Le tétoum a puisé une grande partie de son vocabulaire dans le portugais, par exemple,bondia ou « bonjour » (du portugaisbom dia) etobrigadu ou « merci » (du portugaisobrigado).
Pendant l'occupationindonésienne entre les années 1975 et1990, les autorités indonésiennes avaient interdit l'utilisation du portugais au Timor oriental. L'Église catholique romaine avait décidé d'adopter le tétoum comme langue liturgique, et continuait à dériver le vocabulaire du portugais, et pas de l'indonésien.
Depuis la fin de l'occupation indonésienne, les autorités ont continué à développer le tétoum, surtout par l'adoption d'une orthographe normalisée. Le tétoum est aussi parlé au Timor occidental, territoire Indonésien, où il demeure la langue principale.
Selon le recensement de 2010 du ministère des Finances du Timor oriental, le nombre de locuteurs natifs du tétoum était estimé à 385 269 personnes[3], soit 36,6 % de la population. Cela en faisait la première langue du pays loin devant le portugais qui avait alors 595 locuteurs natifs seulement (0,1 % de la population)[3].
À l’heure actuelle, le tetum est la langue la plus largement exprimée au Timor oriental. Bien que tetun prasa présente des variations régionales et sociales, son utilisation est aujourd’hui répandue car elle est comprise par la quasi-totalité de la population timoraise.