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| le Suzon | |
Le Suzon à Vantoux. | |
Cours du Suzon. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 40,8 km |
| Bassin | 150 km2 |
| Bassin collecteur | Rhône |
| Débit moyen | 0,619 m3/s (Ahuy) |
| Régime | pluvial |
| Cours | |
| Source | Fontaine Merle |
| · Localisation | Trouhaut |
| · Altitude | 555 m |
| · Coordonnées | 47° 22′ 41″ N, 4° 46′ 39″ E |
| Confluence | Ouche |
| · Localisation | Longvic |
| · Altitude | 222 m |
| · Coordonnées | 47° 17′ 11″ N, 5° 05′ 00″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Département | Côte-d'Or |
| Régions traversées | Bourgogne-Franche-Comté |
| modifier | |
LeSuzon est unerivière française du département de laCôte-d'Or, dans la régionBourgogne-Franche-Comté et unaffluent de l'Ouche, donc un sous-affluent duRhône, par laSaône.
Le Suzon prend sa source entrePanges etTrouhaut, reçoit àPasques les eaux d'un unique tout petit affluent de 1,7 km, le Ru blanc[1], et se jette dans l'Ouche àLongvic, à l'aval de la rueJules Guesde. Il arrive àDijon en suivant le parcours de la route d'Ahuy puis son cours est couvert sur un peu plus de 4 km à partir du boulevard desAllobroges. Il débouche à l'air libre placeRoger Salengro.
Au Haut Moyen Âge, une partie du Suzon a été dérivée pour alimenter les fossés qui ceinturaient leCastrum, cœur du Dijon antique. Une légende populaire locale précise d'ailleurs que « Dijon périra par le Suzon ».
Lahaute vallée du Suzon est classéeNatura 2000[2].
Depuis le, le Val-Suzon est classéréserve naturelle régionale sur2 980,57 hectares[3].
Par ordre alphabétique :
Le Suzon est une rivière très irrégulière. Son débit a été observé durant une période de 13 ans (1990-2002), àAhuy, localité du département de laCôte-d'Or située peu avant son confluent avec l'Ouche[4]. La surface ainsi étudiée est de 140 km2, soit la presque totalité du bassin versant de la rivière.
Lemodule de la rivière à Ahuy est de 0,619 mètre cube par seconde.
Le Suzon présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées, comme très souvent en Bourgogne séquanaise. Les hautes eaux se déroulent en hiver et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 0,97 à 1,48 m3/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum très net en décembre et surtout janvier). À partir de la seconde partie du mois de mars, le débit baisse rapidement jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu de juin à septembre inclus, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu'à 0,0 m3/s au mois d'août, le cours d'eau tombant ainsi régulièrement à sec ce mois-là. Mais ces valeurs mensuelles ne sont que des moyennes et cachent des fluctuations bien plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.

Aux étiages, leVCN3 chute jusque 0 à 0,001 m3/s (un litre par seconde), en cas de période quinquennale sèche, ce qui est très sévère.
Les crues peuvent être assez importantes, compte tenu de la taille de son bassin versant. LesQIX 2 et QIX 5 valent respectivement 15 et 21 m3/s. Le QIX 10 est de 24 m3/s, le QIX 20 de 28 m3/s, tandis que le QIX 50 n'a pas été calculé faute d'une période d'observation suffisamment longue pour le déterminer valablement.
Le débit instantané maximal enregistré à Ahuy a été de 29,2 m3/s le 1996, tandis que la valeur journalière maximale était de 24,2 m3/s le lendemain1er décembre. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, l'on constate que cette crue était d'ordre vicennal, et donc destinée à se répéter tous les 20-25 ans en moyenne.
Le Suzon est une rivière peu abondante. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 140 millimètres annuellement, ce qui est plus de deux fois inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (320 millimètres). C'est très inférieur également à la moyenne du bassin de laSaône (501 millimètres àLyon) et de l'Ouche (312 millimètres). Ledébit spécifique (ou Qsp) atteint le chiffre très faible de 4,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Au détour d'une promenade, en traversant le gué en direction de la combe de Vaux de Roche, vous aurez peut-être la chance d'observer lecincle plongeur,Cinclus cinclus, cepassereau de la famille descinclidés apprécie les cours d’eau rapides, généralement en tête de bassin. Il se nourrit principalement de larves aquatiques, qu’il pêche en marchant sous l’eau.Une étude réalisée par le Groupe Naturaliste Universitaire de Bourgogne[5] entre 2009 et 2010 montre qu'il est présent sur le Suzon en amont du hameau de Sainte-Foy (commune deVal-Suzon).
Le Suzon a connu deux grandes crues en 1910 et mai 2013. Ses caprices sont probablement à l'origine du dicton local « Dijon périra par le Suzon ».