Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Théorie des nombres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Traditionnellement, lathéorie des nombres est une branche desmathématiques qui s'occupe des propriétés des nombres entiers (qu'ils soiententiers naturels ouentiers relatifs). Plus généralement, le champ d'étude de cette théorie concerne une large classe de problèmes qui proviennent naturellement de l'étude des entiers. La théorie des nombres occupe une place particulière en mathématiques, à la fois par ses connexions avec de nombreux autres domaines, et par la fascination qu'exercent ses théorèmes et ses problèmes ouverts, dont les énoncés sont souvent faciles à comprendre, même pour les non-mathématiciens. C'est ce qu'exprime la citation suivante, deJürgen Neukirch :

« La théorie des nombres occupe parmi les disciplines mathématiques une position idéalisée analogue à celle qu'occupent les mathématiques elles-mêmes parmi les autres sciences[1]. »

Le terme « arithmétique » est aussi utilisé pour faire référence à la théorie des nombres. C'est un terme assez ancien, qui n'est plus aussi populaire que par le passé ; pour éviter des confusions, on désignait aussi parfois, jusqu'au début du vingtième siècle, la théorie des nombres par le terme « arithmétique supérieure ». Néanmoins, l'adjectifarithmétique reste assez répandu, en particulier pour désigner des champs mathématiques (géométrie algébrique arithmétique, arithmétique des courbes et surfaceselliptiques, etc.), où la restriction des questions et des solutions aux entiers, ou à certaines de leurs extensions, joue un rôle déterminant. Ce sens du terme arithmétique ne doit pas être confondu avec celui utilisé enlogique pour l'étude dessystèmes formels axiomatisant les entiers, comme dans l'arithmétique de Peano.

La théorie des nombres est divisée en plusieurs champs d'étude en fonction des méthodes utilisées et des questions traitées.

Les diverses branches de la théorie des nombres

[modifier |modifier le code]

Théorie élémentaire des nombres

[modifier |modifier le code]

Le termeélémentaire désigne généralement une méthode qui n'use pas d'analyse complexe. Par exemple, lethéorème des nombres premiers a été prouvé en utilisant de l'analyse complexe en 1896, mais une preuve élémentaire n'a été trouvée qu'en 1949 parErdős etSelberg. Le terme est quelque peu ambigu : par exemple, les démonstrations basées sur desthéorèmes taubériens complexes (par exemple lethéorème de Wiener-Ikehara) sont souvent considérées comme très éclairantes mais non élémentaires. Une preuve élémentaire peut être plus longue et plus difficile pour la plupart des lecteurs qu'une preuve non élémentaire.

La théorie des nombres a la réputation d'être un domaine dont beaucoup de résultats peuvent être compris par le profane. En même temps, les preuves de ces résultats ne sont pas particulièrement accessibles, en partie parce que la gamme d'outils qu'ils utilisent est exceptionnellement large en mathématiques[2].

Beaucoup de questions en théorie élémentaire des nombres, bien que simples en apparence, sont toujours ouvertes, et se révèlent très profondes. Par exemple :

Il a été démontré que la théorie deséquations diophantiennes estindécidable, c’est-à-dire qu’on peut construire une équation explicite dont l’existence de solutions ne peut être démontrée à l’aide des axiomes usuels des mathématiques (c’est lethéorème de Matiyasevich).

Théorie analytique des nombres

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Théorie analytique des nombres.
Lafonction zêta de Riemannζ(s) dans leplan complexe. La couleur d'un points code la valeur deζ(s): les couleurs proches du noir indiquent des valeurs proches de zéro, alors que la teinte code l'argument de la valeur.

Lathéorie analytique des nombres peut être définie :

  • par rapport à ses outils, c'est-à-dire l'étude des entiers au moyen d'outils d'analyse réelle et complexe[3] ;
  • par rapport à ses intérêts, c'est-à-dire l'étude des estimations sur la taille et la densité, par opposition aux identités[4].

Certains sujets généralement considérés comme faisant partie de la théorie analytique des nombres, par exemple lathéorie des cribles, sont définis plutôt par la seconde définition.

L'action dugroupe modulaire sur le plan. La région en gris est ledomaine fondamental standard.

Voici des exemples de problèmes en théorie analytique des nombres : le théorème des nombres premiers, laconjecture de Goldbach (ou la conjecture desnombres premiers jumeaux ou lesconjectures de Hardy-Littlewood), leproblème de Waring ou encore l'hypothèse de Riemann[5]. Certains des outils les plus importants de la théorie analytique des nombres sont laméthode du cercle, lesméthodes des cribles et lesfonctionsL. La théorie desformes modulaires (et plus généralement desformes automorphes) occupe également une place de plus en plus centrale en théorie analytique des nombres[6].

Théorie algébrique des nombres

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Théorie algébrique des nombres.

Unnombre algébrique est unnombre complexe qui est solution d'uneéquation polynomiale à coefficients dans lecorpsQ{\displaystyle \mathbb {Q} }. Par exemple, toute solutionx{\displaystyle x} dex5+(11/2)x37x2+9=0{\displaystyle x^{5}+(11/2)x^{3}-7x^{2}+9=0} est un nombre algébrique. Lathéorie algébrique des nombres étudie les champs de nombres algébriques. Ainsi, les théories analytique et algébrique des nombres peuvent se chevaucher : la première est définie par ses méthodes, la seconde par ses objets d'étude.

Ernst Kummer.

Les fondations de cette branche telle que nous la connaissons, ont été établies à la fin duXIXe siècle, lorsque lesidéaux et lavaluation ont été développés. L'impulsion du développement des idéaux (parErnst Kummer) semble provenir de l'étude des lois de réciprocité supérieure[7], c'est-à-dire des généralisations de laloi de réciprocité quadratique.

Les corps sont souvent étudiés comme extensions d'autres corps plus petits : un corpsL est dit être uneextension d'un corpsK siL contientK. La classification desextensions abéliennes a fait l'objet du programme dethéorie des corps de classes, initié à la fin duXIXe siècle (en partie parKronecker etEisenstein) et réalisé en grande partie en 1900-1950.

Lathéorie d'Iwasawa est un exemple de domaine de recherche actif en théorie algébrique des nombres. Leprogramme de Langlands, l'un des principaux programmes de recherche actuels à grande échelle en mathématiques, est parfois décrit comme une tentative de généraliser la théorie des corps de classes aux extensions non abéliennes.

Géométrie diophantienne

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Géométrie diophantienne.

Le problème central de lagéométrie diophantienne est de déterminer quand uneéquation diophantienne a des solutions, et si oui, combien. L'approche adoptée est de considérer les solutions d'une équation comme un objet géométrique.

Par exemple, une équation à deux variables définit unecourbe dans le plan. Plus généralement, une équation, ou un système d'équations, à deux ou plusieurs variables définit une courbe, unesurface, etc., dans un espace àn dimensions. En géométrie diophantienne, on se demande s'il existe despoints rationnels (points dont toutes les coordonnées sont rationnelles) ou despoints entiers (points dont toutes les coordonnées sont des entiers) sur la courbe ou la surface. S'il y a de tels points, l'étape suivante consiste à demander combien il y en a et comment ils sont répartis. Une question fondamentale dans cette direction est la suivante : existe-t-il un nombre fini ou infini de points rationnels sur une courbe (ou surface) donnée ? Qu'en est-il des points entiers ?

Un exemple serait l'équation de Pythagorex2+y2=1{\displaystyle x^{2}+y^{2}=1} ; nous voudrions étudier ses solutions rationnelles, c'est-à-dire ses solutions(x,y){\displaystyle (x,y)} telles quex ety soient tous deuxrationnels. Cela revient à demander toutes les solutions entières dea2+b2=c2{\displaystyle a^{2}+b^{2}=c^{2}} ; toute solution à cette dernière équation nous donne une solutionx=a/c{\displaystyle x=a/c},y=b/c{\displaystyle y=b/c}. Cela est équivalent au fait de demander tous les points à coordonnées rationnelles sur la courbe décrite parx2+y2=1{\displaystyle x^{2}+y^{2}=1} (cette courbe se trouve être lecercle unité).

Deux exemples decourbes elliptiques. Celles-ci peuvent être vues comme une tranche d'untore en quatre dimensions.

La reformulation des questions sur les équations en termes de points sur les courbes s'avère fructueuse. La finitude ou non du nombre de points rationnels ou entiers sur unecourbe algébrique, s'avère dépendre de façon cruciale du genre de la courbe. Ce domaine est étroitement lié auxapproximations diophantiennes : étant donné un nombre, à quel point peut-il être approché par des rationnels ? (On considère qu'un rationnela/b{\displaystyle a/b}, aveca etb premiers entre eux, est une bonne approximation dex{\displaystyle x} si|xa/b|<1bc{\displaystyle |x-a/b|<{\frac {1}{b^{c}}}}, oùc{\displaystyle c} est grand.) Cette question est d'un intérêt particulier six{\displaystyle x} est un nombre algébrique. Six{\displaystyle x} ne peut pas être bien approximé, alors certaines équations n'ont pas de solutions entières ou rationnelles. De plus, plusieurs concepts s'avèrent cruciaux à la fois en géométrie diophantienne et dans l'étude des approximations diophantiennes. Cette question est également d'un intérêt particulier enthéorie des nombres transcendants : si un nombre peut être mieux approché que n'importe quel nombre algébrique, alors c'est unnombre transcendant. C'est par cet argument qu'il a été démontré queπ{\displaystyle \pi } ete{\displaystyle \mathrm {e} } sont transcendants.

La géométrie diophantienne ne doit pas être confondue avec lagéométrie des nombres, qui est une collection de méthodes graphiques pour répondre à certaines questions de la théorie algébrique des nombres. Le terme de géométrie arithmétique est sans doute le plus souvent utilisé lorsque l'on veut mettre l'accent sur les liens avec la géométrie algébrique moderne (comme lethéorème de Faltings) plutôt que sur les techniques des approximations diophantiennes.

Approches et branches récentes

[modifier |modifier le code]

Théorie probabiliste des nombres

[modifier |modifier le code]

En prenant un nombre au hasard entre un et un million, quelle est la probabilité qu'il soit premier ? C'est juste une autre façon de demander combien il y a de nombres premiers entre un et un million. Et combien de diviseurs aura-t-il, en moyenne ?

Une grande partie dela théorie probabiliste des nombres peut être considérée comme une branche de l'étude de variables qui sont presqueindépendantes les unes des autres. Parfois, une approche probabiliste non rigoureuse conduit à un certain nombre d'algorithmesheuristiques et de problèmes ouverts, notamment laconjecture de Cramér.

Théorie combinatoire des nombres

[modifier |modifier le code]

SoitA un ensemble deN entiers. Considérons l'ensembleA +A = {m +n |m,nA } constitué de toutes les sommes de deux éléments deA.A +A est-il beaucoup plus grand queA? À peine plus grand ?A ressemble-t-il à unesuite arithmétique? Si nous partons d'un ensemble infiniA assez grand, contient-il beaucoup d'éléments dans la progression arithmétiquea+b,a+2b,a+3b,,a+nb{\displaystyle a+b,a+2b,a+3b,\ldots ,a+nb} ?

Ces questions sont caractéristiques de la théorie combinatoire des nombres. Son intérêt pour les questions de croissance et de distribution tient en partie au développement de ses liens avec lathéorie ergodique, lathéorie des groupes finis, lathéorie des modèles et d'autres domaines. Les ensembles étudiés n'ont pas besoin d'être des ensembles d'entiers, mais plutôt des sous-ensembles de groupes noncommutatifs, pour lesquels le symbole de multiplication, et non le symbole d'addition, est traditionnellement utilisé; ils peuvent également être des sous-ensembles d'anneaux.

Théorie algorithmique des nombres

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Théorie algorithmique des nombres.

Il y a deux questions principales: « pouvons-nous calculer cela ? » et « pouvons-nous le calculer rapidement ? ». N'importe qui peut tester si un nombre est premier ou, si ce n'est pas le cas, obtenir sadécomposition en facteurs premiers ; le faire rapidement devient plus compliqué. Nous connaissons aujourd'hui des algorithmes rapides pourtester la primalité, mais, malgré beaucoup de travail (à la fois théorique et pratique), aucun algorithme n'est vraiment rapide pour cette tâche.

La difficulté d'un calcul peut être utile : les protocoles modernes dechiffrement de messages (par exemple, leRSA) dépendent de fonctions connues de tous, mais dont les inverses ne sont connus que d'un petit nombre, et les trouver par ses propres moyens prendrait trop de temps. Alors que de nombreux problèmes de calcul en dehors de la théorie des nombres sont connus, la plupart des protocoles de chiffrement actuels sont basés sur la difficulté de quelques problèmes théoriques.

Il s'avère que certaines choses peuvent ne pas êtrecalculables du tout ; cela peut être prouvé dans certains cas. Par exemple, en 1970, il a été prouvé, résolvant ainsi ledixième problème de Hilbert, qu'il n'existe pas demachine de Turing capable de résoudre toutes les équations diophantiennes[8]. Cela signifie que, compte tenu d'un ensemble d'axiomes calculables et énumérables, il existe des équations diophantiennes pour lesquelles il n'existe aucune démonstration, à partir des axiomes, de savoir si l'ensemble des équations a ou non des solutions entières.

Histoire

[modifier |modifier le code]

Origines

[modifier |modifier le code]

Aube de l'arithmétique

[modifier |modifier le code]
La tablettePlimpton 322.

La découverte historique d'une nature arithmétique est un fragment de tableau : la tablette d'argile briséePlimpton 322 (Larsa,Mésopotamie, vers 1800 avant notre ère) contient une liste « triplets pythagoriciens », c'est-à-dire des entiers tels quea2+b2=c2{\displaystyle a^{2}+b^{2}=c^{2}}[9]. Ceux-ci sont trop grands pour avoir été obtenus parrecherche exhaustive[10]. La disposition de la tablette suggère[11] qu'elle a été construite au moyen de ce qui équivaut, dans un langage moderne, à l'identité[12]

(12(x1x))2+1=(12(x+1x))2{\displaystyle \left({\frac {1}{2}}\left(x-{\frac {1}{x}}\right)\right)^{2}+1=\left({\frac {1}{2}}\left(x+{\frac {1}{x}}\right)\right)^{2}}.

Alors que la théorie des nombres babylonienne consiste en ce seul fragment, l'algèbre babylonienne (au sens de l'« algèbre » desétudes secondaires) était exceptionnellement bien développée[13].Pythagore aurait appris les mathématiques auprès des Babyloniens[14]. Beaucoup de sources antérieures[15] déclarent queThalès et Pythagore ont voyagé et étudié enÉgypte.

La découverte de l'irrationalité de2 est attribuée aux premiers pythagoriciens[16],[17],[18]. Cette découverte semble avoir provoqué la première crise de l'histoire mathématique ; sa preuve et sa diffusion sont parfois attribuées àHippase, qui a été expulsé de la secte pythagoricienne[19]. Cela a forcé à faire une distinction entre les nombres (entiers et rationnels), d'une part, et les longueurs et les proportions (nombres réels), d'autre part[20].

Lethéorème des restes chinois apparaît comme un exercice dans le traitéSunzi Suanjing (IIIe,IVe, ouVe siècle av. J.-C.)[21],[22].

Grèce antique et début de l'époque hellénistique

[modifier |modifier le code]

En dehors de quelques fragments, lesmathématiques de la Grèce antique nous sont connues soit par les rapports de non-mathématiciens contemporains ou à travers des œuvres mathématiques de la période hellénistique[23]. Dans le cas de la théorie des nombres, cela inclusPlaton etEuclide. Platon s'intéressait aux mathématiques et distinguait nettement l'arithmétique et le calcul. (Par arithmétique, il entendait la théorisation sur le nombre.) C'est à travers un desdialogues de Platon,Théétète, que nous savons queThéodore a prouvé que3,5,,17{\displaystyle {\sqrt {3}},{\sqrt {5}},\dots ,{\sqrt {17}}} sont desnombres irrationnels. Théétète était, comme Platon, un disciple de Théodore; il a travaillé sur la distinction des différents types decommensurabilité, et était donc sans doute un pionnier dans l'étude des systèmes numériques.

Euclide a consacré une partie de sesÉléments aux nombres premiers et à la divisibilité, sujets centraux en théorie des nombres (Livres VII à IX desÉléments d'Euclide). En particulier, il a donné un algorithme pour calculer leplus grand commun diviseur de deux nombres (Éléments, Prop. VII.2) et la première preuve connue de l’existence d'uneinfinité des nombres premiers (Éléments, Prop. IX.20).

Diophante

[modifier |modifier le code]
Page de couverture de l'édition de 1621 de l'Arithmetica de Diophante, traduite enlatin parClaude Gaspard Bachet de Méziriac.

Nous ne savons que très peu de choses surDiophante d'Alexandrie ; il a probablement vécu au troisième siècle de notre ère, c'est-à-dire environ cinq cents ans après Euclide. L'Arithmetica est une collection de problèmes où la tâche est de trouver des solutions rationnelles à des équations polynomiales, généralement de la forme ouf(x,y)=z2{\displaystyle f(x,y)=z^{2}} ouf(x,y,z)=w2{\displaystyle f(x,y,z)=w^{2}}. Ainsi, de nos jours, on parle d'équations diophantiennes quand on parle d'équations polynomiales dont on doit trouver des solutions rationnelles ou entières.

Tandis que Diophante s'intéressait surtout aux solutions rationnelles, il émettait des conjectures sur les entiers naturels, comme le fait quetout entier est la somme de quatre carrés.

Āryabhaṭa, Brahmagupta, Bhāskara

[modifier |modifier le code]

Alors que l'astronomie grecque a probablement influencé l'apprentissage indien, au point d'introduire la trigonométrie[24], il semble que lesmathématiques indiennes soient une tradition indigène[25] ; en effet, il n'y a aucune preuve que lesÉléments d'Euclide aient atteint l'Inde avant leXVIIIe siècle[26].

Āryabhaṭa (476-550 av. J.C.) a montré que les paires de congruencesna1modm1{\displaystyle n\equiv a_{1}{\bmod {m}}_{1}},na2modm2{\displaystyle n\equiv a_{2}{\bmod {m}}_{2}} pouvaient être résolues par une méthode qu'il a appeléekuṭṭaka[27] ; c'est une procédure proche et généralisée de l'algorithme d'Euclide, qui a probablement été découvert indépendamment en Inde[28],[24].Brahmagupta (628 avant J.C.) a commencé l'étude des équations quadratiques, en particulier l'équation de Pell-Fermat, à laquelleArchimède s'était déjà intéressé, et qui n'a commencé à être résolue en Occident qu'avecFermat etEuler. Une procédure générale (la méthodechakravala) pour résoudre l'équation de Pell-Fermat a été trouvée par Jayadeva (cité auXIe siècle, son travail est perdu) ; la première exposition survivante apparaît dansBīja-gaṇita deBhāskara II[29]. Les mathématiques indiennes sont restées inconnues en Europe jusqu'à la fin duXVIIIe siècle[30]. Le travail de Brahmagupta et Bhāskara a été traduit en anglais en 1817 parHenry Colebrooke[31].

Arithmétique à l'âge d'or islamique

[modifier |modifier le code]
Johannes Hevelius, Selenographia (Gdansk, 1647). Représentations d'Alhasen,Ibn al-Haytham, à gauche, tenant un diagramme géométrique symbolisant laconnaissance par la raison etGalilée à droite, tenant un télescope et symbolisant laconnaissance par les sens.

Au début duIXe siècle, le califeAl-Ma'mūn ordonna la traduction de nombreuses œuvres mathématiques grecques et d'au moins une œuvre sanscrite (leSindhind, qui pourrait[32] ou non[33] être leBrāhmasphuṭasiddhānta deBrahmagupta). L'œuvre principale de Diophante, l'Arithmetica, a été traduite en arabe parQusta ibn Luqa (820-912). Selon Roshdi Rashed[34],Alhazen, contemporain d'Al-Karaji, connaissait ce qui sera plus tard appelé lethéorème de Wilson.

L'Europe de l'Ouest au Moyen Âge

[modifier |modifier le code]

À part un traité sur les carrés en progression arithmétique parFibonacci, aucun progrès en théorie des nombres ne fut effectuée en Europe de l'Ouest auMoyen Âge. Les choses ont commencé à changer en Europe à la fin de la Renaissance, grâce à une étude renouvelée des œuvres de l'Antiquité grecque.

Théorie des nombres moderne

[modifier |modifier le code]

Fermat

[modifier |modifier le code]
Pierre de Fermat.

Pierre de Fermat (1601-1665) n'a jamais publié ses écrits ; en particulier, son travail sur la théorie des nombres est contenu presque entièrement dans des lettres aux mathématiciens et dans les notes et marges privées[35]. Il n'a presque écrit aucune démonstration en théorie des nombres. Il n'avait aucun modèle dans le domaine[36]. Il a fait un usage répété duraisonnement par récurrence, en introduisant laméthode de descente infinie. Un des premiers intérêts de Fermat était lesnombres parfaits (qui apparaissent dans lesÉléments IX d'Euclide) et lesnombres amicaux ; ceci l'amène à travailler sur des diviseurs entiers, qui furent dès le début parmi les sujets de la correspondance (année 1636 et suivantes) qui le mettent en contact avec la communauté mathématique de l'époque[37]. Il avait déjà étudié attentivement l'édition de Bachet de Diophante[38] ; après 1643, ses intérêts se sont portés vers les problèmes diophantiens et somme de carrés[39] (aussi traités par Diophante).

Les résultats de Fermat en arithmétique incluent :

  • Lepetit théorème de Fermat (1640)[40], indiquant que, sia n'est pas divisible par un nombre premierp, alorsap11modp{\displaystyle a^{p-1}\equiv 1{\bmod {p}}}.
  • Sia etb ne sont pas premiers entre eux,a2+b2{\displaystyle a^{2}+b^{2}} n'est pas divisible par n'importe quel nombre premier congru à −1 modulo 4[41] et tout nombre premier congru à 1 modulo 4 peut être écrit sous la formea2+b2{\displaystyle a^{2}+b^{2}}[42]. Ces deux énoncé datent de 1640 ; en 1659, Fermat écrivit àHuygens qu'il avait prouvé la dernière déclaration par descente infinie[43]. Fermat et Frenicle ont fait quelques travaux (certains erronés) sur d'autres formes quadratiques[44].
  • Fermat a posé le problème de la résolution dex2Ny2=1{\displaystyle x^{2}-Ny^{2}=1} comme un défi pour les mathématiciens anglais (1657). Le problème a été résolu en quelques mois par Wallis et Brouncker[45]. Fermat a considéré leur solution valide, mais a souligné qu'ils avaient fourni un algorithme sans preuve (comme Jayadeva et Bhaskara, bien que Fermat ne le saurait jamais). Il déclare qu'une preuve peut être trouvée par descente infinie.
  • Fermat déclare et prouve (par descente infinie) en appendice aux observations sur Diophante (Obs XLV) que l'équation diophantiennex4+y4=z4{\displaystyle x^{4}+y^{4}=z^{4}} n'a pas de solutions non triviales dans les entiers[46]. Fermat a également mentionné à ses correspondants qu'il n'y a pas de solutions non triviales àx3+y3=z3{\displaystyle x^{3}+y^{3}=z^{3}}, et que cela pourrait être prouvé par descente infinie[47]. La première preuve connue est due à Euler (1753, par descente infinie)[48].

La déclaration de Fermat (« dernier théorème de Fermat ») d'avoir montré qu'il n'y a pas de solutions à l'équationxn+yn=zn{\displaystyle x^{n}+y^{n}=z^{n}} pour toutn3{\displaystyle n\geq 3} apparaît seulement en marge d'une copie d'Arithmetica de Diophante.

Euler

[modifier |modifier le code]
Leonhard Euler.

L'intérêt deLeonhard Euler (1707-1783) pour la théorie des nombres fut d'abord stimulé en 1729, quand un de ses amis, l'amateurGoldbach, l'orienta vers une partie du travail de Fermat sur le sujet[49],[50]. Cela a été appelé la « renaissance » de la théorie moderne des nombres[38], après le relatif manque de succès de Fermat pour attirer l'attention de ses contemporains sur le sujet[51]. Le travail d'Euler sur la théorie des nombres comprend les éléments suivants[52] :

Lagrange, Legendre, et Gauss

[modifier |modifier le code]
Disquisitiones Arithmeticae deCarl Friedrich Gauss, première édition.

Joseph-Louis Lagrange (1736-1813) fut le premier à donner des preuves complètes à certains travaux et observations de Fermat et Euler – par exemple, lethéorème des quatre carrés et la théorie de l'équation de Pell-Fermat. Il a également étudié lesformes quadratiques définissant leurrelation d'équivalence, montrant comment les mettre sous forme réduite, etc.

Adrien-Marie Legendre (1752-1833) fut le premier à énoncer laloi de réciprocité quadratique. Il a égalementconjecturé ce qui équivaut aujourd'hui authéorème des nombres premiers et authéorème de Dirichlet sur les progressions arithmétiques. Il a donné une analyse complète de l'équationax2+by2+cz2=0{\displaystyle ax^{2}+by^{2}+cz^{2}=0}[63]. Durant la fin de sa vie, il fut le premier à prouver le dernier théorème de Fermat pourn = 5[64].Dans sesDisquisitiones Arithmeticae (1798),Carl Friedrich Gauss (1777-1855) a démontré la loi de réciprocité quadratique et développé la théorie des formes quadratiques. Il a également introduit la notation decongruence et a consacré une section auxtests de primalité[65]. La dernière section desDisquisitiones établit un lien entre lesracines de l'unité et la théorie des nombres[66]. De cette façon, Gauss a sans doute amorcé le travail d'Évariste Galois et de lathéorie algébrique des nombres.

Division en sous-domaines

[modifier |modifier le code]
Peter Gustav Lejeune Dirichlet.

Commençant au début duXIXe siècle, les développements suivants ont progressivement eu lieu :

Citation

[modifier |modifier le code]
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Ces citations ne correspondent pas auxexigences d’un article encyclopédique ; il semble qu’elles auraient davantage leur place surWikiquote().

Si ces citations disposent deréférences précises, vous êtes invités à les transférer vous-même surThéorie des nombres ou à les insérer dans le texte de cet article, ou si cet article entier doit être transféré, à demander unadministrateur de Wikiquote de procéder au transfert.
Sinon, ces citations seront automatiquement supprimées.

« La mathématique est la reine des sciences et la théorie des nombres est la reine des mathématiques. » Gauss

Notes et références

[modifier |modifier le code]
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé« Number theory »(voir la liste des auteurs).
  1. Introduction à l'ouvrageCohomology of Number Fields.« Die Zahlentheorie nimmt unter den mathematishen Disziplinen eine ähnlich idealisierte Stellung ein wie die Mathematik selbst unter den anderen Wissenschaften. »
  2. Voir par exemple le commentaire introductif deIwaniec et Kowalski 2004,p. 1.
  3. a etbApostol 1976,p. 7.
  4. Granville 2008, section 1:« The main difference is that in algebraic number theory [...] one typically considers questions with answers that are given by exact formulas, whereas in analytic number theory [...] one looks forgood approximations. »
  5. Granville 2008, section 3 :« [Riemann] defined what we now call the Riemann zeta function [...] Riemann's deep work gave birth to our subject [...] »
  6. Voir les remarques dans l'introduction deIwaniec et Kowalski 2004,p. 1 :« However much stronger... ».
  7. Edwards 2000,p. 79.
  8. MartinDavis,YuriMatiyasevich etJuliaRobinson,« Hilbert's Tenth Problem: Diophantine Equations: Positive Aspects of a Negative Solution », dansFelix E. Browder (dir.),Mathematical Developments Arising from Hilbert Problems,AMS,coll. « Proc. Symp. Pure Math. » (no XXVIII.2),(ISBN 0-8218-1428-1,zbMATH 0346.02026),p. 323-378. Réimprimé dansThe Collected Works of Julia Robinson, édité parSolomon Feferman, p. 269-378, AMS, 1996.
  9. Neugebauer (Neugebauer 1969,p. 36-40) discute en détail le tableau et mentionne incidemment la méthode d'Euclide en notation moderne : (Neugebauer 1969,p. 39).
  10. Neugebauer et Sachs 1945,p. 40.
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    The termtakiltum is problematic. Robson prefers the rendering

    « The holding-square of the diagonal from which 1 is torn out, so that the short side comes up... »Robson 2001,p. 192.
  11. Robson 2001,p. 189. — D'autres sources donnent la formule moderne(p2q2,2pq,p2+q2){\displaystyle (p^{2}-q^{2},2pq,p^{2}+q^{2})}. Van der Waerden donne à la fois la formule moderne et celle que semble préférer Robson. (van der Waerden 1961,p. 79).
  12. van der Waerden 1961,p. 184.
  13. van der Waerden 1961,p. 43.
  14. Jamblique,Vie de Pythagore, cité dansvan der Waerden 1961,p. 108. Voir aussiPorphyre,Vie de Pythagore, paragraphe 6. Van der Waerden (van der Waerden 1961,p. 87-90) renforce l'idée que Thalès ait connu les mathématiques babyloniennes.
  15. Herodotus (II. 81) et Isocrates (Busiris 28), cités dans(en) Carl A.Huffman et Edward N.Zalta,« Pythagoras », dansStanford Encyclopaedia of Philosophy,(lire en ligne). Sur Thalès, voir Eudemus
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    ap.

    Proclus, 65.7 (par exemple dansMorrow 1992,p. 52) cité dans :O'Grady 2004,p. 1. Proclus utilise une œuvre deEudemus of Rhodes (aujourd'hui disparue), leCatalogue des géomètres. Voir aussi introduction,Morrow 1992,p. _ _ _
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    on Proclus's reliability

    .
  16. Platon,Théétète,p. 147 B, cité dansvon Fritz 2004,p. 212 :« Theodorus was writing out for us something about roots, such as the roots of three or five, showing that they are incommensurable by the unit;... ». Voir aussi la spirale deThéodore de Cyrène.
  17. van der Waerden 1961,p. 109.
  18. Becker 1936.
  19. von Fritz 2004.
  20. Heath 1921,p. 76.
  21. Sunzi Suanjing, chap. 3, problème 26. Celui-ci se trouve dansLam et Ang 2004,p. 219-220, qui contient une traduction complète duSuan Ching (d'aprèsQian 1963). Voir aussi la discussion dansLam et Ang 2004,p. 138-140.
  22. Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    The date of the text has been narrowed down to 220-420 AD (Yan Dunjie) or 280-473 AD (Wang Ling) through internal evidence (= taxation systems assumed in the text).

    VoirLam et Ang 2004,p. 27-28.
  23. Boyer et Merzbach 1991,p. 82.
  24. a etbPlofker 2008,p. 119.
  25. La possibilité d'un contact précoce entre mathématiques babyloniennes et indiennes reste à l'état de conjecture. (Plofker 2008,p. 42).
  26. Mumford 2010,p. 387.
  27. Āryabhaṭa,Āryabhatīya, chap. 2, vers 32-33, cité dans :Plofker 2008,p. 134-140. Voir aussiAryabhata et Clark 1930,p. 42-50. Une description sensiblement plus explicite de lakuṭṭaka a plus tard été faite dansBrahmagupta,Brāhmasphuṭasiddhānta, XVIII, 3-5 (dansColebrooke 1817,p. 325, cité dansAryabhata et Clark 1930,p. 42).
  28. Mumford 2010,p. 388.
  29. Plofker 2008,p. 194.
  30. Plofker 2008,p. 283.
  31. Colebrooke 1817.
  32. Colebrooke 1817,p. lxv, cité dans(en) J. F. P.Hopkins,« Geographical and Navigational Literature », dans M. J. L. Young, J. D. Latham et R. B. Serjeant,Religion, Learning and Science in the 'Abbasid Period, Cambridge University Press,coll. « The Cambridge History of Arabic Literature »,(ISBN 978-0-521-32763-3),p. 302. Voir aussi la préface de(en)Eduard Sachau,Alberuni's India: An Account of the Religion, Philosophy, Literature, Geography, Chronology, Astronomy and Astrology of India,vol. 1, Londres, Kegan, Paul, Trench, Trübner & Co.,(présentation en ligne), citée dansSmith 1958,p. 168.
  33. (en)David Pingree, « The Fragments of the Works ofYaʿqūb ibn Ṭāriq (en) »,Journal of Near Eastern Studies,vol. 26,‎,p. 97-125 et(en)David Pingree, « The Fragments of the Works ofal-Fazari »,Journal of Near Eastern Studies,vol. 28,‎,p. 103-123, cité dansPlofker 2008,p. 256.
  34. Rashed 1980,p. 305-321.
  35. Weil 1984,p. 45-46.
  36. Weil 1984,p. 118.
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    This was more so in number theory than in other areas (remark inMahoney 1994,p. 284). Bachet's own proofs were« ludicrously clumsy »

    (Weil 1984,p. 33).
  37. Mahoney 1994,p. 48, 53-54.
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    The initial subjects of Fermat's correspondence included divisors ("aliquot parts") and many subjects outside number theory; see the list in the letter from Fermat to Roberval, 22.IX.1636

    ,Tannery et Henry 1891, vol. II, p. 72, 74, cité dansMahoney 1994,p. 54.
  38. a etbWeil 1984,p. 1-2.
  39. Weil 1984,p. 53.
  40. Tannery et Henry 1891, vol. II, p. 209,LettreXLVI de Fermat à Frenicle, 1640, citée dansWeil 1984,p. 56.
  41. Tannery et Henry 1891, vol. II, p. 204, cité dansWeil 1984,p. 63.
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    All of the following citations from Fermat'sVaria Opera are taken fromWeil 1984, chap. II. The standard Tannery & Henry work includes a revision of Fermat's posthumousVaria Opera Mathematica originally prepared by his son

    (Fermat 1679).
  42. Tannery et Henry 1891, vol. II, p. 213.
  43. Tannery et Henry 1891, vol. II, p. 423.
  44. Weil 1984,p. 80, 91-92.
  45. Weil 1984,p. 92.
  46. Tannery et Henry 1891, vol. I, p. 340-341.
  47. Weil 1984,p. 115.
  48. Weil 1984,p. 115-116.
  49. Weil 1984,p. 2, 172.
  50. Varadarajan 2006,p. 9.
  51. Weil 1984,p. 2 etVaradarajan 2006,p. 37
  52. Varadarajan 2006,p. 39 etWeil 1984,p. 176-189.
  53. Weil 1984,p. 178-179.
  54. Weil 1984,p. 174.
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    Euler was generous in giving credit to others (Varadarajan 2006,p. 14), not always correctly.

  55. Weil 1984,p. 183.
  56. Varadarajan 2006,p. 45-55 ; voir aussi chap. III.
  57. Varadarajan 2006,p. 44-47.
  58. Weil 1984,p. 177-179.
  59. Edwards 1983,p. 285-291.
  60. Varadarajan 2006,p. 55-56.
  61. Weil 1984,p. 179-181.
  62. a etbWeil 1984,p. 181.
  63. Weil 1984,p. 327-328 et 332-334.
  64. Weil 1984,p. 337-338.
  65. Goldstein et Schappacher 2007,p. 14.
  66. Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    From the preface of

    Disquisitiones Arithmeticae ;
    Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    the translation is taken from

    Goldstein et Schappacher 2007,p. 16
  67. Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    See the discussion in section 5 ofGoldstein et Schappacher 2007. Early signs of self-consciousness are present already in letters by Fermat: thus his remarks on what number theory is, and how "Diophantus's work [...] does not really belong to [it]" (quoted in

    Weil 1984,p. 25).
  68. Davenport et Montgomery 2000,p. 1.
  69. Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    See the proof inDavenport et Montgomery 2000, section 1.

  70. Iwaniec et Kowalski 2004,p. 1.
  71. Varadarajan 2006, sections 2.5, 3.1 and 6.1.
  72. Granville 2008,p. 322-348.
  73. Texte à traduire
    Texte à traduire
    Portion detexte anglais à traduire en français

    Texte anglais à traduire :
    See the comment on the importance of modularity inIwaniec et Kowalski 2004,p. 1.

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
Ouvrages cités
Autres ouvrages

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Théorie_des_nombres&oldid=231990532 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp