Au, Struth est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,9 %), prairies (42,3 %), zones urbanisées (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le village fut fondé auXVIIe siècle lorsque les familles propriétaires des terres - de Steinkallenfels (1648-1692) et de Fouquerolles (1706-1756) - les louèrent à des exploitants. L'établissement d'une verrerie près du village voisin deTieffenbach a pu contribuer à le peupler. La famille de Fouquerolles étant religieusement tolérante, et le territoire dépendant duSaint-Empire romain germanique et non duroyaume de France, toutes les confessions furent accueillies. Un recensement effectué en 1756 indique qu'il existait à Struth7 famillesluthériennes,8 famillesréformées,19 famillescatholiques,3 famillesanabaptistes et7 famillesjuives.
La diversité religieuse se maintint sous les lois de la République et des régimes suivants, et en 1868, on comptait 161 juifs, 88 catholiques, 110 réformés et 100 luthériens. Les anabaptistes avaient émigré auxÉtats-Unis. Unesynagogue fut construite en 1836, ainsi qu'une école israélite avec unmikve (bain rituel) en sous-sol en 1862.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2023, la commune comptait 213 habitants[Note 3], en évolution de −15,48 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %,France horsMayotte : +2,36 %).
On peut voir à Struth unesynagogue duXIXe siècle en excellent état de conservation, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le[42],[43].
Le bâtiment, construit en 1836, est de style classique avec unchevet néogothique polygonal ajouté en 1903[44],[45]. En raison de la diminution de la population israélite du village, les offices réguliers se sont interrompus en 1969. La synagogue appartient depuis le à la commune, qui s'est engagée à en réserver l'usage aux offices religieux et aux activités culturelles organisées sous l'égide duConsistoire israélite duBas-Rhin ou de l'Association de sauvegarde du patrimoine historique israélite de Struth.
Elle contient dans son mobilier de style néoroman intégralement conservé un banc de circoncision en bois datant de 1886, classé au titre desmonuments historiques depuis le[47].
Il existe également uncimetière[48] et une école juive[49]. Cette dernière abrite unmikvé (bain rituel) au sous-sol ; construite en 1862, elle est restée en fonction jusqu'en 1924. Elle joue actuellement le rôle de salle communale.
Dans les limites administratives de Struth, la Maison de l'Eau et de la Rivière[58] est un site pédagogique et de loisirs. Elle est située sur la route forestière du Donnenbach entreFrohmuhl etLa Petite-Pierre, à côté de l'étang du Donnenbach.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).