| Fondation |
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| Fondateurs | Dominique Charvet(d),Louis Joinet,Pierre Lyon-Caen, Claude Parodi(d) |
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| Présidente | Judith Allenbach(d)(depuis) |
| Positionnement | |
| Représentativité | élections à la Commission d'avancement de 2022 : 33,3 % des magistrats[1] |
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LeSyndicat de la magistrature (SM) est unsyndicat professionnel demagistrats français de l'ordre judiciaire, fondé en, à l’époque où seules existaient des associations professionnelles. Il obtient depuis deux décennies environ un tiers des voix des magistrats auxélections professionnelles. Le syndicat est orienté à gauche.
Le Syndicat de la magistrature (SM) est le premier syndicat de magistrats créé en France, en 1968, adoptant la formesyndicale plutôt qu’associative, afin de créer les conditions d'un rapprochement avec les syndicats defonctionnaires et de salariés du secteur privé. Plus généralement, ses fondateurs veulent inscrire ses combats au cœur du « mouvement social »[2].
La création du SM se déroule dans un contexte juridique précis qu'Anne Devillé caractérise par une juridicisation croissante desrapports sociaux, une banalisation du contentieux pénal et la démocratisation du recrutement de la magistrature lié aux années 1945-1969. Cette évolution va de pair avec une certaine perte de statut du magistrat. La carrière judiciaire devient alors de plus en plus une carrière administrative comme une autre[3].
Événement décisif, la mise en place en 1958 du Centre national d'études judiciaires, futureÉcole nationale de la magistrature (ENM) basée àBordeaux. Cet établissement crée, comme chez leshauts fonctionnaires, unesprit de corps entre ses élèves et tranche avec l'hétérogénéité qui caractérisait jusque-là le corps de la magistrature. Cette formation a pour conséquence de donner une idéologie commune aux jeunes magistrats dont la caractéristique est décrite comme une« combinaison indissoluble du sens de l'État, d'une conscience missionnaire et du goût du pouvoir »[4].
Cette influence des jeunes magistrats passés par le Centre national d'études judiciaires est prépondérante : 70 % d'entre eux sont membres du SM. Les anciens auditeurs de justice jouent également un rôle particulièrement important dans la création du SM, car même s'ils représentent moins de 23 % des membres cotisants en 1968, tous les membres fondateurs du syndicat, Dominique Charvet,Louis Joinet,Pierre Lyon-Caen et Claude Parodi, en font partie[3].Jean-Pierre Michel est le premier secrétaire général du syndicat.
Succès non négligeable du nouveau syndicat, 75 % de ses adhérents sont néanmoins des magistrats entrés dans la magistrature avant 1959. Les essais consacrés au SM expliquent cette participation importante de ces aînés par la régression de la condition économique et sociale de ces magistrats les rendant davantage réceptifs aux discours du syndicat (on y trouve un grand nombre dejuges de paix, l'« infanterie » du corps judiciaire)[3].
Né dans la mouvance des événements demai 1968, le nouveau Syndicat rassemble autour de lui plusieurs centaines de juges, « pour la très large majorité issus des grades inférieurs du corps » et venant, en grande partie, du Centre national d'études judiciaires (CNEJ). Évoquant ces premières années, Daniel Lecrubier et Pierre Lyon-Caen anciens secrétaires généraux du Syndicat parleront d'une « pensée judéo-christianomarxiste »[5], où se mêlent rejet de la «bourgeoisie » etlutte des classes. L'influence de cette nouvelle morale de gauche imprégnée par l'éducation chrétienne est loin d'être négligeable à cette époque. Ces magistrats chrétiens, dont le travail se concrétise dans les équipes « Marc Daste » (nommées en hommage à une figure du scoutisme catholique français), seront très actifs au sein du SM[3].
C'est une même sollicitude envers les plus pauvres et un certain rejet de la hiérarchie qui poussent à agir les membres les plus à gauche du SM. « Les militants les plus radicaux du mouvement se décrivent ainsi comme desprolétaires de la justice, assujettis à leur hiérarchie »[6], se plaisant à se définir comme des « travailleurs dans les juridictions »[7]. Le Syndicat intervient alors régulièrement dans l'espace public et communique dans divers périodiques d'extrême gauche tels queRouge,Révolution ouLa Cause du peuple… Le Syndicat est la figure de proue de ces nouveaux « juges rouges », selon une expression reprise par les médias[8], qui se veulent progressistes et contestataires. Le juge d'instruction deBéthuneHenri Pascal, chargé du dossier de l'affaire de Bruay-en-Artois en 1972 était membre du Syndicat. Hostile au secret de l'instruction et soutenu par les maoïstes deLa Cause du peuple, il s'illustra par une forme d'activisme médiatique et fut dessaisi du dossier trois mois plus tard.
De 1972 à 1973, des analystes observent une radicalisation du Syndicat de la magistrature[9]. Le groupe dirigeant, qui s'efforce de maintenir la cohésion du syndicat, cède aux revendications des militants « les plus à gauche ». Cette radicalisation s'exprime le plus vivement entre 1974 et 1976. Dans son étude, Marc Robert distingue, parmi les militants, trois « pôles » : l'extrême-gauche, des militants peu nombreux qui appartiennent également auParti socialiste unifié (PSU) et à « certains groupes gauchistes » ; les modérés, majoritaires et hétéroclites, groupe parfois renforcé par des syndiqués proches de la ligne communiste classique ; enfin, le centre, constitué principalement de membres du Parti socialiste, notamment du GERES[9].
En 1976, dans l'hebdomadaire communisteLa Nouvelle Critique, les membres du SM réaffirment leur orientation. Selon eux, « L'enceinte judiciaire doit redevenir un lieu de débat politique. Car la justice c'est quelque chose de politique. Le juge doit permettre que dans le prétoire, se révèlent les contradictions du système »[9].
Les idéaux et les critiques qui ont présidé à la création du syndicat ne restent pas en marge de l'institution judiciaire, mais au contraire, vont en un peu plus d'une décennie la modifier profondément et durablement. Instrument de cette rapide adoption par le corps de la magistrature des revendications du Syndicat est le passage de nombre de ses membres par l'administration centrale de la justice (MACJ). Être magistrat à la MACJ offre les meilleures perspectives. Le ministère de la Justice attire l'élite intellectuelle qui se trouve « au cœur d'un centre stratégique où se prennent les grandes options politiques en matière de justice ». On y trouve trois des fondateurs du SM. Cette présence proportionnelle prédominante du SM à la Chancellerie, dans les cabinets d'instruction et au Parquet lui permet d'avoir une influence déterminante sur l'évolution concrète de la justice en France dès les années 1970[3].
Elle trouve également sa consécration politique lors de la victoire de la gauche en 1981 où la proximité du SM avec le pouvoir devient évidente. Il « peuple les cabinets ministériels », pas seulement à la Chancellerie désormais occupée parRobert Badinter : Louis Joinet gagne Matignon où il conseille plusieurs Premiers ministres socialistes[10].
En janvier 1989, Hubert Dalle, ancien secrétaire général du Syndicat de la magistrature est nommé directeur de l'École nationale de la magistrature[11].
Fondé à une époque où le droit syndical n’existe pas encore dans la magistrature, le SM obtient sa mise en place via des actions communes avec laCGT et laCFDT, qui ont débouché sur la reconnaissance de droits pour les magistrats. Au début des années 1970, il se fait connaître par quelques affaires:
En 1972, l’affaire Nicole Obrego : en déclarant recevable l'action du Syndicat, le célèbre « arrêt Obrego » duConseil d'État, qui date du1er décembre 1972, consacre l'existence du fait syndical dans la magistrature ; il reconnaît également à tout magistrat un droit de critique ;
En 1974, l’affaire Oswald Baudot. Baudot, substitut àMarseille et membre du SM, s'inscrit dans cette lutte des « petits » contre les « gros » propre à cet espritsoixante-huitard. Il adresse en août 1974 un texte à cent trente collègues intitulé « Harangue à des magistrats qui débutent » (souvent appelée « Harangue de Baudot »). Dans ce texte contestataire, il critique la répression et invite ses collègues à corriger, dans leurs décisions, les déséquilibres induits par les hiérarchies sociales : « Soyez partiaux. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, qui ne pèsent pas d’un même poids, il faut que vous la fassiez un peu pencher d’un côté »[12]. Cette injonction de partialité s'accompagne d'une recommandation à violer le droit si nécessaire : « Dans vos fonctions, ne faites pas un cas exagéré de la loi et méprisez généralement les coutumes, les circulaires, les décrets et la jurisprudence. Il vous appartient d’être plus sage que laCour de cassation, si l'occasion s’en présente »[13]. Le ministère lance alors une procédure disciplinaire pour manquement audevoir de réserve[12]. Le 28 janvier 1975, Baudot comparaît devant le CSM qui propose augarde des Sceaux de lui infliger une réprimande. Confronté à la mobilisation du SM soutenu par l'Union syndicale des magistrats, le ministre ne prononce aucune sanction. En dépit de cette victoire du SM, cet appel à la partialité de la justice sera sévèrement condamné par plusieurs personnalités[14],[15] ;
En 1974 aussi, l’affaire Hubert Dujardin : le 14 octobre 1974,Le Nouvel Observateur publie un article relatant trois jours de la vie quotidienne d'unjuge d'instruction àLille, Hubert Dujardin, membre du SM. Le magistrat est renvoyé devant leConseil supérieur de la magistrature (CSM) qui prononce contre lui la sanction de retrait des fonctions de l'instruction, estimant que le secret de l'instruction avait été ainsi « violé ». Le SM dira au sujet de cette affaire qu'elle« s'inscrit dans la lutte menée dès son origine par le Syndicat de la magistrature pour sortir le juge de sa tour d'ivoire, pour ouvrir la justice au peuple, pour abattre les obstacles à la communication entre le juge et les justiciables au nom desquels il rend la justice, pour démythifier l'indépendance de l'appareil judiciaire et l'importance de ses attributions. Au cours de son évolution et de sa réflexion, le Syndicat de la magistrature a réalisé que le secret est l'une des armes les plus redoutables de la hiérarchie » ;
En 1975, l’affaire Patrice de Charette : le 27 septembre 1975, Jean Chapron, directeur d'usine, est inculpé d'homicide involontaire à la suite d'unaccident du travail parPatrice de Charette, juge d'instruction àBéthune et membre du SM ; quelques mois plus tôt, un de ses ouvriers avait perdu la vie en raison d'un défaut de sécurité déjà signalé trois fois par lecomité d'hygiène et de sécurité; La mise en détention d'un« patron »,une première[réf. nécessaire], provoque une émotion considérable ; le garde des Sceaux lui-même,Jean Lecanuet, menace Patrice de Charette de poursuites disciplinaires, sans suite ; des médias parlent de« juge rouge » ; Jean Chapron est libéré au bout de cinq jours par laCour d'appel de Douai réunie exceptionnellement un samedi[16] ; en 1978, dans une autre affaire le tribunal de Béthune (qui compte alors 14 syndiqués sur une trentaine de magistrats) condamne un exPDG à un an de prison ferme ; cinq cents patrons manifestent alors devant le tribunal leur révolte contre les juges chargés de l'affaire mais aussi contre le juge Charette, étranger à l'affaire, mais dont on prétend qu'il est beaucoup plus indulgent pour les autres justiciables[17] ;
En 1975 aussi, l’affaire Jean Foyer : le 3 octobre 1975, l'ancien garde des Sceaux,Jean Foyer, publie dansLe Figaro une tribune intitulée« des juges contre la justice » dans laquelle il accuse le SM d'être en réalité« une organisation subversive gauchiste » ayant pour objectif la conquête du pouvoir au sein de l'institution judiciaire par le biais de l'École nationale de la magistrature. Le syndicat attaque l'ancien ministre etLe Figaro en diffamation, l'emporte en première instance, mais perd en appel et en cassation[18],[19],[9].
Cependant, en 2013, son score avait chuté à 20,6 % à la suite de l'Affaire du « Mur des cons »[20].
Le Syndicat de la magistrature obtient 33,3 % des suffrages aux élections de 2022 auConseil supérieur de la magistrature[1], chiffre constant depuis les années 2000.
Le SM est dirigé par un bureau de six membres élus par le conseil national qui en compte 16, désignés par le congrès annuel, alternativement àParis et en province. Des délégués régionaux participent également au conseil national avec voix délibérative.[réf. nécessaire]
Le Syndicat est membre de l'association internationaleMagistrats européens pour la démocratie et les libertés (MEDEL)[21], de la Coalition française pour laCour pénale internationale (CFCPI)[22], de l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé)[23], de l'Appel des appels[24], ou encore du collectif « Non à EDVIGE ».
En, Pierre Delmas-Goyon[25] et Didier Marshall[26], membres du Syndicat, sont chargés de rendre un rapport sur les juges et les juridictions duXXIe siècle.Nicole Maestracci, autre personnalité du Syndicat, est nommée auConseil constitutionnel par François Hollande[27] en mars de la même année[28]. SelonLe Figaro, les principales réformes envisagées par le garde des Sceaux, notamment la suppression despeines plancher, sont en accord avec les revendications du SM[29].
Au début de 2015, le Syndicat de la magistrature estime que leprojet de loi relatif au renseignement est« inacceptable » car il« installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité » et que« seul un véritable contrôle a priori de techniques de renseignement proportionnées et visant un objectif strictement défini relevant de la sécurité nationale, restera respectueux des droits fondamentaux »[30],[31].
En novembre 2015, en réaction à l'état d'urgence décrété parFrançois Hollande à la suite desattentats du 13 novembre 2015 en France, le Syndicat de la magistrature exprime son « inquiétude » et met en garde contre la « suspension — même temporaire — de l’État de droit »[32]. LeSyndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN) réagit vivement affirmant au sujet du Syndicat de la magistrature : « Ils sont les alliés objectifs de tous les terrorismes ». Le SCPN dénonce également un « dogmatisme fou » ayant « contribué à conduire notre pays dans l'impasse où il se trouve »[33],[34].
En 2023, le Syndicat de la magistrature prévoit de tenir un stand à laFête de l’Humanité, avec trois animations sur lesviolences policières, lescomparutions immédiates et lajustice des mineurs. Le ministre de la JusticeÉric Dupond-Moretti, prochainement jugé par laCour de justice de la République (CJR) pour « prise illégale d'intérêts » à la suite d'une plainte du syndicat et de l'Union syndicale des magistrats - il sera relaxé le 29 novembre 2023[35] - affirme avoir assisté« à un certain nombre de dérapages » de la part du syndicat, saisit à ce sujet leConseil supérieur de la magistrature[36]. Le syndicatUnité SGP Police-Force Ouvrière dénonce, de son côté, « la politisation de la justice par le Syndicat de la Magistrature »[37]. Plusieurs médias de droite relayent des critiques contre cette participation, tels queLe Figaro,Le Point, ainsi queCNews[38]. La présidente du syndicat de la magistrature Kim Reuflet s'étonne, elle, que la participation du syndicat à« un lieu de débats aussi connu et reconnu que la Fête de l'Huma puisse susciter une telle polémique »[39].Le Figaro présente le rendez-vous organisé par le syndicat de magistrats comme « très partial », magistrats et avocats syndiqués prenant la parole pour tenir, selon le quotidien « un discours sans nuance : la police réprime les manifestants dans la violence ». La table ronde ne laisse, par ailleurs, aucune place au contradictoire[40]. PourL’Humanité, « les éditorialistes d’extrême droite ont trouvé dans la présence du Syndicat de la magistrature à la Fête de l’Humanité une nouvelle occasion de répandre dans l’opinion le mythe d’une justice laxiste »[41].
À l'automne 2024, à la suite dumeurtre de Philippine Le Noir de Carlan et de l'interpellation du principal suspect, un homme faisant l'objet d'uneOQTF, le Syndicat de la magistrature déplore la focalisation du débat sur le sujet de l'immigration et l'usage d'une rhétoriquexénophobe, appelant à une démarche deprévention sociale globale desféminicides quelle que soit la nationalité des coupables[42],[43].
Selon une enquête deMediapart en 2024, le syndicat demande régulièrement communication des rapports d'inspection des magistrats mais se voit opposer un refus constant du Garde des SceauxÉric Dupond-Moretti. Le syndicat qui a saisi à plusieurs reprises laCommission d'accès aux documents administratifs a également saisi le tribunal administratif et le Conseil d’État, face à ce que le journal qualifie de« rétention d’informations »[1].
Le 8 janvier 1987, Georges Apap,procureur àValence, choisit le thème de latoxicomanie pour son discours de rentrée ; un député présent lui en fait le reproche par médias interposés et alerte legarde des SceauxAlbin Chalandon ; ce dernier le nomme alors comme premier substitut àBobigny, mais le présidentMitterrand refuse de signer le décret ; Albin Chalandon saisit leConseil supérieur de la magistrture qui rend, le, une décision derelaxe, aux motifs de la qualité de magistrat des procureurs de la République et de leur liberté de parole à l'audience[réf. souhaitée].
En mars 2001, Clément Schouler, magistrat à Versailles, et le SM publient aux éditionsL'Esprit frappeur le livreVos papiers ! Que faire face à la police ? La couverture de cet ouvrage — dont le propos est de mettre en garde contre lescontrôles d'identité abusifs et de faire connaître les règles à ce sujet — présente un policier grimaçant à tête de porc[44]. L'ouvrage suscite une polémique, et les protestations des syndicats de policeSynergie etSNOP. Plus d'une centaine de fonctionnaires de police déposent à l'époque plainte contre ce qu'ils dénoncent comme un «pamphlet antiflic primaire »[44].
Le ministre de l'Intérieur,Daniel Vaillant, dépose plainte pour les propos et la couverture du livre ainsi que les propos jugés injurieux envers la police. Le magistrat est acquitté en première instance. Le, lacour d’appel de Paris statuant sur l’appel interjeté par le parquet condamne Clément Schouler à 800 € d’amende pour avoir dénoncé dans son livre les contrôles d’identité au faciès qui « sont non seulement monnaie courante, mais se multiplient »[45]. La Cour de cassation casse cette condamnation le[46]. L'affaire estrenvoyée devant lacour d'appel de Rouen qui prononce la relaxe du magistrat le, estimant que les propos étaient « biendiffamatoires » mais retenant « l'excuse de bonne foi » en faveur de Clément Schouler[47],[48].
Le Syndicat appelle à voter contreNicolas Sarkozy lors desélections présidentielles de 2007 et de2012[49]. En, à la suite de ce queLe Parisien qualifie d'« attaque au vitriol » contre le président sortant[50],Nathalie Kosciusko-Morizet, alors porte-parole du candidat, juge cet appel comme étant un « acte partisan inadmissible ». Le Syndicat répond en précisant que « rien n'interdit à un syndicat de prendre position à l'occasion d'une échéance qui, de fait, est lourde d'enjeux pour les principes et les intérêts qu'il défend »[51].
Pour le livre, voirPhilippe Bilger#Publications.
L'affaire du « Mur des cons » est une affaire médiatico-politique française, commencée en 2013 et trouvant son épilogue judiciaire en 2021.
Elle est liée à la présence, filmé par un journaliste deFrance Télévisions, dans les locaux du syndicat de la magistrature, d'un panneau d'affichage intitulé « Mur des cons » et sur lequel étaient affichées des photographies et des « petites phrases », de diverses personnalités politiques et familles de victimes médiatisées signalées comme étant des « cons ».
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