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Tetsuo Hara(原 哲夫,Hara Tetsuo?) est unauteur de bande dessinée japonaise né le àTōkyō.
Il est principalement connu pour avoir dessiné le mangaKen le Survivant(北斗の拳,Hokuto no Ken?,trad. litt. « le poing du grand chariot »).
Il est atteint d'une déformation oculaire rare, lacornée conique, l'obligeant à fermer unœil pour dessiner et à reprendre à de multiples reprises ses dessins pour en rectifier les erreurs dues à la déformation de perspective que cela induit. Grâce à ces efforts, il parvient à fournir des dessins particulièrement bien réalisés.
Très jeune, il est attiré par le monde du dessin et décide un beau jour de devenir artiste. Au départ celui-ci n’était guère intéressé par le milieu du manga, il trouvait que des dessins fixes sur une feuille de papier étaient sans intérêt. À l’âge de 9 ans, le jeune garçon rêvait déjà d’être un grand animateur dans l’un des grands studios d’animation nippone (en pleine explosion à l’époque). Il passait son temps, en cours de mathématiques, à dessiner des personnages animés en bas de ses feuilles de cours et à les faire bouger en tournant les pages à grande vitesse à la manière d'unflipbook.
Le jeune talent fut affecté à un internat durant 6 mois. C’est durant cette période que pendant les longues après-midis d’hiver celui-ci se mit à lire des mangas empruntés à son camarade de chambre. Il fit la découverte deTensai Bakabo, écrit parFujio Akatsuka. Le jeune Tetsuo Hara fut stupéfait de la manière dont l’auteur de cemanga rendait les mouvements aussi fluides et réalistes de ses personnages sur une simple feuille de papier.
Commence alors l’épopée de cet artiste au coup de crayon dynamique. Il fait ses débuts dans un petit magazine intituléTenshin Ranman, qu'il crée avec un groupe d'amis au lycée, tiré à 30 exemplaires et imprimé à l'aide d'une photocopieuse. Dans ce magazine, il publie une petite histoire policière,Gendai no jinsei, qui s'inspire en de nombreux points du style très caractéristique deKatsuhiro Ōtomo ou encore deModern Life tiré d’un récit deShin'ichi. La même année il se décide à envoyer ses travaux àTakao Yaguchi, auteur dePaul le pêcheur. Il obtient alors un petit boulot d’assistant durant l’été. Finalement Yaguchi se passe de ses services en lui répondant que son style manque encore de maturité et qu'il doit continuer à s’exercer.
Après ce cuisant échec, le jeune homme travaille pour survivre dans un petit restaurant qui sert desrāmen. Il suit alors les cours du soir de la prestigieuse école demangaka deKazuo Koike « Lone Wolf » (dont aujourd’hui l’un de ses locaux àŌsaka s’est spécialisé dans le monde de l’animation en général avec une section Computer Graphics, mentors de la plupart des entrants austudio Gonzo).
Durant le mois de, diplômé dulycée Hongō, Hara est décidé à franchir le pas et envoie son mangaGendai no jinsei à la société éditrice dominante, laShūeisha (qui a publié entre autresSaint Seiya,Dragon Ball,Cobra,City Hunter,Rokudenashi Blues...). Son travail atterrit dans les mains deBuichi Terasawa (Cobra), lequel semble apprécier les talents du jeune homme et trouve pour lui un poste d'assistant aux côtés deYoshihiro Takahashi (auteur deGinga Nagareboshi Gin) durant près de 2 ans.
Hara abandonne rapidement son poste d'assistant pour faire ses preuves lors de la33e édition du concours Fresh Jump pour jeunes talents organisé par la Shūeisha, avec son mangaSuper Challenger, consacré à l'univers de la boxe. Victorieux, il tente l'aventure solitaire en avec son premier véritable titre officiel dans un volume spécial de la principale revue,Weekly Shōnen Jump, en tout début de magazine,Mad Fighter, hommage évident à son héros favoriMad Max. De ce point de vue,Mad Fighter peut être considéré comme le prédécesseur immédiat deHokuto no Ken... C'est en effet dansMad Fighter qu'il élabore plusieurs thèmes qui prendront leur pleine mesure dans son chef-d’œuvre. Cependant, le succès bouda cette œuvre de jeunesse. Suit ensuite la sympathique histoire deCrash Hero, publiée dans le numéro 43 de 1982 duWeekly Shōnen Jump, sorte de prologue àIron no Don Quichote.
Premier manga de Tetsuo Hara,Iron no Don Quichote narre les histoires d’un jeune héros pilote de moto-cross, une sorte deMichel Vaillant version pays du soleil levant.
L'auteur est néanmoins bien décidé à commencer une autre histoire sur un épisode introductif de sa nouvelle œuvre,Hokuto no Ken. Deux histoires complètes, publiées dans un numéro spécial deShōnen Jump en, relatent l'adolescence deKenshirō Kasumi avant l'holocauste. Elles sont très appréciées par le public et laShūeisha, et celle-ci décide de lui laisser développer l'histoire en lui adjoignant le scénaristeBuronson. Le succès est fulgurant. Rapidement adaptée en un anime, le, la série rencontre le succès sur tous les formats. L'aventure prend fin en 1989, et le jeune artiste se sépare de son scénariste.Cyber Blue (ja), son manga suivant scénarisé par Rūichi Mitsui(三井隆一?) d'après une œuvre de Bob, est également un très gros succès, mais essuie de très vives critiques notamment à cause de son caractère ultra violent. Il l'abandonne au bout de quatre volumes pour se consacrer à son deuxième grand succès,Keiji, d'après l'œuvre deKeiichirō Ryū (ja), un célèbre romancier japonais, qui publia surtout des romans basés sur sa conception révolutionnaire de l'histoire japonaise, et scénarisé par Mio Asō(麻生未央?). Pendant près de dix ans, Tetsuo Hara se basera sur des œuvres de Ryū pour créer ses mangas (outreKeiji, il y eutKagemusha Tokugawa Ieyasu (ja), scénarisé parShō Aikawa (scénariste) (en), etSakon Sengoku Fūroku (ja), scénarisé par Shingo Nihashi(二橋進吾?)).
C'est en 2001, après quelquesone-shots, que Tetsuo Hara, désormais âgé de 40 ans, retrouveBuronson (qui n'a qu'un rôle limité à la supervision du scénario) pour unepréquelle très attendue deHokuto no Ken :Sôten no Ken (Le Poing du Ciel Bleu), prépubliée dans le mensuel nouvellement crééBunch Comics. C'est la première fois, depuisHana no Keiji, qu'Hara franchit le cap des 6 volumes. Le succès est au rendez-vous.
Finalement, sa carrière continue de nos jours, avecSōten no Ken, qui vient de s'achever en avec 22 volumes (et disponible chez nous grâce àGénération Comics), mais également avecHana no Keiji, pour lequel il s’occupe chaque mois de la jaquette de la nouvelle édition couleur.
Il est également devenu un homme d’affaires puisqu’il a racheté les droits de ses séries et qu’il a ouvert (en juillet dernier) avec son précèdent éditeurNobuhiko Horie (actuel président deCoamix) unstudio d'animation.North Star Picture adapteraAngel Heart (suite deCity hunter) de son amiTsukasa Hōjō (dont l’éditeur est Coamix) mais surtout d’une série d’OAVs et de films surHokuto no Ken à partir du printemps 2006.
Cependant la carrière de Tetsuo ne s’est pas seulement résumée au monde de la bande dessinée, celui-ci a notamment étéillustrateur pour différents romans, illustrateur etdesigner de personnages dejeux vidéo ou encore auteur de quelques « Short Stories » pour son éditeur de toujours, laShūeisha.
Il commença ces Short Stories dans les numéros 5 et 6 de l’hebdomadaire Shōnen Jump en 1993, dans une histoire intituléeShokugyō Kyōshu ~Zhi Ye Xiong Shō~ (Profession assassin ~Zhi Ye Xiong Shō~), une nouvelle publiée en 2 fois 15 pages sur un étrange tueur à gages Hong-Kongais issue d’une histoire originale deArimasu Ōsawa. Tout en continuant son travail habituel de mangaka, il scénarisa et dessinaKaen no shō (Kaen l’enflammé) une Short Story de 55 pages parue dans le Spring Special de la Shūeisha qui mettait à l’œuvre tous les grands artistes de la maison L’histoire narre les aventures de Shō, un jeune homme disciple d’un grand maître chinois dont les parents ont été assassinés…
Peu de temps après, dans le numéro 43 du Shōnen Jump de 1996, il lance une autre petite histoire qui lui est propre :Kiseki moyuru toki (Le moment où le pyroxène s’enflamme), une histoire de 47 pages sur un prince dont la bien-aimée a été enlevée par le Maître de la lune. Cette histoire est comme Mad Fighter peut l’être pourHokuto no Ken, un prologue àAterui The Second. Sa dernière Short Story en date s’appelleChase ~tsuiseki~ (Course poursuite), une histoire militaire dont le scénario est d’un certainYoshiyuki Okamura qui n’est autre que Buronson... Les 2 hommes se sont retrouvés en 1997 pour cette courte histoire de 40 pages publiée dans le numéro 2 deManga-Allman.
La carrière de Tetsuo ne s’arrête pas là pour autant, puisqu’il a également travaillé sur 2 romans, le premier est une série de 4 volumesKō ryū no mimi (L’oreille du dragon jaune) publiée de 1991 à 1993 dans les Jump Novels de la Shūeisha. Comme pour sa première Short Story, Tetsuo Hara s’est allié à Arimasu Ōsawa pour le scénario de cette histoire, celle d’un agent secret envoyé en Inde pour enquêter sur une louche affaire d’opium.
Le second, lui, est beaucoup plus personnel (bien qu'il se soit encore une fois associé à Buronson), puisqu’il s’agit deJubaku no machi, un roman surHokuto no Ken en guise d’ultime conclusion à la célèbre saga, éditée en 1996 à la Shūeisha également. En 2003, lestudio ACGT en a adapté le contenu en 3OAVs, peu appréciés des fans.
Enfin, Tetsuo Hara a également travaillé en 1993 pour le jeuMuscle Bomber deCapcom. Il a conçu les diverses illustrations du jeu mais également le design des personnages.