Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Taraxacum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Taraxacum
Description de cette image, également commentée ci-après
Illustration d'un pissenlit
Taraxacum sp., espèce indéterminée
Classification
RègnePlantae
Sous-règneTracheobionta
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
Sous-classeAsteridae
OrdreAsterales
FamilleAsteraceae

Genre

Taraxacum
Weber exF.H.Wigg.,1780

Classification phylogénétique

Classification phylogénétique
OrdreAsterales
FamilleAsteraceae
Sous-familleCichorioideae
TribuCichorieae
Sous-tribuCrepidinae

Taraxacum est ungenre deplantesdicotylédonesanémochores appartenant à lafamille desAsteraceae (Composées).

C'est le genre despissenlits.

Phytonymie

[modifier |modifier le code]

Étymologie

[modifier |modifier le code]

Plusieurs hypothèses se proposent d'expliquer l'origine dunom scientifique de la plante.Taraxacum provient peut-être dugrec ancienτάραξις /táraxis, qui désignait une inflammation de l'œil etakeomai, « guérir », le latex du pissenlit passant en effet pour calmer les irritations oculaires. En raison de sa consommation dans des salades, certains auteurs considèrent que ce nom est une corruption arabe du mot grectrogemon signifiant comestible. À moins qu'il ne provienne plus directement de l'arabetharakhchakon, qui désignait une plante semblable au pissenlit commun[1]. Le nom génériqueTaraxacum trouve en effet son origine dans les écrits médiévaux perses en pharmacie. Vers 900, le savant perseAl-Razi écrit « le tarashaquq est comme lachicorée ». Vers l’an 1000, le savant persanAvicenne écrit tout un chapitre de livre sur leTaraxacum. L'écrivainGérard de Crémone vers 1170 fait une traduction de l'arabe au latin : le terme tarashaquq est alors orthographié en « tarasacon »[2].

Le genreLeontodon (du grecleontodon, en latindens Leonis, littéralement « dent de lion », allusion aux dents aiguës de ses feuilles) tel que défini initialement parLinné comprenait lebasionymeLeontodon taraxacum. Mais c'est lelectotypeTaraxacum officinale (Wigg) qui a servi à désigner le genre[3].

Noms vernaculaires

[modifier |modifier le code]

Les espèces deTaraxacum peuvent prendre d'autresnoms vernaculaires[4] : dent de lion ou dent-de-lion (à cause de la forme des feuilles dont les découpures sont longues ou aiguës comme des dents, d'où le nom vernaculaire anglais dedandelion et allemand deLöwenzahn), pissenlit (en raison des vertus diurétiques de cette plante), florin d'or, laitue de chien, coq, cochet, groin de porc (cette plante étant recherchée des herbivores et même du cochon), salade de taupe[5], fausse chicorée (succédané), couronne de moine (allusion auréceptacle floral nu après la dispersion desakènes), baraban (notamment enparler lyonnais etparler stéphanois), cramia ou cramiat (dans leJura suisse) ou cramaillot (enFranche-Comté).

Caractéristiques du genre

[modifier |modifier le code]

Le pissenlit est une plante de cinq à trente cm environ de hauteur. Néanmoins, desTaraxacum sp de 75 cm ont pu être observés àTokyo[6].

C'est uneplante herbacée,vivace avec unesouche épaisse charnue se terminant insensiblement enracine pivotante qui peut atteindre trente cm de long et vingt mm de diamètre. La surface externe racinaire est gris brunâtre, avec une section transversale, blanchâtre, qui laisse s'écouler unlatex abondant[7].

Feuilles

[modifier |modifier le code]

Les feuilles toutes radicales sont disposées enrosette. Caractérisées par un fortpolymorphisme foliaire, elles sont oblongues ou oblongues-ovales, plus ou moins dressées, glabres ouglabrescentes, atténuées à la base et dépourvues depétiole. Leurlimbe étroit, à la pubescence inégale, est plus ou moins profondémentpennatifide oupennatipartite, divisé en segments triangulaires ou lancéolés inégaux et dentelés, avec un lobe terminal, plus grand, qui possède une pointe obtuse. Elles sont dotées d'unenervure centrale proéminente et souvent de couleur rouge. Les feuilles sontroncinées, avec des dents souvent recourbées vers le bas, en crochets et sont parfois tachées de rouge[8].

Capitule

[modifier |modifier le code]
Capitule de pissenlit.

Du centre de cette rosette de feuilles part unpédoncule floral jaunâtre, dressé ou couché ascendant, de longueur très variable (et non une tige, absente dans ce genre). La fleur est en fait uncapitule,inflorescence dans laquelle les fleurs individuelles jaune éclatant, de[Combien ?] à 5 cm de diamètre, sont insérées les unes à côté des autres sur unréceptacle floral porté par ce pédoncule creux, de 6 à 30 cm de hauteur. L'involucre a deux rangées de nombreusesbractées linéaires inégales : les bractées basales (ou inférieurs) plus ou moins séchées et réfléchies à l'anthèse, forment uncalicule, les bractées supérieures bien droites emboîtent bien la fleur[9].

On les classe dans la tribu desLiguliflores en raison de leur capitule composé uniquement de fleurs zygomorphes, ligulées (dont les extrémités forment des languettes qui simulent lepétale d'une fleur simple)[10].

Fruit

[modifier |modifier le code]

Les fruits sont desakènes grisâtres, petits (environ 1 500 au gramme), oblongs, cylindracés[11], munis de côtesmuriquées etépineuses[12]. Ils sont surmontés d'unpappus à soies simples disposées sur deux rangs, organe d'anémochorie qui permet une dispersion transocéanique des graines par le vent, ce qui favorise laspéciation allopatrique[13].

Latex

[modifier |modifier le code]

Dans la famille des Astéracées, les pissenlits appartiennent à la sous-famille desLactucoideae, à cause dulatex qu'ils contiennent[14].

Ce latex renferme un principe amer, lalactucopicrine,lactone sesquiterpénique (en) soupçonnée d'être à l'origine d'uneallergie de contact[15].

Liste d'espèces

[modifier |modifier le code]

Le classement de toutes les espèces deTaraxacum est très complexe : plus de 1 200 espèces et sous-espèces pour la seule Europe. Des regroupements en sections ont été envisagés de différentes manières. Le nombre de section est de huit ou de dix-sept, selon les divisions faites par les auteurs. La capacité à l'apomixie et le pouvoir d'accomodat de certaines espèces comme celles de la sectionRuderalia rendent les classifications presque impossibles.

Aigrettes du pissenlit commun.
Le vent assure la dissémination des semences.

Trois espèces sontendémiques de l'île Jan Mayen, dans l'océan Atlantique Nord :

Taraxacum officinale agg. - Les pissenlits dits communs

[modifier |modifier le code]

Plusieurs espèces de pissenlits dits communs ou officinaux ont longtemps été classées dans un agrégat d'espèces nomméTaraxacum officinale Weber ex F.H.Wigg agg.. Ces espèces sont maintenant placées dans lasectionRuderalia du genreTaraxacum.

Cela illustre bien la complexité de la taxonomie de ce genre

Galerie de photo

[modifier |modifier le code]

Usage

[modifier |modifier le code]

Certaines espèces oucultivars deTaraxacum sont utilisées sous le nom commun de pissenlit. Toutes les espèces n'ont pas ces utilisations.

Utilisation gastronomique

[modifier |modifier le code]

Lasalade de pissenlit est très recherchée malgré une certaine amertume[réf. nécessaire]. Elle est consommée depuis l'Antiquité mais n'est cultivée comme salade que depuis le siècle dernier (variétés améliorées)[réf. nécessaire]. Elle peut être ramassée toute l'année à l'état sauvage ou cultivée[réf. nécessaire]. Elle peut être cultivée comme annuelle, mais une plantation peut durer plusieurs années, de nouvelles rosettes de feuilles se formant à partir de laracine[réf. nécessaire]. Le pissenlit vendu sur les marchés en France est souvent blanchi parbuttage[réf. nécessaire]. On trouve parmi les variétés l'« Amélioré à cœur plein », le « Vert de Montmagny amélioré », et l'« Amélioré très hâtif »[réf. nécessaire]. On peut manger les fleurs sous forme decrameillotte[réf. nécessaire].

Autrefois[Quand ?], elle était consommée coupée en petits morceaux, pour en augmenter la digestibilité et pour éviter la sensation grattante due à l'éventuel duvet sur les feuilles[réf. nécessaire].

  • Les feuilles, riches envitamine C, sont consommées crues (salade) ou cuites (légume, soupe) ou bouillies[16]. Il est recommandé de les récolter avant la floraison[réf. nécessaire].
  • Lesboutons floraux sont consommés crus dans des salades ou conservés dans le vinaigre comme lescâpres[16].
  • Lescapitules, avec leurspédoncules, décorent joliment les salades et d'autres plats. Dans certaines campagnes, on en prépare, par cuisson avec du sucre un sirop (recette du « vin » ou du « miel de pissenlits », de la « gelée de pissenlits » telle la cramaillotte enBourgogne etFranche-Comté)[17].
  • Jadis[Quand ?], on se servait des capitules pour colorer lebeurre[réf. nécessaire].
  • On fait un thé avec les capitules de pissenlit[réf. nécessaire], ainsi qu'un alcool, leDandelion Wine anglais : une sorte debière composée d'eau, demiel, delevure et de capitules, qu'on laisse fermenter pendant plusieurs jours[réf. nécessaire].
  • Torréfiée, comme lachicorée, la racine fournit unsuccédané ducafé[16].
  • La racine est comestible crue malgré son amertume. Au Japon, on la coupe en morceaux, on la fait sauter dans une poêle avec un peu d'huile, puis on la recouvre d'eau ou desauce de soja et on la laisse cuire quelques minutes[16].

Utilisation médicinale

[modifier |modifier le code]

Les pissenlits sont depuis longtemps réputés pour leurs vertus thérapeutiques, étant censés soigner les maladies dufoie, lagoutte, lesdermatoses, l'obésité. Après un certain oubli, ces propriétés font même l'objet au début duXXe siècle d'une mode nommée taraxacothérapie, du nom d'un desalcaloïdes qu'il contient, le taraxcuitirol[18].

Parmi ces vertus médicinales, on peut citer :

Utilisation industrielle

[modifier |modifier le code]

Du fait de sa composition chimique - émulsion d'isoprène dans l'eau - le latex de pissenlit russe (Taraxacum kok-saghyz) très similaire à celui de l'Hévéa, a été identifié comme source alternative decaoutchouc naturel[21]. Entre autres références récentes sur le sujet, leCirad a annoncé en 2012 la fabrication des premiers pneus en caoutchouc naturel européen, dans le cadre d'un partenariat avec le fabricant indo-néerlandais Apollo Vredestein[22],[23]. En 2013, le projet de recherche-développement DRIVE4EU été lancé par le septième programme-cadre de l'Union européenne pour la recherche et le développement technologique, en vue d'une valorisation industrielle du latex de pissenlit[24].

Utilisation environnementale

[modifier |modifier le code]

Les pissenlits sont l'équivalent de petits instruments météorologiques car ils réalisentprécipitations, de l’ensoleillement, de latempérature et de l’humidité atmosphérique. Ses premières floraisons annoncent leprintemps[25].

Ils ont aussi été utilisés pour cartographier les retombées de polluants, par exemple àMexico[26].

Utilisation ludique

[modifier |modifier le code]

Les pissenlits peuvent être utilisés pour faire de la « musique verte »[27]. On peut ainsi réaliser un hautbois de pissenlit[28] grâce à une tige souple d'environ 5 mm de diamètre et jouer de petites mélodies, imiter un canard ou le pleur d'un nourrisson[29].

Plante mellifère

[modifier |modifier le code]

Le pissenlit est uneplante mellifère. C'est une importante source de nourriture pour lesabeilles car il produit dupollen tôt au printemps mais aussi jusqu’à l’automne, puisque la floraison se poursuit et assure une source nutritive continue. De fait, pas moins de 93 espèces d’insectes se nourrissant de pollen de pissenlit ont été recensées[30].

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. François Couplan,Les plantes et leurs noms : Histoires insolites, Éditions Quae,(lire en ligne),p. 99
  2. (en) Dawn Macleod,Popular herbs : their history, growth, and use, Duckworth,,p. 63
  3. (en) Dawn Macleod,A book of herbs, Duckworth,,p. 63
  4. Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion, G. Dumé,Flore forestière française, Forêt privée française,,p. 2093
  5. Allusion sans doute à la rosette recouverte par la terre rejetée par la taupe qui creuse sa galerie, cette rosette étant « blanchie » comme les endives que butte le jardinier.
  6. "Mutated dandelion in Setagaya Tokyo", in Fukushima Diary, 8 mai 2012
  7. [Taraxacum dens leonis PPH / Pissenlit PPH (Pharmacopée française 2002)], fiche de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), 5 mars 2012
  8. Hippolyte Coste,Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes, Librairie Scientifique et Technique Albert Blanchard,,p. 428.
  9. Marie-Pierre Arvy et François Gallouin,Légumes d'hier et d'aujourd'hui,Belin,(lire en ligne),p. 377.
  10. Pierre Crété,Précis de botanique. Systématique des angiospermes, Masson,,p. 397
  11. Caractéristique utile à ladiagnose : lesakènes centraux non comprimés.
  12. G. J. H. Grubben,Légumes, PROTA,,p. 378
  13. (en) Leendert Pijl,Principles of dispersal in higher plants,Springer-Verlag,,p. 91.
  14. (en) Michael Hickey et Clive King,100 Families of Flowering Plants,Cambridge University Press,,p. 462
  15. Yves Sell, Claude Bénezra et Bernard Guérin,Plantes et réactions cutanées,John Libbey Eurotext,,p. 83
  16. abc etdFrançois Couplan,La cuisine est dans le pré, Primento,,p. 47.
  17. François Couplan,Le régal végétal. Plantes sauvages comestibles, Editions Ellebore,,p. 438.
  18. Michèle Bilimoff, Bourdichon,Promenade dans des jardins disparus. Les plantes au Moyen Age d'après les Grandes Heures d'Anne de Bretagne, Éd. Ouest-France,,p. 47
  19. Pierre LIEUTAGHI, « Pissenlit »Accès libre, surEncyclopædia Universalis(consulté le)
  20. Rhinite et Allergies L'info scientifique, « Peut-on devenir allergique aux pissenlits ? »Accès libre, surRhiniteallergique.be,(consulté le)
  21. (en) Whaley, W.G.; Bowen, J.S.,Russian dandelion (kok-saghyz). An emergency source of natural rubber., Misc. Publ. US Dept. Agric, 618,(lire en ligne),p. 1–212
  22. « Les premiers pneus en caoutchouc naturel européen - CIRAD »,
  23. « Découverte : des pneus en pissenlit »,
  24. (en) « Dandelion Rubber and Inulin Valorization and Exploitation for Europe »(consulté le)
  25. Attention Pissenlits !
  26. SandraGómez-Arroyo, ArisbelBarba-García, FranciscoArenas-Huertero et JosefinaCortés-Eslava, « Indicators of environmental contamination by heavy metals in leaves of Taraxacum officinale in two zones of the metropolitan area of Mexico City »,Environmental Science and Pollution Research,vol. 25,no 5,‎,p. 4739–4749(ISSN 0944-1344 et1614-7499,DOI 10.1007/s11356-017-0809-1,lire en ligne, consulté le)
  27. La musique verte est une pratique populaire qui consiste à fabriquer des instruments de musique en éléments naturels.
  28. La tige en début de saison est trop rigide. Il est recommandé de prélever une tige après la floraison. L'extrémité du côté du capitule est aplatie entre le pouce et l’index sur 2 ou 3 cm, ou fendue avec l'ongle sur 1 cm, simulant ainsi uninstrument à anche double. Il est possible de percer au canif ou avec le bout des ongles de petits trous le long de la tige pour obtenir différentes notes.
  29. Arnaud Pellerin,Le guide magique des instruments de la nature, Prikosnovenie,,p. 2
  30. (en) Jack Sanders,Secrets of Wildflowers, Rowman & Littlefield,,p. 27

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier |modifier le code]
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Taraxacum&oldid=231835023 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp