Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Alimentation en Grèce antique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuisSymposion)
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Les informations figurant dans cet article ou cette section doivent être reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou « Liens externes »().

Kylix, type de vase à boire le plus fréquent en Grèce antique, v.500av. J.-C.,British Museum.

L'alimentation en Grèce antique est connue par des sources à la fois littéraires et artistiques : lescomédies d'Aristophane et les extraits d'œuvres préservées par le grammairienAthénée d'une part, lesvases peints et lesfigurines en terre cuite d'autre part.

Lerégime alimentaire desGrecs anciens se caractérise par sa frugalité, reflet de conditions difficiles pour l'agriculture grecque. Il se fonde sur la « triade méditerranéenne »[Note 1] :blé,huile d'olive etvin.

Lescéréales constituent la base de l'alimentation grecque. Il s'agit principalement deblé dur, d'épeautre et d’orge. Le blé est réduit engruau et employé en bouillie ou moulu en farine pour fabriquer dupain ou des galettes. L'orge sert le plus souvent à fabriquer lamaza, le plat de base grec. Les paysans ne cuisent au four que les pâtes defroment servant à la confection de galettes de consommation courante, galettes mises dans des moules et séchées. Les céréales sont souvent servies avec des légumes (choux,épinard,oignons,laitue,radis,lentilles,fèves ou encorepois chiches). La consommation depoisson, deviande et demiel varie suivant la fortune de la maisonnée : seuls les riches en disposent régulièrement. En revanche, les Grecs consomment beaucoup de produits laitiers, et surtout dufromage. L’expression « ne manger que de l'orge » est ainsi l’équivalent du français « être au pain sec et à l’eau »[source secondaire nécessaire]. Lebeurre est connu, mais on lui préfère l'huile d'olive. La nourriture s'accompagne devin (rouge, blanc ou rosé) étendu d'eau et parfois aromatisé.

Grèce archaïque

[modifier |modifier le code]

Labalanophagie, soit la consommation desfruits du chêne, dans la Grèce antique, pratique alimentaire confirmées par l'archéologie, est étroitement associée à l'histoire de sa fondation, et se retrouve par la suite illustrée dans la poésie et lesarts, pendant et après l'Antiquité. Plus particulièrement legland fait référence à l'âge d'ormythique qui apparaît dans lamythologie grecque puis lamythologie romaine. Cette période est suivie d'une période de décadence et se termine avec ladomestication dublé, introduit parCérès (Déméter). Les glands associés à l'Arcadie symbolisent par la suite lavie sauvage, par exemple par rapport aupain qui représentent lavie civilisée.

L'archéologie démontre que la période idéalisée, appeléeâge d'or, décrit dansLes Travaux et les Jours d’Hésiode notamment, correspond effectivement à une période qui a précédé laRévolution néolithique[1]. La Civilisation grecque n'est pas un produit du sol, elle a été importée. Les premiers peuples de la Grèce ne s'étaient pas sédentarisés, ce qui peut être aisément retrouvé dans la langue grecque et dans les écrits.Thucydide au commencement deson histoire,« rapporte que les premiers habitants de la Grèce étaient toujours en mouvement, en guerre les uns contre les autres, qu'ils ne connaissaient pas le commerce, ne possédaient aucune richesse; ils ne plantaient pas, incertains de savoir s'ils pourraient jouir du fruit de leur labeur. »[2]. Lorsque les Grecs ont voulu asseoirleur histoire sur un passé lointain, antérieur à leur arrivée sur le sol grec, ils ont créé enArcadie la population mythique etautochtone desPélasges, et leur héros éponyme,Pélasgos, à qui on attribue un certain nombre d'« inventions »[3]. Pélasgos, suivant la légende, le premier de sa race, apprend aux hommes l'art de se construire des huttes grossières, de se vêtir de peaux de bêtes, la substitution du fruit du chêne aux feuilles et aux plantes sauvages dont ils faisaient auparavant leur alimentation[2].

Article connexe :Balanophagie antique.

Repas

[modifier |modifier le code]

En famille

[modifier |modifier le code]
Enfant devant un présentoir à vaisselle de banquet,IIIe – Ier siècle av. J.-C.,musée du Louvre.

Les Grecs font trois repas par jour :

  • Lepremier, froid, (ἀκρατισμός /akratismós) est composé de pain d'orge trempé dans duvin pur (ἄκρατος /ákratos), éventuellement agrémenté defigues entre autres fruits ; fromage etolives[4].
  • Le second (ἄριστον /áriston)[5], sommaire, est pris vers midi ou au début de l'après-midi[6].
  • Le troisième (δεῖπνον /deĩpnon), le plus important de la journée, a généralement lieu à la nuit tombée.

Il peut s'y ajouter un goûter (ἑσπέρισμα /hespérisma) en début de soirée ; l'ἀριστόδειπνον /aristódeipnon, littéralement un déjeuner dînatoire, peut être servi tard dans l'après-midi à la place du dîner[P 1].[source secondaire nécessaire]

Lors des repas et des banquets, les femmes sont rares et se tiennent dans la plus grande réserve et le silence. Il est d'usage qu'elles sortent lorsque les convives masculins, ayant fini de manger, se livrent à la conversation libre. Il semble que, dans la plupart des cas, les femmes prennent leurs repas à part dans une autre pièce[7]. Si la taille de la maison ne le permet pas, les hommes mangent les premiers, les femmes passant à table une fois que ces derniers ont terminé leur repas[8]. Lesesclaves assurent le service ; eux aussi mangent à part, et souvent les restes. Dans les familles les plus pauvres, ce sont les femmes et les enfants, s'il faut en croireAristote, qui pallient le manque d'esclaves[P 2][source secondaire nécessaire].

L'usage de déposer dans des tombes de petitsmodèles en terre cuite représentant des pièces du mobilier permet aujourd'hui d'avoir une bonne idée des meubles grecs. Les Grecs ordinaires mangent assis sur des tabourets à des tables, hautes pour les repas ordinaires, basses pour les banquets, et d'abord de forme rectangulaire. Les banquettes sur lesquelles on s'étend sont réservées aux banquets ou aux aristocrates[9]. AuIVe siècle av. J.-C., la table habituelle prend une forme ronde, souvent à pieds zoomorphes (par exemple en forme de pattes de lion)[réf. souhaitée].

Les galettes de pain peuvent servir d'assiette, mais les écuelles enterre cuite ou enmétal sont plus courantes[10]. La vaisselle se raffine au fil du temps et l'on trouve desassiettes en matériaux précieux ou enverre pendant l'époque romaine. Les couverts sont peu utilisés à table : l'usage de lafourchette étant inconnu, on mange avec les doigts[11] en s'aidant d'uncouteau pour la viande et d'unecuillère semblable aux cuillères occidentales contemporaines, pour les soupes et bouillies[10]. Des morceaux de pain (ἀπομαγδαλία /apomagdalía) peuvent être utilisés pour se saisir de la nourriture[11] ou, en guise de serviettes, pour s'essuyer les doigts[P 3],[12][source secondaire nécessaire].

En société

[modifier |modifier le code]

Banquets

[modifier |modifier le code]

Leσυμπόσιον /sympósion — traditionnellement traduit par « banquet », plus littéralement « réunion de buveurs » — est l’un des « loisirs » préférés des Grecs[13].

Banqueteurs jouant aucottabe pendant qu'une musicienne joue de l'aulos,cratère en cloche du Peintre deNicias (Musée national archéologique de Madrid).

L'histoire des banquets publics (repas etsymposion) montre de grandes différences entre, par exemple, le banquet aristocratique archaïque (duVIIIe au VIe siècle) et le banquet public organisé par la cité ou lesévergètes dans les cités hellénistiques[14]. Dans tous les cas, cependant, comme le dit J.-P. Vernant« il y a des formes et des degrés divers de sacré, plutôt qu'une polarité sacré-profane »[15] et le religieux est présent autant dans le repas que dans lesymposion[16]. Enfin, le fait de manger et boire ensemble fonde la communauté civique[17].

Le lieu le plus fréquent est le sanctuaire du dieu en l'honneur duquel se font les sacrifices, dans lehieron ou letemenos[18]. La plupart des sanctuaires attiques, recevaient des banquets publics[19]. Le lieu dusymposion était aussi, souvent, situé au cœur de la cité : àThasos sur un côté de l'agora archaïque, à Athènes leprytanée ne sert, au début duVe siècle, qu'au banquet desprytanes, et lastoa sud comportait des salles de banquet pour 500 lits de table. Sur l'Acropole, laPinacothèque pouvait être aménagée pour recevoir 17 lits (entre 440 et 430), tout ceci pour les « officiels »[réf. nécessaire]. Dans le quartier duCéramique, lePompeion, de la fin duVe siècle, et ses abords pouvaient recevoir les masses lors des banquets publics. Cependant d'autres espaces pouvaient convenir en certaines occasions.« Ainsi un bienfaiteur à Metropolis a fait lors des jours bachiques unehestiasis pour le dèmos « dans la montagne », ce qui n'est guère surprenant dans une fête en l'honneur de Dionysos »[18].

Lesymposion comprend deux parties : la première est consacrée à la nourriture, généralement assez simple, et la seconde à la boisson[13]. En réalité, on consomme également duvin avec le repas, et les boissons sont accompagnées desτραγήματα /tragếmata ou friandises à grignoter :châtaignes, fèves, grains de blé grillés ou encore gâteaux au miel, chargés d'absorber l'alcool et de prolonger la beuverie[20]. Certains banquets font d'ailleurs partie de rituels qui en manifestent la dimension « sacrée »[réf. nécessaire].

La seconde partie est inaugurée par une ou plusieurslibations, unpéan ou une simple prière, généralement en l’honneur deDionysos[21]. Puis l’on discute ou l’on joue à divers jeux de table, comme lecottabe — en effet, les convives sont allongés sur des banquettes. Des danseuses, des acrobates et des musiciens de location peuvent agrémenter la soirée. Le philosophepéripatéticienThéophraste montre dans sesCaractères[P 4] le propriétaire d’un esclave qui a loué des filles, musiciennes et danseuses qui peuvent assurer tous les plaisirs des convives[source secondaire nécessaire].

Un« roi du banquet », tiré au sort, est chargé d'indiquer aux esclaves la proportion à observer entre le vin et l'eau dans la préparation de la boisson[21]. Le chant ou la prière sont assez libres de composition ; la libation est composée d'une partie offerte àZeus et aux dieux olympiens, une deuxième offerte au bon démon, et la troisième àHermès. Une coupe est remplie, qui passe de main en main chez les participants qui formulent une prière. Les libations obéissent à certaines règles : le nombre de libations par personne n'est pas limité, mais l'invocation ne va pas sans la libation. Après le repas et avant la beuverie, on couvre la tête des participants de bandelettes ou de couronnes de rubans.Théophraste montre dans sesCaractères[P 5] un avare qui fait une petite libation, et de surcroît compte le nombre de coupes vidées, puis se plaint du prix des bandelettes et autres rubans (les objets rituels nécessaires s'échangeaient)[source secondaire nécessaire].

Ces banquets sont strictement réservé aux hommes — à l'exception des danseuses et descourtisanes, les femmes se devaient de rester entre elles[réf. nécessaire] : dansLe Banquet dePlaton, Éryximaque prie la joueuse d'aulos de rejoindre les femmes de la maison dans la pièce qui leur est réservée[P 6][source secondaire nécessaire]; celle qui se mêle aux hommes est vue comme une esclave, comme tout sauf de condition libre, passible d'attaque en justice — le banquet est un élément essentiel de la sociabilité grecque. Il peut être organisé à l'instigation d'un particulier conviant ses amis ou sa famille. Il peut également rassembler, de manière régulière, les membres d'une association religieuse ou d'unehétairie (sorte de club aristocratique). Les grands banquets sont l'apanage des plus riches, mais dans la plupart des foyers grecs, les fêtes religieuses ou les événements familiaux sont l'occasion de banquets plus modestes[réf. nécessaire].

Le philosophepéripatéticien Hippoloque deMacédoine, ami et condisciple deLyncée deSamos, lui a écrit une lettre au sujet d'un banquet de mariage auquel il a été convié[P 7] :[source secondaire nécessaire] on sert du vin, puis un pain d'égale largeur, des poules, des canards, du pigeon (ramier), etc. Chacun ayant pris ce qu'on lui présente, le donne avec le plat auxesclaves ; on présente aussi à la ronde nombre d'autres différents mets. Ce service est suivi d'un autre, incluant un grand pain, desoies, deslièvres, deschevreaux, destourtereaux, desperdrix. Les mêmes mets sont aussi donnés aux esclaves. Après avoir pris assez de nourriture, les invités se lavent les mains, et des joueuses de flûtes, des musiciens et desharpistesrhodiennes couvertes d'un voile entrent. Elles se retirent après un court début : aussitôt il en paraît d'autres, portant chacune deux pots de parfum. On sert ensuite à chacun, pour souper, un plat contenant un très gros cochon rôti. Hippoloque mentionne desgrives rôties, desbecfigues où l'on avait versé des jaunes d'œufs, deshuîtres, despétoncles.« Le cochon fut suivi d'un autre chevreau bouillant dans la sauce sur un autre plat. Dès que nous fûmes débarrassés de ce monde, nous nous mîmes à boire. »[source secondaire nécessaire]

La dernière partie du banquet, celle consacrée à la beuverie, est également prétexte à la danse ; inviter une danseuse sans être au moins éméché est très mal vu en société ; l'ivresse doit servir de prétexte[22][source secondaire nécessaire].

Le banquet a servi de cadre à une littérature de genre :Le Banquet dePlaton,Le Banquet deXénophon, lesPropos de table dePlutarque ou encore leBanquet des Deipnosophistes d’Athénée.[source secondaire nécessaire]

Syssities

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Syssitie.

Lessyssities (τὰ συσσίτια /tà syssítia) sont des repas obligatoires pris en commun dans le cadre de groupes sociaux ou religieux rassemblant hommes et jeunes gens. Ils concernent principalement laCrète etSparte et prennent le nom d’hetairia,pheiditia, ouandreia. Ils fonctionnent comme desclubs aristocratiques et comme unmess militaire. Comme les banquets, les syssities sont le domaine exclusif des hommes ; quelques références[Lesquelles ?] décrivent également des syssities exclusivement féminines. Au contraire des banquets, cependant, les repas se caractérisent par la simplicité et la tempérance.[réf. nécessaire]

Pain

[modifier |modifier le code]
Femme pétrissant de la pâte àpain, v. 500-475 av. J.-C.,Musée national archéologique d'Athènes.

Lescéréales (σῖτος /sĩtos) constituent la base de l'alimentation grecque. Il s'agit principalement deblé dur (πύρος /pýros), d'épeautre (ζειά /zeiá) et d'orge (κριθαί /krithaí)[23]. Mondé par trempage, le blé peut être transformé de deux manières principales : réduit en gruau, il sera employé en bouillie ; moulu en farine (ἀλείατα /aleíata) et pétri, il sert à fabriquer dupain (ἄρτος /ártos) ou des galettes, simples ou mélangées à dufromage ou dumiel[24]. Lelevain est connu ; à partir de l'époque romaine, les Grecs utilisent uncomposé alcalin Page d'aide sur l'homonymie ou de la levure de vin comme agent levant[25]. Les pâtons sont cuits à la maison dans un four en argile (ἰπνός /ipnos) surélevé par des pieds[26]. Une technique de cuisson plus rustique consiste à déposer des charbons ardents sur le sol en terre et de recouvrir le tas d'un couvercle en cloche (πνιγεὐς /pnigeus) ; quand le sol est suffisamment chaud, on pousse les charbons sur le côté, on dépose les pâtons et le couvercle est remis en place, sous les charbons[27]. Le four en pierre n'apparaît qu'à l'époque romaine. D'après une prescription deSolon, législateurathénien duVIe siècle av. J.-C., le pain defroment doit être réservé aux jours de fête[28]. Cependant, dès l'époque classique et pour peu qu'on en ait les moyens, on le trouve tous les jours chez la boulangère, profession qui apparaît à Athènes auVe siècle[réf. nécessaire].

L'orge est plus facile à produire mais peu panifiable. Elle donne des pains nourrissants mais très lourds[25]. De ce fait, elle est plutôt grillée puis moulue pour donner une farine (ἄλφιτα /álphita), laquelle sert à fabriquer (le plus souvent sans cuisson puisque les grains ont déjà été grillés) laμᾶζα /mãza, le plat de base grec, comme le souligne le surnom de « mangeurs d'orge » dont les Romains affublaient les Grecs. Dansla Paix,Aristophane emploie l'expressionἔσθειν κριθὰς μόνας, littéralement « ne manger que de l'orge », équivalent du français « être au pain sec et à l'eau »[P 8][source secondaire nécessaire]. Nous connaissons plusieurs recettes de la maza : elle peut être servie cuite ou crue, sous forme de bouillie, de boulettes ou de galettes[24]. Là encore, la maza peut être agrémentée de fromage ou de miel.

Fruits et légumes

[modifier |modifier le code]

Légumes

[modifier |modifier le code]

Les céréales sont souvent servies avec un accompagnement appelé génériquementὄψον /ópson[29]. Le mot désigne d'abord tout ce qui se prépare sur le feu, et par extension tout ce qui accompagne le pain[P 9][source secondaire nécessaire]. À partir de l'époque classique, il s'agit de poisson et delégumes :choux,oignons,lentilles,fèves, différentes espèce degesses,vesces ou encorepois chiches[30][source insuffisante]. Ils sont servis en soupe, bouillis ou en purée (ἔτνος /étnos), assaisonnés d'huile d'olive, devinaigre, degarum (γάρον /gáron) — sauce de poisson proche dunuoc mamvietnamien — et d'herbes. S'il faut en croire Aristophane[P 10][source secondaire nécessaire], la purée est l'un des plats favoris d'Héraclès, toujours représenté comme un goinfre dans lacomédie. Les plus pauvres consomment couramment desglands de chêne (βάλανοι /bálanoi)[31]. Lesolives sont une garniture fréquente, qu'elles soient crues ou confites[32].

En ville, les légumes frais sont chers et peu consommés : les citadins peu fortunés se rabattent sur leslégumes secs. La soupe de lentilles (φακῆ /phakễ) est le plat typique de l'ouvrier[33],[34]. Les rations militaires typiques contiennent de l'ail, des oignons et du fromage[35]. Aristophane évoque ainsi le « rot de mangeur d'oignon » typique du soldat[P 11][source secondaire nécessaire] ; ailleurs, lechœur chante la paix et sa « joie d'être délivré du casque / du fromage et des oignons »[P 12][source secondaire nécessaire].

Fruits

[modifier |modifier le code]

Lesfruits, frais ou secs, sont mangés en dessert. Ce sont principalement lesfigues, lesgrenades, lesnoix etnoisettes. Les figues sèches sont également consommées en apéritif, en buvant du vin. Dans ce cas, elles sont souvent accompagnées de graines delupin, dechâtaignes, depois chiches ou defaines grillées. La présence defigues carbonisées, près des restes deraisin, laisse supposer qu'elles ont servi d'adjuvant sucré pour camoufler l'amertume du jus desvignes sauvages.[réf. nécessaire]

Viande

[modifier |modifier le code]
Un jeune homme prépare une tête de cochon après le sacrifice - on voit les colonnes du temple à droite -cratère en cloche du Peintre deTarporley, v.360-340 av. J.-C., Musée archéologique national de Madrid.

Manger de la viande est chose rare, sauf aux fêtes ou autres banquets. La consommation de poisson et de viande varie suivant la fortune de la maisonnée mais aussi son implantation : à la campagne, lachasse (principalement le piégeage pour les plus pauvres) permet de consommer dulièvre et desoiseaux. Les paysans possèdent également des basses-cours les fournissant enpoulets et enoies ; les propriétaires un peu aisés ou riches pratiquent un élevage d'appoint dechèvres,porcs etmoutons, et les chasseurs s'offrent le produit de leurs prises : sangliers, cerfs. À la ville, les viandes sont chères, à l'exception de la viande de porc : à l'époque d'Aristophane, uncochon de lait coûte troisdrachmes[P 13][source secondaire nécessaire], soit trois jours de travail d'un ouvrier de chantier public[réf. nécessaire]. Les riches comme les pauvres consomment dessaucisses[36]. Desboudins faits d'estomac de chèvre bourrés de graisse et de sang sont déjà mentionnés dans l'Odyssée[P 14][source secondaire nécessaire].

Lacivilisation mycénienne pratiquait l'élevage debovins pour leur viande. AuVIIIe siècle av. J.-C. encore,Hésiode décrit son idéal de festin campagnard :

« puissé-je avoir l'ombre d'une roche, du vin de Byblos, une galette bien gonflée et du lait de chèvres qui ne nourrissent plus, avec la chair d'une génisse qui a pris sa pâture au bois et n'a pas encorevêlé ou d'agneaux d'une première portée »[P 15][source secondaire nécessaire].

La viande est beaucoup moins mentionnée dans les textes de l'époque classique que dans la poésie archaïque ; il est possible que cette évolution ne reflète pas une évolution des habitudes de consommation, mais seulement les codes de chaque genre littéraire[réf. nécessaire].

La consommation de viande a principalement lieu à l'occasion des sacrifices religieux qui donnent lieu à des festins civiques : la part des dieux (graisse, fémurs et viscères) est brûlée alors que la part des hommes (viande) est grillée et distribuée aux participants. Il existe parallèlement un commerce florissant de viandes cuites ou salées, qui semblent elles aussi être issues de sacrifices[37]. La technique bouchère grecque a ceci de particulier que l'animal n'est pas découpé suivant le type de morceau, mais en portions de poids égal : chacune d'entre elles peut donc être composée presque entièrement de graisse et d'os ou au contraire seulement de viande, et mêler morceaux à braiser, rôtir, bouillir ou griller. Un passage de comédie illustre les problèmes que la pratique suscite :

« Chairéphon achetait un jour de la viande ; le boucher, dit-on, lui en coupapar hasard un morceau très osseux. Il lui dit : « Boucher, ne compte pas l'os », ce à quoi celui-ci répondit : « Mais la viande est tendre : on dit qu'elle l'est quand elle est près de l'os. » Et Chairéphon de dire : « Soit, cher ami, mais son poids supplémentaire me chagrine, où qu'il se trouve. »[P 16],[38]

EnCrète, les meilleures parts sont allouées aux citoyens particulièrement sages ou bons guerriers ; dans d'autres cités, commeChéronée, les portions sont tirées au sort, ce qui donne à chacun une chance égale d'obtenir un bon ou un mauvais morceau[P 17][source secondaire nécessaire]. Par conséquent, un Grec achetant sa viande au marché ne peut guère choisir qu'entre les abats et la viande à proprement parler : aucune source n'en montre commandant une côtelette ou ungigot[39].

LesSpartiates se nourrissent principalement d'un ragoût de porc, lebrouet noir (μέλας ζωμός /mélas zômós). Plutarque indique que « parmi les plats, celui qu'ils apprécient le plus est le brouet noir ; c'est au point que les vieillards ne demandent même pas de viande ; ils la laissent aux jeunes et font leur dîner du brouet qu'on leur verse[P 18]. »[source secondaire nécessaire] C'est pour les Grecs un véritable sujet de curiosité. « Bien sûr que les Spartiates sont les plus courageux de tous les hommes », plaisante unSybarite, « n'importe quel homme de bon sens préférerait mourir mille morts plutôt que de mener une si pauvre vie[P 19]. »[source secondaire nécessaire] Le plat est composé de viandes rôties de chèvre et porc, de sel, de vinaigre et de sang[10]. Il est complémenté demaza, de figues et de fromage et parfois gibier ou de poisson[P 20][source secondaire nécessaire].Élien, auteur duIIe-IIIe siècle, prétend queSparte défend à ses cuisiniers de savoir préparer autre chose que de la viande[P 21][source secondaire nécessaire].

Poisson

[modifier |modifier le code]
Le poisson frais, l'un des plats préférés des Grecs, plat à figures rouges, v. 350-,musée du Louvre.

L'attitude des Grecs face au poisson varie suivant l'époque. Comme le remarquent les Grecs eux-mêmes[P 22], on ne mange pas de poisson dans l’Iliade, mais des viandes rôties[40], ce quePlaton explique par l'austérité des mœurs de l'époque[P 23][source secondaire nécessaire]. Il semble qu'au contraire, le poisson ait alors été perçu comme la nourriture des pauvres. L’Odyssée évoque bien que les compagnons d'Ulysse mangent du poisson, mais uniquement parce qu'ils sont affamés après être passés parCharybde etScylla et parce qu'ils doivent se nourrir de ce qui leur tombe sous la main[P 24][source secondaire nécessaire].

Au contraire, à l'époque classique, le poisson devient un mets de luxe, recherché par les plus fins gourmets et suscitant, à l'époque hellénistique, des traités spécialisés, comme celui deLyncée de Samos surL'Art d'acheter du poisson pour pas cher[41][réf. incomplète]. Tous les poissons ne se valent pas : une stèle de la fin duIIIe siècle av. J.-C. provenant de la petite citébéotienne d'Akraiphia, sur lelac Copaïs, fournit une liste de poissons et de leurs prix respectifs, probablement pour protéger les consommateurs d'augmentations excessives[42][réf. incomplète] : le moins cher est leskaren (sans doute duperroquet de mer), tandis que laventrèche dethon coûte trois fois plus cher[43]. Le poète Ériphos, dans sa pièceMélibée, range lesseiches avec la ventrèche de thon, la tête deloup et lecongre au rang des mets dignes des dieux, et que les pauvres ne peuvent pas s'offrir[P 25][source secondaire nécessaire].

Les convives du banquet mis en scène parAthénée auxIIe – IIIe siècle consacrent une grande partie de leur conversation à des considérations œnophiles et gastronomiques. Ils discutent des mérites comparés de tels vins, légumes ou viandes ; évoquent des plats renommés (seiches farcies, ventrèche dethon,écrevisses de mer,laitues arrosées de vin au miel) et grands cuisiniers comme Sotéridès, cuisinier du roiNicomèdeIer deBithynie (IIIe siècle av. J.-C.). Alors que son maître, en pleines terres, se languit d'anchois, il lui en sert des imitations : desraves femelles soigneusement découpées en forme d'anchois, huilées, salées et saupoudrées de graines depavot noires. Cet exploit de cuisinier, laSouda, encyclopédiebyzantine, l'attribue par erreur au gourmet romainM. Gavius Apicius (Ier siècle av. J.-C.)[réf. nécessaire].

Au plus bas de l'échelle, lessardines, lesanchois et autre menu fretin constituent l'ordinaire des citoyens athéniens. Parmi les autres poissons de mer courants, on peut citer lethon blanc, lerouget, laraie, l'espadon ou encore l'esturgeon, mets de choix consommé salé. Le lac Copaïs est lui-même célèbres par lesanguilles que l'on y trouve, renommées dans toute la Grèce et chantées par le héros desAcharniens[réf. nécessaire]. Parmi les autres poissons d'eau douce, on peut citer lebrochet, lacarpe ou le peu appréciépoisson-chat. Les Grecs apprécient également les œufs de poisson etfruits de mer :coquillages,seiches (σηπία),poulpes[Note 2] etcalmars[Note 3] sont frits ou grillés et servis comme amuse-gueule, comme accompagnements ou dans les banquets quand ils sont de petite taille ; des oursins ; les spécimens de grande taille relèvent du répertoire de la grande cuisine[44]. Seiches et poulpes sont des cadeaux traditionnels lors de la fête desAmphidromies, lorsque les parents nomment leur enfant[P 26][source secondaire nécessaire]. S'agissant des coquillages, on peut probablement reconnaître dans ceux que citent les sources lebulot, lamoule, lagrande nacre, l'ormeau, lapalourde, lapatelle, lepétoncle oupraire ou encore letroque[44].Galien est le premier à mentionner la consommation de l'huître[Note 4] crue[P 27],[44] ; lecrabe[Note 5], lehomard[Note 6], lalangoustine[Note 7], lacigale de mer[Note 8] sont appréciés[45]. L'oursin[Note 9] est davantage connu le long des côtes[45].

Le poisson est issu d'unepêche le plus souvent individuelle, très près des côtes et très artisanale, voire à la main[46][réf. incomplète]. Si l'on peut supposer l'existence de criées, la plus grande partie de la pêche semble être vendue sur les marchés des cités, sur des étals spécialisés[47][réf. incomplète]. Le poisson se présente souvent sous formesalée. Le procédé est surtout courant pour les petits poissons : l'expression « moins cher que le poisson saur » désigne un bien extrêmement commun et très bon marché[P 28][source secondaire nécessaire]. Il est également appliqué aux poissons gras —bonite,thon,maquereau,ange de mer, esturgeon — et même aux crabes et aux oursins[48][réf. incomplète].

Œufs et fromage

[modifier |modifier le code]

Les Grecs élèvent des canards, des oies, descailles et despoules en partie pour leursœufs. Certains auteurs[P 29] louent également les œufs defaisan et d'oie[source secondaire nécessaire]. Les oiseaux dans le commerce, chez un boucher, sont vivants et tués à la demande[P 30][source secondaire nécessaire], mais on peut supposer qu'ils étaient assez rares[réf. nécessaire]. Les œufs sont consommés durs ouà la coque en tant que hors-d'œuvre ou inversement, comme desserts, ou encore gobés[P 31][source secondaire nécessaire]. Ils sont également employés, sous forme deblancs, dejaunes ou entiers, dans la fabrication de certains plats[49].

Lelait (γάλα /gála) est bu par les paysans mais n'est quasiment pas employé en cuisine. Lebeurre (βούτυρον /boútyron) est connu mais lui aussi peu employé : les Grecs considèrent son usage comme une caractéristique desThraces[Note 10], qu'ils considèrent volontiers comme des rustres incultes ; le poète comiqueAnaxandridès les surnomme les« mangeurs de beurre »[P 32][source secondaire nécessaire]. En revanche, les Grecs apprécient lesproduits laitiers. On sert comme friandise ce qui devait ressembler à duyaourt, leπυριατή /pyriatế[P 33][source secondaire nécessaire]. Surtout, le fromage (τυρός /tyrós), de chèvre ou de brebis, est un aliment de base. On le vend dans des boutiques distinctes suivant qu'il est frais ou non, le premier coûtant environ les deux tiers du prix du second[50]. On le mange seul ou en mélange avec du miel ou des légumes. Il entre également, comme ingrédient, dans la préparation de bon nombre de plats, y compris de poisson. L'unique recette préservée du cuisiniersicilienMithécos (Ve siècle av. J.-C.) indique ainsi :« cépole : videz, enlevez la tête, rincez et levez les filets ; ajoutez de l'huile et du fromage »[P 34][source secondaire nécessaire]. Cependant, cette utilisation du fromage est controversée :Archestrate avertit ses lecteurs que les cuisiniers siciliens gâchent le bon poisson en y ajoutant du fromage[réf. nécessaire].

Le miel

[modifier |modifier le code]
Cette sectionne cite pas suffisamment ses sources (mai 2024)
Pour l'améliorer, ajoutezdes références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle{{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Dans la Grèce antique, une ancienne coutume était d’offrir du miel aux dieux et aux esprits de la mort, le miel servait à honorer les dieux mais aussi les héros, les vainqueurs, ainsi que les athlètes qui ne pénétraient jamais un state ou une arène sans avoir consommé du miel.

Selon la mythologie, les abeilles avaient secrètement enlevéZeus lorsqu’il était enfant de la grotte du mont Ida où il avait été confié auxcurètes et aux nymphes pour le protéger de son père,Cronos, qui avait la fâcheuse tendance de dévorer ses enfants dans le but de contrer la prophétie de Gaïa qu'un jour, l'un d'entre eux le détrônerait.

Dionysos etApollon sont des dieux qui, eux, avaient été nourris avec le miel offert par lesMuses, les déesses et les abeilles, c'est pourquoi la déesseHéra, qui représente la jeunesse, offre du miel aux dieux afin qu’ils évitent de vieillir. C’est également la raison pour laquelle, au cours de cérémonies funéraires, le mort emportait avec lui des gâteaux aux miel pour les offrir àHadès, le Dieu des Enfers, afin que celui-ci lui procure la santé et le bien être dans l’au-delà.

L’importance du miel pour les Grecs est largement rapportée dans de nombreux textes classiques grecs comme dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère,Le Banquet des sophistes d’Athénée, ou encore dans les écrits philosophiques d’Aristote et deDémocrite.

Hippocrate qui est considéré comme le « père de la médecine » et a largement contribué à l’accroissement de l’utilisation du miel dans la médecine mais aussi l’alimentation il connaissait bien ses grandes valeurs nutritives, son goût doux et agréable ainsi que son fort pouvoir sucrant, il propage aussi l’idée que le miel possède des vertus bénéfiques pour la diététique et la thérapeutique.

Le miel a une grande importance sur le plan gastronomique, les Grecs ont élaboré de nombreuses recettes de plats sucrés et salés à base de miel, comme des gâteaux au miel par exemple qu’ils accompagnaient de vin également sucré au miel, mais le miel accompagnait également le maza : il s’agit d’une galette à base de farine d’orge qui constituait le plat de base dans la Grèce classique, ou encore utilisé comme ingrédient dans la recette des beignets aux sésames décrite par le médecin et physicien grec Galinos (129-) . Ils ont aussi inventé des recettes de gâteaux faits de fromages mélangés au miel qui ont été décrits à la fin duVe siècle par Euripide qui était un auteur grec classique, un des trois grands tragiques de l’Athènes classique qui considéré ses gâteaux aux fromages et au miel comme étant l’une des meilleurs choses que l’on ait fait.

Le miel était le premier édulcorant traditionnel utilisé par les grecs et ce depuis l’Antiquité, les Grecs l'appelaient « extrait d’ambroisie » qui dans la mythologie correspondait à la nourriture des dieux de l’Olympe et considéré comme une source d’immortalité et avec le temps le miel s’est imposé comme un ingrédient clé de l’identité nationale de la Grèce.

L’histoire de l’apiculture et la consommation de miel remonte à des milliers d’année et depuis l’Antiquité les Grecs lui accordent une grande valeur que ce soit d’un point de vue nutritionnelles mais ils lui attribuent aussi des propriétés divines. Des fouilles archéologiques le confirment ainsi que de nombreuses références mythologiques, on peut donc faire référence à la divinité Eros le Dieu de l’amour qui trempait ses flèches dans le miel avant de viser les hommes ou bien Hippocrate qui recommandait le miel aux malades.

Beaucoup plus tôt que l’huile d’olive, bien avant le vin, les Grecs sont tombés sous le charme du miel. Dans la Grèce antique, les abeilles ainsi que tous les produits dérivés avaient trouvé une place importante dans la culture gastronomique, médicinale et religieuse de la Grèce antique.

En Grèce, depuis l’Antiquité, les peuples des cités connaissaient parfaitement la valeur nutritionnelle du miel et de ses nombreux dérivés, ses bienfaits pour la santé toute en lui associant de nombreuses propriétés religieuses.

Dans les écrits d’Homère ainsi que dans l’Odyssée il fait mention d'un mélange de miel et de lait qui était considéré comme une boisson dynamisante (melikraton), il écrit que les orphelins de Pindare étaient nourris avec du fromage du miel et du vin par Aphrodite.

Dans les écritures antiques, Hésiode décrit des ruches sans trop de précisions. En revanche dans ses ouvrages, Aristote (322 av JC) apporte un véritable témoignage considéré comme important sur l’activité apicole dans la Grèce antique.

Boissons

[modifier |modifier le code]
Soldats buvant de l'eau à un puits, Peintre de Naples, 450-430av. J.-C., musée national archéologique de Madrid.

La boisson la plus répandue est évidemment l'eau. Aller chercher de l'eau est la corvée quotidienne des femmes. Elle est généralement recueillie dans un puits, même si on préfère l'eau « d'une source toujours coulante et jaillissante, qui n'est pas trouble »[51]. L'eau est reconnue comme nourrissante — elle fait grandir les arbres et les plantes — mais aussi comme désirable.Pindare juge ainsi « agréable comme le miel[P 35] » l'eau d'une fontaine[source secondaire nécessaire]. Les Grecs peuvent qualifier une eau de lourde, sèche, acide, douce ou dure, vineuse, etc. Un personnage du poète comiqueAntiphane[P 36][source secondaire nécessaire] jure qu'il reconnaîtrait entre toutes l'eau de l'Attique par son bon goût. Enfin,Athénée cite[P 37][source secondaire nécessaire] un certain nombre dephilosophes réputés pour ne boire que de l'eau, habitude conjuguée à unealimentation végétarienne (cfr.ci-dessous). On boit aussi couramment du lait de chèvre et de l'hydromel[réf. nécessaire].

L'ustensile habituel pour boire est leskyphos, ustensile en bois, en terre cuite ou en métal. Le philosopheCritias préservé parPlutarque[P 38][source secondaire nécessaire] mentionne ainsi lecothon, gobelet spartiate qui présente l'avantage, à l'armée, de cacher à la vue la couleur de l'eau et de retenir dans ses bords la boue qui peut s'y trouver. On utilise également la coupe à boire appeléekylix (à pied et large vasque), et dans les banquets, lecanthare (coupe profonde à pieds) ou encore lerhyton (cornet à boire souvent plastique, c'est-à-dire à la panse moulée en forme de tête d'homme ou d'animal).

Vin

[modifier |modifier le code]
Banqueteur puisant dans uncratère grâce à uneœnochoé pour remplir soncylix de vin, v. -490--480,musée du Louvre.

La Grèce découvre probablement laviticulture au cours desIVe et IIIe millénairesav. J.-C.[52] Elle est bien attestée par des tablettes écrites enlinéaire A et enlinéaire B, qui évoquent des vignobles, des vignes associées avec des arbres ou des céréales, et des vins doux,passerillés ou miellés[53]. Homère etHésiode décrivent les travaux de la vigne comme des pratiques traditionnelles.Les Travaux et les Jours montrent ainsi le viticulteur vendangeant des grappes bien mûres, qu'il laisse sécher au soleil pendant dix jours pour concentrer les sucres[P 39] ; la technique est utilisée jusqu'à l'époque d'Hippocrate[P 40] et deDioscoride[P 41],[54]. Les grappes sont ensuite foulées dans des foulons portatifs puis pressées. Le moût est placé dans despithoi, sorte de jarres rendues étanches à lapoix, à demi-enterrées pour assurer une température stable, et laissées à fermenter pendant 10 à 30 jours[55]. Les jarres sont ensuite bouchées jusqu'à la fin de l'hiver, ce qui correspond en Attique à la fête desAnthestéries.

Théophraste, auteur d’unTraité de l'ivresse, montre auIIIe siècle av. J.-C. dansHistoire des Plantes que le« thériclée » utilisé pour consommer levin est un calice, lorsqu'il parle dutérébinthe, expliquant que l'on ne peut distinguer ceux de térébinthe de ceux de terre. SelonThéophraste, c’est le potier de terrecorinthien Thériclès, contemporain d'Aristophane, qui imagina cette sorte de récipient[P 42][source secondaire nécessaire]. À une époque reculée, antérieure à son époque, on ne versait pas l'eau sur le vin, mais le vin sur l’eau, afin d’user d’une boisson bien détrempée, de sorte qu’après en avoir bu, on fût moins avide de ce qui pouvait rester, et l'on en employait la plus grande partie au jeu ducottabe.

Le vin est vinifié aussi bien enrouge qu'enrosé et enblanc[56]. Les cépages employés sont très nombreux : Pramnos, Maronée, Phanaios de Chios, biblin de Phénicie, psithia, mersitis, etc[57] On trouve toutes sortes de productions, des grands crus en provenance deThasos, deLesbos,Chios ou encoreRhodes au vin de table, et même une piquette légère, rinçage à l'eau dumarc de raisin mêlé delie, réservée à la consommation personnelle du producteur.Phanias, ami et condisciple de Théophraste, a décrit une préparation du vin dans laquelle il faut verser une partie d'eau de mer sur environ cinquante de vin doux ; il devient « anthosmias »[Note 11]. Il ajoute que l'anthosmias est beaucoup plus fort avec du vin de jeune plant, mais on faisait aussi de l'anthosmias en écrasant duraisin qui commençait à peine à tourner[P 43][source secondaire nécessaire].

Le vin doit être vendu pur. Vendre du vin coupé est une fraude contre laquelle lesGéoponiques donnent des astuces : il suffit de jeter dans le vin un objet léger comme un morceau de pomme ou de poire, ou une cigale : si le vin est pur, l'objet flotte[58]. Le vin est généralement consommé coupé d'eau ; pur, il n'est pas recommandé pour un usage courant : il semble en effet que sondegré alcoolique ait été plus élevé que le vin actuel. Ceux de Santorin, de Crète, de Messénie, d'Arcadie et d'Attique varient entre 13° et 15°, voire atteignent 17° pour les plus forts[57]. Le vin est mélangé dans uncratère et puisé par lesesclaves à l'aide d'œnochoés (cruches) pour être servi dans leskylix (coupes) des buveurs. Le vin peut également être aromatisé au miel, à lacannelle ou authym.Élien mentionne également un vin mélangé de parfum[P 44],[59]. On connaît également levin cuit[P 45][source secondaire nécessaire] et, à Thasos, un vin qualifié de « doux »[P 44]. Certains vins sont salés, comme à Lesbos, en ajoutant de l'eau de mer ou en faisant tremper les grappes séchées au soleil dans de l'eau de mer ; si le goût semble avoir été apprécié, il peut également s'agir d'un moyen pour empêcher le vin de tourner[55]. On connaît également, à l'époque romaine, un ancêtre duretsina (vin additionné derésine depin)[P 46] et duvermouth[P 47][source secondaire nécessaire].

Le vin pur peut être en revanche employé comme médicament ; de manière générale, on prête au vin des vertus médicales étonnantes. Élien mentionne ainsi que le vin d'Héraia enArcadie rend fous les hommes et les femmes fertiles ; inversement, un vin achéen aide les femmes désirant avorter[P 48][source secondaire nécessaire]. Hors de ces applications thérapeutiques, la société grecque réprouve la consommation de vin par les femmes. S'il faut en croire Élien, une loi deMassalia l'interdit même et prescrit aux femmes de ne boire que de l'eau[P 49]. Sparte est la seule cité où les femmes boivent couramment du vin[réf. nécessaire].

Les vins réservés à un usage local sont stockés dans desoutres de peau. Ceux destinés à la vente sont versés dans despithoi (πίθοι /píthoi), grandes jarres en terre cuite. On les transvase ensuite dans desamphores enduites de poix, pour les vendre au détail. Les grands crus comportent des estampilles du producteur et/ou des magistrats de la cité afin de garantir leur origine (principe desappellations d'origine contemporaines)[réf. nécessaire].

Cycéon et ptisane

[modifier |modifier le code]

Les Grecs boivent lecycéon, intermédiaire entre la boisson et la nourriture, gruau d'orge allongé d'eau et additionné selon les cas d'herbes, d'aromates, de laitage et de vin. Son nom vient de la nécessité de remuer (du verbe grecκυκάω) le mélange avant de l’absorber pour éviter la formation d’un dépôt de matières solides[60].Héraclite en fait le symbole de l'union des contraires rendue possible par le mouvement[61].Hippocrate en donne plusieurs recettes selon le régime désiré[P 50][source secondaire nécessaire]. Dans l’Iliade, la boisson préparée pourMachaon parHécamédé est uncycéon comportant dufromage de chèvre râpé en plus de l'oignon[P 51][source secondaire nécessaire]. Dansl’Odyssée[P 52],Circé y ajoute du miel et un philtre magique[source secondaire nécessaire]. Dans l’Hymne homérique à Déméter[P 53], la déesse refuse duvin rouge mais accepte un cycéon composé d'eau, de farine et dementhe pouliot[source secondaire nécessaire]. Utilisé comme boisson sacrée dans lesmystères d'Éleusis, lecycéon est aussi un breuvage populaire, surtout à la campagne :Théophraste montre dans sesCaractères[P 54][source secondaire nécessaire] un rustre ayant bu forcecycéon et incommodant ses voisins par son haleine à l'Assemblée. La boisson est réputée pour ses vertus digestives : dans la comédieLa Paix, le dieuHermès la recommande au héros qui a abusé de fruits secs[P 55][source secondaire nécessaire].Jean-Claude Ameisen en fait l'objet d'un numéro de son émission radiophoniqueSur les épaules de Darwin[62].

La thèse de Wasson, Ruck et Hofmann[63] est celle d'une composante psychédélique importante dans ce breuvage. Son pouvoir psychédélique est indiquée par la simultanéité des visions expérimentées par les participants lors de son usage au cours des Mystères d'Eleusis. Cette hypothèse est d'autant plus crédible que le breuvage est constitué d'orge qui, infecté, contient de l'ergot duquel est tiré un mélange d'alcaloïdes. C'est précisément à partir de ces molécules qu'Albert Hofmann a synthétisé le LSD.

La ptisane est unedécoction d'orge mondée, filtrée ou non, qui sert de nourriture habituelle aux malades[64].Hippocrate la recommande plus particulièrement dans l'alimentation des patients atteints de maladies aiguës[P 56][source secondaire nécessaire].

Goinfres, gourmets et cuisiniers

[modifier |modifier le code]

À l'époque archaïque et classique, la frugalité, imposée par les conditions physiques et climatiques grecques, est érigée en vertu. Les Grecs n'ignorent pas le plaisir que l'on peut prendre à se nourrir, mais celui-ci doit rester simple. Le campagnardHésiode, cité plus haut[réf. incomplète], considère comme un festin de la viande grillée, du lait et des galettes, le tout à l'ombre par une belle journée. Encore le meilleur repas est-il celui qui est gratuit :« bombance sans écot n'est pas à laisser perdre », remarque le philosopheChrysippe[P 57][source secondaire nécessaire].

La rechercheculinaire etgastronomique est en revanche rejetée comme un signe de mollesse toute orientale : lesPerses sont considérés comme décadents en raison de leur goût du luxe, qui se manifeste dans leur gastronomie[65]. Les auteurs grecs se complaisent à décrire la table du Grand Roiachéménide et de sa cour :Hérodote[P 58],Cléarque de Soles[P 59],Strabon[P 60] et plus encoreCtésias[P 61] sont unanimes dans leurs descriptions[source secondaire nécessaire]. Au contraire, les Grecs se complaisent à souligner l'austérité de leur régime alimentaire. Plutarque[P 62][source secondaire nécessaire] raconte ainsi qu'un roi duPont, curieux de goûter le fameux « brouet noir » spartiate, achète un cuisinierlaconien. Il goûte le plat et le trouve très mauvais ; le cuisinier répond « Ô roi, pour goûter ce brouet, il faut s'être d'abord baigné dans l'Eurotas. » SelonPolyen[P 63][source secondaire nécessaire],Alexandre le Grand, en découvrant la salle à manger du palais royal perse, se moque de leur goût pour la nourriture et y voit la cause de leur défaite.Pausanias de Sparte, en découvrant les habitudes alimentaires du PerseMardonios, aurait pareillement ridiculisé les Perses qui « ayant le moyen de vivre [ainsi], est venu attaquer [les Grecs] pour [leur] ravir ce dont [ils] viv[ent] ainsi misérablement[P 64] »[source secondaire nécessaire].

Conséquence de ce culte affiché de la frugalité, la cuisine reste longtemps le domaine des femmes, qu'elles soient libres ou esclaves[réf. nécessaire]. Malgré tout, dès la période classique, la réalité semble ne pas correspondre totalement au tableau peint par les Grecs : on voit déjà mentionner des spécialistes de l'art culinaire[source secondaire nécessaire]. Élien[P 65] et Athénée mentionnent les mille cuisiniers accompagnant, à l'époque deClisthène, Smindyridès deSybaris dans son voyage àAthènes — même si c'est pour stigmatiser sa « mollesse ».Platon mentionne ainsi « Théarion le cuisinier,Mithécos, l'auteur d'un traité sur la cuisine sicilienne, et Sarambos, le marchand de vins, trois éminents connaisseurs en gâteaux, en cuisine et en vins[P 66]. » Certains cuisiniers écrivent des traités de cuisine.

Au fil du temps, de plus en plus de Grecs se présentent comme gourmets. Élien explique ainsi[P 67] : « à Rhodes, celui qui fait grand cas des poissons et les apprécie et qui dépasse tout le monde en gourmandise est, dit-on, loué par ses concitoyens comme un noble esprit. » À lapériode hellénistique puis romaine, malgré les revendications de frugalité, les Grecs — du moins les riches — ne se montrent guère plus austères qu'ailleurs[réf. nécessaire].

Régimes alimentaires particuliers

[modifier |modifier le code]

Le végétarisme

[modifier |modifier le code]
Triptolème recevant des épis de blé deDéméter est béni parCoré, relief duVe siècle av. J.-C.,Musée national archéologique d'Athènes.

L'orphisme et lepythagorisme, deuxcourants religieux et philosophiques grecs, ont proposé un mode de vie différent, fondé sur l'idée de pureté et donc de purification (κάθαρσις /kátharsis) — c'est au sens propre une ascèse :ἄσκησις /áskêsis signifie d'abord un exercice, puis un mode de vie particulier. Dans ce cadre, levégétarisme est un élément central de l'orphisme et d'un certain nombre de variantes du pythagorisme[réf. nécessaire].

L'enseignement dePythagore (VIe siècle av. J.-C.) est plus difficile à cerner. Les auteurs de laComédie moyenne, commeAlexis ouAristophon, décrivent des pythagoriciens strictement végétariens, certains subsistant même au pain et à l'eau[réf. nécessaire]. Cependant, d'autres traditions se contentent d'interdire la consommation de certains légumes, comme la fève[66], d'animaux sacrés comme lecoq blanc, ou même seulement certaines parties d'animaux. En outre, même des pythagoriciens mangent de la viande de temps à autre dans le cadre des banquets sacrificiels, afin d'obéir à leurs devoirs religieux[67] :« c'est uniquement dans les animaux qu'il est permis de sacrifier que l'âme de l'homme ne peut pas pénétrer ; c'est pourquoi il faut manger les animaux du sacrifice, si nécessaire, et jamais les autres »[P 68].

Empédocle condamne la consommation de viande et adopte une position proche du végétarisme moderne. On la justifie souvent par la croyance en la transmigration des âmes et la justice que l'on doit aux créatures :« Jeûnez de la méchanceté ! »[P 69][source secondaire nécessaire]. L'âme de chacune des créatures, humaines, animales ou végétales, passe d'un corps à un autre, de la mort à la naissance et de la naissance à la mort, pour se purifier. On a fait observer qu'Empédocle aurait dû également refuser de manger des végétaux, puisqu'il croit que son âme s'est déjà incarnée en buisson[68] :Eric Robertson Dodds voit dans le végétarisme une conséquence de l'« antique horreur du sang versé » :Orphée enseigne de ne pas verser le sang[69]. D'autres contestent l'attribution à Empédocle de la doctrine de lamétempsycose, et lient son végétarisme à la doctrine suivant laquelle tous les êtres vivants sont parents : il faut donc ne manger que les fruits des plantes à maturité[70]. Le sacrifice aux dieux devient symbolique :« Empédocle, qui était pythagoricien, et ainsi ne mangeait de rien qui eût une vie, fit, avec de lamyrrhe, de l'encens et d'autres aromates précieux, unbœuf qu'il distribua à toute l'assemblée desjeux Olympiques »[P 70][source secondaire nécessaire].

Par la suite, le végétarisme et l'idée de pureté restent étroitement associés, et souvent accompagnés par uneabstinence sexuelle[réf. nécessaire]

Dans sonManger la chair,Plutarque (Ier-IIe sièclesapr. J.-C.) reprend la thématique de la barbarie du sang versé et, renversant le débat habituel, somme l'homme zoophage de justifier son choix[P 71][source secondaire nécessaire]. LenéoplatonicienPorphyre de Tyr (IIIe siècle), dans sonDe l'abstinence, rattache le végétarisme auxMystèrescrétois et recense les végétariens du passé en commençant parÉpiménide, selon qui c'estTriptolème, à quiDéméter a confié le blé pour apprendre l'agriculture à l'humanité, qui est à l'origine du végétarisme : ses trois commandements sont « honore tes parents », « honore les dieux par des fruits » et « épargne les animaux »[P 72][source secondaire nécessaire].

La diète des malades

[modifier |modifier le code]

Lesmédecins grecs s'accordent sur la nécessité d'une diète particulière pour les malades, mais le consensus s'arrête là. Dans sonRégime des maladies aiguës,Hippocrate rapporte que la ptisane est souvent utilisée, parce qu'elle est facile à absorber et qu'elle est réputée calmer la fièvre. Cependant, certains l'administrent épaisse, avec ses grains d'orge, tandis que d'autres la prescrivent filtrée des grains d'orge. D'autres encore n'autorisent que les boissons jusqu'au septième jour, puis passent à la ptisane et enfin, certains interdisent toute forme de nourriture solide tout au long de la maladie[P 73][source secondaire nécessaire].

Les prescriptions d'Hippocrate sont elles-mêmes évaluées de manière diverse : certains médecins accusent le grand médecin de faire jeûner les malades ; au contraire, d'autres lui reprochent de trop les nourrir. À l'époque hellénistique, l'alexandrinÉrasistrate fait grief aux disciples d'Hippocrate de contraindre les malades à ne boire qu'un peu d'eau, sans prendre de nourriture : c'est en fait la doctrine des méthodistes, qui ordonnent une diète stricte pendant les 48 premières heures de la maladie. Inversement, un certain Pétronas recommande de manger du porc rôti et de boire du vin pur[71].

Les régimes des athlètes

[modifier |modifier le code]

S'il faut en croireÉlien, le premier athlète à s'être soumis à un régime alimentaire particulier est Iccos deTarente, un athlète duVe siècle av. J.-C.[P 74][source secondaire nécessaire].Platon confirme qu'il suit un régime très strict, l'expression « repas d'Iccos » devenant proverbiale[P 75][source secondaire nécessaire]. Pourtant,Milon de Crotone, champion olympique de lutte, est déjà réputé avaler7,5 litres de vin, 9 kilos de pain et autant de viande par jour[P 76][source secondaire nécessaire]. Avant lui, les athlètes de l'époque classique observent un régime à base d'aliments secs (ξηροφαγία /xêrophagía) composé de figues sèches, de fromage frais[72],[73], de noix, et de pain[74]. Le vin leur était interdit[73].Pythagore (soit le philosophe, soit un maître de gymnastique) est le premier à proscrire aux athlètes de manger de la viande[P 77][source secondaire nécessaire].

Par la suite, les entraîneurs appliquent une sorte de régime standard : pour prétendre au titre olympique, « on doit suivre une diète particulière, ne pas prendre de desserts (…) ; on ne peut pas boire d'eau glacée ni prendre un verre de vin quand on veut[P 78][source secondaire nécessaire]. » Ce régime semble reposer sur une consommation importante de viande[source secondaire nécessaire] :Pausanias évoque un « régime carné[P 79]. » LemédecinGalien reproche aux sportifs de son temps de « toujours se gaver de viandes saignantes[P 80][source secondaire nécessaire]. » Pour lui, ce régime alimentaire conduit à un épaississement de la chair et donc l'extinction de la chaleur innée du corps, à terme à la mort de l'athlète[P 81]. Au contraire, il estime que le régime diététique doit être adapté à chaque sportif et prescrit par un médecin hygiéniste[P 82],[75].

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. Expression introduite par Sr Colin Renfrew dansThe Emergence of Civilisation: The Cyclades and the Aegean in The Third Millennium BC, 1972.
  2. πολύπους
  3. τευθίς
  4. ὄστρεον
  5. καρκίνος
  6. ἀστακός
  7. κάραϐος
  8. ἄρκτος
  9. ἐχῖνος
  10. Peuple du nord de l'Égée.
  11. engrec ancien, le motἀνθοσμίας signifie « Qui a une odeur de fleurs »

Sources primaires antiques

[modifier |modifier le code]
  1. Alexis le Comique,fr. 214 Kock = Athénée,47e.
  2. Aristote,Politique(lire en ligne), 1323a4.
  3. Aristophane,Cavaliers 413–16 ; Pollux, VI, 93.
  4. Théophraste, Caractère XX,Le Raseur (10).
  5. Théophraste, Caractère X,L’Avare (3 ; 13).
  6. Platon,Le Banquet, 176 e-177 a.
  7. La lettre est mentionnée par l'historienAthénée :Deipnosophistes[détail des éditions](lire en ligne), IV, 1.
  8. Aristophane,La Paix, 449.
  9. Scholie du vers 630 du chant XI de l’Iliade
  10. Aristophane,Les Grenouilles[détail des éditions][lire en ligne], v. 62-63.
  11. Aristophane,La Paix (529)
  12. Aristophane,La Paix, 1127-1129.
  13. La Paix (374)
  14. Homère,Odyssée[détail des éditions][lire en ligne] : Chant XVIII (118-119)
  15. Hésiode,Les Travaux et les Jours[détail des éditions][lire en ligne] (588-593)
  16. Machon fr. 4 = Athénée, 243f.
  17. Plutarque,Propos de table 2, 10 =Moralia, 642 ef.
  18. Plutarque,Vie de Lycurgue (XII, 12) (Extrait de la traduction d'Anne-Marie Ozanam)
  19. Athénée, 138d ; rapporté sous une forme différente par Plutarque,Vie de Pélopidas, I, 5.
  20. Dicéarque,fr. 12 Wehrli =Vie de Lycurgue (XII, 3).
  21. Élien,Histoires variées[lire en ligne], XIV, 7.
  22. Eubule, 118 K-A.
  23. Platon,La République[détail des éditions][lire en ligne], 404b-405a.
  24. Homère,Odyssée[détail des éditions][lire en ligne], XII, 329-332.
  25. Athénée,Deipnosophistes[détail des éditions](lire en ligne) Livre VII (14)
  26. Éphippos, poète comique,Géryon (Athénée 370d) - également attribué à Eubule (frag. 150 Kock) = Athénée 65 c-d.
  27. Galien,Sur les propriétés des aliments, III, 32, 2.
  28. Aristophane,Les Guêpes, 491.
  29. Épainétos et Héraclidès de Syracuse dans l’Art culinaire = Athénée 58b.
  30. Philogélos, 59.
  31. Nicomaque,fr. 3 Kock = Athénée, 58a.
  32. Athénée, 151b.
  33. Galien,Sur les propriétés des aliments, III, 15.
  34. Athénée, 325f.
  35. Pindare, fr. 198 B4.
  36. Antiphane, fr.179 Kock.
  37. Athénée,Deipnosophistes[détail des éditions](lire en ligne), II, 44.
  38. Plutarque,Vies parallèles[détail des éditions][lire en ligne],Lycurgue (IX, 7-8)
  39. Hésiode,Les Travaux et les Jours, 609-614.
  40. Hippocrate,Du régime des maladies aiguës XXXVII, 2.
  41. Dioscoride,Materia Medica, V, 7.
  42. Théophraste,Histoire des Plantes, V, 3, 2.
  43. Athénée, I, 32a.
  44. a etbÉlien, XII, 31.
  45. Elien, Athénée, I, 31d.
  46. Dioscoride,Materia Medica, V, 34.
  47. Dioscoride,Materia Medica (V, 39)
  48. Élien, XIII, 6.
  49. Elien,Histoire variée II, 38.
  50. Du régime, livre II, 41:Le cycéon avec le gruau d'orge, rafraîchit et nourrit préparé à l'eau seule ; préparé au vin, échauffe, nourrit et resserre ; préparé au miel, échauffe et nourrit moins, mais donne plus de selles, si le miel est coupé ; s'il ne l'est pas, loin de donner des selles, il resserre. Avec le lait, tous les cycéons sont nourrissants; seulement le lait de brebis resserre, le lait de chèvre relâche, le lait de vache moins, le lait de cavale et celui d'ânesse davantage (traduction d'Emile Littré, 1849)
  51. Homère,Iliade[détail des éditions][lire en ligne], XV (638-641) etIon (538c)
  52. Homère,Odyssée[détail des éditions][lire en ligne] : X (234)
  53. Hymnes homériques[détail des éditions][lire en ligne]à Déméter (V, 208)
  54. Caractère IV,Le Rustre, 2-3.
  55. Aristophane,La Paix (712)
  56. Hippocrate,Sur le régime dans les maladies aiguës, 4.
  57. Athénée, 5I, 8c.
  58. Histoires[détail des éditions][lire en ligne] (I, 133)
  59. Athénée, XII, 539b.
  60. Géographie[détail des éditions][lire en ligne], XV, 3, 22.
  61. Athénée, II, 67a.
  62. Plutarque,Vie de Lycurgue, XII, 13.
  63. Polyen,Stratagèmes (IV, 3, 32)
  64. Polyen,Stratagèmes (IX, 82)
  65. Élien, XII, 24.
  66. Gorgias[détail des éditions][lire en ligne] (518b)
  67. Élien, I, 28.
  68. Jamblique,Vie de Pythagore (85)
  69. Fr. 144Diels-Kranz.http://philoctetes.free.fr/empedocle.html
  70. Empédocle,fr. 14 Diels = Athénée, I,3e.
  71. Plutarque,Moralia (XII, 68)
  72. Porphyre de Tyr,De l'abstinence, IV, 22.
  73. Hippocrate,Commentaire au régime des maladies aigües, I 12 H.
  74. Élien, XI, 3.
  75. Platon,Les Lois[détail des éditions][lire en ligne], VIII, 839e-840a.
  76. Théodore d'Hiérapolis,Combats gymniques ; rapporté par Athénée (X,412e).
  77. Diogène Laërce,Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres[détail des éditions], VIII, 12.
  78. Épictète,Entretiens, XV, 2, 5.
  79. Pausanias,Description de la Grèce[détail des éditions][lire en ligne] (VI, 7-10)
  80. Galien,Exhortation à l'étude de la médecine, 9.
  81. Galien,Protreptique, XI, 1-8 et XII, 1.
  82. Galien,Hygiène, VI, 164-166.

Sources contemporaines

[modifier |modifier le code]
  1. BrunoHelly, « Premiers agriculteurs de Thessalie : mythe des origines à la lumière de la philologie, de l'archéologie et de la linguistique »,MOM Éditions,vol. 20,no 1,‎,p. 135–147(lire en ligne, consulté le)
  2. a etbCharlesPloix, « Des origines de la civilisation »,Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris,vol. 6,no 1,‎,p. 13–74(DOI 10.3406/bmsap.1871.5030,lire en ligne, consulté le)
  3. OlivierAurenche, « Balanophagie : mythe ou réalité ? »,MOM Éditions,vol. 47,no 1,‎,p. 429–448(lire en ligne, consulté le)
  4. Flacelière 1988,p. 205.
  5. ChezHomère et les premierspoètes tragiques, le terme désigne d'abord le premier repas du jour, qui n'est pas nécessairement aussi frugal : au chant XXIV de l’Iliade, les compagnons d'Achille abattent un mouton pour préparer le petit-déjeuner.
  6. Flacelière 1988,p. 206.
  7. Dalby 1996,p. 5.
  8. Dalby 1996,p. 15.
  9. Dalby 1996,p. 13-14.
  10. ab etcFlacelière 1988,p. 209.
  11. a etbSparkes 1962,p. 132.
  12. Nadeau 2010,p. 202.
  13. a etbFlacelière 1988,p. 212.
  14. Pauline Schmidt Pantel, 2011,p. 2
  15. J.-P. Vernant « Religion grecque, religions antiques » dans « Religions, histoires, raisons », Paris 1979,p. 11.
  16. Pauline Schmidt Pantel, 2011,p. 7
  17. Pauline Schmidt Pantel, 2011,p. 331
  18. a etbPauline Schmidt Pantel, 2011,p. 320
  19. Pauline Schmidt Pantel, 2011,p. 333
  20. Flacelière 1988,p. 213.
  21. a etbFlacelière 1988,p. 215.
  22. Le Banquet deXénophon (Chapitre II (22-25).
  23. Dalby 1996,p. 90-91.
  24. a etbMigeotte 2002,p. 62.
  25. a etbDalby 1996,p. 91.
  26. Sparkes 1962,p. 127.
  27. Sparkes 1962,p. 128.
  28. Flacelière 1988,p. 207.
  29. Dalby 1996,p. 22.
  30. Cfr. Kimberly-Hatch
  31. Dalby 1996,p. 89.
  32. Dalby 1996,p. 23
  33. Dalby 1996,p. 90.
  34. Flint-Hamilton 1999,p. 75.
  35. Flacelière 1988,p. 208.
  36. Sparkes 1962,p. 123
  37. Davidson 1997,p. 115.
  38. Berthiaume 1982,p. 64.
  39. Berthiaume 1982,p. 63.
  40. Davidson 1997,p. 12-13.
  41. Corvisier,p. 232.
  42. Corvisier,p. 231
  43. Dalby 1996,p. 67
  44. ab etcDalby 1996,p. 73.
  45. a etbDalby 1996,p. 74.
  46. Corvisier,p. 197.
  47. Corvisier,p. 226.
  48. Corvisier,p. 220.
  49. Dalby 1996,p. 65.
  50. Dalby 1996,p. 66.
  51. Les Travaux et les Jours, 595.
  52. Auberger 2010,p. 48.
  53. Auberger 2010,p. 49.
  54. Auberger 2010,p. 51.
  55. a etbAuberger 2010,p. 52.
  56. André Labaste, « Les vins grecs »,Annales de géographie 48 (juillet 1939),p. 404-405.
  57. a etbAuberger 2010,p. 50-51.
  58. Auberger 2010,p. 55.
  59. Dalby 1996,p. 150.
  60. A.Delatte,Le Cycéon, breuvage rituel des mystères d’Eleusis, Les belles lettres, 1955,p. 23
  61. Même le cycéon se désagrège, s’il n’est pas agité, fragment 125, rapporté parThéophraste, commenté par Fabien Crépet dans la revue philosophiqueKlésis, numéro 1.2, 2006.
  62. Sur les épaules de Darwin, émission du 15 septembre 2018.
  63. Robert GordonWasson, AlbertHofmann, Carl Anton PaulRuck et RobertForte,The road to Eleusis: unveiling the secret of the mysteries, North Atlantic Books,(ISBN 978-1-55643-752-6)
  64. Jacques Jouanna,Hippocrate, Fayard, 1992,p. 236.
  65. Sur la gastronomie perse vue par les Grecs, cfr. P. Briant,Histoire de l'Empire perse de Cyrus à Alexandre,Fayard, 1996,p. 297-306.
  66. Sparkes 1962,p. 379-380.
  67. Davidson 1997,p. 17.
  68. Dodds,p. 158-159.
  69. Aristophane,Les Grenouilles (1032)
  70. Jean-François Balaudé, « Parenté du vivant et végétarisme radical », Barbara Cassin et Jean-Louis Labarrière Éditeurs.L'Animal dans l'Antiquité,Vrin, 1997.
  71. Antoine Pietrobelli, « Démonstrations géométriques de Galien »,BAGB 2 (2009),p. 117.
  72. Philippe DeCarbonnières,Olympie : La victoire pour les dieux, CNRS Éditions via OpenEdition,, 128 p.(ISBN 978-2-271-07838-4,lire en ligne)
  73. a etbCharlesRollin,Œuvres complètes de Ch. Rollin, Ledoux et Tenré,(lire en ligne),p. 180
  74. Essais Sur L'Histoire Des Belles Lettres, Des Sciences Et Des Arts, Duplain,(lire en ligne),p. 218
  75. E. Felsenheld, « Galien et la gymnastique : science sans conscience n'est que ruine du corps »,BAGB 2 (2009),p. 137.

Sources

[modifier |modifier le code]

Sources secondaires et tertiaires

[modifier |modifier le code]

Sources antiques

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe

[modifier |modifier le code]
v ·m
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Alimentation_en_Grèce_antique&oldid=233245144#Banquets ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp