| Topo da Coroa | ||
Vue du sommet en arrière-plan. | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Altitude | 1 979 m[1] | |
| Massif | Santo Antão | |
| Coordonnées | 17° 02′ 00″ nord, 25° 17′ 45″ ouest | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Géologie | ||
| Type | Volcan depoint chaud | |
| Activité | Inconnue | |
| Dernièreéruption | Inconnue | |
| CodeGVP | 384800 | |
Géolocalisation sur la carte :Cap-Vert | ||
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LeTopo da Coroa, ouTope de Coroa (« sommet de la couronne ») est unemontagne duCap-Vert d'originevolcanique. Avec une altitude de 1 979 m[1], c'est lepoint culminant de l'île deSanto Antão.
Le Topo da Coroa est unsommet ultra-proéminent et le deuxième sommet de l'archipel après lePico do Fogo (2 829 m). Il est situé dans la partie occidentale de Santo Antão, la plus sauvage, éloignée des centres urbains dePonta do Sol ouPorto Novo. Les localités côtières les plus proches sontMonte Trigo et surtoutTarrafal, de part et d'autre de la baie du même nom (Baía de Monte Trigo).
À la fin duXIXe siècle, le géographeÉlisée Reclus, dans saNouvelle Géographie universelle, décrit le Topo do Coroa[2], un « Piton de la Couronne » qui descend brusquement vers la mer à l'ouest, mais qui, à l'est et au sud, « domine un vaste plateau d'une hauteur moyenne de 1 630 m, où les cônes volcaniques sont épars, solitaires, en groupes ou en rangées, les uns creusés en 'chaudière', avec leur croupe terminale intacte, ronde ou ovale, les autres déchirés d'un côté et formant des 'cuillers' ou cratères ébréchés ». Reclus fait également référence au géologue Cornelius Doelter (1850-1930)[3] qui, dansDie Vulcane der Capverden und ihre Producte[4], avance l'idée que le Topo da Cora « serait leVésuve d'une grandeSomma circulaire dont on voit encore le pourtour déchiré ; les éruptions auraient détruit l'aspect primitif du gigantesque volcan ».
Le Topo da Coroa fait partie desespaces naturels protégés du Cap-Vert, avec le statut de parc naturel[5]. On y trouve un pourcentage relativement élevé (61 %) d'espèces de plantesangiospermesendémiques du Cap-Vert, dont 25 % figurent sur laliste rouge du Cap-Vert et de Santo Antão. Des mesures sont envisagées pour la sauvegarde de la végétation semi-naturelle dans une zone dévastée par unpastoralisme non maîtrisé. Il serait ainsi possible de promouvoir untourisme axé sur la nature. D'ores et déjà desrandonneurs – peu nombreux dans cette partie de l'île – font l'ascension du sommet[6] qui offre une succession de points de vue sur les différentscratères et sur l'île deSão Vicente.