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Stirling Moss

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Pour les articles homonymes, voirMoss.

Stirling Moss
Description de cette image, également commentée ci-après
Stirling Moss en 1958.
Biographie
Surnom« Le champion sans couronne »
Date de naissance
Lieu de naissanceWest Kensington,Londres,Royaume-Uni
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décèsMayfair,Londres,Royaume-Uni
NationalitéDrapeau de la Grande-Bretagne Britannique
Carrière
Années d'activité1948 - 1962
QualitéPilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
1951-1952HWM
1952ERA
1952-1953Connaught
1953Cooper
1954Privé (Maserati)
Maserati
1955Mercedes-Benz
1956-1957Maserati
1957-1958Vanwall
1958-1961Rob Walker
1959BRP

Statistiques
Nombre de coursesFormule 1 : 66
Pole positionsFormule 1 : 16
PodiumsFormule 1 : 24
VictoiresFormule 1 : 16
Champion du mondevice-champion en1955,1956,1957 et1958

Temple international de la renommée du sport automobile1990

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SirStirling Craufurd Moss, plus connu sous le nom deStirling Moss, né le dans le quartier deWest Kensington et mort le dans le quartier deMayfair tous deux situés dans la ville deLondres, est unpilote automobilebritannique qui a couru enFormule 1 de1951 à1962.

Considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport, Stirling Moss n'est jamais parvenu à conquérir le titre mondial des conducteurs, ce qui lui vaut d'être surnommé le « champion sans couronne ». Vainqueur de seize Grands Prix, il figure au premier rang des pilotes qui n'ont jamais gagné le titre en nombre de victoires et, dans un classement des 50 meilleurs pilotes de l'histoire de la Formule 1 établi en 2009,The Times le place en septième position, juste derrière l'ArgentinJuan Manuel Fangio qui remporta cinq titres, derrière lequel il fut à trois reprises vice-champion du monde, en1955,1956 et1957[1].

Stirling Moss compte également de nombreuses victoires en catégorie Sport (dont une retentissante victoire auxMille Miglia en1955). Très éclectique, il courut encore enrallyes : il est l'un des trois pilotes à avoir conquis une Coupe d'or dans laCoupe des Alpes (attribuée au pilote ayant obtenu la Coupe des Alpes trois années consécutives, en 1952, 1953, et 1954 pour son cas personnel). Il termine aussi second duTour de France automobile en 1956 et quatrième en 1957.

Biographie

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1948-1951 : les débuts

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Né dans une famille financièrement aisée, Stirling Moss est très tôt plongé dans les sports mécaniques. Son pèreAlfred est un ancien pilote amateur (il a profité durant ses études de dentiste d'un stage dans l'Indiana pour participer aux500 miles d'Indianapolis 1924), quant à sa mère Aileen, elle dispute régulièrement des épreuves de maniabilité. Pourtant, lorsqu'à17 ans et le permis de conduire en poche, Stirling manifeste à son tour le désir de faire de la compétition, il se heurte à l'opposition de ses parents. Sa sœur cadettePat deviendra quant à elle quintuple championne d'Europe des rallyes.

En1947, précoce, il arrive à décrocher le Junior Car Club Rally, surBMW 328 1 971 cm3, grâce à ses premières places aux tests de départ puis de conduite[2].

En1948, alors qu'il est âgé de 19 ans, Stirling parvient enfin à réveiller la passion de la course automobile chez son père, qui accepte de guider ses premiers pas en compétition en l'aidant à préparer uneCooper-Jap 500 cm3. À son volant, Stirling remporte sa toute première épreuve, une course de côte. Peu de temps après, il brille également dans des épreuves sur circuit.

En1949, les Moss père et fils achètent une nouvelle Cooper, que Stirling pilote alternativement enFormule 3 et enFormule 2. Malgré des résultats irréguliers (citons quand même sa victoire en F3 en lever de rideau duGrand Prix de Grande-Bretagne àSilverstone) le style du jeune Stirling impressionne les observateurs. En1950, il est ainsi recruté par la petite écuriebritanniqueHWM deJohn Heath etGeorge Abecassis, qui l'engage simultanément en Formule 2 et en Formule Libre, des disciplines dans lesquelles il commence à se frotter aux meilleurs pilote de l'époque et à soigner sa réputation de grand espoir. Parallèlement, il continue de piloter en Formule 3 sur sa Cooper-Jap, ce qui lui vaut de se mettre à nouveau en évidence devant le petit monde de laFormule 1, en remportant cette fois le GP de Monaco F3. En fin d'année, il réalise également son premier grand coup d'éclat en catégorie « sport » en remportant sous la pluie deDundrod (Ulster) le prestigieux Tourist Trophy au volant d'uneJaguar privée.

Devenu un pilote de plus en en plus sollicité, Stirling Moss est engagé sur tous les fronts lors de lasaison 1951 : en F3 chez Kieft, en sport chez Jaguar qui a fait de lui un pilote officiel et en F2 chez HWM. C'est d'ailleurs au volant de la HWM F2 que Moss participe à ses premiers Grand Prix de Formule 1 (des GP hors-championnat pour la plupart), où il doit déployer tout son talent pour parvenir à tenir le rythme des F1, plus puissantes que sa F2. Sa première apparition dans un Grand Prix du championnat du monde a lieu sur l'exigeant tracé deBremgarten, cadre duGrand Prix de Suisse, le27 mai1951, au volant d'uneHWM.

1952-1953 : un patriotisme peu productif

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Sollicité pour lechampionnat du monde 1952 parEnzo Ferrari en personne, le très patriote Stirling Moss préfère poursuivre son ascension au sein d'écuries britanniques, pourtant moins performantes que leurs rivales italiennes. Il se laisse ainsi tenter en Formule Libre par l'audacieux projetBRMV16 et en Formule 1 (disputé selon la réglementation F2) parERA puis parConnaught. Mais dans les deux cas, les résultats ne seront pas au rendez-vous. Son passage en1953 chezCooper-Alta n'est guère plus brillant. Ces années ne seront récompensées que par l'attribution de Coupes des Alpes, en tant que rallyman cette-fois.

1954 : révélation chez Maserati

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Pour la saison1954, constatant l'impasse dans laquelle le conduit son attachement aux médiocres équipes britanniques, Moss se résout à acheter uneMaserati F1. En faisant régulièrement jeu égal en performance pure avec les Maserati officielles, théoriquement plus véloces, il s'affirme comme la révélation de l'année, même si le manque de fiabilité de sa monture ne lui permet pas de concrétiser en course (sa troisième place àSpa sera son seul résultat notable en championnat). Au fil de la saison, l'usine Maserati prête un intérêt grandissant aux prestations du jeune anglais, au point de faire de lui un pilote officiel en fin d'année, à la suite de la mort de l'espoir argentinOnofre Marimón. ÀMonza, malgré un « énième » abandon, il s'affirme plus que jamais comme un futur grand de la F1 : avant de devoir renoncer sur fuite d'huile, il était en tête de la course, devant l'invincibleMercedes deFangio. L'exploit n'échappe pas à Mercedes, qui décide de faire de lui l'équipier de Fangio pour la saison suivante.

1955-1957 : dans l'ombre de Fangio

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Stirling Moss en 1956.

Sans véritable opposition (si ce n'est la prometteuseLancia D50, mais la firme italienne, en proie à de grandes difficultés financières renoncera peu après la mort de son piloteAlberto Ascari fin mai), lesMercedes W196 survolent les débats en1955. Mais en interne, Moss se heurte la plupart du temps à un os en la personne de son coéquipier Fangio, qui accumule les victoires. Il ne parvient à devancer son chef de file que lors duGrand Prix de Grande-Bretagne àAintree, où il décroche sa première victoire en championnat du monde. Malgré les dénégations de Fangio qui n'aura de cesse de répéter que Moss était ce jour-là le plus fort, il subsistera toujours un doute quant au déroulement de cette course : Fangio a-t-il tout fait pour battre son loyal équipier et le priver de son premier succès en F1, qui plus est à domicile ? Moss termine le championnat du monde (amputé de plusieurs épreuves à la suite du drame des24 Heures du Mans) à la deuxième place finale derrière Fangio.

En 1955, Stirling Moss est également engagé par Mercedes dans les épreuves de type sport, pour le meilleur comme pour le pire. Le meilleur lors de sa victoire auMille Miglia, où il signe le record absolu de l'épreuve au terme d'une fabuleuse épopée de plus de dix heures, sur 1 597 km. Son navigateur, le journalisteDenis Jenkinson, en profitera pour réaliser un reportage devenu aujourd'hui un grand classique de la littérature sportive. Mais le pire lors des24 Heures du Mans, où il est en tête de l'épreuve avec Fangio lorsqu'il reçoit de la direction de Mercedes l'ordre de se retirer de l'épreuve : quelques heures plus tôt, une autre Mercedes, pilotée parPierre Levegh, s'est écrasée sur un talus séparant la piste des tribunes. Plus de 80 personnes ont été tuées par des éléments de la Mercedes (notamment le moteur, le train-avant et le capot) projetés dans le public.

Mercedes ayant décidé d'abandonner la compétition à l'issue de la saison 1955, Stirling Moss retourne chez Maserati pour le championnat du monde de F11956, où il est présenté comme le principal outsider de Fangio (passé chez Ferrari, qui a récupéré les Lancia D50). Malheureux enArgentine (une casse moteur alors qu'il est en tête l'oblige à céder la victoire à Fangio), il prend sa revanche àMonaco, où il signe sa deuxième victoire en championnat du monde au terme d'une démonstration de pilotage. Auteur ce jour-là d'une course brouillonne, le « maestro » Fangio ne peut que s'incliner face à son ancien « élève ». Mais une série de mauvais résultats, imputable à des soucis mécaniques, lui fait perdre le contact au championnat avec les pilotesFerrari (Fangio etCollins). Sa belle fin de saison (2e place enAllemagne et victoire enItalie) n'y change rien et il termine comme l'année précédente à la deuxième place du championnat derrière Fangio.

L'émergence d'une équipe britannique de qualité (en l'occurrenceVanwall) permet à Stirling Moss de revenir défendre les couleurs nationales. Mais sa saison est perturbée par la mise au point plus longue que prévu de la VW4, ainsi que par une sinusite qui l'oblige à déclarer forfait pour leGrand Prix de France. Son championnat ne débute réellement qu'avec savictoire à Aintree, sur la voiture partagée avec son coéquipierTony Brooks, mais il est déjà trop tard pour espérer jouer le titre. Pour l'honneur, il remporte les deux dernières manches de la saison, ce qui lui permet de terminer vice-champion du monde derrière Fangio pour la troisième année consécutive.

1958-1961 : les occasions ratées

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Stirling Moss sur la Lotus Climax du Rob Walker Racing Team remporte le GP d'Allemagne auNürburgring en 1961.

Toujours chez Vanwall en1958, Stirling Moss est mis dans l'embarras par le forfait de son équipe lors du premier Grand Prix de la saison enArgentine (un forfait « politique », Vanwall et les écuries officielles britanniques entendant protester contre le changement tardif du règlement sur le carburant). Pour défendre ses chances au championnat, il obtient le droit de s'inscrire sur uneCooper privée de l'écurie deRob Walker. Curiosité, il s'agit d'une voiture dont le moteur Climax est situé derrière le pilote. Auteur d'essais quelconques, Stirling Moss crée la sensation le jour de la course en optant pour une stratégie non-stop et en s'imposant devant tous les favoris. Il s'agit d'une victoire historique : la toute première d'une monoplace à moteur arrière en Formule 1. De retour sur la Vanwall à partir du Grand Prix deMonaco, il est victime du manque de fiabilité chronique des voitures vertes et voit son brio souvent mal récompensé. Alternant victoires et abandons, Moss domine la F1 sans parvenir à prendre le large au championnat et se voit notamment menacé par le régulierMike Hawthorn, sur Ferrari. Moss est pénalisé par le manque de fiabilité de la Vanwall mais également par son fair-play exemplaire : auGrand Prix du Portugal, antépénultième manche de la saison, il laisse volontairement passer une occasion de prendre le large au championnat en témoignant auprès des officiels en faveur de Hawthorn, classé deuxième derrière lui mais initialement disqualifié pour une manœuvre litigieuse (pour repartir après à un tête à queue, Hawthorn avait dû brièvement emprunter la piste à contre sens). Un abandon enItalie lui fait perdre la tête du classement général et sa victoire auMaroc (la quatrième de la saison) est insuffisante pour revenir sur Hawthorn, auteur à Casablanca d'une course bien terne, mais sauvée par les consignes d'équipe en sa faveur (son équipierPhil Hill lui a offert la2e place, synonyme de titre mondial pour un petit point d'avance sur Moss).

Usé par des problèmes de santé et très marqué par la mort deStuart Lewis-Evans (l'un des coéquipiers de Moss) lors du Grand Prix du Maroc,Tony Vanderwell, le propriétaire de Vanwall, annonce qu'il se retire du championnat, obligeant le quadruple vice-champion du monde à trouver un nouveau volant. Convaincu que le moteur arrière est la solution, Moss s'engage avec Cooper, mais au sein de l'écurie privée de Rob Walker et non de l'équipe officielle. La Cooper Walker se distingue essentiellement de la Cooper officielle par l'utilisation d'une boîte de vitesses différente, de marque Colotti. Mais lors des deux premières manches de la saison, Moss est par deux fois victime d'une rupture de sa boîte de vitesses alors qu'il était en tête.

Dépité, Stirling Moss quitte Rob Walker pour rejoindre l'équipeBritish Racing Partnership dont le propriétaire n'est autre que son propre pèreAlfred Moss. Après deux apparitions sur la BRM du BRP (accident àReims et2e place àAintree), il retourne chezRob Walker à l'occasion duGrand Prix d'Allemagne, disputé sur l'AVUS. Malgré les promesses de Rob Walker, il constate, hélas, que les problèmes de la boîte Colotti sont loin d'être résolus puisque sa transmission casse dès le début de la course. Le sort cesse de s'acharner sur lui à partir duGrand Prix du Portugal, que Moss domine de la tête et des épaules. Il signe àMonza une nouvelle victoire qui lui permet de conserver d'infimes espoirs d'être titré auGrand Prix des États-Unis, ultime manche de la saison. Mais àSebring, un énième bris de sa boîte Colotti offre définitivement le titre àJack Brabham, sur la Cooper officielle.

Fidèle à Rob Walker malgré les ennuis à répétition de la saison 1959, Stirling Moss attaque lasaison 1960 par un nouvel abandon (bris de suspension). Après avoir récupéré la voiture de son coéquipierMaurice Trintignant lors de la manche d'ouverture enArgentine, il parvient à remonter jusqu'à la troisième place, mais ce podium ne lui permet pas d'inscrire le moindre point compte tenu de la nouvelle réglementation sportive, destinée à dissuader les pilotes de se relayer au volant. Pour l'épreuve suivante àMonaco, Moss a su convaincre Walker de se porter acquéreur d'une nouvelle voiture : laLotus 18, qui aux mains d'Innes Ireland a fait forte impression lors des premières épreuves de la saison. Dans les rues de laPrincipauté, il signe lapole et s'impose au nez et à la barbe des pilotes officiels pour offrir à Lotus son tout premier succès en championnat du monde. ÀZandvoort, une belle mais frustrante quatrième place (acquise malgré un incident peu banal en début de course, un morceau de béton détaché par un concurrent est retombé sur une roue de sa Lotus et l'a contraint à observer une longue réparation) lui permet de rester bien placé dans la course au titre, mais il perd tout àSpa, où il est victime d'un grave accident consécutif à la perte d'une roue. Relevé avec de multiples fractures, Moss doit observer une convalescence de plusieurs semaines et donc faire l'impasse sur plusieurs courses du championnat, ce dont profiteBrabham pour s'échapper et glaner un deuxième titre mondial. Moss effectue son retour àOporto (où il est disqualifié pour avoir réalisé la même manœuvre que Hawthorn deux ans auparavant) puis s'impose facilement àRiverside, l'ultime manche du championnat, ce qui ne fait qu'attiser la sensation qu'il est une nouvelle fois passé à côté d'un titre mondial largement à sa portée. Sa sœur Pat remporteLiège-Rome-Liège la même année, surAustin Healey.

Pour lasaison 1961, Stirling Moss n'apparaît pas en position de favori. Au handicap de ne pas évoluer au sein d'une équipe d'usine (il reste fidèle à la vieille Lotus 18 de l'équipe de Rob Walker, tandis que l'équipe officielle a sorti la plus moderneLotus 21), s'ajoute une nouvelle réglementation technique qui semble taillée sur mesure pour Ferrari. Ce pronostic se vérifiera tout au long de la saison, largement dominée par les Ferrari deWolfgang von Trips etPhil Hill. Mais sur les deux circuits de la saison où la puissance moteur n'est pas déterminante (Monaco et leNürburgring), Stirling Moss ne laisse aucune chance à la concurrence et livre deux éblouissantes leçons de pilotage. Au volant d'une Cooper, il remporte également leBRDC International Trophy à Silverstone, une épreuve hors-championnat.

1962 : l'accident de Goodwood

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Alors qu'ils entretiennent des relations délicates depuis 1951 et un transfert avorté, Enzo Ferrari et Stirling Moss renouent contact lors de l'hiver 1961/1962. Ferrari a accepté de confier à Moss une Ferrari tout en lui permettant de conserver son indépendance vis-à-vis de la Scuderia : Moss continuera à rouler sous les couleurs du Rob Walker Racing, une faveur rare qui témoigne du respect duCommendatore pour l'Anglais. Avant le début du championnat du monde, Moss participe comme à son habitude à de multiples courses hors-championnat. Parmi celles-ci, leGlover Trophy, disputé le sur lecircuit de Goodwood, l'un de ses tracés favoris. Inscrit sur une Lotus 18/21 privée, Moss domine le début de course avant d'être longuement retardé par des ennuis mécaniques. Revenu en piste, il est sur le point de se dédoubler du leaderGraham Hill lorsqu'il tire tout droit à l'entrée du virage de St-Mary et va s'écraser à haute vitesse contre le talus. Relevé inconscient avec de multiples fractures, il passe plusieurs semaines à l'hôpital avant de devoir entamer une douloureuse rééducation. Au printemps 1963, à Goodwood près d'un an après son accident, il retrouve le volant d'une voiture de course. Son objectif est de se tester, afin de savoir s'il peut reprendre sa carrière. Mais au bout d'une demi-heure, constatant son déficit de performance ainsi que son manque de sensation au volant (difficultés à se concentrer, absence d'automatisme dans les gestes), il préfère mettre un terme à sa carrière, estimant qu'il ne sera pas en mesure de retrouver son meilleur niveau. Cet épisode marquant de sa vie est évoqué dans un reportage de l'émissionLes Coulisses de l'exploit où Moss parle également de sa rivalité avecFangio.

Après la course automobile

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Stirling Moss en 2014.

Stirling Moss court pour le plaisir dans des courses historiques jusqu'en juin 2011 puis met un terme à son implication en sport automobile[3].

Un temps commentateur de Grands Prix pour la chaîne ABC, il devient ensuite homme d’affaires et fait même de brèves apparitions au cinéma comme dans le film deJames BondCasino Royale. Il est fait officier de l'Ordre de l'Empire britannique en 1990.

Après la mort deJack Brabham, le, il est le doyen des pilotes vainqueurs d'un Grand Prix du championnat du monde de Formule 1.

Fin 2016 et début 2017, il connaît d'importants problèmes de santé. Une grave infection pulmonaire l'oblige à passer plus d'une centaine de jours à l'hôpital, ce qui le conduit à se retirer de la vie publique début 2018.

Décès

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Le, Stirling Moss s'éteint dans la matinée à 90 ans[4]. Son épouse Susie Moss annonce son décès à la presse en déclarant que son mari« était simplement fatigué par sa longue maladie, il a juste fermé ses beaux yeux et c'est tout »[5].

Résultats en championnat du monde de Formule 1

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  • 66 Grands Prix disputés
  • 16 victoires
  • 24 podiums
  • 16 pole positions
  • 20 meilleurs tours en course
  • 186,5 points marqués
  • Vice-champion du monde en 1955, 1956, 1957 et 1958
  • Sur les 21 pilotes (ayant disputé au moins 30 Grand Prix dans leur carrière) dont le pourcentage de victoires est supérieur à 10 %, Stirling Moss est le seul avecTony Brooks à ne pas avoir obtenu le titre mondial.
Tableau synthétique des résultats de Stirling Moss en Formule 1
SaisonÉcurieChâssisMoteurPneusGP
disputés
Pole
Positions
VictoiresRecords
du tour
Points
inscrits
Classement
1951HW Motors51AltaL4Dunlop10000n.c
1952HW Motors
ERA ltd

Connaught Engineering
52
G
A
AltaL4
BristolL6
Lea FrancisL4
Dunlop50000n.c
1953Connaught Engineering
Cooper Car Company
A
Special
Lea FrancisL4
AltaL4
Dunlop40000n.c
1954Officine Alfieri Maserati
Privé
250FMaserati6Pirelli60014,1412e
1955Daimler-BenzW196
W196s
MercedesL8Continental6112232e
1956Officine Alfieri Maserati250FMaseratiL6Pirelli7122272e
1957Officine Alfieri Maserati
Vandervell Products Ltd
250F
VW5
MaseratiL6
VanwallL4
Pirelli6233252e
1958RRC Walker Racing Team
Vandervell Products Ltd
Cooper T43
VW5
ClimaxL4
VanwallL4
Continental
Dunlop
10343412e
1959RRC Walker Racing Team
British Racing Partnership
Cooper T51
BRM P25
ClimaxL4
BRML4
Dunlop842425,53e
1960RRC Walker Racing TeamCooper T51
Lotus 18
ClimaxL4Dunlop5422193e
1961RRC Walker Racing TeamLotus 18
Lotus 18-21
Lotus 21
Ferguson P99
ClimaxL4Dunlop8121213e

Victoires en championnat du monde de Formule 1

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Tableau synthétique des victoires de Stirling Moss en Formule 1
#AnnéeMancheGrand PrixCircuitÉcurieVoiture
1195506/07Grande-BretagneAintreeMercedesMercedes W196
2195602/08MonacoMonacoMaseratiMaserati 250F
3195608/08ItalieMonzaMaseratiMaserati 250F
4195705/08Grande-BretagneAintreeVanwallVanwall VW5
5195707/08PescaraPescaraVanwallVanwall VW5
6195708/08ItalieMonzaVanwallVanwall VW5
7195801/11ArgentineBuenos AiresRob Walker Racing TeamCooper T43
8195803/11Pays-BasZandvoortVanwallVanwall VW5
9195809/11PortugalPortoVanwallVanwall VW5
10195811/11MarocCasablancaVanwallVanwall VW5
11195907/09PortugalMonsantoRob Walker Racing TeamCooper T51
12195908/09ItalieMonzaRob Walker Racing TeamCooper T51
13196002/10MonacoMonacoRob Walker Racing TeamLotus 18
14196010/10États-UnisRiversideRob Walker Racing TeamLotus 18
15196101/08MonacoMonacoRob Walker Racing TeamLotus 18
16196106/08AllemagneNürburgringRob Walker Racing TeamLotus 18-21

Victoires en Grand Prix hors-championnat du monde de Formule 1

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Victoires en championnat du monde de Voitures de Sport

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Tableau synthétique des victoires de Stirling Moss en championnat du monde de Voitures de Sport[6]
#AnnéeÉpreuveMancheÉcurieVoitureCoéquipier
1195412 Heures de Sebring02/06Briggs CunninghamO.S.C.A. MT4Bill Lloyd
21955Mille Miglia03/06Daimler-Benz AGMercedes-Benz 300 SLRDenis Jenkinson
31955RAC Tourist Trophy05/06Daimler-Benz AGMercedes-Benz 300 SLRJohn Fitch
41955Targa Florio06/06Daimler-Benz AGMercedes-Benz 300 SLRPeter Collins
519561 000 km de Buenos Aires01/05Officine AlfieriMaseratiMaserati 300SCarlos Menditéguy
619561000 km du Nürburgring04/05Officine AlfieriMaseratiMaserati 300SJean Behra,Piero Taruffi etHarry Schell
719576 Heures de Kristenstad06/07Officine AlfieriMaseratiMaserati 450SJean Behra
819581000 km du Nürburgring04/06David Brown LimitedAston Martin DBR1Jack Brabham
91958RAC Tourist Trophy06/06David Brown LimitedAston Martin DBR1Tony Brooks
1019591000 km du Nürburgring03/05David Brown LimitedAston Martin DBR1Jack Fairman
111959RAC Tourist Trophy05/05David Brown LimitedAston Martin DBR1Carroll Shelby etJack Fairman
1219601000 km du Nürburgring04/05CamoradiMaserati Birdcage Tipo 61Dan Gurney

Autres victoires Sport notables (hors National)

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Stirling Moss en 1977 sur la Mercedes SLR dans une course « retro ».

Résultats aux 24 Heures du Mans

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AnnéeÉquipeVoitureÉquipiersRésultat
1951S. MossJaguar XK120 CJack FairmanAbandon
1952P. WalkerJaguar XK120 CPeter WalkerAbandon
1953Jaguar Cars LtdJaguar XK120 CPeter Walker2e
1954Jaguar Cars LtdJaguar Type DPeter WalkerAbandon
1955Daimler Benz AGMercedes-Benz 300 SLRJuan Manuel FangioRetrait volontaire
1956Aston Martin Cars LtdAston Martin DB3SPeter Collins2e
1957Officine Alfieri MaseratiMaserati 450SHarry SchellAbandon
1958David Brown Racing DeptAston Martin DBR1Jack BrabhamAbandon
1959David Brown Racing DeptAston Martin DBR1Jack FairmanAbandon
1961North American Racing TeamFerrari 250 GTGraham HillAbandon

Épreuves nationales

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  • 1949 : Goodwood Easter course 2 FL;
  • 1950 : Castle Combe 2L;
  • 1951 : Goodwood September S (C-Type);
  • 1952 : Turnberry >1.5L;
  • 1956 : Goodwood Easter >1.5L, Crystal Palace >1.5L, Oulton Park >1.5L et 1.5L;
  • 1958 : Sussex Trophy (à Goodwood);
  • 1960 : Fordwater Trophy (à Goodwood);
  • 1960 : Redex Trophy (à Brands Hatch);
  • 1960 : Bank Holiday Brands;
  • 1961 : Sussex Trophy (à Goodwood), Aintree 200, Peco Trophy.

Reconnaissance

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Notes et références

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  1. Jim Clark meilleur pilote de l'histoire -Le Figaro, 22 octobre 2009
  2. (en)1947 Miscellaneous Rallies - TeamDAN.com
  3. « Stirling Moss met fin à sa carrière », surespnf1.com,(consulté le)
  4. Fabien Gaillard, « Stirling Moss, le "champion sans couronne", est décédé. », surfr.motorsport.com,(consulté le).
  5. GuillaumeNédélec, « Auto. À 90 ans, la légende du sport automobile Stirling Moss est décédée », surouest-france.fr,(consulté le)
  6. Endurance - 50 ans d'histoire volume 1 (1953-1963), par Christian Moity - Éditions ETAI 2004
  7. « Detroit 2009 : Mercedes McLaren SLR Stirling Moss », surturbo.fr,(consulté le)

Liens externes

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Drapeau du Royaume-Uni Pilotes britanniques en championnat du monde de Formule 1
Les pilotes n'ayant pas participé à au moins une épreuve ne sont pas mentionnés ; les années indiquent une participation à au moins une épreuve de la saison.
Liste des pilotes de Formule 1
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