullud, etc. ». CfFrancis Gourvil,Noms de famille bretons d'origine toponymique, Société archéologique du Finistère,,p. 23.
  28. Menec'h-ty et ses variantes (Menec'hy,Minic'hy,Minihy) s'appliquent par extension à un lieu d'asile ou de refuge, en souvenir de la présence d'un ordre religieux).
  29. AnciennementKervilaine.
  30. Terme issu du latinplebs (« peuple »), mais qui désigne en Armorique la population chrétienne d'une paroisse (peuple de fidèles, par opposition au clergé).
  31. Paroisse primitive qui est généralement suivie du nom d'un saint (Ploujean,Plounez…), d'un adjectif (Pleubian,Ploemeur…) dans 5 % des cas, d'un nom de lieu (Péaule) dans 5 % des cas, d'un nom commun (Plougastel,Ploumoguer,Plélan …) dans 15 % des cas. La formation des territoires paroissiaux est rédigée par des moines médiévaux qui ont écrit l'histoire de la Bretagne du Moyen Âge. Leurs récits légendaires, parfois tissés de faits réels, font souvent remonter cette formationaux premiers temps de la christianisation et ont recours à la légitimation religieuse en les dotant demythes de fondation selon lesquels chaque paroisse a été fondée par unsaint breton, et que toute organisation civile installée en parallèle est quasi inconnue ou inexistante (sinon dans des chartes tardives). CfJean-Yves Le Moing,Noms de lieux de Bretagne, Bonneton,,p. 91.
  32. Ancien nom de personne breton formé sur la racineuueten,guethen, « combat »
  33. Ingar ou Hinguer, serait un saint breton duVIe siècle qui avait une chapelle àLoguivy-Plougras. De nombreux toponymes ont comme déterminant un nom de personne ancien,« dont plusieurs sont connus comme saints patrons d'une autre paroisse ; mais il reste possible qu'un personnage laïc du même nom soit concerné, la dédicace éventuelle au saint patron étant une évolution naturelle lors de la création de la paroisse ou de la trève ». CfJean-Yves Le Moing,Noms de lieux de Bretagne, Bonneton,,p. 179.
  34. Maisons couvertes respectivement d'ardoises et de tuiles.
  35. Confusion possible avec le breton moderneLeti « auberge ».
  36. Maladreries desHospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
  37. Après affaiblissement du b en v, puisamuïssement , le vieux breton blein est devenu lein enbreton moderne
  38. Leinig ou-lein : cime extrême.
  39. Et ses variantes Rumin,Ruminiou.
  40. Roc'han, diminutif de Roc'han.
  41. Le Bo étant le nom de la rivière.
  42. En revanche bien que la graphie contemporaine soit d'aspect breton, Ros-sur-Couesnon et Roz-Landrieux semblent plutôt remonter, d'après les formes primitives du nom, au gallo-romanRAUS > ancien françaisros « roseau », bien qu'il ne faille pas exclure une influence du bretonroz. En effet, Roz-sur-Couesnon possède un coteau et la commune de Roz-Landrieux présente un dénivelé de 50 m.
  43. La variante bélen se rencontre dans le Trégor, banal/banel en Cornouaille et bonal / bonel dans le Vannetais. CfJean-Marie Ploneis,La toponymie celtique, éditions du Félin,,p. 83.
  44. Le buis est un arbuste introduit en Bretagne (pour ses qualités ornementales et debois de tournage) à l'époque de laguerre des Gaules. Ces toponymes (romanisés enBoissière,Boissay,Bessay,Bussières,Boissy, Bissay, Boixière) sont de bons indicateurs de sites archéologiques puisqu'ils apparaissent souvent à la proximité de sites gallo-romains où ils ont été plantés. Certains noms de paroisses tels queBeuzec ou Kerveuzeg sont deshagionymes.
  45. Terme issu ultimement du latinfagus. Voirtoponymes liés au hêtre.
  46. Amuïssement de la lettre n lorsque le terme est en position initiale.
  47. Présence en ce lieu defourches patibulaires, marques dehaute justice.
  48. Nom composé demaez et dekaled (anthroponyme et patronyme qui veut dire "dur, ferme, sévère", comme dansKerc'haled.
  49. er-maez signifie « dehors ». En Bretagne, unChemin de la messe est souvent la francisation approximative d'unhent er-maez « chemin du dehors, chemin pour sortir (des bourgs) ».
  50. Forme hypocoristique de cefel.
  51. Gouez peut être aussi une transcription fautive deGwez, arbre ou de Gouhez, patronyme issu deGwezh, "combat, bataille".

Note Tanguy

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  1. a etb« Ainsi les Henguer, Cosquer et Kergoz bretons sont tous trois de "vieux villages", mais ce sont de vieux villages d'époques différentes. Le premier critère qui permet de le déterminer, c'est d'abord la place de l'adjectif, antéposé dans l'ancienne langue. Mais si Henguer et Cosquer appartiennent tous deux à la période ancienne, le premier est plus ancien que le second, le mot hen ayant été, en effet, supplanté par le terme koz vers leXIe siècle. En position antéposée celui-ci a pris une valeur péjorative au moins dès leXVIe siècle. En tant que tels, ces noms sont donc les témoins directs de trois périodes d'occupation : Henguer duHaut Moyen Age, Cosquer du début duBas Moyen Age et Kergoz de cette époque à nos jours ».Bernard Tanguy, « Les noms de lieux, mémoire du paysage »,Penn ar Bed,nos 148-149,‎,p. 47.

Références

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  1. Guy Souillet, « Un mirage toponymique : les établissements bretons du nord de la France »,Annales de Bretagne,t. 60,no 1,‎,p. 191-199
  2. Hervé Abalain,Noms de lieux bretons,Éditions Jean-Paul Gisserot,,p. 12
  3. Yann Mikael, « La toponymie : un sport national breton »,Tiez Breiz,no 24,‎,p. 17.
  4. Yann-Bêr Kemener,Guide des noms de lieux bretons. Un trésor à préserver, un patrimoine à partager, Skol Vreizh,, 176 p..
  5. Hervé Abalain,Destin des langues celtiques, Ophrys,(lire en ligne),p. 204-213.
  6. Philippe Lanoë, « Les noms en « -ac » et la ligne Loth »,Becedia,‎(lire en ligne, consulté le)
  7. André Chédeville, Noël-Yves Tonnerre,La Bretagne féodaleXIe – XIIIe siècle, Éditions Ouest-France,p. 303.
  8. Léon Fleuriot,Les origines de la Bretagne, éditions Payot, 1980,p. 81 - 82.
  9. Jean-YvesLe Moing,Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Spézet, Coop Breizh,(ISBN 2-903708-04-5 et978-2-903708-04-7,OCLC 236056804,lire en ligne),p. 68, 69
  10. Jean-Christophe Cassard,Le siècle des Vikings en Bretagne, éditions Jean-Paul Gisserot, 1996, p. 110 (lire en ligne)[1]
  11. abcde etfElisabeth Ridel,les Vikings et les mots : L'apport de l'ancien scandinave à la langue française, éditions Errance, Paris, 2009,p. 174-230-231-232-250.
  12. Françoisde Beaurepaire (préf. Marianne Mulon),Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris,A. et J. Picard,, 180 p.(ISBN 2-7084-0040-1,OCLC 6403150),p. 21
  13. Georges Minois,Nouvelle histoire de la Bretagne, Fayard,,p. 69.
  14. Francis Gourvil, « Actes des colloques de la Société française d'onomastique/2 »,Témoins de la préhistoire dans la toponymie bretonne,‎,p. 63-71(lire en ligne).
  15. Hervé Abalain,Noms de lieux bretons, éditions Jean-Paul Gisserot,,p. 38.
  16. Jean-Marie Ploneis,La toponymie celtique, éditions du Félin,,p. 50.
  17. Hervé Abalain,op. cit., p.29
  18. Louis Elégoët,Bretagne, une histoire, CRDP de Bretagne,,p. 48.
  19. Anne Lunven,Du diocèse à la paroisse: Évêchés de Rennes, Dol et Alet/Saint-Malo (Ve – XIIIe siècle), Presses universitaires de Rennes,,p. 101
  20. Samuel Perichon, « La géographie des phytotoponymes en Bretagne »,Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest,nos 117-2,,‎,p. 9(DOI 10.4000/abpo.1764).
  21. Il s'agit plus généralement dudéterminant (nom commun, nom propre).
  22. Philippe Violier, Philippe Duhamel, Jean-Christophe Gay, Véronique Mondou,Le tourisme en France. Approche régionale, ISTE éditions,,p. 18.
  23. André-Yves Bourgès, « Les « communes nouvelles » et la néo-toponymie en Bretagne : le cas du Coglais », surVariétés historiques,.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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