Taïwan est habitée depuis au moins 25 000 ans. Les ancêtres des peuples autochtones taïwanais se sont installés sur l’île il y a environ 6 000 ans. Au XVIIᵉ siècle, une immigration chinoise Han à grande échelle a commencé sous la domination coloniale néerlandaise et s’est poursuivie sous le règne duRoyaume de Tungning, le premier État principalement Han de l’histoire taïwanaise.
L'île de Taïwan est partiellement conquise par lesMandchous[10] de 1683 à 1895 sous latutelle des Qing, puis cédée auJapon, par letraité de Shimonoseki (1895), à la suite de lapremière guerre sino-japonaise. Ce pays entreprend le développement de Taïwan, la dotant d'infrastructures importantes. La République de Chine, qui avait renversé lesQing en 1912 sous la direction deSun Yat-sen, a repris le contrôle après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945. En 1949, le gouvernement de la république contrôlé par leKuomintang s'y installe, après avoir perdu laguerre civile contre lescommunistes enChine continentale. Cette installation s'accompagne d'untransfert massif de population. En,Hainan est à son tour occupée par l’armée populaire de libération ; la république de Chine ne contrôle alors plus que l'île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits.
La république de Chine a représenté seule la Chine à l'ONU jusqu'en 1971, date à laquelle elle a étéremplacée par la république populaire de Chine. Depuis, Taïwan entretient desrelations diplomatiques officielles avec une douzaine de pays, et des relations officieuses avec de nombreux autres dont la république populaire de Chine qui, néanmoins, refuse toute relation diplomatique avec les pays reconnaissant la république de Chine.
Cependant l'indépendance de l'île, considérée par Pékin comme uncasus belli, notamment pour éviter un conflit armé, n'a jamais été proclamée même si depuis lesannées 1990, ladémocratisation de Taïwan a laissé s'exprimer des contestations de cestatu quo par des mouvements minoritaires, revendiquant soit la séparation, soit l'intégration à la république populaire de Chine.
Sur le plan politique, l'histoire officielle de la république de Chine débute par lapremière période républicaine, après la chute de l'empire Qing en 1911 et la proclamation de la République le de l'année suivante. À partir de 1945, elle se confond ensuite avec l'histoire de Taïwan, quand l'île, annexée par l'empire du Japon depuis lapremière guerre sino-japonaise, est rétrocédée par les Japonais à la suite de leur défaite par l'armée américaine, mettant fin à laSeconde Guerre mondiale.
Les traces d'occupation humaine de Taïwan sont anciennes : des restes humains datés au carbone 14 de 30 000 ans ont été retrouvés à Taïwan ; on a donné à ces restes humains le nom d'Homme de Zuozhen. Vers l'an 4000 avant notre ère, les ancêtres des populationsaustronésiennes actuelles arrivent à Taïwan en provenance du sud-est de la Chine. Selon la théorie diteOut of Taiwan (« sortie de Taïwan »), ils peuplent ensuite lesPhilippines vers2500 av. J.-C., puis d'autres régions d'Asie du Sud-Est.
Les populations anciennes de Taïwan sont proches génétiquement des anciennes populations de la cultureLapita. Elles partagent également beaucoup d'allèles avec les populations du sud de la Chine delangues taï-kadaï. Ces résultats renforcent l'hypothèse selon laquelle les populations de langue taï-kadaï sont à l'origine de l'arrivée de l'agriculture dans l'île il y a près de 5 000 ans[16]. Les cultures austronésiennes à Taïwan se développent sans ingérence extérieure majeure jusqu’au début duXVIIe siècle et l’arrivée des Européens.
En 1626, le gouverneur général (espagnol) desPhilippines envoya une expédition sous la conduite du capitaine Antonio Carreño, avec le père Bartolomé Martínez, qui avait déjà visité auparavant la côte de la Formose. Cette expédition parcourut la côte de l'île, et mouilla l'ancre dans le port deKeelung, où ils fondèrent la ville de San Salvador,en lui donnant le nom de la fête tous les Saints[Quoi ?] et en créant en 1632 quelques missions chrétiennes très actives.[réf. nécessaire]
LesNéerlandais qui entreprennent la colonisation de l’île encouragent la migration chinoise à ses débuts, notamment dans le but de cultiver les terres. Cette migration s'accélère et entraîne un changement irrémédiable pour les populationsaborigènes et pour l'avenir de l'île, en particulier à travers le métissage de la population. Zheng Chenggong, plus connu en Occident sous le nom deKoxinga, chasse les Néerlandais de Taïwan en 1662 et la migration chinoise continue vers l'île. Pourtant, Zheng Chenggong, fidèle à ladynastie Ming chassée de la gouvernance de la Chine par lesMandchous, puis son filsZheng Jing considèrent alors surtout Taïwan comme une base arrière en vue de reconquérir la Chine continentale. Les estimations donnent à l'époque des Zheng une population de 100 000 Chinois, contre 50 000 à l’époque des Néerlandais, et autant d'aborigènes. Cette migration étant à ses débuts quasi exclusivement masculine, beaucoup de Chinois prendront comme épouses des aborigènes. Taïwan est prise aux Zheng par les Mandchous (dynastie Qing) en 1683 et restesous son contrôle, jusqu'en 1895. Initialement considérée comme une simple possession chinoise, objet de rébellions fréquentes[18], elle devient uneprovince indépendante en 1887[19]. Au début duXIXe siècle, Taïwan compte déjà plus de deux millions de Chinois.
Ère industrielle, colonisation européenne puis japonaise
Les troupes du Parti nationaliste chinois (Kuomintang) deTchang Kaï-chek arrivent à Taïwan en 1945, dès le retrait des troupes japonaises, et larépublique de Chine recommence à gouverner l’île. L’île a été globalement épargnée par les destructions. À leur arrivée, les soldats chinois s'en étonnent et décrivent un pays développé et presque intact. Rapidement toutefois, des pénuries alimentaires apparaissent et des épidémies depeste bubonique et decholéra se propagent[21].
Très vite, le malaise s’installe entre les nouveaux venus et la population taïwanaise et le éclatent, sous le nom d'Incident 228, des émeutes et leur violente répression, provoquant la mort d'environ 30 000 Taïwanais, et laloi martiale est proclamée, c'est le début de la « Terreur blanche ». Après sa défaite face auParti communiste chinois deMao Zedong,Tchang Kaï-chek se replie à Taïwan en décembre 1949[22], avec près de deux millions de continentaux qui fuient le nouveau régime.
Tchang Kaï-chek reprend la présidence à vie de manière officielle en. Taïwan vivra alors pendant plusieurs décennies sous une dictature dirigée par le Kuomintang, avec l'appui des États-Unis, qui visait encore à cette époque la reconquête de laChine continentale, Taipei n'étant considérée que comme capitale administrative provisoire en attendant le retour àNankin[23],[24],[25].
En 1971, à la suite d'une demande formulée par 17 de ses membres, puis du rejet par la république populaire de Chine d'une proposition des États-Unis de reconnaître les deux nations chinoises[26], l'ONU vote larésolution 2758, par laquelle la république de Chine perd son siège au profit de la république populaire de Chine, qui devient le seul représentant de la Chine à l’ONU.
En 1978,Chiang Ching-kuo, fils deTchang Kaï-chek mort trois ans plus tôt, devient le président de la république de Chine. Le régime, très autoritaire, s'assouplit peu à peu, comme en témoigne l'émergence d'un nouveaucinéma taïwanais (représenté par des cinéastes commeHou Hsiao-hsien,Edward Yang etTsai Ming-liang entre autres), qui aborde des questions historiques et d'identité de l'île. La parole devient plus libre, pour aboutir en 1987 à la levée de laloi martiale. En 1988,Lee Teng-hui lui succède et continue sa politique.
Dans les années 1980 et 1990, Taïwan évolue vers ladémocratie[27]. Le premier parti d'opposition, leParti démocrate progressiste (Minjindang) est créé en 1986. En 1996, Lee Teng-hui organise la première élection présidentielle au suffrage universel direct, qu'il remporte largement.
En 2000, l'opposition deChen Shui-bian et lacoalition pan-verte gagnent les élections : Chen Shui-bian est le premier président du pays à ne pas appartenir auKuomintang. Il entreprend la consolidation de l'identité taïwanaise.
En 2004, il est réélu de justesse au cours d'une élection controversée et à la suite d'une tentative d'assassinat contre lui-même et la vice-présidenteAnnette Lu. Le, le Kuomintang sort largement vainqueur des élections régionales. En,Ma Ying-jeou, candidat du Kuomintang, est élu à la présidence de la République. Il est réélu pourun second mandat le avec 51,6 % des voix[28] contre la candidate duParti démocrate progressisteTsai Ing-wen. En janvier 2016, leparti démocrate progressiste remporte à la fois lesélections présidentielles et législatives, ce qui ne s'était encore jamais produit. L'indépendantisteTsai Ing-wen remporte l’élection présidentielle avec 56 % des voix contre 31 % pourEric Chu, le candidat du parti jusqu’ici au pouvoir, le Kuomintang. Tsai Ing-wen devient par ailleurs la première femme présidente de Taïwan[29]. Le Parti démocrate progressiste (Minjindang) dont elle est issue remporte de son côté 68 des 113 sièges duParlement, lui offrant ainsi une majorité parlementaire solide.
Deux ans plus tard, lors desélections provinciales etmunicipales du, le parti démocrate progressiste sort perdant du scrutin, ne conservant que six sièges municipaux sur 22, tandis que 15 sièges reviennent au Kuomintang[30].
Le 11 janvier 2020, Tsai Ing-wen est néanmoins réélue avec 57,1 % des voix et un taux de participation record de 74,9 %[31] devantHan Kuo-yu, le candidat pro-Pékin. Avec 61 députés sur 113, son parti conserve la majorité au parlement malgré la perte de sept sièges.
Depuis la fin duXXe siècle, quatre partis politiques majeurs sont présents. LeKuomintang est au pouvoir de 1950 à 2000. LeParti démocrate progressiste (Minjindang) gagne les élections en 2000 et conserve sa place à la suite du scrutinde 2004. Jusqu'à la fin des années 1980, les principaux responsables politiques taïwanais étaient pratiquement tous recrutés au sein de la minorité des héritiers de la défaite de 1949, au détriment des Taïwanais de souche. Alors que le présidentChiang Ching-kuo décède en 1988, son vice-président,Lee Teng-hui, lui succède ; ce dernier est alors le premier Taïwanais de souche à accéder au rang de président de la république[32].
En 2008, de nouvelles élections ramènent au pouvoir le Kuomintang. Les deux autres partis d'importance sont leParti du peuple d'abord (Qinmindang, allié au Kuomintang dans la coalition pan-bleue) et l'Union pour la solidarité de Taïwan, partenaire du Minjingdang au sein de la coalition pan-verte. Le candidat du Kuomintang est réélu en janvier 2012 et obtient la majorité au parlement.
Les relations avec laChine continentale sont une des préoccupations prioritaires de la politique de Taïwan pour des raisons historiques, sociologiques (de nombreux Taïwanais ont leur famille ou travaillent sur le continent) et géographiques.
La question de l'indépendance formelle de Taïwan vis-à-vis de la république populaire de Chine est épineuse mais centrale au sein de la société. La classe politique doit en effet conjuguer les pressions de Pékin qui cherche une réunification et le sentiment de la population qui se veut plus distant de cette idée. Un sondage du 30 mai 2016[33] mené par leTaiwan Indicators Survey Research indique en effet que 52,6 % des habitants seraient favorables à une indépendance officielle, 30,9 % y seraient opposés et 16,5 % seraient indécis. La proportion des personnes favorables à l'indépendance est encore plus forte chez les 20-29 ans et s'élève à 72 %, ce qui représente un réel défi pour les relations entre larépublique populaire de Chine et les autorités de Taïwan dans les années à venir.
Les prérogatives de l'Assemblée nationale (établie en 1947 par la Constitution de la république de Chine et transplantée à Taïwan en 1949) ont été progressivement transférées au Yuan législatif. L'Assemblée nationale a officiellement été supprimée en 2005.
Depuis 2014, la république de Chine est divisée en six municipalités spéciales, trois villes de niveau provincial et 13 comtés, dont trois ne sont pas situés sur l'île de Taïwan (comtés de Penghu, de Kinmen et de Lienchiang). À part les six municipalités spéciales qui sont dirigées directement par l'administration centrale, le reste de ses subdivisions administratives est théoriquement réparti sur deux provinces : celle deTaïwan et celle duFujian. Or, la Constitution amendée en 1996 a abrogé largement l'autonomie des provinces et leurs fonctions ; les lois concernant l'autonomie des provinces et des comtés ont été abolies. Dès lors, les lois du gouvernement local sont entrées en vigueur et les comtés sont désormais contrôlés par le ministère de l'Intérieur.
Région dirigée par le gouvernement de la république de Chine[34].
La Constitution de la république de Chine dispose qu’elle est le seul gouvernement légal de la Chine (vue comme une entité incluant Taïwan et la Chine continentale). Toutefois, depuis lesannées 1990, Taïwan ne réclame plus la souveraineté sur le continent[35].
Taïwan est un État indépendantde facto, sans que l’indépendance ait jamais été officiellement proclamée[36],[37]. Sujet politique par excellence, les différents partis (coalition pan-bleue,coalition pan-verte et d'autres partis) de l’île se définissent principalement par rapport à cette question.
Taïwan souhaite réintégrer en son nom propre lesNations unies dont elle a été exclue le (ainsi que de toutes les organisations qui en dépendent) au profit de larépublique populaire de Chine, supposée désormais la représenter à l'international. Toutes ses tentatives de réintégrer l’organisation ont été refusées par l’ONU, du fait de lapolitique d'une seule Chine imposée par la république populaire de Chine[41], et du fait que Taïwan n'a jamais proclamé son indépendance officiellement. Se considérant toujours comme la même entité juridique depuis 1912, elle fait même partie desmembres fondateurs en 1945, ce qui rend une réadhésion juridiquement compliquée en l'état. Le problème juridique est que la Chine communiste ne se proclame pas en tant que nouvel État chinois fondé en 1949 mais revendique bien la continuité unique avec laChine impériale disparue en 1912, écartant l'autre république rivale de la chronologie et reprenant à son compte tous les engagements signés entre 1912 et 1949.
Un référendum national taïwanais concernant la réadhésion à l'ONU a été organisé en en même temps que l'élection présidentielle. Environ 95 % des votants étaient favorables à une adhésion à l'ONU, que ce soit sous le nom de Taïwan ou sous tout autre nom qui conviendrait aux instances internationales[42], mais ce référendum fut un échec du fait d'une trop faible participation : seuls 35,8 % des électeurs ont participé au vote alors qu'il aurait fallu un minimum de 50 % de votants pour que le référendum fût considéré comme valide.
Taïwan dispose toutefois du statut d’observateur ou de membre associé auprès de vingt autres organisations intergouvernementales et structures affiliées, telles que l'OMC, l'APEC, l'OCDE, laBID ou encore laBERD.
Taïwan ne fait plus partie duFMI depuis son éviction par la république populaire de Chine en 1980[43].
De 2009 à 2016 (année de l’élection démocratique de l'indépendantisteTsai Ing-wen), Taïwan était invité chaque année en tant qu'observateur à l'Assemblée mondiale de la santé, l'organe décisionnel de l'OMS qui dépend des Nations unies[44],[45].
Cependant, en pratique, la plupart des pays,y compris la république populaire de Chine, ont des relations diplomatiques officieuses avec Taïwan, certains par le biais de bureaux de représentation faisant office de consulats[47].
En revanche, certaines institutions infra-étatiques ont des relations internationales importantes avec Taïwan. C'est le cas de laRégion flamande (entité fédérée du royaume deBelgique), qui a conclu un accord pour étendre la coopération sur l’économie numérique, la sécurité des réseaux et d’autres domaines d’intérêt mutuel avec Taïwan le[48].
En février 2023, cinq parlementaires suisses se rendent à Taïwan pour rencontrer la présidente[49].
En, leMalawi a choisi de rompre ses relations avec Taïwan au profit de larépublique populaire de Chine[50]. Il entretenait des relations diplomatiques avec Taïwan depuis 1966.
Le 14 novembre 2013, laGambie choisit de rompre aussi ses relations avec Taïwan après dix-huit ans de relations diplomatiques entre les deux pays[51]. En,Sao Tomé-et-Principe rompt ses relations avec la république de Chine, au profit de la république populaire de Chine[52],[53]. Ces relations avec le gouvernement taïwanais étaient alors établies depuis 1997[54].
En,Panama décide de rompre ses relations avec Taïwan au profit de la république populaire de Chine. Il entretenait des relations diplomatiques avec Taïwan depuis 1954[55].
Le, laRépublique dominicaine rompt ses relations diplomatiques au profit de la république populaire de Chine. Les deux pays entretenaient des relations depuis 1957[56]. Le, leBurkina Faso annonce par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur la rupture de ses relations avec Taïwan, après 24 ans de coopération[57]. Le, Taïwan annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec leSalvador, anticipant ainsi l'ouverture des relations de ce dernier avec les autorités de Pékin. Les deux pays entretenaient des relations diplomatiques depuis 1961[58]. Le 16 septembre 2019, Taïwan annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec lesîles Salomon à la suite de l'annonce de cet État du transfert de ses représentations en république populaire de Chine[59],[60]. Le 20 septembre 2019, lesKiribati rompent leurs relations avec Taipei. Taïwan annonce un retour immédiat des diplomates en poste sur l'archipel[61].
Le 9 décembre 2021, leNicaragua annonce établir des relations avec Pékin et rompre celles avec Taïwan, annonçant du même coup considérer« Taïwan comme une partie inaliénable du territoire chinois »[62]. Le, leHonduras établit à son tour des relations diplomatiques avec la Chine populaire, mettant fin à celles avec Taïwan[63].
Le,Nauru annonce rompre ses relations diplomatiques avec la république de Chine, au profit de la république populaire de Chine ; cet événement intervient deux jours après l'élection présidentielle taïwanaise de 2024, ayant conduit à l'élection du candidat duDPPLai Ching-te[64].
Les fédérations sportives taïwanaises participent auxJeux olympiques et aux compétitions sportives internationales sous l'appellationChinese Taipei ouTaipei chinois (chinois simplifié :中华台北 ; chinois traditionnel :中華臺北 ; pinyin :Zhōnghuá Táibĕi), avec undrapeau spécifique, différent du drapeau de la république de Chine, en raison de l'interdit posé par la république populaire de Chine sur l'appellation « république de Chine ».
En chinois, ce nom estZhōnghuá Táibĕi (中華台北 ; 中華 : lit. culture chinoise, 台北 : Taipei), « Taipei chinois » ; mais la république populaire de Chine utiliseZhōngguó Táibĕi (中國台北), littéralement « Taipei, Chine », plaçant l'île au même niveau que lesrégions administratives spéciales deHong Kong et deMacao dénommées en anglais, notamment sur lestimbres-poste,Hong Kong, China, etMacau, China.
En haut, par la république de Chine (dont les revendications révolues, telle la Mongolie). En bas, par la république populaire de Chine.
Disputes et revendications territoriales de la république de Chine (dont les revendications révolues).
À titre de comparaison, les territoires revendiqués par la république populaire de Chine.
Larépublique populaire de Chine se réclame comme étant le seul gouvernement légitime de la Chine et revendique tous les territoires administrés par Taïwan comme faisant partie de son territoire. Réciproquement, la république de Chine, aux termes de saconstitution, revendique non seulement les territoires actuellement administrés par la république populaire de Chine[67], mais également ceux revendiqués au moment de larévolution chinoise de 1911, qui étaient ceux de l'empire Qing qu'elle a renversé.
Cela inclut des territoires frontaliers, selon elle historiquement territoires chinois, dont l'Aksai Chin actuellement administré par larépublique populaire de Chine (également revendiqué par l'Inde), l'est duBhoutan, l'Arunachal Pradesh (également revendiqué par la république populaire de Chine), une partie du nord de laBirmanie, leHaut-Badakhchan auTadjikistan et leBadakhchanafghan, la partie administrée par laRussie de l'île Heixiazi, leTouva, et soixante-quatre villages à l'est de la rivièreHeilongjiang enRussie. Cependant, le gouvernement de la république de Chine ne poursuit plus activement ces revendications à l'heure actuelle.
La république de Chine revendique également des îles dans lamer de Chine méridionale sur la même base que ses autres revendications. Cependant, contrairement à ses revendications sur le continent, le gouvernement de la république de Chine poursuit et défend activement ses revendications sur ces îles. Elles incluent l'intégralité desîles Spratleys, desParacels, lebanc Macclesfield et lerécif de Scarborough. Ces îles sont administrées par un certain nombre de gouvernements autour de la mer de Chine méridionale. La république de Chine revendique également les îles Diaoyutai, actuellement administrées par leJapon qui les nommeîles Senkaku.
À la suite dutraité d'amitié et d'alliance sino-soviétique signé en 1945, l'indépendance de la Mongolie (aussi appeléeMongolie-Extérieure à Taïwan) est reconnue par la république de Chine le. En, le gouvernement de la république de Chine, réfugié à Taïwan après la défaite duKuomintang en 1949, revient sur cette reconnaissance et considère de nouveau la Mongolie comme faisant partie de la Chine[68].
Depuis le début duXXIe siècle, plusieurs gestes politiques indiquent que Taïwan renonce à ses revendications sur leTibet et laMongolie. Les deux visites àTaipei dudalaï-lama, en 1997 et 2001, sont traitées comme des affaires internationales ne relevant pas de la commission ministérielle. En 2002, Taïwan et la Mongolie signent un protocole d’accord pour l’échange de bureaux de représentation[69]. Un mouvement en direction d'une reconnaissance légale de la Mongolie s'engage en 2003[70]. En 2003, le gouvernement indépendantiste taïwanais procède au démantèlement de la commission ministérielle des Affaires mongoles et tibétaines, dont les fonctions sont transférées à laFondation des échanges Taïwan-Tibet nouvellement créée, qui sert de canal de communication semi-officiel entre Taipei et legouvernement tibétain en exil àDharamsala, enInde. Une déclaration de 2012 duConseil des affaires continentales(en) réaffirme que Taïwan prend acte que la Mongolie est reconnue comme un pays indépendant par la communauté internationale[71]. En 2017, le journalLiberty Times(en) rappelle que la république de Chine avait déjà reconnu l'indépendance de la Mongolie quand la Constitution a été promulguée en 1946[72].
Tsai Ing-wen est élue présidente en 2016, et réélue en 2020.« Tout comme sa formation politique, leParti démocratique progressiste, qui milite traditionnellement pour l’indépendance, Tsai Ing-wen rejette le principe de l’unité de l’île et du continent au sein d’une même Chine »[73].
L'exercice Han Kuang est un exercice militaire annuel effectué par les Forces armées de la république de Chine en préparation d'une éventuelle attaque de la république populaire de Chine.
Un avion de chasse taïwanaisF-16 vole à côté d'un bombardier chinoisH-6 (en haut) dans l'ADIZ de Taiwan.
L'Armée de la république de Chine trouve ses origines dans l'Armée nationale révolutionnaire, établie par Sun Yat-sen en 1925 dans la province duGuangdong afin de réunifier la Chine sous le Kuomintang. Lorsque l'Armée populaire de libération a remporté la guerre civile chinoise, une grande partie de l'Armée nationale révolutionnaire s'est repliée à Taïwan avec le gouvernement. Elle fut ensuite réformée pour devenir l'Armée de la république de Chine. Les unités qui se sont rendues et sont restées en Chine continentale ont été soit dissoutes, soit intégrées à l'Armée populaire de libération.
De 1949 aux années 1970, la mission principale de l'armée taïwanaise était de « reprendre la Chine continentale » dans le cadre du projet de Gloire nationale. Étant donné que cette mission a évolué pour ne plus inclure une attaque directe en raison de l'augmentation massive de la force relative de la république populaire, l'armée de république de Chine a commencé à accorder davantage d'importance à la force aérienne et à la marine. Le contrôle des forces armées est également passé entre les mains du gouvernement civil[74],[75].
Depuis les années 1990, la république de Chine a entrepris une série de plans de réduction des effectifs militaires, dont leJingshi An (programme de rationalisation), qui a permis de réduire ses forces militaires d'un effectif de 450 000 en 1997 à 380 000 en 2001[76]. En 2021 , l'effectif total des forces armées est plafonné à 215 000, avec un taux d'encadrement de 90 % pour les militaires volontaires[77]. La conscription reste universelle pour les hommes qualifiés atteignant l'âge de dix-huit ans, mais dans le cadre des efforts de réduction, beaucoup ont l'opportunité de remplir leur obligation de service militaire par le biais du service alternatif et sont dirigés vers des agences gouvernementales ou des industries liées à la défense[78]. Taïwan a réduit le service militaire obligatoire à quatre mois en 2013, mais le prolongera à un an en 2024[79],[80]. Le nombre de réservistes militaires est d'environ 2,5 millions, dont 300 000 réservistes de première vague en 2022[81]. Les dépenses de défense de Taïwan en pourcentage de son PIB sont passées sous la barre des trois pour cent en 1999 et ont continué à diminuer au cours des deux premières décennies duXXIe siècle[82],[83]. En 2013, le gouvernement de la république de Chine consacrait environ deux pour cent du PIB à la défense et n'a pas réussi à augmenter cette dépense jusqu'au niveau de trois pour cent du PIB proposé[84],[85],[86]. En 2022, Taïwan a proposé de consacrer 2,4 pour cent du PIB prévu aux dépenses de défense pour l'année suivante, restant ainsi en dessous de trois pour cent[87].
En 1954, la république de Chine et les États-Unis signent le traité de défense mutuelle sino-américain et établissent lecommandement de défense Taïwan-États-Unis. Environ 30 000 soldats américains étaient stationnés à Taïwan, jusqu'à ce que les États-Unis établissent des relations diplomatiques avec la république populaire de Chine en 1979[88]. LeTaiwan Relations Act est adopté le par leCongrès des États-Unis après l'établissement de relations diplomatiques entre la république populaire de Chine et les États-Unis. Dans ce pacte, il est notamment question de la vente d'armes entre les États-Unis et Taïwan. Ce type de relation commerciale avec les États-Unis est la source de tensions croissantes avec la république populaire de Chine. En effet, celle-ci considère ces échanges comme une volonté d'ingérence de la part des États-Unis dans ses affaires internes. Les États-Unis continuent de fournir des armes de défense à Taïwan en vertu de laloi sur les relations avec Taïwan[89]. Fin 2024, le président américainJoe Biden approuve une aide militaire de 571 millions de dollars (articles et services militaires afin de fournir une assistance)[90].
Par le passé, la France et les Pays-Bas ont également vendu des armes et du matériel militaire à la république de Chine, mais ces ventes ont presque cessé dans les années 1990 sous la pression de la république populaire de Chine[91],[92]. La France a vendu des frégates de laclasse La Fayette, des avionsDassault Mirage 2000 et des missiles à Taïwan. La vente en 1991 de frégates par Thomson-CSF, aujourd'huiThales, a fait l'objet d'unesuspicion de rétro commissions. La marine taïwanaise a décidé de moderniser les frégatesLa Fayette en les équipant d'un nouveau système de missiles lance-leurres. Le marché, d'un montant d'environ 25 millions d'euros, a été confié àDCI.DESCO, consultant en défense français. L'opération est prévue d'avril à janvier 2023[93].
Il n'y a aucune garantie dans la loi sur les relations avec Taïwan ou dans tout autre traité que les États-Unis défendront Taïwan, même en cas d'invasion[94]. À plusieurs reprises en 2021 et 2022, le président américain Joe Biden a déclaré que les États-Unis interviendraient si la Chine tentait d'envahir Taïwan[95],[96],[97],[98]. Cependant, lorsque des responsables de la Maison-Blanche ont été interrogés sur cette déclaration, ils ont insisté sur le fait que la politique américaine concernant Taïwan n'avait pas changé[99],[100]. La déclaration commune sur la sécurité entre les États-Unis et le Japon, signée en 1996, peut impliquer que le Japon serait impliqué dans toute réponse. Cependant, le Japon a refusé de stipuler si la « zone entourant le Japon » mentionnée dans le pacte inclut Taïwan, et l'objectif précis du pacte n'est pas clair[101]. Le traité de sécurité entre l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis (ANZUS Treaty) pourrait signifier que d'autres alliés des États-Unis, comme l'Australie, pourraient théoriquement être impliqués[102],[103]. Bien que cela risque de porter atteinte aux liens économiques avec la Chine[104], un conflit concernant Taïwan pourrait entraîner un blocus économique de la Chine par une coalition plus large[105],[106],[107],[108],[109].
Taïwan pratique la peine de mort. Trente-cinq prisonniers ont été exécutés depuis 2010, date à laquelle Taïwan a repris les exécutions après une interruption de quatre ans[113].
Au dernier recensement de mars 2020, le pays comptait 23 603 121 habitants[114] soit 651,9 habitants/km2. L'espérance de vie est élevée (76 ans pour les hommes, 83 pour les femmes), mais la population vieillit rapidement. Le taux de fécondité, à peine plus d'un enfant par femme, est parmi les plus bas au monde.
La population taïwanaise est constituée à plus de 95 % de ChinoisHan, auxquels s'ajoutent 580 000 aborigènes appartenant aux tribus d'origineaustronésienne reconnues par le gouvernement[115].
Le peuplement de l’île s’est opéré en trois phases principales :
Les Austronésiens arrivent à Taïwan il y a 6 000 ans par vagues successives depuis les plaines côtières de la Chine du Sud ;
Les nouveaux immigrants et les travailleurs étrangers, originaires principalement de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, sont au nombre de près d'un million.
Avec la crise deHong Kong, 11 173 Hongkongais ont obtenu un titre de séjour court à Taïwan et 1 685 un droit de résidence permanente en 2021[116].
Le statut revendiqué de « république de Chine » a imposé lechinois mandarin comme langue officielle (sous le nom de 國語, guóyǔ, langue nationale), utilisant lessinogrammes traditionnels (contrairement à la Chine continentale qui les asimplifiés), et qui présente cependant un certain nombre de spécificités par rapport à celui pratiqué sur le continent (voirmandarin de Taïwan).
C'est la langue maternelle des descendants des continentaux qui ont fui les communistes en 1949. Avec leurs descendants, ils constituent 14 % de la population.
leminnan (appelé aussi hoklo ou heluo), parlé par environ 70 % de la population, dont certains parlent le « taïwanais », variante insulaire duminnan, dialecte de laprovince du Fujian, en Chine continentale ;
le hakka (également une langue de la famille linguistique chinoise), parlé par une partie desHakkas, qui représentent environ 14 % de la population ;
les langues austronésiennes descommunautés aborigènes, qui représentent environ 580 000 personnes[115]. Certains de ces groupes sont présents sur l'île depuis au moins 6 000 ans. Ces groupes parlent leslangues formosanes, réparties en quatre sous-groupes[réf. nécessaire] :
Taïwan représente donc un inestimable conservatoire linguistique, et sans guère de doute le territoire souche d'où auraient émigré les ancêtres des peuples duPacifique.
Une seule ethnie, lesDa'o (Yami) de l’île des Orchidées, serait arrivée plus tardivement desPhilippines il y a 1 000 ans environ et parle donc une langue malayo-polynésienne.
Les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux, apportent avec eux des langues d'Asie du Sud-Est, entre autres.
Parmi les personnes assez âgées pour avoir connu le gouvernorat japonais, nombreuses sont celles qui parlent lejaponais couramment.
Enfin, l'anglais est très répandu : langue universitaire, il est également couramment utilisé dans le domaine du tourisme. L'anglais est aussi la langue commerciale de l'APEC et de l'ASEAN, et est connu par les plus jeunes instruits et éduqués, ainsi que par une partie de l'élite.
De nombreuses religions ont été introduites à Taïwan. Leconfucianisme influença profondément l’île sur le plan éthique et moral. En plus du confucianisme, les Chinois y apportèrent letaoïsme, lebouddhisme et l'islam (principalement des Chinoishui arrivés en 1949). Les Néerlandais et les Espagnols introduisirent respectivement leprotestantisme en 1622 et lecatholicisme en 1624.
Les principales religions de l’île sont le bouddhisme, pratiqué par environ 35 % des habitants, et le taoïsme par 33 %, souvent à travers des cultes populaires locaux comme celui de la déesse deMatsu vénérée par les marins et les pêcheurs. Le christianisme est pratiqué par environ 4 % de la population (2 % de catholiques et 2 % de diverses confessions protestantes) ; la plupart des chrétiens sont marqués par la morale duconfucianisme. Dans le même quartier de Taipei, un temple mormon de dimension impressionnante cohabite avec l'église catholique de la Sainte-Famille et la Grande Mosquée ; leSaint-Siège, non reconnu par la Chine populaire, a conservé ses liens avec Taïwan. La plupart desaborigènes sont catholiques ou protestants. La plupart des 200 000 migrantsindonésiens sont musulmans tandis que les Philippins sont chrétiens[117]. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormone) revendique 43 000 fidèles et 94 lieux de culte en 2007 bien que sa pratique interdise le thé, omniprésent dans la culture locale[118].
En août 2017, Taïwan a reconnu administrativement l'Église pastafarienne humaniste comme religion, reconnaissance entrant en vigueur en novembre 2017[119].
Cette réforme agraire réussie et cette aide économique généreuse permettent à beaucoup de personnes issues de la paysannerie de devenir de petits propriétaires, de s’enrichir et de constituer un marché interne assez volumineux, ce qui lance une industrie légère de transformation pour satisfaire la demande solvable intérieure en biens de consommation et en biens d’équipement et ensuite se tourner vers l’exportation des produits de première nécessité et de machines aratoires motorisées légères d’abord et lourdes ensuite. Cette paysannerie enrichie donne naissance à des petites et moyennes entreprises qui constituent un réseau enchevêtré de sous-contractants en contractants se propageant avec, au début, assez peu de grandes entreprises commeEvergreen ouFormosa Plastics Corp(en). C'est sur la base de ce tissu fin de petites et moyennes entreprises que l'économie taïwanaise prend son envol dès le début desannées 1970, stimulée notamment par degrands travaux d'infrastructure (十大建設, hanyu pinyinshídàjiànshė), puis par une politique de développement d'industries à forte teneur technologique. C'est ainsi qu'une puissante industrie desemi-conducteurs a été créée, sa part dans l'économie représentant à elle-seule 15 % duPIB dans les années 2020[120].
En 2007, les services (secteur tertiaire) représentent 71,1 % du PIB, contre 27,5 % pour l'industrie (secteur secondaire) et seulement 1,4 % pour l'agriculture (secteur primaire). Ces trois secteurs emploient respectivement 57,9 %, 36,8 % et 5,3 % de la population active (2007).
L'industrie taïwanaise repose principalement sur la haute technologie. Les secteurs importants comprennent : la biotechnologie, la nanotechnologie, les semi-conducteurs (TSMC), le TFT-LCD (ex. :InnoLux Corporation(en),AU Optronics(en)), les ordinateurs portables (ex. :Acer,Asus,BenQ), les smartphones (ex. :HTC), les communications et réseaux (ex. :D-Link), leGPS, le photovoltaïque, les énergies renouvelables, la pétrochimie, la machinerie, les transports maritimes (ex. :Evergreen), les bicyclettes, y compris électriques (ex. :Giant,Merida), l'automobile, etc.
Taïwan est aujourd'hui le premier investisseur en Chine. Selon la revue britanniqueThe Economist (), les investissements taïwanais en Chine ont dépassé les400 milliards de dollars américains. Ses entreprises, commeAcer Incorporated,Asus,Foxconn,Pegatron… sont à l'origine de plus de12 millions d'emplois en Chine. En 2006, rien que dans la province duGuangdong, 20 000 entreprises de capital taïwanais emploient environ6 millions de travailleurs chinois[124].
Principaux clients (2020) : Chine 29,7 %, 18 pays de New Southbound 17,7 %, Asie du Sud-Est 15,4 %, Hong Kong 14,2 %, États-Unis 14,6 %, Union européenne 6,6 %, Japon 6,8 %, Singapour 5,5 % ;
Principaux fournisseurs (2020) : Chine 22,2 %, 18 pays de New Southbound 16,5 %, Japon 16,0 %, Asie du Sud-Est 12,5 %, États-Unis 11,4 %, Union européenne 10,1 %, Corée du Sud 7,2 %, ;
En 2008, pour la première fois, 200 000 touristes deChine continentale ont pu faire le voyage à Taïwan. Depuis, ils sont chaque année plus nombreux[17].
En 2019, plus de 11,86 millions de touristes internationaux se sont rendus, soit 7,21 % de plus que l'année précédente. Les touristes sont principalement originaires deChine continentale (2,7 millions), duJapon (2,1 millions), deHong Kong etMacao (1,7 million), deCorée du Sud (1,2 million) et desÉtats-Unis (0,6 million). D'Asie du Sud-Est (2,6 millions) grâce à la politiqueNew Southbound Policy(en) débutée en 2016[127].
Un réseau d'autobus longue distance couvre l'ensemble de l'île. Le passage de l'Est à l'Ouest demande cependant un contournement par le Nord ou le Sud de l'île.
Les villes les plus importantes, telles que Taipei, Kaohsiung, Taichung, Tainan et Hualian, comportent également des réseaux d'autobus urbains.
L'ensemble de l'île est couvert principalement par un réseau de 9 routes nationales, ainsi que 98routes provinciales[130], dont 16 autoroutes, en grande partie surviaducs, sur la partie ouest.
Sur le plan des politiques environnementales et technologies vertes, Taïwan et la Flandre (Belgique) ont signé un protocole le 17 octobre 2017. Il a pour objet d'établir un partenariat, notamment sur l'économie circulaire, le nouveau paradigme agricole, les technologies propres[131]. Afin de limiter ladéforestation, les autorités ont interdit l'exploitation des forêts primaires restantes en 1989[132].
Depuis que Taïwan a connu des pouvoirs politiques et des règles nationales différents, la société a progressivement développé un multiculturalisme, constituant la propre identité de Taïwan.En plus de combiner les cultures traditionnelles et modernes, Taïwan intègre différentes cultures telles que leconfucianismeHan et celles desaborigènes de Taïwan. La culture populaire traditionnelle reconnue aujourd'hui comprend les coutumes des aborigènes, ainsi que les arts populaires comme lepapier découpé, lesparapluies en papier huilé(en), leslanternes en papier, lasculpture sur bois et labroderie du peuple Han. Est également vivace la culture des fêtes et festivals telles que leNouvel An lunaire, lafête des lanternes, lafête de Qing Ming et lafête de la récolte desAmis (voir aussi :Amis harvest festivals(en)) qui se sont progressivement formés en raison de la culture insulaire.
Après la levée de laloi martiale à Taïwan(en) en 1987, les activités artistiques et culturelles du pays sont entrées dans une phase de développement pluraliste avec l'ouverture de la société. Depuis 2000, le mouvement de localisation de Taïwan et les questions connexes sont devenus des sujets importants dans le discours culturel. L'interprétation et le contenu principaux concernent la culture chinoise, la culture aborigène et la culture taïwanaise. En plus desopéras traditionnels taïwanais et desspectacles de marionnettes qui ont été populaires à la télévision dans le passé, les arts du spectacle ont également vu des groupes de danse moderne comme lethéâtre de danse Cloud Gate(en) deLin Huaimin(en).
Le système de calendrier officiel taïwanais prend 1912, date de la proclamation de larépublique de Chine, pouran 1. Pour convertir depuis lecalendrier grégorien, il faut soustraire 1911. Ainsi, en 2011, pour Taïwan, c'estl'an 100 de la République.
La littérature de Taïwan comporte un certain nombre de traits spécifiques au sein du vaste ensemble de lalittérature chinoise. Les principaux courants contemporains sont le mouvement moderniste et la littérature de terroir[137].
Taïwan est connue pour sa nourriture de rue variée. Les marchés nocturnes contribuent à la culture et à l'identité du pays. Ils fonctionnent dans les zones urbaines ou suburbaines entre le coucher et le lever du soleil, c'est une activité populaire pour les locaux et les touristes. La plupart des marchés nocturnes occupent des trottoirs ou même des rues entières qui servent aux véhicules et piétons le jour, certaines échoppes sont dans les petites rues et ruelles latérales et ont des toits rétractables. À la base, les marchés fonctionnent tous les jours et proposent un mélange de stands individuels vendant des vêtements, des biens de consommation, duxiaochi(en) (similaire auxsnacks ou fast-foods) et des boissons de spécialité[139]. L'atmosphère est généralement bondée et bruyante avec des colporteurs criant et de la musique au rythme effréné diffusée par haut-parleurs. Lesmarchés de nuit taiwanais(en) ont évolué au fil des ans, passant de petits rassemblements locaux à des rues bruyantes bordées de vendeurs. Ces fournisseurs doivent respecter les réglementations imposées à leurs activités par le gouvernement[140].
↑Nankin fut la capitale légitimée par la loi de 1936 qui fut ensuite abandonnée en 1947 dès la mise en œuvre de laConstitution. Lors de lareculade à Taïwan en 1949, le présidentTchang Kaï-chek déclara Taipei la « capitale guerrière ». Depuis, aucune loi n'entérinant ce changement, on considère Taipei comme capitalede facto.
↑La dénomination Taïwan désigne l'île, mais aussi la république de Chine de manière usuelle.
↑James WheelerDavidson,The island of Formosa, past and present. History, people, resources, and commercial prospects. Tea, camphor, sugar, gold, coal, sulphur, economical plants, and other productions, London and New York : Macmillan & co.; Yokohama [etc.] Kelly & Walsh, ld.,(lire en ligne),p. 244.
« The Japanese leadership openly split on whether a crisis in Taiwan was included in the geographic expression "area surrounding Japan." In the event, Japan refused to stipulate the contingencies under which it would provide rear area support for U.S. forces or even the geographic scope of the "area surrounding Japan". (…) The two sides have not articulated clearly what the alliance standsfor, nor who it is defined to protectagainst. »
↑(en) JamieSeidel, « China reacts to Peter Duttons 'jaw-dropping' promise to defend Taiwan », surnews.com.au, Nationwide News,(consulté le) :« The Republic of China autocracy-turned-democracy didn't surrender to the Communist Party uprising during the 1949 civil war. It has no intention of doing so now. Now Taipei's own defence minister, Chiu Kuo-cheng, says his country is prepared to defend itself alone, if necessary. "The country must rely on itself," he told media Thursday. "If any friends or other groups can help us, then we're happy to have it. But we cannot completely depend on it." »
↑André Lévy, dans André Lévy (dir.),Dictionnaire de littérature chinoise, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 1994, rééd. 2000,p. 70-71.