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| Conjoint | Danuta Konwicka(d) |
| Enfant | Maria Konwicka(d) |
| Parti politique | Parti ouvrier unifié polonais(à partir de) |
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| Distinctions | Liste détaillée |
Tadeusz Konwicki est unécrivain,réalisateur etscénaristepolonais, né le àNowa Wilejka (lt), aujourd'hui en territoirelituanien, et mort le(à 88 ans) àVarsovie.
Tadeusz Konwicki s'engage au cours de laSeconde Guerre mondiale aux côtés deArmia Krajowa, ce qui est très mal vu par le pouvoir polonais après 1945. Il commence des études de lettres modernes polonaises à la faculté deVarsovie[1], mais il n'obtient pas le diplôme de fin d'études.
Tadeusz Konwicki se lie auParti ouvrier unifié polonais, et ses débuts littéraires sont marqués par l'envie de rompre avec le passé. L’illusion d'un avenir meilleur avec cette formation politique disparaît après quelques années : Konwicki n’a jamais respecté parfaitement les instructions du Parti. Il appartenait à la génération de « Pryszczaci » (« Boutonneux », car le personnage pivot du groupe,Wiktor Woroszylski, avait quelques problèmes cutanés), la génération de nulle part, dont personne ne se réclame. Trop jeunes pour pouvoir se faire un fonds de commerce sur la Résistance, trop vieux pour suivre naïvement.
Ce « nulle-part » a marqué l’œuvre de Tadeusz Konwicki. À partir de 1956, il introduit dans ses romans le pays de son enfance,Kolonia Wilenska (pl), aux alentours deVilnius. Mais ce sentimentalisme innocent est légèrement ironique : un paradis imaginaire et patriotique cache une certaine dérision. Dans les années suivantes, Konwicki devient l'un des écrivains phares du mouvement d’opposition au parti unique. DepuisLe Calendrier et la Clepsydre (pl) (1976), Konwicki écrit, année après année, sonJournal mensonger (łże-dziennik), un cahier de notes et de ragots, où l'un des rôles principaux est tenu par Kot Iwan, le fidèle chat de l’écrivain.
Tadeusz Konwicki est un des seuls artistes polonais de son époque à savoir faire du cinéma et de la littérature avec un succès égal. Précurseur ducinéma d'auteur (Le Dernier Jour de l'été, 1958), Konwicki a réalisé très peu de films.Ses œuvres, originales et visionnaires, comme le film autobiographiqueSi loin, si près d'ici (1972) ouSur les bords de l'Issa (1982), tiré du roman deCzesław Miłosz,prix Nobel de littérature, rendent compte de la richesse ethnique de la Pologne d’autrefois, où lesPolonais, lesJuifs, lesRusses, lesLituaniens, lesAllemands vivaient côte à côte.
Son dernier film,Lawa, le plus dramatique, rend compte d'un élément constamment présent dans l'esprit de Konwicki : l'incapacité de vivre avec après laShoah. Dans ce film, au premier abord simple mise en scène du drame romantique polonais peut-être le plus célèbre,Les Aïeux d'Adam Mickiewicz, Tadeusz Konwicki introduit quelque chose de profondément troublant : pendant un monologue du héros, connu sous le nom deGrande Improvisation, qui s'adresse àDieu et qui, à la fin, doute de sa bonté, le réalisateur fait apparaître les images descamps de concentrationnazis. Ce dernier film de Konwicki n'a, contrairement à beaucoup de ses livres, rien d'ironique.
Tadeusz Konwicki vivait avec son public : pendant des dizaines d'années on pouvait déjeuner avec lui àVarsovie, toujours à la même heure et dans la même cantine, qui se trouve dans les sous-sols de sa maison d'édition,Czytelnik (pl).
Dans les années 1950, Konwicki rencontre celle qui deviendra par la suite son épouse et avec qui il aura deux filles : Danuta Lenica, peintre et illustratrice, fille d'Alfred Lenica (pl), un peintre reconnu, et sœur deJan Lenica, auteur de films d'animation et d'affiches.
Il meurt le(à 88 ans) àVarsovie[2].
Note : il ne s’agit que des films dont Konwicki est le réalisateur. La liste complète de ses contributions cinématographiques se trouve surIMDb.
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