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Synthpop

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Pour les articles homonymes, voirSynthétiseur (homonymie).

Synthpop
Données clés
Origines stylistiquesDisco,new wave,électronique,pop,post-punk,glam rock,krautrock
Origines culturelles1977–1980 ;Angleterre,Allemagne,France,Belgique,Japon
Instruments typiquesSynthétiseur,boîte à rythmes,guitare basse,guitare,séquenceur,clavier,vocodeur,chant
PopularitéModérée (1979–1982, 1988–1991), élevée (1983–1987)
Voir aussiElectropunk,EBM,musique industrielle

Genres dérivés

House,electro,chiptune,digital hardcore,indie dance,electronica,dance-pop[1]Futurepop

Genres associés

New wave

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Lasynthpop (abréviation desynthesizer pop,litt. « pop ausynthétiseur »), également connue sous les désignationselectropop ettechnopop[2], est ungenre musical ayant lesynthétiseur pour principal instrument, et qui a pris de l'importance de la fin desannées 1970 au milieu desannées 1980. Auparavant, dès le début des années 1970, le synthétiseur figurait dans lerock progressif, l'electronic art rock, ledisco et en particulier le« krautrock », sous-genre allemand du rock progressif et planant illustré par des groupes commeTangerine Dream etKraftwerk. La synthpop se popularise sous un genre distinct auJapon et auRoyaume-Uni durant l'èrepost-punk et se trouve largement impliquée dans le mouvementnew wave de la fin des années 1970 au milieu des années 1980.

La synthpop a contribué à introduire le synthétiseur dans des genres musicaux popularisés comme lapop ou lerock et a directement influencé des genres comme lahouse, latechno de Détroit et latrance de Goa ainsi que d'autres genres musicaux.

Le genre connaît un renouveau dans les années 2000 avec des groupes et artistes commeLadytron,The Knife,Hot Chip etLadyhawke[3], puis dans les années 2010 avecCarly Rae Jepsen,Grimes,Christine and the Queens ou encoreThe Weeknd.

Caractéristiques

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Lasynthpop se définit par l'usage de synthétiseurs,boîtes à rythmes etséquenceurs, souvent utilisés pour remplacer d'autres instruments. Les synthétiseurs servaient habituellement à imiter les sons clichés des instruments orchestraux. Les chants étaient également inclus, et les paroles étaient généralement inspirées de thèmes optimistes comme la romance[4].

Histoire

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Précurseurs

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Kraftwerk, l'un des groupes significatifs de la synthpop, en 1976.

Les synthétiseurs commencent à être utilisés en studio au milieu desannées 1960, à la même période durant laquelle lerock devient un genre musical distinct[5]. Les orgues électroniques et lemellotron, un clavier musicalélectromécanique usant d'échantillons sonores[6] sont bientôt concurrencés en popularité par les synthétiseurs, notammentMoog, dont un premier prototype est créé parRobert Moog en 1964. Ces premiers synthétiseurs sont modulaires avec de nombreux câbles de connexion, difficiles à programmer, encombrants et donc plus adaptés au studio qu'à la scène. Robert Moog, qui est à l'écoute des musiciens, met alors au point une version portable, leMinimoog, plus facilement utilisable en particulier lors de performances sur scène[7]. Le Minimoog est très vite largement adopté au début des années 1970, notamment par les musiciens derock progressif commeRichard Wright dePink Floyd etRick Wakeman du groupeYes. Le rock progressif instrumental est particulièrement populaire en Europe centrale, et permet à des groupes commeKraftwerk,Tangerine Dream,Can etFaust de contourner la barrière des langues[8]. Leur« Krautrock » synthétisé et les collaborations deBrian Eno (ancien deRoxy Music), inspireront les futures chansons de synth rock[9].

En 1971, le film britanniqueOrange mécanique popularise la bande originale deWendy Carlos. Il s'agit de la première fois que le public britannique écoute de lamusique électronique[10]. Philip Oakey deHuman League etRichard H. Kirk deCabaret Voltaire, sans compter le critique musicalSimon Reynolds, citent cette bande originale comme une inspiration[10]. La musique électronique se fait progressivement connaître avec le musicien dejazz Stan Free, sous le pseudonymeHot Butter, qui atteint le top 10 aux États-Unis et au Royaume-Uni en 1972, avec une reprise de la chansonPopcorn deGershon Kingsley jouée avec un synthétiseur Moog, reconnu comme le précurseur de la synthpop et dudisco[11]

Le milieu desannées 1970 assiste à la montée de musiciens commeJean-Michel Jarre,Vangelis, etIsao Tomita. L'album de TomitaElectric Samurai: Switched on Rock (1972) fait usage d'élémentsrock etpop et liste des chansons jouées parsynthèse vocale etséquenceurs analogiques[12]. En 1975, Kraftwerk joue son premier show britannique et inspireOrchestral Manoeuvres in the Dark en ce qui concerne l'usage de synthétiseurs[10]. Kraftwerk sera popularisé avec son titreAutobahn, qui atteindra la11e place du British Singles Chart. Le groupe est décrit par le programme diffusé surBBC FourSynth Britannia comme le futur du synthpop dans ce pays[10]. L'italienGiorgio Moroder collabore avecDonna Summer en 1977 pour la publication de la chansondiscoI Feel Love, et son rythme électronique sera une inspiration significative pour l'avenir de la synthpop. Les années berlinoises deDavid Bowie, qui comprennent les albumsLow (1977),Heroes (1977), etLodger (1979), avec Brian Eno, seront également une inspiration[13] avant de s'associer au groupe américainBlondie pour le filmAmerican Gigolo sorti en1980.

Origines

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Article connexe :New wave.
Vince Clarke en 2011, membre d'Erasure et fondateur deDepeche Mode etYazoo

Le mouvement original dupunk rock qui émerge en 1976 et culmine en 1977 est initialement hostile au son« non authentique » du synthétiseur, mais des groupes issus du mouvement l'adoptent (genresnew wave etpost-punk). Les clubs punk et new wave s'ouvrent alors à ce qui est considéré comme un son« alternatif »[14],[15]. L'attitudeDIY du punk brise les normes durock progressif, c'est-à-dire l'obligation d'avoir de l'expérience musicale avant de monter sur scène pour jouer du synthétiseur[10],[15]. Le duo américainSuicide, né de la scène post-punk deNew York, utilise des boîtes à rythmes et des synthétiseurs dans son album homonyme publié en 1977[16].

L'album deCat StevensIzitso, publié en avril 1977, monte le stylepop rock d'un cran avec l'usage de synthétiseurs[17], lui attribuant un style plus synthpop[18].Was Dog a Doughnut en particulier, est une chanson de fusion techno-pop[19] faisant un premier usage duséquenceur musical[20].Izitso atteint a septième place duBillboard 200, tandis que la chanson(Remember the Days of the) Old Schoolyard atteint le top 40[17]. Le même mois, lesBeach Boys font paraître leur albumLove You, presque entièrement joué parBrian Wilson aux synthétiseurs Moog et ARP[21], avec des arrangements manifestement inspirés parSwitched-On Bach (1968) de W. Carlos[22]. Bien que particulièrement félicité par la critiques et des musiciens (commePatti Smith[23] etLester Bangs[24]), l'album ne rencontre pas le succès commercial. Il est cependant considéré par certains comme une révolution en matière de synthétiseur[22], tandis que d'autres décrivent l'usage du Moog par Wilson comme une« ambiance funhouse bouclée[25] » et comme un premier exemple de synthpop[26]. Également en 1977, le membre d'UltravoxWarren Cann fait l'achat d'une boîte à rythmeRoland TR-77, utilisée pour la première fois dans son singleHiroshima, mon amour[27].

Le critique Louis Pattison désigne 1979 comme « l'année où le synth-pop sort de l'underground », avec le morceauAre "Friends" Electric?, du groupeTubeway Army et chanté parGary Numan, faisant usage du Moog, qui connaît un énorme succès commercial et se positionne au sommet des charts[28]. La même année sortThe Bridge, un album mêlant esprit punk et synthétiseurs, enregistré par les écossais Thomas Leer et Robert Rental pour le labelIndustrial Records[28].

Le groupe japonaisYellow Magic Orchestra (YMO), sur son premier album homonyme (1978)[29] etSolid State Survivor (1979), développe un son« amusant et jovial[30] » basé sur lamélodie[29]. En 1980, la boîte à rythme RolandTR-808 fait son entrée dansmusique populaire[31] et influence significativement les premiers groupes britanniques de synthpop[32]. À noter également la publication en 1978 du premier single deThe Human LeagueBeing Boiled[33].

Notes et références

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  1. (en) Glenn Appell, David Hemphill,American Popular Music: A Multicultural History, Belmont, CA,Thomson Wadsworth,(ISBN 0155062298,lire en ligne), The 1980s brought the dawning age of the synthesizer in rock. Synth pop, a spare, synthesizer-based dance pop sound, was its first embodiment..
  2. (en) Theo Cateforis,Are We Not New Wave?: Modern Pop at the Turn of the 1980s, Ann Arbor MI: University of Michigan Press,(ISBN 0-472-03470-7,lire en ligne),p. 52.
  3. (en) Dan Cairns,« Synth pop: Encyclopedia of Modern Music »(version du surInternet Archive),The Sunday Times,1er février 2009.
  4. (en)Simon Reynolds, « One nation under a Moog »,The Guardian,‎(lire en ligne, consulté le).
  5. (en) J. Stuessy and S. D. Lipscomb,Rock and Roll : its History and Stylistic Development, Londres: Pearson Prentice Hall,,6e éd.(ISBN 978-0-13-601068-5 et0-13-601068-7),p. 21.
  6. (en) R. Brice, « Music Engineering », Oxford: Newnes,(ISBN 0-7506-5040-0),p. 108–9.
  7. (en) T. Pinch and F. Trocco, « Analog Days: The Invention and Impact of the Moog Synthesizer », Cambridge, MA: Harvard University Press,(ISBN 0-674-01617-3),p. 214–36.
  8. (en) P. Bussy, « Kraftwerk: Man, Machine and Music », Londres: SAF,(ISBN 0-946719-70-5),p. 15–17.
  9. (en) R. Unterberger,All Music Guide to Rock: the Definitive Guide to Rock, Pop, and Soul, Milwaukee, WI: Backbeat Books,, 1330–1 p.(ISBN 0-87930-653-X).
  10. abcd ete(en) « Synth Britannia », BBC Four,.
  11. (en) B. Eder,« Hot Butter: Biography »[archive],AllMusic,.
  12. (en) M. Jenkins, « Analog Synthesizers: Understanding, Performing, Buying: from the Legacy of Moog to Software Synthesis », Amsterdam: Elsevier,(ISBN 0-240-52072-6),p. 133–4.
  13. (en) T. J. Seabrook,Bowie in Berlin : A New Career in a New Town, Jawbone Press,, 272 p.(ISBN 978-1-906002-08-4 et1-906002-08-8).
  14. (en) D. Nicholls,The Cambridge History of American Music, Cambridge, Cambridge: Cambridge University Press,, 637 p.(ISBN 0-521-45429-8),p. 373.
  15. a etb(en)We were synth punks, Interview with Andy McCluskey,Philadelphia Inquirer, 5 mars 2012.
  16. (en) D. Nobakht,Suicide : No Compromise, Londres : SAF Publishing,(ISBN 0-946719-71-3),p. 136.
  17. a etb(en) WilliamRuhlmann, « Review »,Izitso,AllMusic(consulté le).
  18. (en) « Cat Stevens – Izitso »,Island Records,Discogs(consulté le).
  19. David Toop, « A-Z Of Electro »,The Wire,(consulté le).
  20. « Cat Stevens – Izitso »,A&M Records,Discogs(consulté le).
  21. (en) D. ErikKempke, « The Beach Boys: 15 Big Ones/Love You: Album Reviews »,Pitchfork Media Inc,(consulté le).
  22. a etb(en) « Brian Wilson — Caroline Now! Interview »,Marina Records,(consulté le).
  23. (en)PattiSmith, « october 1977 hit parader selection »,Hit Parader,.
  24. (en) KeithPhipps, « The Beach Boys: Love You »,The A.V. Club,(consulté le).
  25. (en) Scott Schinder et Andy Schwartz,Icons of Rock : Elvis Presley; Ray Charles; Chuck Berry; Buddy Holly; The Beach Boys; James Brown; The Beatles; Bob Dylan; The Rolling Stones; The Who; The Byrds; Jimi Hendrix, Westport, Conn.,ABC-CLIO,, 124–(ISBN 978-0-313-33846-5,lire en ligne)
  26. (en) « The Beach Boys Biography »,Apple Inc.(consulté le).
  27. (en) T. Maginnis, « The Man Who Dies Every Day: Ultravox »,AllMusic,.
  28. a etb(en-GB) LouisPattison, « Thomas Leer And Robert Rental – The Bridge », surUNCUT,(consulté le)
  29. a etb(en) A. Stout, « Yellow Magic Orchestra on Kraftwerk and How to Write a Melody During a Cultural Revolution »,SF Weekly,.
  30. S. T. Erlewine,All Music Guide to Electronica: the Definitive Guide to Electronic Music, Milwaukee, WI, Backbeat Books,(ISBN 0-87930-628-9,lire en ligne),p. 516.
  31. J. Anderson, « Slaves to the rhythm: Kanye West is the latest to pay tribute to a classic drum machine »,CBC News,.
  32. J. Lewis, « Back to the future: Yellow Magic Orchestra helped usher in electronica – and they may just have invented hip-hop, too »,Guardian.co.uk, Londres,.
  33. (en) S. Reynolds,Rip It Up and Start Again Postpunk 1978–1984, London: Faber and Faber,, 340 et 342–343(ISBN 0-571-21570-X).

Voir aussi

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Article connexe

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Bibliographie

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Liens externes

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