En partant du haut et de gauche à droite : Monument aux aviateurs de guerre ; Théâtre d'art dramatique et comique ; Monument à Suvorov ; Maison des soviets ; Statue deLénine ;Cathédrale de la Nativité ;Complexe sportif Sheriff.
Tiraspol (cyrillique moldave :Тираспол[ti.raˈspol],russe :Тира́споль[tʲɪˈras.pəlʲ]Écouterⓘ,ukrainien :Тира́споль[teˈras.pɔlʲ]), en forme longue lamunicipalité de Tiraspol est la capitale du régime de facto de laTransnistrie. De jure, elle est la deuxième plus grande ville de laRépublique de Moldavie, située sur la rive orientale (gauche) du fleuveDniestr. La ville compte 159 163 habitants en 2004. C'est la capitale de la Transnistrie, entité sécessionniste de la Moldavie non reconnue internationalement.
Tiraspol est connue pour être l'une des dernières villes arborant encore les symboles de l'ancienneUnion des républiques socialistes soviétiques. De nombreuses statues datant de l'èrecommuniste sont toujours présentes dans les rues (notamment celles deLénine). La ville a aussi conservé de nombreux édifices destyle stalinien.
Le nom de la ville vient du grecTyras (nom grec du Dniestr) etpolis (ville), selon la vogue grecque du projet deCatherine la Grande[1]. Elle est fondée en1792 parAlexandre Souvorov.
1873 : Le chemin de fer la relie àChișinău (en russeKichinev). Sur la voie de Chișinău à Odessa, principal débouché des produits agricoles de laBessarabie russe, Tiraspol devient une ville commerciale importante et cosmopolite où s'épanouissent plusieurs cultures (russe, ukrainienne, juive, arménienne, grecque...).
1931-1936 :Deuxième famine soviétique, suivie par lesGrandes Purges. Tiraspol est un centre de tri où les fuyards qui tentent de passer en Roumanie et qui sont capturés par les garde-frontières sont regroupés pour être envoyés par trains auGoulag[3].
: pendant que les Moldaves réclament leur autonomie au sein de l'URSS et le statut de langue officielle du pays pourleur langue, les russophones majoritaires à Tiraspol etTighina (en russe Bendery) organisent unréférendum pour maintenir le russe comme langue officielle, pour déclarer leurs territoires indépendants de la Moldavie et pour réclamer leur maintien au sein de l'URSS. Ils contrôlent 80 % du potentiel industriel moldave et la voie ferrée reliant le nord et le sud du pays ainsi que son débouché vers Odessa.
: Après la proclamation par larépublique de Moldavie du roumain comme langue officielle, les russophones et ukrainiens vivant à l'est duDniestr et dans la ville de Bendery déclarent leur indépendance face à la Moldavie en tant querépublique moldave du Dniestr (que les russes appellent « Pridniestrie » et les étrangers « Transnistrie »), avec Tiraspol comme capitale. Le Soviet suprême de l'URSS ne reconnaît pas officiellement cette nouvelle république soviétique autoproclamée, mais le maintien de laXIVearmée russe en garnison à Tiraspol empêche le gouvernement deChișinău d'établir son autorité sur la Transnistrie.
Les lignes detrolleybus apparaissent à Tiraspol en 1967. En 1993, Tiraspol est reliée àBendery (Tighina) par trolleybus, par une ligne de 13,3 kilomètres. Les lignes de trolleybus en 2012 atteignent plus de 70 kilomètres de longueur au total selon neuf itinéraires en ville et une ligne extérieure. Vingt-sept trolleybus sont en fonction de type ZiOu-682, dix de type AKSM-321, cinq de type МАZ-103Т et deux de type АКSМ-420[5]. Un trolleybus équipé deWi-Fi a été lancé en[6].
Lestaxis collectifs constituent un moyen ordinaire (et commun à plusieurs pays de l'Est) pour relier les différents quartiers (micro-raions) de la ville entre eux. Il existe ainsi 28 lignes intérieures et 80 lignes extérieures qui relient les quartiers de la ville et de sa banlieue. Ce sont pour la plupart des compagnies privées qui les gèrent. Treize compagnies privées exploitent 24 heures sur 24 des taxis par réservation[7].
C'est en 1846 que l'ingénieurbelge Züber commence à planifier une ligne de chemin de fer entreOdessa, Tiraspol etParcani, mais ce n'est qu'au début des années 1860 qu'elle est construite jusqu'à Tiraspol. La gare de Razdelnaïa est reliée en 1867 à cellede Tiraspol, ce qui en fait la première ville de la région à permettre d'atteindre Odessa directement en chemin de fer. La gare est terminée à la fin de 1867[11]. La ligne de chemin de fer jusqu'à Parcani est construite en 1870[12].
L'aérodrome se trouve à un kilomètre au nord-ouest de la ville. Il a été construit en 1989, comme aérodrome militaire. En 1991, il est réaménagé en aéroport de transport civil, et doit devenir l'aéroport principal de Transnistrie, mais les travaux sont arrêtés à cause des événements et du manque de financement. Leprésident Chevtchouk annonce en que les travaux doivent reprendre pour en faire un aéroport de passagers[15]. Le chef d'un délégation de parlementaires russes, Sergueï Gavrilov, annonce en qu'à son avis l'aéroport devrait être financé par le budget russe[16].
La liberté religieuse a été rétablie en 1992 pour les fidèles de confessionorthodoxe russe, qui représentent plus de 95 % des croyants. En revanche, l'activité desorthodoxes moldaves (évêché deDubăsari et de Transnistrie), desorthodoxes vieux-croyants, descatholiques (archevêché de Tiraspol) et desévangéliques luthériens est surveillée de près et le prosélytisme leur est très difficile, car les autorités les considèrent comme des agents d'influence de puissances étrangères.
Au temps de l'Empire russe, l'archevêché catholique de Tiraspol avait juridiction sur toutes les paroisses catholiques du sud de l'Empire, mais l'archevêque résidait àSaratov où se trouvaient de fortes colonies d'allemands de la Volga. L'autre archevêque catholique, celui deMoguilev (résidant àSaint-Pétersbourg) avait juridiction sur toutes les autres paroisses du reste de l'Empire (horsPologne). L'église catholique la plus importante est la cathédrale de la Nativité, et les catholiques disposent d'une paroisse en l'église de la Sainte-Trinité. Malgré les interdictions de prosélytisme, des églisesnéo-protestantes d'origine américaine, qualifiées de « sectes », sont apparues récemment.
La vie culturelle est centrée autour d'institutions municipales ou étatiques. Les cinq musées de la ville sont regroupés sous la même institution d'État. Tiraspol dispose d'une bibliothèque centrale, la bibliothèque Pouchkine, avec huit filiales et une bibliothèque pour enfants, la bibliothèque Maïakovski.
La maison de la culture, intitulée« palais de la République », se trouve en centre-ville. C'est de lui que dépendent l'orchestre symphonique de Tiraspol, le chœur d'État de Transnistrie, la troupe de danse et de musique folklorique Viorica, lequintette Liberté, et le cirque d'État. Le groupe de danse et de musique folklorique « Vatra » est aussi important.
La ville dispose d'un théâtre dramatique depuis 1930, ainsi que d'un complexe multisalle de cinéma.
La municipalité a lancé en 1993 une association de culture et d'art qui regroupe 36 associations et institutions culturelles avec des correspondants dans plusieurs villes de l'étranger.
L'université d'État de Transnistrie exploite quatre musées: le musée d'Histoire de l'université, le musée archéologique, le musée zoologique et géologique et le musée de paléontologie.
Pièce de monnaie de collection « Club de sport KVINT ».
Les sports les plus variés sont pratiqués à Tiraspol et les équipes se produisent en Transnistrie, ainsi que dans des championnats enMoldavie et enUkraine.
C'est à Tiraspol que se trouve le club le plus titré de l'histoire dufootball de Moldavie, leclub Sheriff Tiraspol. Il existe aussi un autre club de football, leclub Tiraspol qui joue en division nationale de Moldavie et joue aussi contre le FC Sheriff. Le club le plus ancien de Moldavie, fondé en 1938, est leTiligul, mais il a cessé d'exister en 2009 par manque de moyens financiers.
Le complexe sportif de la patinoire Snejinka a ouvert en 2008. C'est ici que s'entraîne l'équipe dehockey Platina et qu'ont lieu des matches de la ligue de jeunesse de hockey.
Il existe aussi divers club nautiques, de tir, de gymnastique, de gymnastique acrobatique. Le club d'aviron est celui où s'entraînent de grands champions, comme la championne olympique d'aviron (1980) Elena Khloptseva, issue du club de Tiraspol, de même que les champions olympiques àLondres en 2012,Alexandre Diatchenko (canoë-kayak) etYouri Postrigaï (canoë-kayak), premiers dans l'histoire de cette discipline pour laRussie[19].
Le club Kvint fonctionne depuis 1995c; il permet de pratiquer letennis, la boxe, l'aïkido et lebaseball. L'équipe de baseball du KNIT a remporté les championnats de Moldavie de 1996 à 2003 et en 1998 et 1999 la médaille de bronze en Ukraine.
C'est en 2004 qu'est apparue le SK Record, club universitaire pour le kickboxing et le le tournoi international de kickboxing en discipline К-1 selon les règles du WAKO PRO s'est déroulé à Tiraspol[20].
Lehandball masculin est représenté par l'équipe PGU-Sdiushor-1.
Le 28 septembre 2021, le club de football de la ville, le Sherif Tiraspol, bat le Real Madrid sur sa pelouse 2 à 1 lors de la2e journée de laligue des champions.
↑Nikolaï Théodorovitch Bougaï: Informations des rapports de Béria et de Krouglov à Staline, éd. de l'Acad. de sciences de Moldavie n° 1, Chișinău, 1991 (Н.Ф. Бугай «Выселение произвести по распоряжению Берии…» О депортации населения из Молдавской ССР в 40-50- е годы – Исторические науки в Молдавии. № 1. Кишинев, 1991. 1.0), Déportation des peuples de Biélorussie, Ukraine et Moldavie, éd. Dittmar Dahlmann et Gerhard Hirschfeld, Essen, Allemagne, 1999,p. 567-581 (Депортация народов из Украины, Белоруссии и Молдавии : Лагеря, принудительный труд и депортация. Германия. Эссен. 1999. 1.3).