Le Tamil Nadu a été créé selon descritères linguistiques en 1956 : il correspond à peu près aux régions d'Inde où l'on parletamoul. Il s'appelait « État de Madras » jusqu'en 1960.
Selon des scientifiques et des historiens, les Dravidiens seraient des descendants d'agriculteursnéolithiques d'Asie occidentale (Monts Zagros)[5] qui ont conquis et largement déplacé les chasseurs-cueilleurs locaux. Certains ont postulé l'idée d'un lien entre les proto-Dravidiens et lesÉlamites du sud de l'Iran[6].
Lors de l'indépendance de l'Inde, en 1947, laprésidence de Madras devint l'État de Madras. Il comprenait le Tamil Nadu, l'Andhra Pradesh, ainsi qu'une partie des États de l'Orissa, du Karnataka et du Kerala. Les frontières actuelles datent de 1956.
La population du Tamil Nadu a été sévèrement touchée par letsunami de décembre 2004 avec plus de trois mille morts.
L'État, tout comme l'ensemble de la côte est de l'Inde, est vulnérable au risquecyclonique. En moyenne, un à deux cyclones importants touchent la région chaque année, durant la saison des pluies hivernales[9]. La sécheresse est également unaléa dans de nombreux secteurs, notamment le sud-est (Ramnad,Madurai) et le nord-ouest (Coimbatore)[7].
Le principal cours d'eau de l'état est le fleuveKaveri, dont le cours et lebassin versant occupent la partie centrale du territoire. Le reste de l'état est traversé par d'autres rivières d'importance, qui sont notamment lePalar, le Ponnaiyar et le Vellar au nord, laVaigai, leVaipar et laThamirabarani au sud.
Les villes principales sont :
Chennai anciennementMadras : capitale de l'État ; quatrième ville du pays par la taille ; ville industrielle (automobile) ; port et aéroport international.
Coimbatore : ville industrielle (dont textile) située dans l'Ouest de l'État et desservi par un aéroport international.
Le Tamil Nadu est divisé depuis 2020 entrente-huit districts[10], qui ont été constitués au fil du temps, à partir de douze districts initiaux qui composaient la partie tamoulophone de laprésidence de Madras.
En 1986, le Tamil Nadu a supprimé son Conseil législatif au profit d'une législature monocamérale, comme la plupart des États indiens. Une tentative de recréation du Conseil a été stoppée en 2011 par laCour suprême[11].
Résultats des élections législatives de l'État de 2011
Lors des élections de 2011, la coalition dirigée par le DMK (DMK+, allié au Congrès) a été défaite par l'alliance autour de l'AIADMK sous la houlette deJayalalithaa.
Dans l’État du Tamil Nadu, le sable de plage recèle des minerais très convoités, comme legrenat, l’ilménite, lerutile, lezircon, lesilicate, leleucoxène ou lamonazite. Depuis des années, de véritables mafias font la loi dans ce secteur. Selon la journaliste Sandhya Ravishankar, qui fut harcelée : « La mafia du sable a des connexions avec des responsables politiques, des policiers et des fonctionnaires au sein même du gouvernement. Dès que vous révélez leurs agissements, ils ne vous lâchent plus ! »[12]. Comme de nombreux États de l'Inde, le Tamil Nadu est aussi concerné par un système politique en partienéo-patrimonialiste, reposant sur une classe politique régionale formée par le mouvement dravidien[13]. Laliberté de presse et laliberté d'expression y sont des droits fondamentaux particulièrement sous pression[14],[15]. Desmilitants, fonctionnaires et citoyens ordinaires engagés dans la lutte contre la corruption et les irrégularités gouvernementales, font régulièrement l'objet d'agression, dedétention arbitraire, parfois d'assassinat[14],[16]. Le, Jagaber Ali, unlanceur d'alerte ayant documenté durant quatre ans une importante affaire d'exploitation minière illégale dans ledistrict de Pudukkottai (au sud-est de l'État), est écrasé vivant par un camion alors qu'il se rendait à unemanifestation populaire. Il avait estimé à 8,4 milliards de roupies la valeur totale des minerais extraits illicitement dans cette seule région[17],[18].
Selon le recensement religieux de 2011, le Tamil Nadu comptait 87,6 % d'hindous, 6,1 % dechrétiens, 5,9 % demusulmans, 0,1 % dejaïns et 0,3 % suivant d'autres religions ou aucune religion[20].
L'une des formes de danse classique de l'Inde, leBharata Natyam, est originaire du Tamil Nadu. Des chorégraphes et danseuses bien connues, commeMalavika Sarukkai, sont aussi originaires de cette région.
Originaires du Tamil Nadu, leSilambam (pratiqué de nos jours en mode d'autodéfense mais aussi durant les festivals sous une forme acrobatique), leVarma Kalai (art des points vitaux), et le style du Sud duKalaripayat comptent parmi les plus anciens arts martiaux du monde.
Le Tamil Nadu est le premier État indien producteur dejasmin, avec une production annuelle de 77 247 tonnes sur une surface cultivée de9 360 hectares. Les fleurs produites sont exportées dans les pays voisins, auSri Lanka, àSingapour, enMalaisie et dans les pays duMoyen-Orient[21]. Elles sont aussi absorbées localement pour les productions de la fleuristerie indienne, telles que lesgajras et lesmâlâs (guirlandes de fleurs).
Kanyakumari ou Cap Comorin est la ville la plus méridionale de la péninsule indienne, située sur lecap du même nom.
Nataraja est un aspect deShiva très vénéré et emblématique du Tamil Nadu.
LeChettinad est une région célèbre pour ses villages de grandes demeures habitées par la communauté des Nattukottai Chettiars.
Le Temple deRameshwaram est l'un des sites de pèlerinages les plus fréquentés de toute l'Inde. Un lieu associé à l'épopée duRamayana, qui est aussi un desChar Dham.