Sulignat est un petit village situé au centre-est de la France localisé dans le département de l'Ain de la régionAuvergne-Rhône-Alpes. Au niveau local, le village appartient à l'arrondissement deBourg-en-Bresse et aucanton de Châtillon-sur-Chalaronne.L'altitude de la commune est aux environs de 260 mètres, sa superficie est de 10,80 km2.
Limites communales entre Sulignat et ses communes adjacentes.
Le Bief Berthelon prend aussi sa source dans la commune à l'ouest du bourg dans le hameau deMontessuy avant de se jeter dans le Bief Bourbon près de la frontière avecBiziat.
La route départementale D 2 traverse la commune du nord au sud et contourne le bourg. Il permet de relierPont-de-Veyle au nord àChâtillon-sur-Chalaronne au sud.
Aucune voie ne traverse la commune mais laligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par lesTER de la région Rhône-Alpes[11], passe à proximité. Les trains TER de la ligne s'arrêtent à lagare de Vonnas.
Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport deLyon-Saint-Exupéry distant de 61 kilomètres ou bien à l'aéroport deGenève distant de 138 kilomètres pour effectuer des vols vers l'international.
Au, Sulignat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (40,9 %), zones agricoles hétérogènes (21,9 %), forêts (21,2 %), prairies (11,8 %), zones urbanisées (4,1 %)[12].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Les premières mentions du village date de1272 sous les noms deSuligniacus ouSuligna[14]. En1443,Sulligniacus est utilisé par les archives de l'Ain pour se référer au village. À la fin du siècle, on trouve en1495Suliniacus sur la pancarte des droits de cire.
En1563,Sullignaz est évoqué dans les archives de laCôte-d'Or,Sulligna est mentionné en1656. On trouve le nom actuel deSulignat vers1734 dans la Description de Bourgogne. Toutefois, le Pouillé du diocèse de Lyon citeSulligniat en1743.
Entre1790 et1795, elle devient une municipalité du canton de Châtillon-les-Dombes, et dépendait du district deChâtillon-les-Dombes. Durant cette période,Châtillon-sur-Chalaronne absorbe la commune, L'Abergement et Clémenciat, le village devient alors un hameau. Tandis que ces deux derniers quittent Châtillon pour formerL'Abergement-Clémenciat en1857, Sulignat redevient une commune en1809 et M. Garron de la Bevière devient alors le premier maire.
Durant laSeconde Guerre mondiale, un camp de maquisards portant le nom de Catane et formé par 75 hommes était installé dans les bois de Marmarant.
Lors des réunions du conseil municipal, le maire est entouré de ses quatre adjoints et de ses dix autres conseillers municipaux[15]. Ces conseillers se regroupent dans différentes commissions : budget, appels d’offres, éducation, action sociale, culture, associations, sports, loisirs, tourisme, communication, ruralité, aménagement durable du territoire, urbanisme, lotissement, autorisations d’urbanisme, patrimoine, bâtiment, juridique, cimetière.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].
En 2023, la commune comptait 602 habitants[Note 2], en évolution de +2,73 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %,France horsMayotte : +2,36 %).
L'école de la commune forme avec celles deSaint-Julien-sur-Veyle et deBiziat unRPI depuis le[22]. On y trouve trois classes regroupant les trois niveaux de la maternelle[23].
Les élèves de cette école passant en6e sont dirigés aucollège du Renon deVonnas. Enfin, les lycées de secteur sont ceux deBourg-en-Bresse.
Depuis1977[24], le village accueille la fête de la Frite. Cette fête a lieu chaque14 juillet où des frites fraîches sont en vente. De nombreuses animations sont aussi proposées durant cette journée.
Le journalLe Progrès propose une édition locale aux communes de l'Ain. Il paraît du lundi au dimanche et traite des faits divers, des évènements sportifs et culturels au niveau local, national, et international.
Le journalVoix de l'Ain est un hebdomadaire publié les vendredis qui propose des informations locales pour les différentes régions du département de l'Ain.
La commune ne dispose pas encore du très haut débit avec lafibre optique grâce au réseau public de fibre optique LIAin régi par le syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain, les travaux étant reportés en 2020[25].
La commune accueille une quinzaine d’entreprises, des restaurants, des chambres d’hôtes, un gîte rural, un commerce multiservices et une douzaine d'exploitations agricoles[26].
L'église de laNativité-de-Notre-Dame fut construite vers1001, elle perdit son clocher durant laRévolution française. Le bâtiment subit une transformation importante lors de sa restauration en 1865, le chœur devient l'entrée de l'édifice.
La grange de Biziat était une propriété de l'hôpital deChâtillon-sur-Chalaronne. Le bâtiment est caractéristique des anciennes constructions en pans de bois.
Près de l'église, la halle fut construite sur la place du marronnier avec les matériaux d'un ancien presbytère[26].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)