Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Tanakh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Tanakh
Jeu complet desrouleaux du Tanakh.
Titre original
Formats
Anthologie
Canon biblique
Texte sacré
Miscellanée(en)
Série d'œuvres(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Comprend
Langues
Hébreu biblique, araméen biblique(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Basé sur
Genre
Littérature religieuse(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvre dérivée

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Tanakh dans la collection duMusée juif de Suisse, imprimé enIsraël, 1962.

LeTanakh (enhébreuתנ״ך) est l'ensemble des livres de laBible hébraïque. Le mot est unacronyme de l'hébreuכתובים-נביאים-תּוֹרָה (« Torah-Nevi'im-Ketouvim »), formé à partir de la syllabe initiale de chacun des titres des trois parties constitutives :

On écrit aussiTanak (sansh à la fin), avec la terminologie suivante : Tanakh, Ancien Testament, Premier Testament ou Bible hébraïque.

La division que reflète l'acronyme T-N-K est bien attestée dans des documents de l'époque duSecond Temple, dans leNouveau Testament chrétien et dans lalittérature rabbinique, à ceci près qu'au cours de cette période l'acronyme en question n'était pas utilisé ; le terme correct étaitMiqra (« Lecture », renvoyant à une fonctionliturgique du texte), par opposition àMishna (« Enseignement », « Répétition ») ouMidrash (« Exégèse »). Le termeMiqra continue à être utilisé de nos jours, aux côtés deTanakh pour dénommer les Écritures hébraïques. Enhébreu moderne parlé,Miqra possède néanmoins uneconnotation plus formelle que Tanakh.

Les livres inclus dans le Tanakh étant pour la plupart écrits en hébreu, on l'appelle également la « Bible hébraïque ». Bien que l'araméen se soit introduit en bonne partie dans les livresde Daniel etd'Esdras, ainsi que dans une phrase duLivre de Jérémie et untoponyme de deux mots dans leLivre de la Genèse (Sefer Bereshit), ces passages sont écrits dans la mêmeécriture hébraïque. Les passages en araméen sont les suivants : Esdras 4.8, 4.7 et 12.26 ; Jérémie 10.11 ; Daniel 2.4 à 7.28.

Selon latradition juive, le Tanakh est constitué de vingt-quatre livres : la Torah contient cinq livres, lesNevi'im huit et lesKetouvim onze.

L’Ancien Testamentprotestant a exactement le même contenu que la Bible hébraïque, mais les livres sont présentés et classés différemment, les protestants comptant trente-neuf livres et non vingt-quatre. Ceci est dû au fait que les protestants, comme les autreschrétiens ont choisi de subdiviser certains livres de la religion juive.

L’expression « Ancien Testament », utilisée dans la tradition chrétienne, reflète la conviction que les Écritures d’Israël trouvent leur accomplissement dans le Christ. Ce point de vue diffère de la tradition juive, qui considère le Tanakh comme complet et autosuffisant ; selon la foi juive, il ne saurait d’ailleurs exister de « Nouveau Testament » en dehors des textes massorétiques.

L’expression « Premier Testament » tend ainsi à être privilégiée par certains biblistes non juifs, tandis qu’une distinction technique peut être établie entre le Tanakh et le corpus, proche mais non identique, que les protestants désignent sous le nom d’« Ancien Testament ». L’expression « Bible hébraïque » est enfin souvent préférée pour éviter toute ambiguïté terminologique ou confessionnelle.

L’Ancien Testamentcatholique etorthodoxe contient sept livres non inclus dans le Tanakh. Ils sont appelés « Livres deutérocanoniques » (lit. « canonisés secondairement », c'est-à-dire canonisés ultérieurement). Ils sont tirés de laSeptante, traduction grecque de la Bible duIIIe siècle av. J.-C. Ainsi, dans les Bibles chrétiennes, les Livres de Daniel et d'Esther peuvent contenir des textes deutérocanoniques, n'ayant été inclus ni dans le canon juif ni dans le canon protestant.

Nom des livres bibliques

[modifier |modifier le code]
Page d’unTargoum (traduction enaraméen) du Tanakh duXIe siècle.

Le textehébreu biblique ne consistait originellement qu'enconsonnes, avec des lettres utilisées de façon inconstante comme desvoyelles (matres lectionis). Au cours du hautMoyen Âge, lesMassorètes codifièrent la tradition orale de lecture duTanakh en ajoutant deux types spéciaux de symboles au texte : les signes deniqoud (ponctuation à fonction de voyelles) et decantillation, ces derniers indiquant la syntaxe, l'accent tonique et la mélodie pour lalecture.

Les Livres de laTorah ont des noms d'usage basés sur lepremier mot significatif de chaque livre. Les noms enfrançais n'en sont pas la traduction : ils sont basés sur les nomsgrecs créés pour laSeptante, lesquels étaient eux-mêmes basés sur les nomsrabbiniques décrivant le contenu thématique des Livres.

Les noms entre parenthèses sont ceux sous lesquels les livres sont connus dans le mondechrétien.

LaTorah (תורה « Loi ») également connue sous le nom dePentateuque se constitue de :

  • 1.Bereshit (בראשית, « Au commencement » /Genèse) ;
  • 2.Shemot (שמות, « Noms » /Exode) ;
  • 3.Vayiqra (ויקרא, « Et Il appela » /Lévitique) ;
  • 4.Bamidbar (במדבר, « Dans le désert » /Nombres) ;
  • 5.Devarim (דברים, « Paroles » /Deutéronome).

LesNevi'im (נביאים, « Prophètes ») sont :

  • Neviim rishonim (נביאים ראשונים, « Premiers prophètes ») :
  • 6. Yehoshoua (יהושע,Josué) ,
  • 7.Shoftim (שופטים,Juges) ,
  • 8. Shemouel (שמואל,Livres de SamuelI etII) ,
  • 9.Melakhim (מלכים,Livres des Rois -I etII) ;

LesKetouvim (כתובים, « Écrits ») consistent en :

Dates de rédaction

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Datation de la Bible.

Chapitres, versets et division des livres

[modifier |modifier le code]

Alors que les chrétiens lisent laBible dans des livres, les Juifs la lisent (du moins pour l'usage rituel) dans unrouleau. La division en chapitres n'a donc aucune signification dans la tradition juive, qui divise la Torah enparashiyot (péricopes, sections), elles-mêmes divisées en sept parties thématiques, et les autres Livres selon les épisodes narratifs. Elle a néanmoins été ajoutée dans la plupart des éditions modernes du Tanakh, afin de faciliter la localisation et la citation de ceux-ci. La division deSamuel,Rois, etChroniques enI etII est également indiquée sur chaque page de ces livres, afin d'éviter toute confusion dans lacapitation biblique, celle-ci suivant la tradition textuelle chrétienne.

L'adoption de la capitation chrétienne par les Juifs commença enEspagne, aux alentours duXIIIe siècle, en partie du fait desdisputations, qui sont des débats interreligieux forcés dans le contexte de l'Inquisition espagnole naissante. Ces débats requéraient en effet un système de citation biblique commun. Du point de vue de la tradition textuelle juive, la division en chapitres est non seulement une innovation étrangère sans aucun fondement dans lamessora, mais elle est également critiquable car la division en chapitres reflète souvent l'exégèse chrétienne de la Bible, et quand bien même ce ne serait pas le cas, elle est artificielle, divisant le texte en des endroits jugés inappropriés pour des raisons littéraires ou autres.

Néanmoins, comme leur utilité a été prouvée pour les citations, elles continuèrent à être incluses par les Juifs dans la plupart des éditions hébraïques.

Les nombres des chapitres et des versets étaient souvent indiqués de façon prééminente dans les anciennes éditions, comme dans laBible du Rabbinat, au point de recouvrir les divisions massorétiques traditionnelles. Cependant, dans de nombreuses éditions juives du Tanakh publiées au cours des quarante dernières années, il s'est produit une tendance notable à en minimiser l'impact sur les pages imprimées.

La plupart des éditions réalisent ce but en reléguant lanumération en marge des textes. Le texte de ces éditions est ininterrompu tout au long des chapitres (dont le début est uniquement notifié en marge). L'absence de capitation dans ces éditions renforce également l'impact visuel créé par les espaces et « paragraphes » des pages, qui indiquent la division traditionnelle juive enparashiyot.

Ces éditions modernes présentent les Livres de Samuel, des Rois, des Chroniques etd'Ezra comme un seul livre dans leur table des matières, et ne font aucune mention dans le texte de leur division en deux parties, bien qu'elle soit notée dans les marges supérieures et latérales. Le texte deII Samuel, par exemple, suit celui deI Samuel sur la même page, sans espacement particulier dans le flux du texte, et peut même continuer sur la même ligne.

Torah écrite (Torah shé bi ktav) et Torah orale (Torah shé bé al pé)

[modifier |modifier le code]

Lejudaïsme rabbinique enseigne que laTorah fut transmise en parallèle avec unetradition orale qui la complète. Cette croyance n'est pas partagée par lesJuifs karaïtes, lesBeta Israël, lesSamaritains, ainsi que la majorité desChrétiens, à l'exception de certains groupesmessianiques.

Selon les tenants de laloi orale, de nombreux termes et définitions utilisés dans la loi écrite ne sont pas définis dans la Torah elle-même, ce qui suppose de la part du lecteur une familiarité avec le contexte et le détail, lesquels ne pourraient être connus que via une antique tradition orale.

Les opposants à la tradition orale objectent que, de l'important corpus des travaux rabbiniques qui la compose, seule une partie sert à clarifier effectivement le contexte. Ces travaux rabbiniques, collectivement connus comme « la Loi orale » [תורה שבעל פה], incluent laMishna, laTosefta, les deuxTalmuds (de Babylone etde Jérusalem), ainsi que les premières compilations duMidrash.

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Unecatégorie est consacrée à ce sujet :Tanakh.

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Textes en ligne
Guides de lecture (en anglais)
v ·m
Structure
Versions et traductions
Exégèse biblique
Lieux
Personnages
Peuples
v ·m
Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune auxcanonsjuif etchrétiens)
Torah
(Pentateuque)
Nevi'im
(Prophètes)
Ketouvim
(Autres Écrits)
Livres deutérocanoniques
(canoncatholique etorthodoxe)
Canonorthodoxegrec etslavon
Canonorthodoxe géorgien
Canon biblique orthodoxe tewahedo
Peshittasyriaque
v ·m
Général
Vie juive
Principes de foi
Textes
Dirigeants
Culte
Figures du culte
Courants
Culture
Histoire du
peuple juif
Afrique
Amérique
Asie
Europe
Océanie
Articles liés
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tanakh&oldid=229527745 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp