Cet article traite uniquement de l’île de Taïwan au sens strict, notamment sur le plan de la géographie physique et climatologique. Pour les autres domaines concernant l'île depuis 1949, voirTaïwan.
L'île de Taïwan représente le plus important territoire de larépublique de Chine, ce qui explique que cette dernière soit également appelée Taïwan par abus de langage.
En 1624, des marinsnéerlandais, sous l'égide de laCompagnie néerlandaise des Indes orientales, accostent sur la côte ouest de l’île. La compagnie y installe un comptoir, dans la ville actuelle d’Anping (安平) qui fait partie de l’aire urbaine deTainan (chinois simplifié :台南 ; chinois traditionnel :臺南 ; pinyin :táinán ; zhuyin :ㄊㄞˊ ㄋㄢˊ ; litt. « Sud de Taiwan », par opposition àTaipei (台北 / 臺北, táiběi, zhuyin :ㄊㄞˊ ㄅㄟˇ, « Nord de Taiwan »). À cette époque, la ville est occupée par un peuple indigène : lesSiraya. C’est alors un peuple vivant dans les plaines à l’opposé des peuples indigènes aujourd'hui plus connus, occupant les montagnes de l’île. La ville d’Anping semblait alors nommée « daouan » en langue des Siraya. Elle fut retranscrite par (大灣, « grande baie », 台員, 大員, 台圓, 大圓 et 台窩灣 par les Chinois. Les Hollandais[réf. souhaitée] retranscrivirent le son avec l’alphabet latin par Taïwan (duchinois :臺灣 ; pinyin :táiwān) et l’usage « d’aller à [la ville de] Taïwan » a donné son nom à cette île.
Celle-ci sera longtemps connue enfrançais sous le nom deFormose, etFormosa dans la majorité des autres langueseuropéennes (ceci durant toute la période antérieure auxannées 1960), puisque les marinsportugais l’appelaientIlha Formosa, la « belle île »[1].
L’île de Taïwan fait partie de laceinture de feu du Pacifique (ruban de 452 volcans qui relie en ondulant lacordillère andine à laNouvelle-Zélande) et est dans le prolongement direct duJapon ; elle est donc également soumise à destremblements de terre. Au nord deTaipei, leDatun est encore actif, et la menace d'une éruption, après cinq mille ans de sommeil, est prise très au sérieux par les volcanologues de l'observatoire national. Face à son cratère éventré, sa grande sœur, lamontagne aux Sept Étoiles continue de cracher ses fumerolles. L'intense activité géothermique a fait jaillir du sol plus de 150sources chaudes, les « wen chuan », en chinois, ou « onsen », dans la prononciation à la chinoise (on'yomi) de la langue de l'ancien occupant japonais (entre 1895 et 1945). L'île, située sur une zone de subduction — là où la plaque tectonique de l'Eurasie plonge sous celle desPhilippines —, est soumise à de fréquents séismes, comme en 1999, quand unesecousse de magnitude 7,3 avait fait près de 2 500 morts, et coûté sept milliards d'euros. Les montagnes de laChaîne centrale, cette épine dorsale soutenant l'île du nord au sud, portent encore les balafres desglissements de terrain qui emportèrent avec eux routes et forêts.
L’île est couverte essentiellement de montagnes, mais la partie occidentale est plate au centre et au sud. Le sommet le plus haut est la montagneYu Shan (玉山Yùshān, montagne de Jade) qui culmine à 3 952 mètres.
Taïwan possède des paysages variés, qui alternent entre pics enneigés, forêts tropicales et récifs coralliens[2].
Depuis 1987 et la création d'un ministère de laprotection de l'environnement, huit parcs nationaux, vingt réserves et une trentaine de zones d'habitats naturels préservés ont vu le jour, verrouillant près de 20 % du territoire[3].