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Thoard

44° 09′ 02″ nord, 6° 08′ 56″ est
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Thoard
Thoard
Clocher-donjon de Notre-Dame-de-Bethléem.
Blason de Thoard
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementAlpes-de-Haute-Provence
ArrondissementDigne-les-Bains
IntercommunalitéProvence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Denis Baille
2020-2026
Code postal04380
Code commune04217
Démographie
GentiléThoardais
Population
municipale
744 hab.(2023en évolution de +2,9 % par rapport à 2017)
Densité17 hab./km2
Géographie
Coordonnées44° 09′ 02″ nord, 6° 08′ 56″ est
AltitudeMin. 667 m
Max. 1 652 
m
Superficie43,69 km2
TypeCommune rurale à habitat dispersé
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionDigne-les-Bains
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Digne-les-Bains-1
LégislativesPremière circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
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Thoard
Géolocalisation sur la carte :France
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Thoard
Géolocalisation sur la carte :Alpes-de-Haute-Provence
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Thoard
Géolocalisation sur la carte :Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Thoard
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Thoard est unecommune française, située dans ledépartement desAlpes-de-Haute-Provence enrégionProvence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitantssont appelés les Thoardais[1].

Géographie

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Localisation

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Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Thoard et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Thoard est établi sur un site perché, à 765 m d’altitude[2].


Carte
Limites communales entre Thoard et ses communes adjacentes.

Géologie

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Relief

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À proximité,col de Peipin et rochers deGueruen (escalade).

Hydrographie

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La commune est traversée par le torrent desDuyes.

Risques naturels et technologiques

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Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Lecanton de Digne-les-Bains-Ouest auquel appartient Thoard est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur lesséismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Thoard est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée desDuyes) ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[5].

La commune de Thoard est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage. Si le barrage de Vaulouve, situé à cheval sur les communes deHautes-Duyes et duCastellard-Mélan rompait, une onde de submersion se formerait qui inonderait une partie de la commune de Thoard[6].

Leplan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2002 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[7] et leDicrim n’existe pas[8].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en1989 pour des mouvements de terrain dus à la sécheresse, en1994 pour des glissements de terrain et trois arrêtés distincts pour des inondations par ruissellement et coulées de boue en1994[4] et juin 2013[9]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[10] :

  • le séisme du 19 mai 1866, d’une intensité ressentie à Thoard de VI et dont l’épicentre était situé àLa Motte-du-Caire[11] ;
  • le séisme du 23 février 1887, avec une intensité ressentie de VI et demi et unépicentre situé en Italie, àBussana Vecchia[12].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de Provence-Alpes-Côte d'Azur etClimat des Alpes-de-Haute-Provence.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat méditerranéen altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[14]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[15] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[16]. Elle est en outre dans lazone H2d au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,3 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de10,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 878 mm, avec 6,6 jours de précipitations en janvier et 4,8 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deDigne-les-Bains à 9 km àvol d'oiseau[19], est de12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 681,2 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de−17,8 °C, atteinte le[Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Thoard est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[23].Elle est située hors unité urbaine[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[24]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (40,7 %), forêts (31,4 %),terres arables (16,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), zones urbanisées (0,6 %)[27].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en1035 (de Toard), fait l’objet de différentes interprétations :

  • selonCharles Rostaing et le couplé Fénié, il dérive de la racine*Tou-, désignant une pente, un ravin, un creux dans le paysage ; le suffixe germanique-art s’est ajouté plus récemment[28],[29] ;
  • selonErnest Nègre, le nom de la commune vient du nom propre germaniqueTeuthardus[30] ;
  • une étymologie désuète de l’abbé Féraud, (Histoire et géographie des Basses-Alpes) lui donne le sens deturris ardua, « tour haute »[2].

Le hameau de Vaunavès (cité en1070,rivi Valnaves) tire son nom d’un doublet tautologique, deux termes signifiant tous deux « vallée »[31]

Économie

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Population active et emploi[32]

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En 2021, la population active compte 327 personnes (pour une population totale de 733 habitants). Le taux de chômage est de 12,1 %, supérieur à la moyenne nationale. Il monte à 31,2 % chez les 15-24 ans[33].

Le taux de salariés dans la population active en emploi est de 65,8 %. Le temps partiel représente 30,3 % de l'emploi salarié. 84,8 % des salariés sont titulaires de la fonction publique ou en CDI (Contrat à Durée Indéterminée).

Les non-salariés représentent 34,2 % de la population active en emploi. 63 % des non-salariés sont indépendants, 37 % sont des employeurs. Les femmes représentent 35 % des non-salariés.

ourPour se rendre au travail, la voiture (ou fourgon ou camionnette) est le moyen de transport le plus utilisé (86,5% des cas). Les transports en commun ne représentent que 2 % des cas.

Entreprises

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En 2021, la commune compte 57 « unités légales économiquement actives » hors secteur agricole.

Avec 29,8 % des entreprises, le secteur de la construction est le premier représenté. La catégorie « commerce, transports, hébergement et restauration » suit avec 21,1 % des entreprises, puis viennent l'"Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale" (15,8 %).

Commerces et services

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En 2024, outre de nombreux artisans, la commune compte un bar-tabac, deux bars-restaurants, une pizzéria, une épicerie, une boucherie-charcuterie, un bureau de poste, une boulangerie, un garage automobile, une forge, une médiathèque.

Depuis 2019, la commune n'a plus de médecin. La commune dispose d'un cabinet d'infirmières et d'un cabinet de masseurs-kinésithérapeutes.

Tourisme

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La commune dispose d'un camping privé (24 emplacements, 10 locations), d'un gîte d'étape communal et d'une aire de camping-car.

Associations

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Le ministère de l'Intérieur recense 47 associations loi de 1901 à Thoard[34].

Agriculture

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La surface agricole utile est composée à Thoard de2 407 hectares, soit 55% du territoire.

Le recensement agricole de 2020 compte 24 exploitations agricoles sur la commune.

Les prairies permanentes représentent 75% de la SAU, les prairies temporaires 12%. Les céréales et oléoprotéagineux représentent 4.5% de la SAU.

Histoire

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Antiquité

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Dans l’Antiquité, lesBodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de laBléone, et étaient donc lepeuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune de Thoard. Les Bodiontiques, qui sont vaincus parAuguste en même temps que les autres peuples présents sur leTrophée des Alpes (avant14 av. J.-C.), sont rattachés à la province desAlpes-Maritimes lors de sa création[35].

Le sol de la commune a livré quelques objets et céramiquesromains, dont notamment uneinscription sur plaque de bronze découverte en 1956 au quartier de Franco, datant de 187. Elle atteste l’existence d’unmunicipe àDigne, l’un des seuls de toute laprovince romaine deNarbonnaise[36].

Moyen Âge

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La localité est signalée pour la première fois dans les chartes au premier tiers duXIe siècle[37]. Au Moyen Âge, la ville est fortifiée d’un mur, qui subsiste en partie, avec undonjon. La seigneurie, initialement aux Barras, se partage entre 11coseigneurs (Barras et Baschide St-Estève) à partir duXVIIe siècle[38], d’où le surnom de Thoard-le-Noble et plusieurs châteaux. La communauté relevait de labaillie deDigne[37]. L’abbaye de Ganagobie possédait leprieuré Saint-Pierre-d’Albère, face au hameau des Bourres[37]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reineJeanne Ire, Rainier Rainier et Ameil Ferraud, co-seigneurs de Thoard, soutiennentCharles de Duras contreLouisIer d'Anjou. Les ralliements successifs des villes autour de Thoard à la cause angevine, fin 1385 et début 1386, entraîne leur changement d’engagement, et ils prêtehommage au jeune duc d’Anjou,Louis II, en juillet 1386[39].

Les trois paroisses de la commune étaient à Thoard, Saint-Martin et Vaunavès (dont dépendait La Pérusse)[38]. L’église Saint-Martin dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune deSaint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[40] et relevait du diocèse deGap, comme celle de Vaunavès[37]. Beaucouse formait un fief distinct au Moyen Âge, réuni par la suite à celui de Thoard[41]. Le fief de La Pène ne fusionna pas avec celui de Thoard[42].

Temps modernes et Révolution française

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LaRéforme connaît un certain succès à Thoard, et une partie des habitants se convertissent. Malgré lesguerres de religion, une communautéprotestante se maintient auXVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Mais l’abolition de l’édit de Nantes (1688) lui fut fatal, et elle disparut, ses membres émigrant ou étant convertis de force[43].

Lasociété patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792[44]. Thoard estchef-lieu decanton à laRévolution française, et perd ce rang au début en 1801 en étant rattaché au canton de Digne[45].

Époque contemporaine

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Le village, crête du Géruen au fond.

Lecoup d'État du 2 décembre 1851 commis parLouis-Napoléon Bonaparte contre laDeuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 14 habitants de Thoard sont traduits devant la commission mixte, plus deux de La Pérusse, la majorité étant condamnés à ladéportation enAlgérie[46].

AuXIXe siècle, La Pérusse est l’une des dernières communes de la région à se doter d’une école : lors de l’enquête de 1863, elle est parmi les dix-sept communes du département (sur 245) à ne pas en posséder. Au même moment, Thoard en entretenait trois (destinées aux garçons), dont une au chef-lieu, et une à Vaunavès[47]. Thoard s’était aussi dotée d’une école de filles (obligatoire pour les communes de plus de 800 habitants depuis laloi Falloux de 1850)[48]. Cependant, la commune de La Pérusse construit son école dans les années qui suivent cette enquête, leslois Jules Ferry lui permettant ensuite de l’améliorer[49].

Lors de laSeconde Guerre mondiale, le sous-secteur de Thoard rassemble lesmaquis deSourribes,Saint-Symphorien,Le Castellard-Melan,Barras, et le maquis de la Bouse à Saint-Estève[50]. Des parachutages de matériel par laRAF ont lieu à Thoard. Le 14 mai 1944, après le parachutage du 12, laGestapo arrête plusieurs sympathisants et réussit à prendre le matériel parachuté, caché dans une grotte[51].

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de laCroix de guerre 1939-1945[52].

Jusqu’au milieu duXXe siècle, lavigne était cultivée à Thoard. Levin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[53].

En1973, la commune de Thoard fusionne avec celle de La Pérusse[45], présente dans les chartes auXIIIe siècle (Perucia). La communauté de Pérusse comptait septfeux au dénombrement de1315, mais est dépeuplée par la crise duXIVe siècle (Peste noire etguerre de Cent Ans) et est complètement désertée en1471[42]. Comme à Thoard, l’église Saint-Martin dépendait de l’abbaye de Chardavon[40]. En1765, la communauté reconstituée comptait 58 habitants[42].

Héraldique

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Article connexe :Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence.
Blason de ThoardBlason
Fascé d'or et d'azur de six pièces et un franc-canton d'argent chargé d'une fasce de sable[54].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

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Municipalité

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Liste des maires de Thoard
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 Aimé Ricoux[55]RésistantAncienRésistant, se présente sous cette étiquette.
     
19561990Fernand TardySFIO-PSA-PSU-PSIngénieur horticole, ancienrésistant, sénateur (1980-1998)
Conseiller général ducanton de Digne-Ouest (1976-1994)
Démissionnaire
1990mars 2008Claude SenesDVG[56],[57],[58] 
mars 2008en cours
(au 21 octobre 2014)
Denis Baille[59],[60]LFIAgriculteur

À La Pérusse, le maire élu en mai 1945 est Baptistin Féraud, lui aussi ancien résistant se présentant sous cette étiquette[55].

Intercommunalité

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Thoard a fait partie, de 1992 à 2017, de lacommunauté de communes des Duyes et Bléone. Depuis le, elle fait partie de la communauté d'agglomérationProvence-Alpes Agglomération.

Population et société

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Démographie

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Articles connexes :Histoire du recensement de la population en France etDémographie de la France.

Thoard

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Le tableau et le graphique ci-dessous concernent la commune de Thoard seule jusqu’en 1968, puis la nouvelle commune de Thoard comprenant La Pérusse à partir de 1973.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[62].

En 2023, la commune comptait 744 habitants[Note 3], en évolution de +2,9 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
176517931806182118311836184118461851
9639741 0169629061 0781 0381 0491 059
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 0241 000989908919936928867796
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
764807767633523512467435414
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200420062009
314395423487564646703701734
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201420192023------
728748744------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puisInsee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
13151471
87feux45 feux

L'histoire démographique de Thoard, après la saignée desXIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu'au début duXIXe siècle, est marquée par une période d'« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1866. L'exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1926, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1836[64]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans lesannées 1960. Depuis, la population de la commune est repassée au-dessus du seuil des 50 % de celle de 1836.

La Pérusse

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Évolution démographique de La Pérusse
13151471176517931800180618211831
7feuxinhabité5855lacune444842
Évolution démographique de La Pérusse, suite (1)
18361841184618511856186118661872
5360615860574549
Évolution démographique de La Pérusse, suite (2)
18761881188618911896190119061911
4350524531352636
Évolution démographique de La Pérusse, suite (3)
19211926193119361946195419621968
27231416912612
Population sans doubles comptes pour 1962 et 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[42],EHESS[65])

L'histoire démographique de La Pérusse est marquée par la saignée desXIVe et XVe siècles qui détruit totalement la communauté.

Les populations de Thoard et de La Pérusse évoluent de manière similaire auXIXe siècle : une période d'« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé dure de 1841 à 1861, suivie d'unexode rural démarrant à peu près au même moment. En 1921, la commune a définitivement perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1856[66]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt plus, et la communauté devenue très fragile dans l'après-Seconde Guerre mondiale est rattachée à sa voisine Thoard.

Structure de la population

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Le recensement de 2021 marque un vieillissement assez net de la population depuis 2010. Entre 2010 et 2021, la part des moins de 45 ans est passée de 51.4% à 40.8%[67].

Sources : données Insee, RP2010, RP2015 et RP2021
Âge2010%2015%2021%
Ensemble737100,0723100,0733100,0
0 à 14 ans13217,911616,110213,9
15 à 29 ans11115,19012,48812,0
30 à 44 ans13618,412216,910914,9
45 à 59 ans14219,215721,716222,1
60 à 74 ans11715,912517,314720,1
75 ans ou plus9913,511315,612517,0

Enseignement

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La commune est dotée d’une école primaire[68].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le château, qui a servi de mairie quelque temps, au sommet du village, date duXVIIe siècle, sur bases plus anciennes[69]. Celui-ci a été la propriété des comtes de Baschi-Saint-Estève. Toujours au village, le château des Barras, possède une très belle cheminée degypserie, de1692, signée "Nicolas Lebreun" dont les sculptures relèvent de l’art baroque : le décor accumule scènes de la mythologie et personnages sacrés[70].

Le château de la Buissière, du milieu duXVIIe siècle, possède une façade sud-est placée entre deux avancées arrondies formant tours[69].

Le château de BeaucouseXVIIe siècle, qui bénéficie d’un large panorama, date duXIXe siècle. Sur un plan en U, le corps central a deux étages, les ailes un seul. Deux tours ferment l’esplanade, l’une d’elles abritant la chapelle[69], l’autre unpigeonnier[71].

La fontaine ornée de mufles animaux date peut-être duXIVe siècle[72].

L’hôtel de ville estroman avec des modifications auXVIIe siècle.

Le donjon-clocher est constitué d'une tour médiévale (XIIe) intégrée à l'enceinte du village sur laquelle a été ajouté un clocher auXVIIe siècle[73]. Concomitamment, l'église paroissiale a été agrandie jusqu'à ce donjon et une ouverture a été réalisée pour permettre une communication avec le clocher.

  • Musée des cuivres. Histoire des instruments de musique de la grande famille des cuivres, de l'antiquité à nos jours[74].

L’église Notre-Dame-de-Bethléem,monument classé, est construite auXIIIe siècle, l’abside, voûtée en berceau brisé, date de cette époque. Lanef plafonnée est de forme trapézoïdale (la façade occidentale est plus étroite que lechœur). Le clocher est construit sur un podium massif et ses murs épais laissent penser qu’il a pu être intégré au dispositif défensif du village, ou être un anciendonjon transformé enclocher lors de l'agrandissement de l'église[75],[76]. Parmi son mobilier, deux éléments sont classés monuments historiques au titre objet :

Autres églises et chapelles

Chapelle de Saint-Martin, olivette et cimetière au premier plan.
  • églises de laTransfiguration à Vaunavès, et Saint-Martin, ancienne église paroissiale desservants les Férauds, reconstruite au début duXVIIe siècle[37]. Jusqu’en1729, Thoard dépendait de l’archiprêtré de Provence, autrefois appelé Oultre-Durance, dans lediocèse de Gap (les paroisses de Vaunavès et de Pérusse dépendaient elles aussi de l’évêque de Gap, seule celle de Thoard relevait de Digne[37]). À la suite de l'établissement des conférences ecclésiastiques en 1686, l'archiprêtré de Provence est divisé en trois archiprêtrés en 1729, puis en six en 1749. L’archiprêtré de Saint-Martin-de-Thoard est créé à ce moment-là[79].
  • chapelle Sainte-Madeleine, restaurée dans les années 2000[37],
  • chapelle du château de Beaucouse[37].

L’église paroissiale de la Pérusse a disparu, mais la chapelle Saint-Joseph de Pérusse (avecex-voto), but d’un pèlerinage suivi par les paroisses de Volonne, Thoard, Champtercier, L’Escale, existe encore aujourd’hui. Elle est construite à la fin duXVIIe siècle avec un ermitage[37].

La commune possède une cloche (1664) du fondeur montpelliérainLéonard Bordes[80], qui provient peut-être de l'ancienne église paroissiale de La Pérusse.

Personnalités liées à la commune

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  • Fernand Tardy, sénateur honoraire, maire de Thoard de 1956 à 1990.
  • Jules Coupier, écrivain, lexicographe et traducteur mort à Thoard.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

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Références

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v ·m
Durance-Luberon-Verdon Agglomération
Provence-Alpes Agglomération
CC Sisteronais Buëch
CC Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière
CC Haute-Provence Pays de Banon
CC du pays de Forcalquier et montagne de Lure
CC Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
CC Jabron Lure Vançon Durance
CA Gap-Tallard-Durance
CC Pays d'Apt-Luberon
CC de Serre-Ponçon
CC Serre-Ponçon Val d'Avance
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Découpage de 2017
Canton de Château-Arnoux-Saint-Auban
Canton de Digne-les-Bains-1
Canton de Digne-les-Bains-2
Canton d'OraisonLes Mées
Canton de Riez
Canton de Seyne
Canton de ValensoleSainte-Croix-du-Verdon
v ·m
Liste des intercommunalités des Alpes-de-Haute-Provence
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