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Theodor von Dufving (1907-2001) est un officierallemand de laSeconde Guerre mondiale.Colonel pendant labataille de Berlin, il participa aux ultimes tentatives de négociations allemandes avec les Soviétiques après le suicide d'Adolf Hitler.
Le colonel von Dufving était le chef d'état-major du généralHelmut Weidling alors que celui-ci commandait le LVI.Panzer-Korps. Pendant labataille de Berlin, il suivit son chef pour occuper les mêmes fonctions à la « Région de défense de Berlin ».
Le, quelques heures après lesuicide d'Adolf Hitler le soir précédent,Joseph Goebbels, devenu le nouveau chancelier (chef de gouvernement), envoya Dufving et le généralHans Krebs transmettre un message au général soviétiqueVassili Tchouïkov. Krebs, qui avait autrefois parlérusse couramment, ne le pratiquait plus qu'en se rasant ; Von Dufving prit donc un officierletton comme interprète[1].
La lettre remise par Goebbels à Krebs et Dufving contenait les conditions de reddition que le successeur de Hitler était prêt à envisager. Tchouïkov, chef de la8e Armée de la Garde, commandait les forces soviétiques déployées dans le centre de Berlin. Il n'avait aucune intention d'accepter les termes de Goebbels ni de négocier avec Krebs ; les Soviétiques ne voulaient entendre parler que d'une reddition complète et inconditionnelle. Krebs n'ayant aucun pouvoir pour accepter une telle issue, la réunion se conclut sans résultat. Krebs et Goebbels se suicidèrent peu après, le second en compagnie de sa femmeMagda.
Tôt le jour suivant, Dufving fut envoyé préparer une rencontre entre Weidling et Tchouïkov. Weidling partit pour ce rendez-vous avec le général soviétique une heure avant que Dufving ne le suive avec son entourage.
À 05h55 le2 mai, Dufving,Hans Refior etSiegfried Knappe quittent leFührerbunker. En compagnie d'un major allemand, ils conduisirent une centaine de soldats allemands au bout de la Bendlerstraße[2]. Les Soviétiques les attendaient de l'autre côté ducanal Landwehr.
L'officier soviétique le plus gradé franchit le pont à la rencontre des Allemands ; Dufving se présenta et ils échangèrent quelques mots. L'officier soviétique repassa de l'autre côté du pont, où attendaient deux douzaines de soldats soviétiques armées de mitraillettes et venus enjeeps américaines. Les Allemands suivirent l'officier en file indienne. Les soldats de l'Armée rouge souriaient, et l'un d'eux cria :« Hitler kaput! » aux nouveauxprisonniers de guerre, faisant rire ses camarades.
Les captifs furent conduits au QG du général Tchouïkov, près de l'aéroport deTempelhof. Ils y retrouvèrent le général Weidling. Une fois dans ce QG, Weidling dicta à Knappe un ordre enjoignant aux dernières troupes allemandes défendant encore Berlin de mettre bas les armes.
Selon un témoignage livré ultérieurement par Dufving, il aurait croisé enfévrier 1949, alors qu'il était prisonnier de guerre enURSS, l'humanitairesuédoisRaoul Wallenberg. En transit vers le camp deVorkouta, l'officier allemand avait alors rencontré un prisonnier habillé en civil et escorté par un garde personnel. Le captif lui expliqua qu'il était un diplomate suédois et qu'il était là « par une grande erreur ». Quand Dufving lui demanda s'il avait travaillé à l'ambassade suédoise à Berlin, l'autre lui répondit « Non, enEurope de l'Est. ». D'après Dufving, ce détenu parlait un allemand presque parfait et, quoiqu'il soit en train de lire un journal russe, lui déclara qu'il ne pratiquait pas aussi bien cette langue.
Derniers occupants duFührerbunker par date de départ | |
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Walter Frentz | |
Nicolaus von Below | |
Date incertaine | |
Toujours présents au |
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Suicidés | |
Tués |
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