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The Velvet Underground

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Pour leur album, voirThe Velvet Underground (album).

The Velvet Underground
Description de cette image, également commentée ci-après
The Velvet Underground et Nico en1966. De gauche à droite et de haut en bas :Lou Reed,Sterling Morrison,John Cale,Nico etMaureen Tucker.
Informations générales
Autre nomThe Velvets
The Warlocks
The Falling Spike
Pays d'origineDrapeau des États-UnisÉtats-Unis
Genre musical
Années actives
Labels
Composition du groupe
Anciens membresAngus MacLise (†)
Lou Reed (†)
John Cale
Sterling Morrison (†)
Maureen Tucker
Doug Yule

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The Velvet Underground[ðəˈvɛlvɪtˈʌndəɹɡɹaʊnd][1] est ungroupe derockaméricain, originaire deNew York. Formé au milieu desannées 1960, il est lié à l'aventure de laFactory d'Andy Warhol qui l'a produit. D'abord connu des seuls milieux « underground » new-yorkais, son influence n'a cessé de croître après sa dissolution. Il a beaucoup influencéDavid Bowie, qui, à ses débuts, a été parmi les premiers à interpréter un de leurs titres dans des clubs[6].

Principalement composé deLou Reed,Sterling Morrison,John Cale,Moe Tucker et temporairement deNico, le Velvet Underground a connu, malgré sa brève existence, une grande fertilité musicale. Les thèmes abordés reflètent l'univers de la Factory, dans lequel le groupe gravite :drogues dures,sado-masochisme,prostitution,androgynie,bisexualité ettransidentité.

L'influence du Velvet sur les générations suivantes est incontestable : le groupe inspirera lepunk rock desannées 1970 ainsi que leglam rock, lanew wave et lerock alternatif. Leur premier album paru en 1967,The Velvet Underground and Nico est décrit par le magazineRolling Stone comme l'album rock le plus influent jamais réalisé (« most prophetic rock album ever made »), lequel le classe13e du classement des500 plus grands albums de tous les temps[7]. En 2004,Rolling Stone attribue la19e place au groupe dans son classement des 100 plus grands artistes de tous les temps[8]. Le groupe est introduit parPatti Smith auRock and Roll Hall of Fame en 1996.

Biographie

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Genèse (1964)

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Portrait noir et blanc de Lou Reed en dernière année de lycée.
Lou Reed en1959.

L'histoire du Velvet Underground est liée à la rencontre fortuite entreLou Reed, un jeunenew-yorkais qui travaillait alors commeauteur-compositeur pourPickwick Records, modeste label spécialisé dans les imitations bas de gamme de chansons populaires à la mode[9], etJohn Cale,altiste etpianiste demusique contemporaine, natif dupays de Galles[10].

Guitariste amateur depuis l'enfance[11], titulaire d'une licence de littérature anglaise[12] et ami du poèteDelmore Schwartz, Lou Reed est surtout un fou derock 'n' roll et dedoo-wop ; il apprécie le bluesmanBo Diddley[13] et admire des musiciensfree jazz commeOrnette Coleman mais aussiArchie Shepp,Cecil Taylor etDon Cherry[13]. John Cale, quant à lui, entretient entre autres une liaison épistolaire avec son presque homonymeJohn Cage et le célèbreAaron Copland[14] ; puis grâce à ce dernier, décroche une bourse pour aller poursuivre ses études auxÉtats-Unis[15]. Après avoir étudié àTanglewood dans leMassachusetts, il part pourNew York où il découvre l'univers « underground » du quartier duLower East Side[15]. Il y rencontre le compositeur minimalisteLa Monte Young qui le recrute comme altiste au sein de sa formationThe Theatre of Eternal Music[15]. La musique très expérimentale de La Monte Young, qui avait été lui-même impressionné par le bruit d'un transformateur électrique lorsqu'il était enfant[15], consiste en desbourdons amplifiés tenus pendant des heures par le duo formé par Cale et le violonisteTony Conrad, accompagnés par d'autres musiciens dont Young et sa compagneMarian Zazeela aux voix[16]. L'esthétique de La Monte Young influencera profondément le jeune Gallois, surtout sur les deux premiers albums du Velvet Underground[17].

Portrait en noir et blanc de John Cale en concert à Toronto.
John Cale jouant de l'alto en1977.

Au sein de ce groupe d'avant-garde, John Cale fait l'apprentissage d'un mode de vie bohème. Il découvre l'amour libre et la consommation dedrogues ; puis il emménage bientôt avec Tony Conrad dans un petit appartement sans confort au5e étage d'un immeuble situé à Ludlow Street dans leLower East Side[15]. C'est dans ce lieu que Cale et Conrad vont enregistrer de nombreuses musiques expérimentales basées sur larépétition ou laréverbération[15]. Plus tard, ce local servira aussi de lieu de répétition pour le futur Velvet Underground.

Embauché depuis par Terry Philips chez Pickwick Records[18], Lou Reed s'occupe de son côté de plagier les styles musicaux à la mode de ces années là en copiant sans vergogne lasurf music ou lerock britannique. Il est à la tête de trois groupes de studio : les Beachnuts, les Roughnecks et enfin les Primitives[19] qui enregistrent en novembre un single de deux titres comprenant la chansonThe Ostrich (« l'autruche »)[20],[22]. Ce morceau invente un pas de danse loufoque en pastichant certains rythmes dePhil Spector, avec des paroles invitant à poser sa tête sur le sol et faire« l'autruche »[23]. La chanson avait aussi la particularité d'utiliser desguitares dont toutes les cordes étaient accordées sur la même note, ce que John Cale et Tony Conrad faisaient également de leur côté dans le groupe de La Monte Young[24]. Terry Philips, responsable et également auteur-compositeur chez Pickwick, se met alors à la recherche de nouveaux musiciens charismatiques pour former un groupe de scène afin de faire quelques concerts[25]. Par chance, il fait la connaissance de John Cale et Tony Conrad au cours d'une soirée dans l'East Side. Comme ils portent les cheveux longs et ressemblent à des musiciens de rock, il leur propose d'accompagner Lou Reed pour faire la promotion des deux chansons du singleThe Ostrich. Contre toute attente, les deux jeunes musiciens acceptent puis amènent leur ami sculpteur (et également batteur)Walter De Maria pour qu'il se joigne à eux[26].

Débuts et premiers enregistrements (1965)

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Photo en légère contre-plongée d'un immeuble du quartier de Lower East Side situé au 56, Ludlow Street à New York.
L'immeuble oùJohn Cale etLou Reed logeaient au milieu desannées 60.

Fin,John Cale,Tony Conrad etWalter De Maria rejoignentLou Reed dans les bureaux dePickwick[26]. Les trois artistes refusent de signer le moindre contrat mais acceptent de jouer pour des concerts promotionnels puis de passer à la radio et à la télévision[27]. Cale apprend très vite à jouer de laguitare basse, et finit par sympathiser avec Reed avec qui il partage le même goût pour la littérature la plus aventureuse[28]. De son côté, le New-Yorkais n'est pas totalement hermétique à la musique d'avant-garde car il avait déjà animé une émission de radio nocturne nomméeExcursion on a Wobbly Rail[30] et consacrée à ses artistes favoris dont, entre autres, de nombreux musiciens defree jazz[31].

Parallèlement à son travail alimentaire chez Pickwick, Lou Reed avait aussi écrit deux futurs classiques du groupe :I'm Waiting for the Man qui décrit le parcours d'unjunky à la recherche de sondealer, etHeroin qui évoque la dérive hallucinée d'un toxicomane[32]. Ces deux chansons s'inspirent de certains épisodes de sa vie, puisque leur auteur s'avère être lui-même consommateur d'héroïne depuis 1963[33].

John Cale, a qui Reed a fait écouter ses chansons jouées à la guitare acoustique, est frappé par l'originalité des paroles et confie plus tard au magazineUncut :

« Je pensais qu'en associant le côté littéraire de Lou, ma formation classique, ce que j'avais fait avec La Monte et l'excitation du rock, et qu'en choisissant les extrêmes de ces propositions, on irait là où personne n'était allé. »[28]

— John Cale, Uncut ().

Les Primitives se séparent en[35], mais Lou Reed reste ami avec John Cale et le rejoint bientôt dans son appartement du 56, Ludlow Street, après queTony Conrad en soit parti[36]. Les deux hommes partagent par la suite leurs petites amies et deviennent de plus en plus dépendants de drogues les plus diverses[28]. C'est Lou Reed qui initie Cale à l'héroïne, et qui lui injecte ses premières doses[28], ce qui leur donne l'idée de nommer leur premier duoThe Falling Spikes (« Les aiguilles qui tombent »)[37]. Ils improvisent ensemble sur la futureThe Black Angel's Death Song, et font quelques concerts dans les bars, allant jusqu'à jouer dans la rue afin de gagner un peu d'argent[38]. Ils décident aussi de changer le nom du groupe et deviennent The Warlocks[39]. Peu après, le percussionnisteAngus MacLise[43], qui jouait avecLa Monte Young, les rejoint dans l'appartement de Ludlow Street[39]. L'addiction de MacLise à laméthédrine (un psychotrope proche de l'amphétamine) ne tarde pas à gagner Lou Reed qui en devient dépendant à son tour[39].

En, Reed retrouve par hasardSterling Morrison, un ancien ami d'université qui joue également de la guitare[44]. Ce dernier ne tarde pas à intégrer les Warlocks et les quatre hommes répètent le soir à Ludlow Street[45]. Au printemps, Reed écrit de nouveaux morceaux commeVenus in Furs (inspiré duroman du même nom deLeopold von Sacher-Masoch) ouAll Tomorrow's Parties[46]. Peu après, MacLise leur propose de jouer à la Cinémathèque des cinéastes (créée parJonas Mekas et située surLafayette Street), afin d'accompagner des spectaclesmultimédias du cinéaste Piero Heliczer[47], dans le cadre du New Cinema Festival[48]. Durant cet « événement rituel », faisant intervenir plusieurs danseurs, le groupe improvise derrière un écran sur lequel sont projetés des diapositives en même temps que des courts métrages expérimentaux tournés par Heliczer,Kenneth Anger et Barbara Rubin, réalisatrice du sulfureuxChristmas on Earth comportant des scènes de représentations sexuelles particulièrement explicites[49].

En, Reed, Cale et Morrison enregistrent leurs premièresdémos dans l'appartement de Ludlow Street. Ils y jouent entre autres des versionsfolk très dépouillées deVenus in Furs,Heroin et même unI'm Waiting for the Man joué de façoncountry avec uneguitare slide. Sur le plan vocal, Lou Reed s'inspire encore beaucoup deBob Dylan, ce qu'il corrigera par la suite. Les bandes des sessions de leurs répétitions seront finalement rééditées en 1995 sur le1er CD du coffretPeel Slowly and See[50].

Vers la fin de l'été,Tony Conrad, qui doit aller chercher certaines de ses affaires dans son ancien logement de Ludlow Street, ramasse un ouvrage intituléThe Velvet Underground[51] qui traînait dans une rue près du quartier deBowery[52], puis le ramène et le laisse dans l'appartement[54]. Séduits par le mot « underground » qui correspond bien à leur esthétique, le groupe choisit à l'unanimité de prendre le titre du livre comme nouveau nom[55].

En, le Velvet Underground est pris en main parAl Aronowitz qui devient leur premier imprésario ; et au tout début du mois de décembre, Reed, Cale et Morrison acceptent soixante-quinze dollars pour se produire en première partie deThe Myddle Class[56], sur la scène de l'auditorium de la Summit High School, une école publique supérieure deSummit, dans lecomté d'Union duNew Jersey. C'est soixante-quinze dollars de trop pour Angus MacLise, qui considère qu'accepter de l'argent relève de la compromission et quitte le groupe[57]. Privé de batteur, Lou Reed se souvient alors que la petite sœur d'un ami de Sterling Morrison, possède unebatterie et même un amplificateur qui pourrait leur être utile[58].Maureen Tucker, dite Moe, est une jeune femme à l'allure androgyne[59], qui travaille comme opératrice informatique chezIBM[60] et qui a la particularité de jouer de la batterie debout, « à l'africaine », sur un kit qui ne dispose que d'unecaisse claire, de deuxtoms, d'une vieillecymbale abîmée et d'unegrosse caisse tournée sur le côté. La musicienne martèle souvent ses fûts à l'aide de mailloches, afin de se rapprocher du jeu tribal du percussionnistenigérianBabatunde Olatunji[61],[62]. Avec l'arrivée de Moe Tucker, les bases du Velvet Underground sont enfin posées, et le groupe tout juste renommé donne son premier concert le à la Summit High School, où ils interprètent les morceauxThere She Goes Again,Venus in Furs etHeroin devant un public d'adolescents décontenancés[63],[64].

Exploding Plastic Inevitable (1966)

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Affiche d'un spectacle de l'Exploding Plastic Inevitable en1966.

Au milieu du mois de, le groupe se produit au Café Bizarre, un« piège à touristes » duGreenwich Village, situé dans la3e Rue ouest, à proximité deWashington Square Park[65].Lou Reed qualifiera par la suite le lieu de« café minable où on faisait fuir les gens »[66]. Sur la recommandation de Barbara Rubin (une des cinéastes qui participait au New Cinema Festival et qui suivrait le groupe),Paul Morrissey, l'associé d'Andy Warhol, assiste néanmoins à une de leurs prestations. Il convie ensuite Warhol et quelques-uns de ses collaborateurs à venir les voir ; ce dernier les invite finalement à laFactory où Reed, Cale, Morrison et Tucker vont bientôt prendre leurs marques[62]. Ne supportant plus les paroles sinistres de la chansonThe Black Angel's Death Song et encore moins les crissements métalliques de l'alto électrifié deJohn Cale qui hantent le morceau, la gérante du Café Bizarre va les voir en leur disant en substance :« si vous rejouez ça une seule fois, je vous vire ». Cependant, le groupe persiste à jouer le même titre peu de temps après, et ils sont renvoyés sur le champ[68].

Libérés de leur engagement au Café Bizarre, les membres du Velvet Underground commencent à répéter à la Factory au début du mois de, et signent dans la foulée un contrat avec Warhol et Morrissey[69]. De son côté, Warhol va les financer et prendre leur carrière en main, notamment en passant un accord avec la firmeVox. Ce célèbre fabriquant d'équipements musicaux, s'engage à fournir lesamplificateurs,guitares et leseffets audio dont le groupe a besoin[70].

Warhol devient le nouveau mentor de Lou Reed qui est absolument fasciné par l'aura ouvertementgay qui émane de la Factory, au grand dam deMoe Tucker qui goûte très peu cet univers interlope[71].Mary Woronov, qui faisait partie des proches de Warhol à cette époque, se souvient que Reed, lui-mêmebisexuel[72], était particulièrement à l'aise parmi lesdrag queens,travestis et autres marginaux qu'il côtoyait à la Factory[71]. Cet environnement et la personnalité d'une icônetrans commeCandy Darling influencera profondément les futurs textes du chanteur[74], y compris ceux qu'il écrira dans sa période solo[75]. Warhol trouve cependant qu'il manque au groupe un membre capable de chanter et d'attirer les regards, il leur présente l'actrice etmannequin allemandeNico, une habituée de la Factory dont la voix grave et sépulcrale ne manque pas d'attrait selon lui[78]. Lou Reed entame alors une liaison passionnée avec Nico et écrit pour elle plusieurs chansons, commeI'll Be Your Mirror etFemme Fatale, que l'on retrouvera sur le premier album du groupe[79].

Photo en noir et blanc de Nico chantant au cours d'une performance à l'Université du Michigan.
Nico sur scène avec l'Exploding Plastic Inévitable àAnn Arbor.

Le, le Velvet Underground donne un concert à l'Hôtel Delmonico. au cours duquel ils jouentHeroin devant une assemblée depsychiatres[80]. En février, le groupe participe àUp-Tight, un nouveau spectaclemultimédia qui se déroule une fois de plus à la Cinémathèque des cinéastes deNew York[81], puis le mois suivant, à l'Université du Michigan àAnn Arbor[82].Up-Tight évoluera par la suite et se renommeraErupting[83] puisExploding Plastic Inevitable (EPI)[83],[86].

Pendant plus d'un an[87], le groupe devient l'attraction centrale de ces spectacles totaux de Warhol mêlant musique, projection de films etperformance artistiquesado-masochiste[32]. Supports de projection des films, les Velvet s'habillent totalement de noir et portent sur scène des lunettes de soleil de la même couleur pour ne pas être éblouis[62]. En, l'Exploding Plastic Inevitable s'installe au Dom, un club-discothèque situé dans l'East Village[88]. Le mois suivant, la troupe part en tournée au Trip sur leSunset Strip deWest Hollywood[89] puis se produit auFillmore Auditorium àSan Francisco[90]. En, Lou Reed doit être hospitalisé à cause d'unehépatite, John Cale etSterling Morrison le remplacent au chant, Moe Tucker se met à la basse, etAngus MacLise rejoint (et, malgré lui, pour la dernière fois) ses anciens compagnons pour jouer la partie de batterie[91]. EnCalifornie, où règne l'esprithippie, la tournée tourne court, le style sombre et dramatique du Velvet déplaît au public[92],[93].

The Velvet Underground and Nico (1966—1967)

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Portrait de profil de l'artiste Andy Warhol
Portrait de trois-quarts du réalisateur Paul Morrissey
Andy Warhol (à gauche) etPaul Morrissey (à droite) en1967.

En, le Velvet Underground commence à enregistrer la majeure partie de leur premier album dans les studiosScepter àNew York[94], puis profite de la notoriété d'Andy Warhol pour signer le chezVerve Records, une filiale deMGM Records[95]. Warhol décide de produire le disque etPaul Morrissey obtient, contre l'avis de Lou Reed, que trois des onze chansons soient chantées parNico, ce qui explique que l'album s'appelleThe Velvet Underground and Nico[96]. Le même mois, le Velvet enregistre plusieurs pistes supplémentaires dans les studios TTG d'Hollywood avec le célèbre producteurTom Wilson[97]. L'album est ensuite mixé et gravé sur supportacétate[100].

Un premiersingle officiel avecAll Tomorrow's Parties /I'll Be Your Mirror est publié en dans l'indifférence générale[101]. Ils finalisent ensuite l'album après une dernière session d'enregistrement aux studios Mayfair à New York en[102], où ils enregistrentSunday Morning qui sortira en face A d'un second single en décembre[103].

En, l'albumThe Velvet Underground and Nico est enfin publié, après avoir rencontré de nombreux problèmes de fabrication[104]. Sur la pochette entièrement blanche conçue parAndy Warhol, figure une banane sérigraphiée autocollante accompagnée en haut à droite d'une minuscule légende : « Peel Slowly and See » (« Pelez lentement et voyez »), avec tout en bas, la seule mentionAndy Warhol[105]. Lorsque l'on soulève l'autocollant, on découvre peu à peu la pulpe d'une couleur rose particulièrement équivoque[106], une rumeur affirmera même qu'elle aurait contenu duLSD[32].

Cet « album à la banane » (rapidement appelé leBanana album[107]) aborde des thèmes totalement à contre-courant de la vague hédonisteSummer of Love qui ne va pas tarder à déferler auxÉtats-Unis cette année-là[32]. Le réalisme des paroles influencées par les écrivains de laBeat Generation, désarçonne les auditeurs tout autant que la musique marquée par le contraste entre lerock 'n' roll sans fioriture de Lou Reed et l'attitude plus expérimentale voire bruitiste de John Cale qui n'hésite pas à faire crisser les cordes en métal de sonalto électrifié[32]. Certaines chansons évoquent avec une grande crudité la réalité des rues mal famées deManhattan : toxicomanie (I'm Waiting for the Man,Heroin etRun Run Run) ouprostitution (There She Goes Again)[108], d'autres dépeignent des pratiques amoureuses atypiques comme lesado-masochisme (Venus in Furs[72]) ou les manigances d'une« experte en cœurs brisés » (Femme Fatale)[109]. L'album contient aussi plusieurs baladespop commeSunday Morning etAll Tomorrow's Parties qu'Andy Warhol aimait tout particulièrement[110].

Les ventes sont, dans un premier temps, relativement médiocres[111], puis le disque est rapidement retiré en raison d'un différend juridique entre la maison de disques et Eric Emerson, un danseur de la troupe de Warhol qui exigeait de l'argent pour s'être vu sur une photo au dos de la pochette[112]. Quand le disque est finalement de retour dans les bacs, le public l'a oublié, et les ventes ne suivent pas. Il parvient cependant à rentrer dans leBillboard 200 où il occupe la171e place, et atteint même la102e place dans le palmarès du magazineCash Box[113].

Le, répondant à une interview de Kristine McKenna pour leLos Angeles Times,Brian Eno déclarait :« Je parlais à Lou Reed l'autre jour et il me disait que le premier album des Velvet Underground n'a été vendu qu'à 30 000 exemplaires dans ses cinq premières années. […] Je pense que chacun de ceux qui ont acheté une de ces 30 000 copies a fondé un groupe ! »[114],[115],[117]

White Light/White Heat (1968)

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Photo de 1967-1968, montrant Lou Reed, Sterling Morrison, John Cale et Maureen Tucker (de gauche à droite).
Photo promotionnelle du Velvet Underground autour de leur albumWhite Light/White Heat.

En concert, le groupe a l'habitude de jouer très fort (il est toujours parrainé par les amplificateursVox[70]) et se lance dans des expérimentations parfois extrêmes[118],[119].Lou Reed désirait que ses improvisations de guitare sonnent« comme un saxophone », et rajoutait de ladistorsion pour accentuer la ressemblance[13]. SurSister Ray, il s'inspire d'ailleurs explicitement dufree jazz d'Ornette Coleman etCecil Taylor pour faire quelque chose d'équivalent mais« avec une sensibilité rock & roll »[120].

En, ils enregistrent avecTom Wilson leur second albumWhite Light/White Heat dans les studios Mayfair àNew York[121]. Alors que leur précédent 33 toursThe Velvet Underground and Nico explorait le territoire d'une musique malsaine, vénéneuse, mais avec quelques titrespop, le deuxième album est à l'image de leurs performances en public : brut de décoffrage, rêche, difficile, et volontairement « anti-beauté » comme diraJohn Cale[122]. Les thèmes abordés dansWhite Light/White Heat sont tout aussi sulfureux que sur leur premier album :montée d'amphétamines ou étrange rituel occulte (White Light/White Heat)[123], humour macabre sur un long morceau hypnotique en forme denouvelle, improvisé sur le canal de droite et récité par John Cale sur le canal de gauche (The Gift)[124], description d'une sanglante opération chirurgicale (Lady Godiva's Operation)[128], et orgie dedrag queenshéroïnomanes sur l'apocalyptiqueSister Ray[129]. Même si ce disque est à nouveau produit par Tom Wilson, le groupe s'est alors éloigné de Warhol et de sa muse Nico[32]. Le Velvet est désormais indépendant et s'est attaché les services du managerSteve Sesnick[130], mais Lou Reed continue de traîner avec certains habitués de laFactory commeBilly Name[131].

L'album sort chezVerve le, et à nouveau ne se vend pas très bien[132]. Il ne rentre dans leBillboard 200 que de justesse, et décroche seulement la199e place[133]. Dans ce contexte difficile, les tensions entre Reed et Cale (deux personnalités au caractère notoirement difficile) s'accentuent[134]. En, le groupe continue un temps de répéter avec Cale puis finit par se passer de ses services, contraint par Lou Reed qui ne le supporte plus et qui pose un ultimatum aux autres membres en leur lançant que s'ils ne voulaient pas de son exclusion, le groupe serait« dissous »[135]. Le chanteur, plus soucieux de reconnaissance commerciale que d'expérimentations extrêmes, le remplace très vite parDoug Yule, un jeune multi-instrumentiste recommandé par Sesnick, et de culture très « pop »[124],[136].

Yule, originaire de New York, s'était installé àBoston pour suivre des cours de théâtre à l'université, mais avait quitté le programme après un an pour continuer à jouer de la musique[137]. Yule avait vu pour la première fois le groupe se produire lors d'un événement étudiant à l'Université Harvard deCambridge au début de 1968[138]. Lorsque le Velvet Underground a joué au Boston Tea Party plus tard cette année-là, le groupe a séjourné dans l'appartement de Yule sur River Street, qu'il louait à leur road manager Hans Onsager (qui travaillait étroitement avec leur impresario Steve Sesnick). C'est durant cette période que Morrison a entendu Yule jouer de la guitare dans son appartement, et a mentionné à Reed que Yule avait déjà une bonne pratique de l'instrument et s'améliorait rapidement[139],[140].

The Velvet Underground et l'album perdu (1969)

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Photographie en pied du Velvet Underground par Billy Name.
The Velvet Underground en1968. De gauche à droite :Lou Reed,Maureen Tucker,Doug Yule, etSterling Morrison.

Fort de cette nouvelle cohérence, Lou Reed, désormais seul maître à bord, décide de repartir de zéro. Le titre du troisième album (qui sort en chezMGM Records, le label parent deVerve[141],[142]) est à ce sujet éloquent :The Velvet Underground, tout simplement. Le plus « loureedien »[144] des albums du Velvet laisse la part belle aux balladesfolk, et s'éloigne des excentricités des deux premiers disques[145]. Mais si le premier album a contribué à leur légende, et qu'on dit souvent que le deuxième a préfiguré le punk, il ne faut pas pour autant sous-estimer l'influence des chansons qui composent ce troisième opus : on retrouve son héritage et son esthétiquelo-fi[146],[148] chez beaucoup de groupespop rock et d'indie rock plus récents[149]. Ce troisième album offre un contenu plus intimiste mis en valeur par la voix deDoug Yule surCandy Says (dans laquelle les paroles de Lou Reed questionnent l'identité de genre[151] de l'actricetransCandy Darling[152],[153]) et par celle deMaureen Tucker surAfter Hours (un morceau désespéré et suicidaire qu'elle chante innocemment[154]). C'est également sur ce disque que l'on retrouve certains morceaux parmi les plus émouvants de Lou Reed commePale Blue Eyes, un hommage à son ancienne amoureuse Shelley Albin[155],[156] ouJesus, une prière adressée àJésus-Christ[157]. L'album comporte également plusieurs titres beaucoup plus rock commeWhat Goes On[158],Beginning to See the Light[159] et l'expérimentalThe Murder Mystery qui rappelle l'avant-gardisme des anciens morceaux réalisés avec John Cale[160].

En1969, le Velvet Underground écume les routes d'Amérique du Nord, cherchant dans les villes deBaltimore,Boston,Philadelphie, enOrégon,Californie, auTexas ou auCanada, le succès qu'il ne trouve pas àNew York[161]. Lors de plus de soixante-dix concerts[162], se crée une base solide de fans, dont certains, comme le futur guitaristeRobert Quine, enregistrent régulièrement le groupe grâce à de simples magnétophones[163]. Les bandes ressurgiront des années plus tard sur desbootlegs, voire sur des disques officiels (1969: The Velvet Underground Live etThe Quine Tapes)[164]. Mais pendant ce temps, le groupe perd contact avec sa maison de disquesMGM Records, qui, soucieuse d'une image de marque irréprochable, en profite pour se débarrasser d'eux au début de l'année suivante[165].

Le label garde cependant dans ses cartons de nombreux enregistrements qui auraient dû donner naissance à un nouveau disque[166]. Certaines chansons referont surface pourLoaded, le quatrième album studio du groupe[168], ou encore sur certains des huit premiers albums en solo de Lou Reed[166]. Finalement, Verve Records, la filiale de MGM, sortira les chansons au milieu desannées 1980 sur les compilationsVU (qui contient les meilleurs des morceaux inédits[169]) etAnother View (les morceaux jugés moins bons et les chutes[167]).

Loaded (1970—1971)

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Abandonnés par leur maison de disques, les membres du Velvet Underground signent en début d'année1970 un contrat pour deux albums[170] avecAtlantic Records, un label réputé dans le monde du rock[171]. Son cofondateurAhmet Ertegün leur donne alors une consigne : ils doivent produire des albums « loaded with hits » (« chargés de tubes »)[172]. À cette époque, l'état physique et psychologique deLou Reed est préoccupant[173] et après une tournée harassante, sa voix lui fait parfois défaut[174]. Il se dispute régulièrement avec le managerSteve Sesnick[175], et avecDoug Yule qui lui conteste la direction au sein du groupe[124]. Ouvertement commercial,Loaded contient quelques-unes des chansons les plus connues du Velvet Underground[176]. Il s'agit aussi du premier album sur lequelMoe Tucker (qui était alors enceinte[177]) ne joue pas la partie de batterie, elle est remplacée par quatre batteurs différents dont Doug Yule qui recrute aussi son jeune frèreBilly, l'ingénieur du son Adrian Barber et le musicien de studio Tommy Castanaro[174]. Exaspéré par l'attitude de Yule (dont l'ego prend de plus en plus d'importance[178]), et sans même attendre la sortie du disque[179], Reed décide brutalement de quitter le Velvet Underground le après un concert donné auMax's Kansas City[180],[181], pour entamer une carrière solo[182]. Désormais débarrassé de Reed, Sesnick en profite pour mettre en avant Yule dans les crédits de l'album afin de minimiser l'apport du parolier[172]. Le critique Richard Meltzer se souvient même que ce dernier avait eu à l'époque l'intention d'effacer complètement la voix de Lou Reed sur certaines chansons pour y poser celle de Yule[183],[172]. Le disque sort le mois suivant, et n'est pas la réussite commerciale espérée[184]. Lou Reed jure qu'il en aurait été autrement si on l'avait laissé faire[185],[187], tandis que Yule affirme qu'il n'a quasiment rien touché après le départ du chanteur[140].

Grâce à des titres percutants commeSweet Jane etRock and Roll, les radios américaines diffusent l'album mais dans des proportions qui restent limitées[188],[189]. En, Doug Yule, prenant la place de Reed au chant et à la guitare, recrute son vieil amiWalter Powers à la basse[190], et décide de lancer le groupe à l'assaut des scènes américaines[191], avant de s'envoler pour l'Europe dès l'année suivante[192]. Après un concert àHouston auTexas le, Sterling Morrison choisit de quitter à son tour le Velvet Underground, pour se consacrer à l'enseignement[193]. Il est remplacé par le claviéristeWillie Alexander[193],[188]. Ensemble, ils jouent auxÉtats-Unis, auCanada, auxPays-Bas et auRoyaume-Uni[192]. Dans le même temps, plutôt que de leur commander un nouvel album studio, Atlantic Records, échaudé par le départ de Reed, préfère publier un album live,Live At Max's Kansas City, afin d'honorer son contrat de deux disques[170].

Squeeze (1972—1973)

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Après une tournée anglaise peu concluante en fin d'année 1971, Tucker (la dernière survivante des débuts du Velvet Underground) quitte le groupe[194], suivie par Powers et Alexander qui retournent en Amérique[195].Atlantic Records décide alors de ne plus s'occuper du groupe, du coup le manager Steve Sesnick pousse Yule à préparer un cinquième album pour le labelPolydor[196]. À partir de la fin de l'année 1971[195],[197], ce dernier enregistreSqueeze, avec l'aide deIan Paice, batteur deDeep Purple, et de quelques anonymes[198],[188]. Mais à la même époque, le « vrai » Velvet Underground est ailleurs : Reed, Cale et Nico, qui ont tous trois entamé des carrières solos, se retrouvent auBataclan àParis le pour un concert « unplugged » (avec des instruments acoustiques)[199],[188]. Cependant, Lou Reed n'a pas réussi à convaincre Cale et Nico de continuer l'aventure avec lui, et contrairement à ce qu'annonçaient certains journaux à l'époque, le concert prévu àLondres n'a jamais eu lieu[200].

SiSqueeze[202] est souvent décrié par les admirateurs du Velvet Underground, c'est qu'il n'a plus grand-chose à voir avec les débuts de la formation. Très sévère à son sujet, le journaliste Richie Unterberger (auteur de la biographie de référence sur le groupe) considère que« l'album contient essentiellement un rock médiocre, qui ressemble peu à ce que le Velvet Underground a pu enregistrer[201] », et qu'en tant que compositeur, Yule n'arrive pas à se hisser au niveau de Lou Reed ou de John Cale, ni même de Nico[201].Squeeze ne sera d'ailleurs pas réédité sauf enFrance en 1974 puis après 1979[203]. L'album n'a jamais fait non plus l'objet d'une éditionCD officielle[204]. Certaines des compositions de Doug Yule, commeShe'll Make You Cry ouMean Old Man s'inspirent de celles de Reed sans les égaler et un titre commeLouise n'est pas sans évoquer le style musical dePaul McCartney[205]. Et si Yule hérite souvent du mauvais rôle dans l'histoire de la fin du groupe, il apparaît aujourd'hui que le véritable profiteur est plutôt Steve Sesnick, le manager qui a poussé Yule à se produire sous le nom de The Velvet Underground alors même que ce dernier n'aspirait qu'à commencer une carrière solo. Yule n'est pas fier de l'influence que Sesnick exerçait sur lui[206], et d'ailleurs, lorsque ce dernier le lâchera, il mettra immédiatement fin au « groupe »[207]. Jusqu'à sa dernière tournée, en, c'est contre son gré qu'il se produira sous le nom du Velvet Underground[208].

Reformation et tournée en Europe (1992—1993)

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Lou Reed en2006.

Si les membres du groupe (à l'exception deMoe Tucker qui était l'amie de tous[210]) sont longtemps restés en très mauvais termes, les choses semblent changer au début desannées 1990, Reed et Cale composent ensemble en 1988[211],Songs for Drella (1990), unalbum-concept en hommage àAndy Warhol mort en 1987[212]. Le, Cale et Reed jouent quelques titres desSongs for Drella lors du concert organisé pour la rétrospective Warhol à laFondation Cartier dans la ville deJouy-en-Josas,Sterling Morrison et Moe Tucker les rejoignent sur la scène pour reprendreHeroin[213],[214]. L'année suivante, Morrison, Cale et Reed participent même à l'album soloI Spent a Week There the Other Night de leur amie Moe Tucker[213]. Aussi, en 1992, la reformation du groupe semble possible. Seuls manquent à l'appel Nico, décédée quatre ans plus tôt[188], et Doug Yule, que Reed et Cale n'ont pas envie de revoir, malgré le désir de Sterling Morrison[215].

Au cours de l'été1993, le quatuor donne de nombreux concerts enEurope[216], et assure notamment la première partie de la tournée européenne deU2[217]. Un live sera enregistré à cette occasion, à Paris :Live MCMXCIII[218]. Il est même question de reformation durable, avec un album studio et unMTV Unplugged à la clé[219]. Mais Reed et Cale se brouillent à nouveau et la mort deSterling Morrison en1995 compromet définitivement le projet[220].

Post-séparation

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Lou Reed, qui porte l'héritage majeur du groupe, poursuit une carrière solo jusqu'à sa mort, avec des chansons commeWalk on the Wild Side (qui fut son plus grand succès[206]) ouPerfect Day[221]. Quasi inconnu avec le Velvet Underground, il devient une « idole des jeunes »[222] au début de l'année1973 et commence à apparaître dans les classements des lecteurs de plusieurs hebdomadaires ou magazines musicaux anglo-saxons[225]. Il meurt, le, à soixante-et-onze ans[226].John Cale a d'abord continué sa carrière comme producteur (notamment pour Nico[227]), puis en solo. Moins connus que ceux de Lou Reed, ses albums ont souvent été bien reçus par la critique[228],[229],[230]. Il a également composé des musiques de film[231] et produit des artistes aussi divers queNico, lesStooges,Patti Smith,The Modern Lovers,Lio ouAlan Stivell[232],[233].

Nico a continué d'exercer ses talents de chanteuse et d'actrice[234]. Elle meurt d'unehémorragie cérébrale à quarante-neuf ans, le, des suites d'une attaque cardiaque lors d'un trajet à bicyclette àIbiza[235].Sterling Morrison enseignera les lettres à l'Université du Texas àAustin (où il décrochera un doctorat enlittérature médiévale en 1986), avant de devenir capitaine de remorqueur àHouston[193]. Il meurt d'unlymphome non hodgkinien le, à cinquante-trois ans[236].Maureen Tucker, après avoir élevé ses enfants, a repris la musique dans lesannées 1980, souvent accompagnée par ses anciens compagnons du Velvet[209],[237].Doug Yule dirige le groupe de 1970 à 1973 après le départ de Lou Reed puis des autres membres fondateurs. Il a ensuite joué pour Lou Reed sur l'albumSally Can't Dance[238], et rejoint le groupeAmerican Flyer. Après la dissolution du groupe, il devient ébéniste[240] ; et ne remonte sur scène qu'en 2000 pour quelques séries de concerts en solo puis avec Moe Tucker au festival Terrastock deSeattle[241]. Doug Yule n'a pas été invité aux concerts de reformation de 1993[215], et n'a pas voulu assister[243] à la cérémonie d'intronisation du groupe auRock and Roll Hall of Fame, présentée parPatti Smith en1996[244].

Postérité

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La carrière discographique du Velvet Underground n'a duré que trois ans, de1967 à1970[245]. À cette époque le groupe n'a eu que peu de succès[245], ne vendant que quelques milliers d'exemplaires de chacun de ses albums[246]. Le groupe est pourtant devenu au fil du temps l'objet d'un véritable culte, qui dure encore aujourd'hui[217].

Le Velvet Underground est régulièrement présenté comme un groupe pionnier ayant inspiré une partie duglam rock, de lanew wave jusqu'aurock indépendant[247],[248]. Son influence déterminante sur de nombreux artistes proto-punk commeIggy Pop[249], sur le mouvement punk dans son ensemble[239],[250],[251],[248], et à travers lui sur lerock moderne, vient plus de l'attitude des membres du Velvet que de leur musique en elle-même[247]. En offrant un son radicalement opposé aux préférences de l'époque, en imposant leur liberté artistique[217], en prenant leurs influences dans le chaos et les côtés sombres de l'être humain[252],Lou Reed et sa formation ont laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de la musique rock[253].

Membres

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Formation classique

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Autres membres

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Chronologie

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Discographie

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Albums studio

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Albums live

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Compilations et inédits

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Singles

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Notes et références

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  1. Prononciation enanglais américainretranscrite selon la méthode de l'alphabet phonétique international (API). Traduction littérale en français : « Le Velours souterrain », plus précisément « Le Velours alternatif », ou encore « lacontre-culture de velours ». Il s'agit clairement d'une référence à laculture underground.
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  6. Le,David Bowie reprendraI'm Waiting for the Man avec son groupeThe Buzz au 7 Club deShrewsbury enAngleterre[2], puis l'enregistrera sous le titreI'm Waiting for my Man avecThe Riot Squad le, bien avant que Velvet Underground ne devienne populaire enEurope[3],[4]. Le label Acid Jazz a publié cet enregistrement historique sur la face B duEPThe Toy Soldier en 2013[5].
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  22. Le morceau a été repris en concert à la fin desannées 1980, par les britanniques deNew Order. Leur bassistePeter Hook avait affirmé un peu plus tard qu'il adorait« jouer des morceaux commeSister Ray etThe Ostrich du Velvet, si simples et si puissants », en insistant également sur son admiration pour la carrière deJohn Cale en solo[21].
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  35. En mars 1965, le groupe avait déjà changé de nom et se nommaitThe Falling Spikes[34].
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  43. Angus MacLise, premier batteur du Velvet Underground après avoir fait partie du groupeFluxus[40], était un artiste touche-à-tout qui s'intéressait aussi bien à la musique qu'au cinéma, sans oublier la calligraphie, le théâtre, la poésie, l'enseignement et l'édition[41]. Lorsqu'il décède le, après avoir participé à desperformancesmultimédias tout au long de sa carrière, il laisse derrière lui de nombreux enregistrements inédits[42].
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  54. Concernant ce livre de Michael Leigh qui parle desado-masochisme et d'échangisme,Tony Conrad avait confié peu avant sa mort au journaliste Christian Fevret :« Il traînait dans le caniveau, tout sale, […] Je l'ai laissé dans l'appart, et quand je suis venu chercher mes affaires, [les membres du groupe] l'avaient déjà repéré et en avaient piqué le titre. »[53].
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  56. a etbUnterberger 2012,p. 72.
  57. En plus de refuser d'être payé,Angus MacLise ne voulait pas non plus qu'on lui impose un lieu et des horaires de concert. SelonAl Aronowitz, manager du groupe à cette époque, il n'avait en réalité pas du tout envie de« transporter son jeu debongos ici et là sur cinq étages à chaque fois qu'il y avait un concert »[56].
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  68. Selon le témoignage deSterling Morrison, interviewé en 1981 dans leNew Musical Express puis en 1990. D'après les souvenirs deLou Reed, il s'agirait plutôt d'une bande de marins qui les auraient admonestés en leur tenant le même discours. Dans les deux cas, le groupe ne remit plus jamais les pieds au Café Bizarre[67].
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  74. Le journaliste Bruno Blum insiste sur le fait queLou Reed a été parmi les premiers à évoquer l'androgynie et de labisexualité dans le monde du rock[73].
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  78. Dans son recueil de souvenirsPopism paru en 1980 et dont des extraits figurent dans l'ouvrage collectifThe Velvet Underground - New York Extravaganza,Andy Warhol décritNico comme une« déesse de la lune[76] » qui« aurait pu être une figure de proue d'un bateauviking[77] ». Il insiste également sur l'étrangeté de sa voix comparable à un« ordinateurIBM avec l'accent deGarbo »[77].
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  86. Le nom de ce spectacle a été trouvé parPaul Morrissey d'après des mots qu'il aurait lu au dos de la pochette de l'albumBringing It All Back Home deBob Dylan. Mais selon l'universitaire Marie-Ève Bouchard qui a constaté que l'on y trouvait seulement le mot « explosion », Morrissey se serait plutôt inspiré des notes de pochette deHighway 61 Revisited[84] dont il aurait prélevé le mot « inevitable »[85].
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  100. Le jeuneDavid Bowie recevra une copie de cedisque acétate[98] rapportée desÉtats-Unis par son imprésarioKenneth Pitt qui avait tenté, sans succès, d'organiser une tournée de l'Exploding Plastic Inevitable enEurope[99].
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  148. SelonSterling Morrison, le son plus dépouillé du troisième album du Velvet Underground serait en partie dû au vol de leur matériel (dont les effets et amplificateurs) à l'aéroport JFK avant qu'ils ne partent enregistrer sur la côte ouest desÉtats-Unis, une version non cautionnée parDoug Yule[147].
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  151. Sur le caractère précurseur deLou Reed par rapport à latransidentité, lire l'analyse deBernard Comment dans sa préface du1er volume de l'intégrale des paroles du chanteur[150].
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  168. Notamment la première version du classiqueRock and Roll, le3e morceau deLoaded[167].
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  187. Selon Lou Reed,Loaded aurait été mixé sans son approbation et certaines chansons ont même subi des coupes[186].
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  202. Interrogé dans le magazineMojo datant de,Doug Yule a affirmé queSteve Sesnick voulait queSqueeze ressemble à l'albumLoaded afin que le public« fasse le lien » avec lui[201].
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  210. Moe Tucker a toujours été un« élément stabilisateur » au sein du groupe, et sa sagesse était très appréciée, y compris d'une personnalité difficile comme Lou Reed qui a conservé des liens amicaux au point de la recruter pour jouer sur son albumNew York enregistré en1988[209].
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  225. Au,Lou Reed est classé8e parmi les « punks de l'année » dans le référendum annuel du magazineCreem[223]. En septembre de la même année, il figure en10e position dans la section des chanteurs internationaux préférés des lecteurs de l'hebdomadaire britanniqueMelody Maker, et son singleWalk on the Wild Side est classé à la première place[224].
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  240. Après avoir mis fin au Velvet Underground,Doug Yule enregistre deux albums avecAmerican Flyer. C'est à la suite de la publication du second albumSpirit of a Woman (1977) qui a obtenu moins de succès que le premier, qu'il décide de devenir ébéniste[239].
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  243. Yule a refusé de venir après que l'avocat du Velvet Underground Partnership lui ait dit qu'il devrait payer l'entrée et rester parmi le public pour assister à la cérémonie[242].
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Annexes

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Bibliographie

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Biographies

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En français
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En anglais
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Études et témoignages

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Magazines

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Paroles des chansons

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Bandes dessinées

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Liens externes

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