Carte de la région d'Aden vers 1890.L'ancien sultan de Tadjoura, Aboulaker Moumat Houmed, et Richard W. Hunt, commandant de la Combined Joint Task Force Horn of Africa.
Tadjoura ouTadjourah (Tagórri enafar, تاجورةTağūrra enarabe) est la plus ancienne ville située sur le territoire deDjibouti. Cette ville littorale, située au nord-ouest dugolfe éponyme, est le chef-lieu du district et de larégion de Tadjoura.Par sa population, Tadjoura est la deuxième ville du pays, aprèsDjibouti. C'est une ville historique afar
Le climat de Tadjoura est de typetropicalsemi-aride, avec une température moyenne annuelle de 26.5 °C et un total de 186 mm de précipitations par an.
La réserve naturelle duparc national de la Forêt de Day est un reste de forêt primaire. Son existence montre la ressource en eau comme le cascade de Bankoualé, également utilisée pour l'élevage et une petite production de fruits et légumes.
Le nom francisé Tadjoura provient de la forme arabiséeTağūrra, elle-même issue du nom afarTagórri, signifiant « celui qui a des outres à puiser », faisant référence à la relative richesse en eau de la ville[2].
Tadjoura est la plus ancienne ville du territoire djiboutien, siège du sultanatafar d'Ad-Ali depuis leXVIe siècle. Elle aurait eu 3 000 habitants au milieu duXIXe siècle, seulement 800 vers 1890. La ville a subi cinq incendies auXIXe siècle. Deux volontaires à la suite de conflits, en 1814 et 1866, et trois accidentels, en 1893, 1897 et 1905.
Comme de nombreux commerçants,Arthur Rimbaud est passé à Tadjoura d'avril à, en se rendant àHarar. Il est possible d'y visiter une maison dite de Rimbaud, où le poète aurait vécu[3].
Malgrél'abolition du commerce des esclaves par décret du[Où ?][5], celui-ci se poursuit sans doute jusqu'aux années 1930[6].
Tadjoura a aussi été, dans la seconde moitié duXIXe siècle, un point de transit pour le commerce des armes à destination de l'Éthiopie et duShewa. L'importance commerciale de la ville décline à partir de la création de Djibouti en 1888, puis la construction duchemin de fer entre Djibouti et Addis-Abeba à partir de 1897, qui atteintDire Dawa en 1902 etAddis-Abeba en 1917.
Le port a été ré-aménagé et modernisé en2000 pour un coût de 1,64 million de dollars, et inauguré le10 octobre par le présidentIsmail Omar Guelleh[7].
Un nouveau port, une voie ferroviaire et une route vers l'Éthiopie sont en cours de réalisation (2014).
↑Didier Morin, "Tadjoura," in Dictionnaire historique afar (1288-1982). France: 2004, p. 250.
↑Jean-Pierre Tuquoi, « Djibouti, l'empreinte du temps »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le).
↑Richard K.P. Pankhurst,Economic History of Ethiopia (Addis Ababa: Haile Selassie University Press, 1968),p. 83 et 249
↑Richard K.P. Pankhurst,Economic History of Ethiopia (Addis Ababa: Haile Selassie University Press, 1968),p. 103
↑Colette Dubois, «Une traite tardive en mer Rouge méridionale: la route des esclaves du golfe de Tadjoura (1880-1936)»,in Henri Médard,Marie-Laure Derat, Thomas Vernet, Marie Pierre Ballarin, dir.,Traites et esclavages en Afrique orientale et dans l'océan Indien, Paris, Kathala, 2013,p. 197-222.
↑"Horn of Africa, Monthly Review, September - October 2000", UN-OCHA Archive (accessed 23 February 2009)