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Thoiras

44° 03′ 58″ nord, 3° 55′ 42″ est
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Thoiras
Thoiras
Château de Maléragues.
Blason de Thoiras
Blason.
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionOccitanie
DépartementGard
ArrondissementAlès
Code postal30140
Code commune30329
Démographie
Population447 hab.(2022en évolution de +1,36 % par rapport à 2016)
Densité20 hab./km2
Géographie
Coordonnées44° 03′ 58″ nord, 3° 55′ 42″ est
AltitudeMin. 139 m
Max. 503 
m
Superficie22,89 km2
Historique
Intégrée àThoiras-Corbès
Localisation
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Thoiras
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Thoiras
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Thoiras
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Thoiras[twaʁas] est une anciennecommune française située dans le centre dudépartement duGard, enrégionOccitanie. Elle fusionne le avecCorbès dans le cadre de lacommune nouvelle deThoiras-Corbès.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par leGard, le Gardon de Saint-Jean, laSalindrenque, le ruisseau de Boisseson et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans lesCévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deuxsites Natura 2000 (la « vallée du Gardon de Mialet » et la « vallée du Gardon de Saint-Jean ») et troiszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Thoiras est une commune rurale qui compte 447 habitants en 2022, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Ses habitantssont appelés les Thoirassiens et Thoirassiennes.

Lepatrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre desmonuments historiques : lechâteau, inscrit en 1995.

Géographie

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Localisation et hydrographie

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Thoiras est une commune située dans les basses Cévennes située auconfluent de plusieurs cours d'eau et qui s'étend donc sur plusieurs vallées. L'altitude minimale y est de139 mètres, et l'altitude maximale de503 mètres. L'habitat y est dispersé.

La commune de Thoiras est traversée par leGardon de Saint-Jean qui coule globalement en direction du sud-est puis de l'est, et par trois de ses affluents, le Boisseson, la Doucette et laSalindrenque (cités du nord au sud), qui coulent vers le nord-est jusqu'à ce qu'ils atteignent le Gardon de Saint-Jean. Thoiras s'étend au nord-ouest jusqu'auGardon de Mialet qui coule aussi vers le sud-est. Le confluent des deux gardons est limitrophe de Thoiras. (Quatre communes se touchent à ce point : Thoiras,Corbès,Générargues etAnduze). La Salindrenque a également un affluent sur le territoire de Thoiras, le Valat des Campels, qui prend sa source plus au sud, àSaint-Félix-de-Pallières[1].

Thoiras et les communes environnantes

Ce réseau hydrographique détermine une série de crêtes assez pentues voire abruptes. La limite nord-ouest de la commune est par exemple constituée d'une série de sommets enserrés entre les vallées du Boisseson et de la Doucette (le roc de la Chapelle, le roc du Tinaou et leurs voisins) qui forment une barrière totalement infranchissable. La Serre Manteau sépare quant à elle de manière très difficilement franchissable les vallées des deux Gardons. Il en va de même de la barrière entre la Doucette et la Salindrenque (alignement des sommets du Déconte, de la Croix de Flamarys et de Pissecabre), de celle entre la Salindrenque et le Valat des Campels (le mont Cerviers), ou de celle au sud du Valat des Campels (massif de la Grande Pallières).

Commune assez étendue, Thoiras a de nombreux voisins : elle est bordée au nord-ouest par la commune deSaint-Jean du Gard, au nord parMialet, à l'est parGénérargues,Corbès etAnduze, au sud parSaint-Félix-de-Pallières etVabres, et à l'ouest parSaint-Bonnet-de-Salendrinque,Lasalle etSainte-Croix-de-Caderle. Curieusement, la commune deCorbès est presque enclavée dans Thoiras, sauf au sud qui donne surAnduze.

Lieux-dits et hameaux

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L'habitat est dispersé. Thoiras compte pas moins de 39 hameaux et lieux-dits[2]. Les principaux hameaux de la commune sont :

  • dans la vallée du Gardon de Mialet, de l’amont vers l’aval : La Pradelle, le Mas du Pont ;
  • dans la vallée du Gardon de Saint-Jean, de l’amont vers l’aval : Camp Soureille, Massiès-Nord (sur la rive gauche, donc au nord du Gardon), Massiès-Sud (sur la rive droite, donc au sud du Gardon)[3], Rouveyrac, La Plaine ;
  • dans la vallée de la Doucette, de l’amont vers l’aval : Le Bruguierol, Laudernet, Pagès, Gorniès ;
  • dans la vallée de la Salindrenque, de l’amont vers l’aval : Prade, Malérargues, Le Moina, Les Curières, Le Püech ;
  • au sud de la Salindrenque : Les Arnauds (sur le Valat des Campels), Pallières (dans le massif de la Grande Pallières).

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Occitanie etClimat du Gard.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat méditerranéen franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[5]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat méditerranéen[6] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents >5 m/s) et peu de brouillards[7]. Elle est en outre dans lazone H3 au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de13,6 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 146 mm, avec7,5 jours de précipitations en janvier et3,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deGénérargues à5 km àvol d'oiseau[10], est de14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 239,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de43,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de−17 °C, atteinte le[Note 1].

Accès

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La principale voie d'accès à Thoiras est la D907 (ex Route nationale 107, déclassée en départementale en 1973) qui suit la vallée du Gardon de Saint-Jean entreAnduze etSaint-Jean du Gard. Au-delà de Saint-Jean du Gard, on accède rapidement à lacorniche des Cévennes[13] qui permet de rejoindreFlorac, puisMende ouMarvejols et sa connexion avec l'autoroute A75. Au-delà d'Anduze, se trouvent l'ancienne route de Nîmes qui part en direction du sud et, vers l'est, la route d'Alès, la plus fréquentée puisqu'elle permet de rejoindre la vallée du Rhône mais à présent aussi Nîmes par une voie rapide. Le passage par Anduze est aussi le plus rapide pour atteindrele Vigan et l'ouest des Cévennes. À noter que la D907 a été redressée en deux endroits sur le territoire de Thoiras, éliminant la courbe de la Vignasse et surtout l'épingle à cheveu de la ferme de l'Elze (parfois agrémentée, à l'époque héroïque, d'une traversée du troupeau de la ferme se rendant au pâturage). Malgré ces améliorations coûteuses, cette route très fréquentée reste accidentogène, en particulier dans le secteur du Pont de Salindre et sur Corbès[14].

Un deuxième axe important est la D57 qui suit la Salindrenque et rejoint la D907 au lieu-dit Pont de Salindre. Longue de 9 kilomètres, elle permet d'atteindre l'entrée deLasalle puis elle rejoint la D39 qui permet de monter àSoudorgues et au col du Mercou.

Malgré sa proximité avec la haute vallée de la Doucette, la commune limitrophe deSainte-Croix-de-Caderle n'a pas de liaison autre que pédestre avec Thoiras. Les automobilistes doivent transiter par Lasalle pour s'y rendre.

Le train desservait autrefois plusieurs gares entre Anduze et Saint-Jean du Gard, dont la gare de Thoiras, située au hameau de la Plaine. Hélas, depuis sa remise en service à des fins touristiques, letrain à vapeur des Cévennes ne s'arrête plus qu'à laBambouseraie d'Anduze et au terminus. La gare en activité la plus proche de Thoiras se trouve àAlès, à 14 kilomètres.

Milieux naturels et biodiversité

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Espaces protégés

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Laprotection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver desespaces naturels remarquables et leurbiodiversité associée[15],[16].Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion duParc national des Cévennes[Note 2]. Ceparc national, créé en 1967, est un territoire demoyenne montagne formé de cinq entités géographiques : lemassif de l'Aigoual, lecausse Méjean avec lesgorges du Tarn et de laJonte, lemont Lozère, lesvallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol[17].

La commune fait partie de la zone de transition desCévennes, un territoire d'une superficie de116 032 ha reconnuréserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec 2 400 espèces animales, 2 300 espèces de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses,lichens, champignons[18],[19].

Réseau Natura 2000

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Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Leréseau Natura 2000 est unréseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir desdirectiveshabitats etoiseaux, constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS)[Note 3].Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[21] :

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.Deux ZNIEFF detype 1[Note 4] sont recensées sur la commune[24] :le « massif du Bois Nègre et de Bois de Rouville » (1 252 ha), couvrant 4 communes du département[25], et le « rocher du Mas du Pont » (11 ha), couvrant 2 communes du département[26]et une ZNIEFF detype 2[Note 5],[24] : les « Hautes vallées des Gardons » (73 898 ha), couvrant 48 communes dont 27 dans leGard et 21 dans laLozère[27].

  • Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Thoiras.
  • Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
    Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
  • Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
    Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.

Urbanisme

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Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (85,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), prairies (6,3 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Thoiras est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations,feux de forêts, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque deradon[29]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[30].

Risques naturels

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La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) d'Alès, regroupant37 communes autour d'Alès, un des31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur lebassin Rhône-Méditerranée[31], retenu au regard des risques de débordements de laCèze et des Gardons. Parmi les dernières crues significatives qui ont touché le territoire figurent celles de 1958 et de septembre 2002. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[32],[33]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1994, 1995, 2002, 2008, 2014 et 2020[34],[29].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Thoiras.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[35]. Cet aléa est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 48,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 275 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 220 sont en aléa moyen ou fort, soit 80 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[36],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[37].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019 et par des mouvements de terrain en 2008[29].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Thoiras est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[38].

Toponymie

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Du nom d'homme latinTaurius, issu du mot latintaurus (« taureau »), avec le suffixe d'appartenance–acum.

Histoire

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Préhistoire et Antiquité

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À proximité immédiate de Thoiras se trouvent deux sites qui attestent l'ancienneté de la présence humaine sur le territoire de la commune :

  • l'ensemble mégalithique de la Grande Pallières, situé sur la commune deSaint-Félix-de-Pallières, groupe complexe de cromlech, dolmens et menhirs, unique en Europe par sa taille pour un site en grès ;
  • l'oppidum du Tinaou : situé sur le territoire deSaint-Jean du Gard littéralement à quelques mètres de la limite communale de Thoiras, ce site inexpugnable en grande partie recouvert par la végétation a été reconnu mais non fouillé[39].

Moyen Âge

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Unebulle duPapeAlexandre III de 1162 atteste l'existence de l'église Saint-Jacques de Thoiras et son appartenance à l'Abbaye de Gellone. Un prieuré édifié auXVe siècle jouxte l'église. La présence d'une source fait penser que cette église a pu succéder à un lieu de culte païen[40]. Le château de Thoiras est mentionné dans un acte de 1334. Son premier propriétaire connu est Gauffridi de Saint Bonnet[41].

Époque moderne

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LaRéforme connaît à Thoiras le même succès que dans le reste de la région. Ainsi comparaît en 1553 Louis de Toyras, seigneur de Saint-Jean, pour n'avoir pas su éviter les "désordres" (par quoi on entend alors l'apparition de prédicateurs protestants et la désaffection des églises)[42].

En 1560, le comte de Villars, lieutenant-général du roi, conduit à la demande de l'évêque de Montpellier une expédition dans les Cévennes pour ramener l'"ordre". À la nouvelle de son approche les gentilshommes huguenots s'arment et placent à leur tête Monsieur de Toyras, seigneur de Saint-Jean, ainsi que le plus jeune fils du baron de Lafare et du seigneur de Cardet. Villars brûle Thoiras et Cardet, et dévaste le pays pendant deux semaines, forçant les habitants à se réfugier dans les grottes et les bois. Après son départ, les habitations brûlées sont reconstruites et le progrès de laRéforme s'accélère, l'intervention militaire ayant fait l'unanimité contre elle[42]. La région de Thoiras devient alors 100 % protestante. En 1561, l'église du village devient untempleréformé, ce jusqu'en 1686 où larévocation de l’édit de Nantes le rend au culte catholique. De 1702 à 1704, Thoiras est en plein territoire camisard. Lescamisards incendient le mobilier de l'église en 1702, mais surtout se cachent dans les environs (voir ci-après au chapitre « Lieux et monuments »). Dès 1755, soit plus de 30 ans avant l’édit de tolérance de 1787, l'église revient au culte protestant.

Période contemporaine

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Pendant laSeconde Guerre mondiale, le territoire de Thoiras est utilisé par laRésistance pour dissimuler des hommes ou du matériel.

Ainsi le château de Malérargues devient un point d'appui du groupe derésistance deLasalle. Robert Francisque, ancien sous-officier de carrière et résistant, en est le régisseur depuis 1933. En, il devient responsable d'une école de cadres dumaquis mise en place à Malérargues, mais le, desSS investissent le château, exécutent Robert Francisque et mettent le feu aux bâtiments.

Autre exemple, au lieu-dit le Bruguierol, un mas sert de refuge aumaquis de Lasalle en[43].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
avant 1981?Aimé Rebotier  
19892001Bernard RocoplanPS 
mars 2001décembre 2024Lionel AndréDVDRetraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[45].

En 2022, la commune comptait 447 habitants[Note 6], en évolution de +1,36 % par rapport à 2016 (Gard : +3,6 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
449419476476555516555544523
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
512482487422459415404409362
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
305603336304310275240204197
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
160190255304332359405441441
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212022-------
442447-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puisInsee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Revenus

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En 2018 (donnéesInsee publiées en), la commune compte 192 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 418 personnes. Lamédiane durevenu disponible parunité de consommation est de 17 670 [I 1] (20 020 € dans le département[I 2]).

Emploi

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Taux de chômage
200820132018
Commune[I 3]17,9 %9,8 %11,8 %
Département[I 4]10,6 %12 %12 %
France entière[I 5]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 259 personnes, parmi lesquelles on compte 74,2 % d'actifs (62,4 % ayant un emploi et 11,8 % de chômeurs) et 25,8 % d'inactifs[Note 8],[I 3]. En 2018, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 6]. Elle compte 160 emplois en 2018, contre 133 en 2013 et 171 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 170, soit unindicateur de concentration d'emploi de 94,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55 %[I 7].

Sur ces 170 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 77 travaillent dans la commune, soit 46 % des habitants[I 8]. Pour se rendre au travail, 82,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % lestransports en commun, 4,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 9].

Activités hors agriculture

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Secteurs d'activités

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55 établissements[Note 9] sont implantés à Thoiras au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 10].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble55
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
1018,2 %(7,9 %)
Construction1018,2 %(15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
1527,3 %(30 %)
Activités financières et d'assurance23,6 %(3 %)
Activités immobilières23,6 %(4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
59,1 %(14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
814,5 %(13,5 %)
Autres activités de services35,5 %(8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 27,3 % du nombre total d'établissements de la commune (15 sur les 55 entreprises implantées à Thoiras), contre 30 % au niveau départemental[I 11].

Entreprises et commerces

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Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus dechiffre d'affaires en 2020 sont[48] :

Agriculture

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La commune est dans lesCévennes, unepetite région agricole occupant l'ouest du département du Gard[49]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est lapolyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations23111011
SAU[Note 12] (ha)3112795282

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 23 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 11 en 2000 puis à 10 en 2010[51] et enfin à 11 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 52 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 61 % de ses exploitations[52],[Carte 6]. Lasurface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de311 ha en 1988 à82 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a baissé, passant de 14 à7 ha[51].

Activité économique

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Activité minière historique

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Une mine importante, dite la mine de la Croix de Pallières s'étend sur les communes de Thoiras,Saint-Félix-de-Pallières etTornac. Il s’agit d’un gisement de minerai sulfuré dezinc et deplomb argentifère, lablende étant largement majoritaire. Ce gisement est connu depuis l’époque romaine. Les périodes d’exploitation ont lieu essentiellement entre 1844 et 1888, entre 1911 et 1931 et enfin de 1948 à 1971. D’après l’inventaire général du patrimoine Mérimée, il subsiste sur le territoire de la commune de Thoiras les installations de surface suivantes :

  • une usine d’acide sulfurique (vitriol) au lieu dit la Fabrique construite en 1812 et arrêtée en 1856,
  • une usine de préparation du minerai construite vers 1860 au lieu dit la Croix de Pallières, puis une usine de traitement du minerai (broyage et concentration) installée en 1926 au même endroit[53].

En, des associations écologistes et représentantes des habitants ont dénoncé publiquement lapollution rémanente de ce site, dont le sol présenterait des teneurs enmercure,antimoine,arsenic etplomb extrêmement élevées, jusqu'à 400 000 mg/kg de terre au lieu de 50 mg normalement. Les eaux de ruissellement dirigent toutefois cette pollution essentiellement versSaint-Félix-de-Pallières et les communes situées en aval :Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille,Générargues,Tornac,Anduze,Monoblet etDurfort. Les poussières peuvent en revanche atteindre Thoiras, mais le site est surtout dangereux pour ceux qui le visitent ou s'y attardent sans connaître le risque[54],[55].

Secteurs d'activités actuellement présents à Thoiras

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  • Au 01/01/2013, 65 sièges sociaux actifs étaient répertoriées à Thoiras. Par secteur d'activité :

Agriculture, sylviculture et pêche : 12 (18,5 %)Industrie : 3 (4,6 %)Construction : 5 (7,7 %)Commerce, transports, services divers : 34 (52,3 %)dont commerce et réparation automobile : 5 (7,7 %)Administration publique, enseignement, santé, action sociale : 11 (16,9 %)(Source :INSEE, CLAP, au 31/12/2011)

  • Tourisme
    • Au 31/12/2012, Thoiras comptabilisait deux campings, d'une capacité totale de 461 emplacements.(Source :INSEE, Direction du tourisme - hébergements touristiques.)
    • Sur le site de la Châtaigneraie, est implantée la Maison de la Randonnée et des Activités de Pleine Nature qui conseille et oriente les randonneurs et amateurs d'activité de plein-air.
    • La commune de Thoiras a fait un effort de balisage important qui rend la carte IGN superflue pour sillonner le territoire communal : Roc de la Chapelle (et son rocher des camisards), Roc du Tinaou (et son oppidum), grottes de Pagès et de Valaurie, dolmen de Pallières[56].
    • Au Moina, le site Abracadabranche exploite un parc de 5 hectares qui offre de nombreux parcours d’accrobranche et permet de visiter une ferme et d'en approcher les animaux[57].
    • A la Boriette et sur le terrain attenant, près de Massiès-sud, est implantée laSCI Domino-Massiès, créée en 1969[58] à l'initiative un groupe d'anciens de laFédération Française des Associations Chrétiennes d’Étudiants (ou "Fédé") comme substitut au domaine deDomino-Oléron vendu par la Fédé et qui permet de procurer à une quarantaine de familles françaises et suisses (renouvelées par cooptation) un espace de détente et de transmission de la cultureprotestante.
    • Depuis 2019, la gare de Thoiras a retrouvé du service grâce au Vélorail des Cévennes, reliant la Gare de Thoiras, lieu de stockage des vélorails à la gare de Générargues, en passant par les plus beaux lieux de la ligne, comprenant les fameux viaducs de Corbès et du Mescladou ainsi qu'une magnifique vue sur les gardons de Saint-Jean et de Mialet, qui se regroupent au pied du Mescladou[59].

Quelques entreprises

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  • Terroir Cévennes, boutique de produits fermiers et artisanaux, gérée par les producteurs.
  • Au Jardin des Mourgues Horticulture (la plaine)
  • Abracadabranche, site de parcours acrobatique dans les arbres (Le Moina)

Emplois recensés à Thoiras

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Hors indépendants, on recense à Thoiras 87 emplois salariés, dont :

   Industrie :                                                   27 (31 %)   Construction :                                                26 (29,9 %)   Commerce, transports, services divers :                       18 (20,7 %)   Administration publique, enseignement, santé, action sociale :14 (16,1 %)   Agriculture, sylviculture et pêche :                           2 (2,3 %)

(Source :INSEE, CLAP, au 31/12/2011)

Structure d'emploi de la population

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Parmi les résidents de Thoiras, 158 sont recensés comme ayant un emploi dont 109 salariés et 49 indépendants.(Source :INSEE, RP2011 exploitation principale.)

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Édifices

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Cachettes camisardes

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Le territoire de Thoiras est riche de cachettes utilisées par leshuguenots proscrits après larévocation de l’édit de Nantes. En effet, du fait de sa situation isolée, Thoiras constitua « le centre stratégique de tous les mouvements decamisards dans la région deLasalle et deSaint-Jean-du-Gard[64] » — en particulier la vallée de la Doucette qui monte de Massiès en direction deSainte-Croix-de-Caderle en passant par les hameaux de Pagès, Gorniès et Laudernet. En voici quelques exemples :

  • la grotte de Valaurie : située à 280 mètres d'altitude au-dessus du ruisseau de Fontlongue, elle est à la fois grande (250 mètres de développement) et difficile d'accès, ce qui rend vraisemblable son utilisation à l'époque descamisards[65] ;
  • la grotte de Pagès, derrière le hameau du même nom, près du col du Rouquiès, plus petite autrefois, très bien dissimulée et difficile d'accès, à présent parfaitement indiquée grâce au fléchage mis en place par la municipalité. Des assembléesprophétiques s'y tinrent dès 1686[65] ;
  • la baume rabassière ou grotte des rabas (blaireaux), qui fut le théâtre d'une ruse du chef camisard Rolland pour faire évacuer une assemblée surprise là en 1703 par les troupes royales : il fit marcher tous les participants de l'assemblée clandestine en colonne ordonnée entourée de camisards armés, ce qui fit hésiter les assaillants se croyant en présence d'une troupe nombreuse. Le temps de réaliser leur méprise, les soldats ne purent que s'en prendre à une arrière-garde fortement armée mise en place par Rolland, tandis que le reste de la colonne s'était échappé[65] ;
  • la baoumo queyrado, ou grotte de Reylac, petite cavité bien dissimulée, qui aurait servi de réserve aux camisards[65] ;
  • le rocher des camisards, situé près du hameau de Massiès sur l'itinéraire pédestre fléché qui conduit au Roc de la Chapelle, simple abri auprès d'un bloc de rocher massif, oùAbraham Mazel aurait eu sa vision, réitérée, qui le poussa à prophétiser et à entrer en résistance, déclenchant ainsi laGuerre des camisards ;
  • le mas Volpellier à Pagès comporte une cachette du même type que celle du mas Soubeyran à Mialet[64] ;
  • le mas des Arnauds comporte deux cachettes dans l'épaisseur des murs[64].

Personnalités liées à la commune

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  • Jean de Saint-Bonnet de Toiras (1585-1636) , maréchal de France, qui s’illustre notamment par sa défense opiniâtre et victorieuse de l’île de Ré contre les troupes britanniques du Duc de Buckingham, ce qui fait d'un seigneur né protestant la cheville ouvrière du succès deRichelieu contre les protestants deLa Rochelle[66]
  • Paul de Rapin de Thoyras (1661-1725), autre seigneur de Thoiras, est un militaire et un historien français, auteur d'une magistrale histoire de l'Angleterre en huit volumes. Émigré pour cause de religion, il participe à l'invasion de l'Angleterre parGuillaume d'Orange puis à la conquête de l'Irlande avant de se retirer àWesel en Prusse.
  • Roy Hart (1926-1975), acteur reconnu en Grande-Bretagne, qui installe à partir de 1974 au château de Malérargues le Centre Artistique International Roy Hart, destiné à la recherche vocale et à la formation de la voix. Le Centre Artistique International Roy Hart a poursuivi son activité à Thoiras malgré le décès de son fondateur[67]
  • Robert Francisque, régisseur du château de Malérargues, héros de laRésistance[68].
  • Charlie Watts, batteur desRolling Stones, propriétaire d'une ferme à Thoiras[69].
  • Paul Andreu (1938-2018), architecte international spécialiste des structures aéroportuaires, propriétaire d'une résidence secondaire à Thoiras[70].
  • Julien Doré, chanteur[71].

Héraldique

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Blason de ThoirasBlason
D'or aux trois fers à cheval de sable ajourés du champ.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
  3. Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[20].
  4. Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[50].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », surinfoterre.brgm.fr(consulté le).
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », surl'observatoire des territoires(consulté le).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).

Références

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Site de l'Insee

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  1. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Thoiras »(consulté le).
  2. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gard »(consulté le).
  3. a etb« Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Thoiras »(consulté le).
  4. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Gard »(consulté le).
  5. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière »(consulté le).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sursite de l'Insee(consulté le).
  7. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Thoiras »(consulté le).
  8. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 »(consulté le).
  9. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 »(consulté le).
  10. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Thoiras »(consulté le).
  11. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Gard »(consulté le).

Autres sources

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  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Valat des Campels (V7132520) »(consulté le).
  2. Selon le décompte publié par l'Association des Généalogistes Aigoual-Cévennes, section de Valleraugue, site consulté le 28/08/2014[1]
  3. Site internet du hameau de Massiès-Sud
  4. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen »,La Météorologie,no 116,‎(DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », surmeteofrance.com(consulté le).
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », surpluiesextremes.meteo.fr(consulté le).
  8. « Réglementation environnementale RE2020 », surecologie.gouv.fr,(consulté le).
  9. « Répartition des départements par zone climatique »[PDF], surecologie.gouv.fr(consulté le)
  10. « Orthodromie entre Thoiras-Corbès et Générargues », surfr.distance.to(consulté le).
  11. « Station Météo-France « Générargues », sur la commune de Générargues - fiche climatologique - période 1991-2020. », surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/(consulté le).
  12. « Station Météo-France « Générargues », sur la commune de Générargues - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
  13. La corniche des Cévennes est une route de crête très ancienne élargie et améliorée par l'intendant Basville pendant laGuerre des Cévennes (1702-1704) pour faciliter le mouvement de ses troupes.
  14. [france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/gard-une-femme-de-22-ans-meurt-dans-un-accident-thoiras-791747.html Accident mortel sur la D907 du 23/8/2015 sur le site de FR3 Languedoc Roussillon, dernier accès e 7 octobre 2015]
  15. « Les espaces protégés. », surle site de l'INPN(consulté le).
  16. « Liste des espaces protégés sur la commune », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  17. « Parc national des Cévennes - les cinq massifs », surle site du parc national des Cévennes(consulté le).
  18. « Réserve de biosphère des Cévennes », surmab-france.org(consulté le).
  19. « Cévennes - zone centrale - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  20. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  21. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Thoiras », surle site de l'Inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  22. « site Natura 2000 FR9101367 - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  23. « site Natura 2000 FR9101368 - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
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  25. « ZNIEFF le « massif du Bois Nègre et de Bois de Rouville » - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  26. « ZNIEFF le « rocher du Mas du Pont » - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  27. « ZNIEFF les « Hautes vallées des Gardons » - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  28. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique.(consulté le).
  29. ab etc« Les risques près de chez moi - commune de Thoiras », surGéorisques(consulté le).
  30. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », surGéorisques(consulté le).
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  38. « Cartographie du risque radon en France. », surle site de l’IRSN,(consulté le).
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  41. « Château de Thoiras », surCévennes Tourisme(consulté le)
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  43. Site Maquisard de France, citant le livre d'Aimé Vielzeuf,Et la Cévenne s'embrasa, la résistance en "pays raïol", Éditions Notre-Dame, Nîmes[2]
  44. L'organisation du recensement, surinsee.fr.
  45. Calendrier départemental des recensements, surinsee.fr.
  46. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021 et2022.
  48. « Entreprises à Thoiras », surentreprises.lefigaro.fr(consulté le).
  49. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », suragreste.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  50. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  51. a etb« Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Thoiras - Données générales », surrecensement-agricole.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  52. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans le département du Gard »(consulté le).
  53. Recherche d’une zone « témoin » dans le cadre de la démarche IEMsur la commune deSaint-Laurent-le-Minier (30), Rapport duBRGM, juin 2008, p. 22.
  54. Article du site Objectif Gard le 5 juin 2015
  55. Dossier de l'ONG ATC Association Toxicologie Chimie du 11/6/2013
  56. Sentiers petite randonnée balisés en jaune ; voir ici quelques exemples :« Randonnées autour de Thoiras », surle site de Visorando(consulté le).
  57. « Abracadabranche : le parc d’aventures prend de la hauteur », surle site duMidi Libre,(consulté le).
  58. Références Infogreffe
  59. « Le parcours du Vélorail des Cévennes », surVélorail des Cévennes(consulté le).
  60. a etbArticle du Midi Libre1er octobre 2015, dernier accès le 7 octobre 2015
  61. « Notice des Monuments historiques en vue du classement », surMérimée(consulté le).
  62. « Le château de Prades », surCévennes tourisme(consulté le).
  63. « Château de Malérargues », surhttps://www.cevennes-tourisme.fr(consulté le)
  64. ab etcDr L. Malzac, Les cachettes huguenotes aux environs de Lasalle, Publication du musée du Désert, 1914, pp. 82-84
  65. abc etdClaude Viala, Grottes et cachettes camisardes, Les Presses du Languedoc, 2005, p.99 et suivantes
  66. Historique du château de Thoiras sur le site officiel de la commune? maréchal de France au XVIIe siècle.
  67. « Malérargues aujourd’hui », surhttps://roy-hart-theatre.com/(consulté le)
  68. Brève biographie de Robert Francisque
  69. Le batteur des Rolling Stones, Charlie Watts, était un Cévenol d'adoption depuis 50 ans,Midi-Libre, 24 août 2021.
  70. Article de Paul Carcenac dans le Midi Libre du 14 août 2014,Paul Andreu, rencontre avec l'un des plus célèbres architectes français[3]
  71. « Le Gard, terre-refuge pour les VIP », surhttps://www.lepoint.fr/(consulté le)

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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