DesAborigènes nomades sont présents en Tasmanie depuis environ 40 000 ans. Unecolonie pénale anglaise est établie en 1803, et descolons libres introduisent l'élevage et l'agriculture, ce qui conduit à de violents conflits avec les Aborigènes. Ceux-ci, après laBlack War, sont quasiment exterminés et les quelques survivants déportés sur l'île Flinders. Une communauté métisse survit néanmoins jusqu'à nos jours.
La Tasmanie, qui devient une colonie indépendante en 1856, bénéficie d'un important boom minier dans les années 1870 et entre dans laFédération australienne en 1901. Lapremière guerre mondiale et lacrise de 1929 conduisent à une longue période de dépression et de chômage. Entre les deux guerres, une politique volontariste d'hydro-électricité est menée, qui se termine au début des années 1980 après de grandes manifestations contre les projets de barrages sur les rivièresFranklin etGordon. Le gouvernement de l'État, parfois minoritaire, est alternativementtravailliste oulibéral.
L'État est nommé d'après l'explorateur néerlandaisAbel Tasman, qui fut le premier Européen à apercevoir l'île le. Il la nomma laAnthony van Diemensland d'après son mécèneAntonio van Diemen, le gouverneur desIndes orientales néerlandaises. Le nom fut plus tard raccourci enTerre de Van Diemen par les Britanniques. Elle fut finalement renommée en l'honneur de son premier explorateur colonial européen, le[2].
L'île de Tasmanie est principalement montagneuse. À l'ouest, où culmine lemont Ossa à 1 617 mètres, se succèdent plusieurs chaînes parallèles orientées nord-ouest/sud-est. À l'est s'étendent des plateaux de différentes altitudes dont le point culminant est leBen Lomond, d'une altitude de 1 572 mètres. Entre les deux se situe leplateau central, parsemé de lacs et de vallées glaciaires, bordé au nord et à l'est par des escarpements en pente douce. La majeure partie de l'est est constituée d'un plateau bas essentiellement agricole. Les plaines se limitent à l'extrême nord-ouest, à la basse vallée de la rivièreSouth Esk et au nord-est. Les côtes sont découpées et la géologie est complexe, avec le plus grand affleurement dedolérite au monde.
La majeure partie de la Tasmanie est densément boisée, avec leparc national Southwest et les régions environnantes qui possèdent l'une des dernièresforêts tempérées humides de l'hémisphère sud. LeTarkine, situé au nord-ouest, est la plus grande forêt humide tempérée d'Australie et une des plus étendues au monde couvrant environ 3 800 km2.
Avec sa topographie accidentée, la Tasmanie a un grand nombre de rivières, qui sont presque toutes coupées par des barrages afin de fournir de l'électricité pour les besoins de l'État. La plupart des rivières prennent leur source dans le Massif central et s'écoulent vers les côtes. Les estuaires de Tasmanie sont les lieux de regroupement de population. LaDerwent River s'écoule vers le sud-est et atteint la côte àHobart, laTamar s'écoule vers le nord à partir deLaunceston, laMersey River s'écoule vers le nord et le nord-ouest àDevonport et les rivièresFranklin etGordon s'écoulent vers l'ouest et arrivent sur la côte àStrahan.
L'ensemble des 334[4] îles et îlots se trouvant autour de l'île principale représente une surface[5] de 3 882 km2, pour une longueur de côtes de 4 237 km[6]. De nombreuses îles sont inhabitées et leur population totale en 2021 est de 2 533 habitants[7].
Elle se compose de plateaux à ses extrémités nord et sud, culminant chacun entre 150 et 200 m d'altitude, reliés par un isthme bas et étroit. Parmi les points culminants, on trouve le mont Elder sur la crête côtière nord-est (385 m) et les monts Hamilton et Fletcher au sud (410 m).
L'île est inhabitée, et fait partie dupatrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997[8].
Robert Dowling, Groupe d'Aborigènes de Tasmanie, 1860
Les Aborigènes étaient présents en Tasmanie depuis 40 000 ans. Leur système social était organisé autour de groupes familiaux regroupés en clans, eux-mêmes constitués en nations. Au moment de l'arrivée des Européens en 1803, leur population est estimée à environ 5 000 personnes.
Un violent conflit entre Européens éleveurs et Aborigènes nomades conduit à leur quasi-disparition. Les 200 survivants sont déportés dans unétablissement spécial en 1832 puis à l'ancien bagne d'Oyster Cove. La dernière Aborigène de plein sang,Truganini, décède en1876.
Cependant une communautémétisse s'est développée dans les îles dudétroit de Bass, mais ne se voit reconnue comme telle qu'en 1973. C'est aussi à cette date qu'est créé leTasmanian Aboriginal Centre(en), qui souhaite agir en faveur des droits fonciers, de la définition d'une identité aborigène et du retour desartefacts se trouvant dans les musées. Des droits de propriété sont reconnus en 1995, des critères de définitions de l'aboriginalité inscrits dans la loi, et des compensations attribuées en 2006. En 2021, 30 000 personnes, soit 5% de la population de Tasmanie, se déclarent Aborigènes.
La culture des Aborigènes de Tasmanie est difficile à appréhender par manque de sources, mais des éléments liés à leur habitat, leur alimentation, leurs croyances et leurs rites funéraires ont pu être reconstitués. Ce n'est pas le cas de leurs langues originelles, qui sont remplacées par une langue construite, lepalawa kani.
Unecolonie pénalebritannique est établie en 1803 près de l'emplacement où se situe l'actuelle capitale,Hobart. Cinquante ans plus tard, au moment de l'arrêt du transport de bagnards, 72 000 d'entre eux y auront été déportés, soit trois fois le nombre de colons libres qui se sont installés en Tasmanie.
Après de grandes difficultés les premières années, la colonie se développe en pratiquant lapêche à la baleine, l'exploitation dupin Huon, laconstruction navale et surtout l'élevage debovins et demoutons mérinos. Cette utilisation des terres vient percuter les habitudes nomades des Aborigènes et amène, de 1825 à 1832, à laBlack War, conflit qui conduit à leur quasi disparition.
La colonie est dirigée par desgouverneurs nommés parLondres jusqu'en 1850, quand lareine Victoria institue des chambres élues dans chacune descolonies australiennes. En 1856, la colonie de la Terre de Van Diemen devient autonome et change son nom en Tasmanie. S'ensuit une longue période d'instabilité politique et decrise économique, jusqu'à la découverte à partir de 1870 d'importantesmines d'or, d'étain, decuivre et d'argent.
LaSeconde Guerre mondiale et les années qui suivent sont à l'inverse une période de forte expansion, assise sur l'hydro-électricité, la production d'aluminium et demanganèse. Le solde migratoire devient positif, l'île se modernise et sort de son isolement avec la création de lignes maritimes et aériennes.
La société tasmanienne se divise au début des années 1980 face à d'importants projets de barrages dans la zone des rivièresFranklin etGordon, finalement arrêtés par laCour suprême fédérale.
Au recensement de 2021, la Tasmanie compte 557 571 habitants, d'un âge moyen de 42 ans. 5,4% d'entre eux se déclarentAborigènes. Les couples sans enfants représentent 44,5% de la population (la moyenne australienne est de 38,8% ), les couples avec enfants 36,8% (contre 43,7%), les familles monoparentales 17,3% (contre 15,9%)[9]. 60% de la population réside dans une des deux villes principales,Hobart etLaunceston[9].
Le taux de fertilité en 2024 est de 1,485 enfant par femme (moyenne australienne 1,481). Il était de 1,963 en 2014. (moyenne australienne 1,795)[10].
Quatre années de croissance démographique supérieure à la normale ont pris fin en 2022. Cette évolution est davantage due à l'absence de nouveaux arrivants d'autres États qu'à des départs de Tasmanie. Le solde migratoire interne est devenu négatif pour l'ensemble de l'État, en raison de flux migratoires nets négatifs dans les régions du Nord et du Sud[11].
Comme les autres États[12], la Tasmanie est représentée à laChambre haute fédérale par 12 sénateurs sur 76. À laChambre des représentants d'Australie, où le nombre de sièges est déterminé proportionnellement à la population, la Tasmanie dispose de 5 sièges sur 150, le minimum garanti par la Constitution.
L'Assemblée compte 35 députés, sept pour chacune des 5 circonscriptions deBass,Braddon,Denison,Franklin etLyons. Les députés sont élus pour 4 ans selon la méthode duscrutin à vote unique transférable. Les circonscriptions sont identiques pour les élections fédérales.
LeConseil législatif est doté de 15 sièges pourvus pour six ans auvote à second tour instantané dans autant decirconscriptions électorales. Le renouvellement est échelonné sur la durée d'un mandat. Des élections sont organisées chaque année le premier samedi du mois de mai, pour lesquelles le nombre de circonscriptions en jeu alterne entre deux et trois, de telle sorte qu'à l'issue d'une période de six ans, l'ensemble des quinze circonscriptions aient vu leur conseiller renouvelé.
Lepouvoir exécutif est exercé par lePremier Ministre et le Cabinet, qui sont nommés par le gouverneur, mais qui occupent leur fonction en vertu de leur capacité à obtenir l'appui de la majorité des membres de la Chambre des députés.
Lepouvoir judiciaire est exercé par laCour suprême de Tasmanie et un système de tribunaux inférieurs, mais laHaute Cour d'Australie et d'autres tribunaux fédéraux sont prédominants pour les questions qui relèvent du champ d'application de la Constitution australienne.
Lepouvoir local s'exerce dans 29zones d'administration locales. Les élections du maire, du maire adjoint et de la moitié des conseillers municipaux ont lieu en septembre et octobre des années impaires, selon le système duvote unique transférable.
Pour l'année fiscale 2024-2925, lePIB de la Tasmanie est de 42 821 millions de dollars australiens, avec unPIB par habitant de 74 374 dollars australiens, le plus faible de toute la Fédération, dont la moyenne est de 99 150[13]. La faible diversification du tissu industriel explique que le revenu moyen des ménages soit inférieur à la moyenne nationale[14] : le revenu hebdomadaire moyen par personne est de 701 dollars australiens (contre 805 en moyenne)[9].
La Tasmanie dispose d'un nombre relativement faible de travailleurs qualifiés, notamment de professionnels, par rapport à la demande, et importe régulièrement de la main-d'œuvre qualifiée. Le taux de diplômés universitaires est inférieur à la moyenne nationale[11].
La Tasmanie dépend des transferts du gouvernement fédéral pour financer ses services publics et ses infrastructures essentiels. La volonté de développer les ressources de l'État pour créer des emplois a engendré de nombreux conflits environnementaux liés aux barrages et aux centrales hydroélectriques, ainsi qu'à l'exploitation des forêts indigènes[14].
L'essor du tourisme suscite des conflits concernant l'emplacement et l'envergure des infrastructures touristiques qui empiètent sur les zones sauvages. L'ampleur et l'intensité de l'élevage du saumon atlantique dans les cours d'eau sont devenues un sujet de discorde récurrent. Le projet de parc éolien àRobbins Island(en), provoque une vive opposition entre la population locale et les défenseurs de l'environnement qui dénoncent son impact sur la biodiversité d'une part, et partisans des énergies renouvelables, considérées comme essentielles à la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'autre part[14].
L'un des héritages durables de la période de construction des barrages est que la Tasmanie affiche aujourd'hui la plus forte part d'énergie renouvelable d'Australie et unbilan carbone négatif. Au cours des années 1990, le marketing touristique et l'accès aérien et maritime ont entrainé une forte augmentation du nombre de visiteurs et faisant du tourisme et de l'hôtellerie des moteurs essentiels de la croissance économique. En 2026, 1,36 million de personnes ont visité la Tasmanie, contribuant directement à 5,4 % du PIB[15]
Le tourisme, conjugué à la réputation croissante de la Tasmanie pour ses produits naturels « propres et écologiques », a également conduit à un fort développement desindustries agroalimentaires, tant pour la consommation locale que pour l'exportation[14].
LeQueen Victoria Museum & Art Gallery(en) (QVMAG), ouvre en 1891 àLaunceston. Sa collection comprend des œuvres d'art colonial, d'artisanat et de design contemporains, d'histoire de la Tasmanie et de zoologie.
LeMusée d'Art ancien et nouveau (MONA), ouvert àHobart en 2011 par le collectionneurDavid Walsh. Labyrinthique, sans fenêtres et à l'atmosphère intentionnellement sinistre, il présente 400 œuvres volontairement sanscartels.
La Tasmanie compte des écrivains notables et une vie littéraire riche, comme en témoignent plusieurs prix[16], l'Association des écrivains tasmaniens[17] et la revue littéraireIsland[18].
Flammes, deRobbie Arnott, décrit un périple féérique aux quatre coins de la Tasmanie.
Dans L'Octopus et moi, d'Erin Hortle, qui se déroule autour d'Eaglehawk Neck, unepieuvre cherchant à rejoindre l'océan pour y pondre ses œufs croise le chemin d'une femme.
La Mémoire des embruns, deKaren Viggers, met en scène une femme qui a décidé de passer ses derniers jours sur l'île Bruny. Il est suivi duBruissement des feuilles, qui se déroule dans lesud-ouest de l'île.
Le Junction Arts Festival[21] se tient pendant 5 jours de septembre àLaunceston. Le festival artistique et musicalMona Foma(en) y a eu lieu de 2019 à 2024. Un festival de Street Art est programmé pour mars 2026.
Le rallye automobileTarga Tasmania(en), inauguré en 1992, s'est arrêté en 2022, après deux accidents mortels en 2021 et 2022[22].
Les mois d'hiver que sont juin et juillet sont généralement les mois les plus humides et les plus froids de l'année, avec des chutes de neige considérables. Les températures maximales en hiver sont de12 °C le long de la côte et de3 °C sur le plateau central, étant donné une série de fronts froids provenant de l'océan Austral[24]. Le printemps est une saison de transition. Les chutes de neige sont fréquentes jusqu'en octobre. Le printemps est l'une des saisons les plus sujettes aux vents avec une brise provenant de la mer tous les après-midis.
En dépit de la présence deglaciations lors de lapériode du quaternaire, les sols de Tasmanie ne sont pas plus fertiles que ceux de l'Australie continentale. La plupart des sols des îles du détroit de Bass, de la côte ouest et de l'Est de la Tasmanie sont despodzosols ou desentisols infertiles. La plupart de ces terres ne sont donc pas utilisées pour l'agriculture, mais lasylviculture est plus productive – et reste l'une des industries majeures de l'État.
Sur la côte nord, certains sols d'alluvions relativement fertiles sont utilisés pour la culture des fruits, on y trouve aussi des sols rouge foncé appeléskrasnozems (« terre rouge »). Ces sols sont très acides et fixent le phosphate très efficacement, mais leurs propriétés physiques favorables à la croissance des fourrages les rendent largement utilisés pour l'élevage bovin (production laitière et bouchère).
Les Terres Intérieures et le Bas Derwent présentent une histoire différente du reste de l'État. À cause du climat relativement sec et des matériaux alcalins (principalement de ladolérite), ces sols sont relativement peu filtrés et contiennent de la chaux dans le sous-sol. Ils sont principalement appelés « sols de prairie » ou « terre marron » et ressemblent auxtchernozioms deRussie et d'Amérique du Nord, bien qu'ils contiennent moins de phosphore et qu'ils soient un peu acides près de la surface. Leur concentration en nutriments plus élevée autorise la pâture productive, et un grand nombre demoutons sont présents dans ces régions. Certaines plantes fourragères sont cultivées dans les régions les plus sèches. Les sols d'alluvions au sud-est de la Tasmanie autorisent la culture depommes.
Isolée, la Tasmanie fait figure de sanctuaire pour la faune et la flore. Terrain de recherche privilégié pour les scientifiques, l'île a aussi su faire de cette richesse un atout pour le tourisme. Cependant, une déforestation importante donne lieu à des mouvements d'opposition[34].
En 2014, les autorités de Tasmanie ont demandé le retrait de la liste du patrimoine mondial de l'humanité de74 000 hectares deforêt primaire afin de pouvoir les exploiter[35].
Sur les 14 sites de référence utilisés à des fins statistiques, la fréquentation est en hausse de 17% depuis 2020 et atteint 1 211 000 visiteurs en 2025[37]
La Tasmanie était le foyer duloup de Tasmanie ouThylacine, unmarsupial qui ressemblait à un chien sauvage. Aussi appelé « tigre de Tasmanie » à cause des rayures présentes sur son dos, il a disparu rapidement de l'île-continent australien à cause de la compétition avec ledingo, introduit lors de la préhistoire. En Tasmanie même, sa traque systématique par les fermiers-éleveurs, des chasseurs financés par le gouvernement et, les dernières années, des collectionneurs œuvrant pour des musées de l'étranger a mené à son extermination totale en quelques décennies. Le Thylacine était le plus grand marsupial carnivore connu. Il était l'un des deux seuls marsupiaux à avoir une poche chez les deux sexes (l'autre étant l'opossum aquatique). Le mâle Thylacine avait une poche qui servait de bouclier, protégeant les organes génitaux externes des mâles lorsqu'ils couraient dans l'épais « bush ». Le dernier Thylacine en captivité s’est éteint le au zoo de Hobart (fermé l'année suivante). Des chercheurs avaient réussi à trouver des échantillons de son ADN et espéraient pouvoir le cloner. Ce projet n'a toutefois pas abouti, l'ADN étant trop fragmenté.
Depuis 2005, la population de diables a été réduite d'environ 80 % dans certaines régions de Tasmanie par latumeur faciale du diable de Tasmanie, qui se répand peu à peu dans l'île. La majorité des diables meurent probablement de faim lorsque la tumeur atteint leur bouche. Il n'y a pas d'antidote connu à la maladie. Un programme de multiplication des diables captifs a été entrepris par le gouvernement de Tasmanie afin d'établir une population génétiquement diverse et non-malade en dehors de l'île. Cette tentative est jusqu'à présent un succès.
Le diable de Tasmanie a été popularisé par le personnage deTaz des dessins animés deWarner Bros.. Avec sa compagne, il est le seul représentant de son espèce dans cet art.
Beaucoup d'oiseaux de l'île-continent australien et des océans des alentours sont présents en Tasmanie. Toutefois, la Tasmanie possède 12espèces d'oiseauxendémiques :
Labiodiversité végétale de la Tasmanie est très importante et comprend des milieux allant des prairies des Terres Intérieures (Midlands) aux forêts d'eucalyptus. Beaucoup d'espèces florales sont endémiques à la Tasmanie, et certaines sont affiliées à des espèces d'Amérique du Sud et deNouvelle-Zélande au travers d'ancêtres communs qui poussaient sur le supercontinent duGondwana, il y a 50 millions d'années.
On retrouve en Tasmanie certaines formes defougères comme laDicksonia antarctica, une fougère arborescente des forêts deNothofagus cunninghamii, un arbre appelé en anglaisMyrtle Beech, (entre autres sur les pentes de Cradle Mountain) et des forêts côtières d’eucalyptus et conifères (à proximité de l'Île Maria). Les parcs et les réserves de Tasmanie constituent une des dernières étendues de forêts pluviales et tempérées dans le monde. Lesacacias sont des arbres des pays chauds à croissance rapide, mais à la vie courte qui se sont bien adaptés à la majorité des conditions climatiques, comme aux forêts humides de la Tasmanie. On peut aussi observer un cousin de notre laurier, le laurier de Tasmanie (Anopterus glandulosus), qui est l’arbuste endémique de la Tasmanie.
La végétation est composée à l’ouest de forêts (hêtres à feuilles persistantes), au centre de prairies et d’une forêt d’eucalyptus très dégradée vers l’est.Hobart, la capitale, est principalement entourée de prairies et de forêts de type écossais.