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En2008, le gouvernement indien donne au télougou la distinction de « langue classique »[2]. Seules six langues indiennes ont reçu cette distinction qui octroie des aides particulières pour la recherche, et accroît la mise en avant de la richesse historique et culturelle d'une langue.
Le télougou s'est différencié des autres langues dravidiennes probablement lors de la période s'étendant de 1500 à 1000av. J.-C. Cette période correspond également à la naissance de la languetamoule en prenant comme référence l'activité littéraire[3]. Le télougou appartient à la sous-famille des langues dravidiennes du centre. Sont identifiées comme telles les langues originaires du « proto-dravidien » parlées dans la partie centrale du plateau duDeccan. D'autres langues rustiques très proches du télougou telles que legondi, lekonda, lekui et lekouvi font également partie de cette sous-famille.
La premièregrammaire du télougou, l’Andhra Shabda Chintamani, composée ensanskrit, est l'œuvre du poèteNannayya (XIe siècle). Ce traité reprend le plan d'exposition des grammaires plus anciennes de la langue sanskrite, l’Aṣṭādhyāyī et leVālmīkivyākaranam, mais contrairement au grammairienPāṇini, Nannayya a divisé son ouvrage en cinq chapitres, consacrés respectivement aux adjectifs (samjnā), à la prononciation (sandhi), aux déclinaisons (ajanta), à l'élision (virama) et aux verbes (kriya)[4].
Selon la version populaire, le mot provient deTrilinga, c'est-à-dire des troislingas ou lieux de pèlerinage dédiés àShiva àSrisaïlam,Drakasharamam etKaleshwaram. Cette version est contestée par la communauté universitaire.
Selon K. L. Ranjanam, le mot dérive detalaing, qui étaient des chefs ayant conquis la région de l'Andhra Pradesh.
Selon M. R. Shastri, le terme viendrait detelunga, un amalgame du mot gonditelu signifiant « blanc » et de la mise au pluriel avec le suffixe-unga. La référence aux personnes ayant la peau claire.
Enfin, selon G. J. Somayaji,ten- se réfère à « sud » en proto-dravidien, et le mot proviendrait alors detenungu signifiant « gens du sud ».
Comme les autres langues dravidiennes, le télougou est unelangue agglutinante à typologieSOV (sujet–objet–verbe). En télougou, on distingue lekarta (le casnominatif ou le sujet), lekarma (l'objet duverbe) et lekriya (l'action ou leverbe), qui suivent une séquence. Il existe aussi levibhakthi (lapréposition).
Le télougou est souvent considéré comme unelangue agglutinante, où certaines syllabes sont ajoutées à la fin d'un substantif afin d'indiquer soncas grammatical.
ఎలా చేస్తున్నావు? (Elā cēstunnāvu?) — Comment allez-vous?
నేను బాగా నే ఉన్నాను. (Nēnu bāgā nē unnānu.) — Je vais bien.
చాలా ధన్యవాదాలు! (Cālā dhan'yavādālu!) — Merci beaucoup!
వీడ్కోలు (Vīḍkōlu) — Au revoir
నువ్వు ఎక్కడ నుండి వస్తున్నావు? (Nuvvu ekkaḍa nuṇḍi vastunnāvu?) — D'où venez-vous?
నీ పేరు ఏమిటి? (Nī pēru ēmiṭi?) — Quel est votre nom?
నా పేరు… (Nā pēru…) — Mon nom est…
నాకు సహాయం చెయ్యండి! (Nāku sahāyaṁ ceyyaṇḍi!) — Aidez-moi!
నేను ఓడిపోయాను. (Nēnu ōḍipōyānu.) — Je suis perdu.
నాకు తెలుగు అర్థం కాదు. (Nāku telugu arthaṁ kādu.) — Je ne comprend pas le télougou.
నన్ను క్షమించండి. (Nannu kṣamin̄caṇḍi.) — Je suis désolé.
నేను బాగా అలసిపోయాను. (Nēnu bāgā alasipōyānu.) — Je suis très fatigué.
నేను అనారోగ్యంగా ఉన్నాను. (Nēnu anārōgyaṅgā unnānu.) — Je suis malade.
నేను నిన్నటి నుండి అనారోగ్యంతో ఉన్నాను. (Nēnu ninnaṭi nuṇḍi anārōgyantō unnānu.) — Je suis malade depuis hier.
మ్యూజియం / విమానాశ్రయం / వీధి / రెస్టారెంట్ /హోటల్ / హిందూ దేవాలయం ఎక్కడ ఉంది? (Myūjiyaṁ / vimānāśrayaṁ / vīdhi / resṭāreṇṭ / hōṭal / hindū dēvālayaṁ ekkaḍa undi?) — Où est le musée/aéroport/rue/restaurant/hôtel/temple hindou?
నేను హైదరాబాద్ వెళ్తున్నాను. (Nēnu haidarābād veḷtunnānu.) — Je vais àHyderabad.
నాకు హైదరాబాద్ వెళ్లాలని ఉంది. (Nāku haidarābād veḷlālani undi.) — Je veux aller àHyderabad.
నేను కెనడియన్ / ఫ్రెంచ్ / అమెరికన్ / బెల్జియన్ / స్విస్ పౌరుడిని. (Nēnu kenaḍiyan / phren̄c / amerikan / beljiyan / svis pauruḍini.) — Je suis un citoyen canadien/français/américain/belge/suisse.
Au delà de 20, les nombres ont des noms réguliers. Entre20 et 99 les noms sont formés par le nom de la dizaine suivi de celui de l'unité. Voici un tableau présentant quelques nombres télougous[7].
↑D'après le linguiste M. S. Andronov, voir www.teluguworld.org (en).
↑PadmapriyaGopavaram et Subrahmanyam, Korada,A Comparative Study Of Andhrasabdachintamani And Balavyakaranam, Hyderabad, Université de Hyderabad,, « 1 ».
↑Krishnamurti (1998), "Telugu". In Steever (ed.),The Dravidian Languages. Routledge. pp. 202–240, 260
↑a etbPeriBhaskararao et ArpitaRay, « Illustrations of the IPA - Telugu »,Journal of the International Phonetic Association,vol. 47 (2),,p. 231–241