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Steven Spielberg

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Steven Spielberg
Description de cette image, également commentée ci-après
Steven Spielberg en 2025.
Données clés
Nom de naissanceSteven Allan Spielberg
Naissance(79 ans)
Cincinnati (Ohio,États-Unis)
NationalitéAméricaine
ProfessionRéalisateur
Producteur
Scénariste
Films notablesVoir filmographie

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Steven Spielberg (/ˈstiːvənˈspiːlbɝɡ/[1]), né le àCincinnati (Ohio), est unréalisateur,producteur etscénaristeaméricain.

Réalisateur le plus rentable de l'histoire du cinéma, Spielberg est considéré comme l’un des plus importants et influents cinéastes.

Issu de la génération duNouvel Hollywood desannées 1970, il a commencé sa carrière en réalisant des épisodes deséries télévisées et deslongs métrages mineurs pourUniversal Pictures. Il se révèle au grand public en réalisant le téléfilmDuel qui est un immense succès critique et lui permet de réaliser ensuite lasuper-production d'horreur età suspenseLes Dents de la mer (1975), dont le succès critique et commercial lance sa carrière. Il enchaîne alors les réussites, tant nationales qu'internationales, avec les œuvres descience-fictionRencontres du troisième type (1977) etE.T., l'extra-terrestre (1982). Dans lesannées 1980, il réalise, en collaboration avec son amiGeorge Lucas, les trois premiers volets de lasaga d'aventurefantastiqueIndiana Jones (1981,1984,1989) et s'essaie audramehistorique avecLa Couleur pourpre (1985) et l'Empire du soleil (1987).

Il connaît la consécration en réalisant le film de science-fiction et d'aventureJurassic Park (le plus grand succès de sa carrière) mais aussi le drame historiqueLa Liste de Schindler (1993). Il réalise ensuiteLe Monde perdu : Jurassic Park (1997), suite du premier opus puis lefilm de guerreIl faut sauver le soldat Ryan (1998). Dans lesannées 2000, il poursuit dans lascience-fiction en réalisantA.I. Intelligence artificielle (2001),Minority Report (2002) etLa Guerre des mondes (2005). Depuis, il est revenu aux films d'aventures avec lequatrième opus de la sagaIndiana Jones (2008),Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne (2011) etReady Player One (2018). En parallèle, il réalise plusieurs fresques historiques tels queMunich (2005),Lincoln (2012) etLe Pont des espions (2015).

Il possède ses propres sociétés de production qu'il a cofondées respectivement en 1981 et 1994 :Amblin Entertainment etDreamWorks Pictures. À travers ces deux studios, il a produit de nombreux films à succès commePoltergeist (1982),Gremlins (1984), les sagasRetour vers le futur (1985-1990) etMen in Black (1997-2019) ou encoreMémoire de nos pères (2006).

Il est également connu pour sa longue collaboration avec le compositeurJohn Williams avec qui il a travaillé sur presque tous seslongs métrages. Un grand nombre d'entre eux ont été des succès critiques et sept ont été sélectionnés par leNational Film Registry de laBibliothèque du Congrès desÉtats-Unis pour être conservés, en raison de leur « importance culturelle, historique ou esthétique ».

Il est récipiendaire de nombreuses distinctions, dont troisOscars, troisBAFTA Awards, treizeEmmy Awards, quatreGolden Globe Awards, et unTony Award. En 2026, en remportant unGrammy Award, il devient le 21ᵉ artiste à réunir les quatre distinctions majeures de l’industrie culturelle dans les domaines du cinéma, de la télévision, du théâtre et de la musique (EGOT)[2]. Producteur et réalisateur, il est distingué par la plupart des prix honorifiques consacrant l’ensemble d’une carrière. Il reçoit, entre autres, leBAFTA Fellowship au Royaume-Uni, unOscar honorifique aux Etats-Unis, leLion d’or d’honneur à laMostrade Venise, unCésar d’honneur en France, ainsi que l'Ours d’or d’honneur de laBerlinale[3].

Plusieurs pays lui décernent également desdécorations civiles honorifiques. En 2006, il reçoit lesKennedy Center Honors, qui distinguent des artistes ayant contribué de manière exceptionnelle à la culture américaine. En 2015, il se voit remettre laMédaille présidentielle de la liberté par le président des États-UnisBarack Obama. En 2024, le présidentJoe Biden lui décerne laNational Medal of Arts.

Biographie

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Enfance

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Steven Allan Spielberg est né àCincinnati (Ohio) le[4],[5],[6] dans unefamille américaine de confession juive et d'originejuive ukrainienne. Son père estArnold Spielberg[7] (1917-2020), ingénieur électricien[8] et créateur en 1959 de l'ordinateur GE-225, destiné au groupeGeneral Electric, sur lequel les étudiants et chercheurs de l’université de Dartmouth créeront la première version deBasic, langage de programmation ayant accompagné toute une génération de programmeurs (deBill Gates avecMicrosoft àSteve Jobs avecApple) dans la révolution de l'informatique personnelle. Sa mère, Leah[9] Frances Adler (1920-2017, née Posner), était pianiste de concert avant d'ouvrir le restaurant casherThe Milky Way[8],[10] à Los Angeles.

Il a trois sœurs :Anne, Sue et Nancy. Son prénom hébraïque est Samuel, en hommage à son grand-père paternel Samuel (Shmuel) Spielberg, immigrant ukrainien deKamenets-Podolski mort une année avant sa naissance. Sa grand-mère paternelle Rebecca (Chechick) Spielberg, également native d'Ukraine, était originaire deSudilkov, tandis que son grand-père maternel, Philip (Fievel) Posner, était originaire de la ville portuaire d'Odessa. Sa grand-mère maternelle, Jennie (Fridman) Posner, est née àCincinnati de parentsjuifs polonais. C’est dans cette même ville que ses parents sont nés et où il a vécu ses premières années.

Il vit ensuite àHaddon Township dans leNew Jersey, puis àScottsdale enArizona[11]. Il affirme avoir été durant son enfance et sa jeunesse l'objet, dans son quartier[12] ou à l'école — particulièrement à la Saratoga High School en Californie[13] — d'unantisémitisme qui le pousse à renier ses origines juives durant plusieurs années[14].

Lecteur de bandes dessinées, il admire celles publiées parEC Comics[15]. Côté cinéma, il découvre àPhoenix un nouveau film chaque samedi[16]. Certains l'influenceront et l'inspireront fortement commeGodzilla, King of the Monsters! (1956)[17],[18], les films d'Akira Kurosawa[19],[20],Capitaines courageux (1937),Pinocchio (1940) et surtoutLawrence d'Arabie (1962) deDavid Lean, qu'il décrit comme« le film qui m'a lancé dans mon voyage[21]. »

En1959, à l'âge de douze ans, il tourne enautodidacte son premier film,The Last Gunfight[22], à la demande d'un de ses chefs scouts. Il s'agit d'unwestern de quatre minutes, filmé avec la caméramm de son père. Il enchaîne en1961 avecEscape to Nowhere[23] etBattle Squad, deuxfilms de guerre, puis en1964Firelight[24], un film descience-fiction de 140 minutes[25], fortement influencé parLe Monstre (The Quatermass Xperiment) deVal Guest.

Ses parents divorcent en 1964, ce qui le marquera profondément. Il part vivre àLos Angeles avec son père[26], alors que ses trois sœurs restent avec leur mère àSaratoga. Pas intéressé par les études universitaires, il n'aspire qu'à devenir cinéaste[27]. Il a postulé à l'école de cinéma de l'université de Californie du Sud mais est refusé en raison de ses notes médiocres[28]. Il s'inscrit finalement à l'université d'État de Californie à Long Beach[29]. Il avait également suivi les cours d'art dramatique de l'école d'Arcadia, àPhoenix en 1961[30],

Steven Spielberg tourneAmblin', qui sera brièvement diffusé en 1968[31]. Le titre deviendra celui de sasociété de production fondée en 1981. Cecourt métrage raconte l'histoire de deux jeunes gens qui vont enauto-stop dudésert jusqu'auPacifique, sans échanger une parole.Amblin’, réalisé avecAllen Daviau, futurchef opérateur deE.T. et de plusieurs autres films du cinéaste, remporte plusieurs prix[32]. Il permet aussi au jeune homme d'être repéré parSidney Sheinberg, alors vice-président d'Universal Pictures, qui lui propose un contrat de sept ans[33]. Un an plus tard, il abandonne ses études pour commencer à réaliser des productions télévisuelles pour le studio[34]. Cela a fait de lui le plus jeune réalisateur à signer un plan à long terme avec un grand studio hollywoodien[35]. Il retournera à l'université d'État de Californie deLong Beach en 2002 et obtiendra unbaccalauréat universitaire[36], mentionFilm Production and Electronic Arts[37].

Débuts audacieux

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ChezUniversal, Steven Spielberg se fait remarquer pour ses compétences techniques et se forge une certaine réputation. Il dirigeJoan Crawford dansThe Eyes, l'un des trois épisodespilotes de la série fantastiqueNight Gallery, créée parRod Serling. Il enchaîne avec notamment le troisième épisode de la première saison deColumbo,Le Livre témoin (Murder by the book)[38],[39].

Âgé de 25 ans, il réalise ce qui deviendra son premier succès notable, le téléfilmDuel. Adapté d'unenouvelle deRichard Matheson, le téléfilm raconte l'histoire, enCalifornie, d'un camion dont le chauffeur — qui demeure invisible aux spectateurs — poursuit un voyageur de commerce sans relâche et sans motif apparent. En dépit de son budget minimal et de son tournage très court (douze jours seulement), l'œuvre fait immédiatement sensation pour l'efficacité de sa mise en scène qui rend au mieux la sensation de peur primaire propre aux situations extrêmes, lorsque la vie est subitement menacée. Le film remporte notamment le Grand Prix du premierfestival international du film fantastique d'Avoriaz. Son succès à la télévision est tel que le film sort, en version longue, dans les salles de cinéma en 1973[40],[41].

En1974, Steven Spielberg se voit confier la réalisation de son premier long métrage pour le cinéma,Sugarland Express. Inspiré d'une histoire vraie, il raconte l'aventure de deux marginaux (interprétés parGoldie Hawn[42] etWilliam Atherton) et de leur otage, poursuivis par un déploiement carnavalesque de policiers et de journalistes. Malgré unprix du scénario aufestival de Cannes 1974, c'est un cuisant échec au box-office avec seulement 12 millions de dollars récoltés dans le monde[43]. Universal avait refusé d'en assurer la promotion, jugeant le sujet trop difficile. Selon d'autres informations[réf. nécessaire], le studio aurait saboté sa sortie pour privilégier celle deL'Arnaque, avecPaul Newman,Robert Redford etRobert Shaw[44]. Ce film marque le début d'une collaboration unique dans les annales du cinéma :John Williams signe la première de ses vingt-neuf compositions pour un film de Steven Spielberg[45].

Premiers succès mondiaux

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Étoile de Steven Spielberg au
Hollywood Walk of Fame (Los Angeles).
Empreintes de Steven Spielberg auGrauman's Chinese Theatre à Los Angeles.

Certains[Qui ?] considéraient alors la carrière du réalisateur terminée, mais le hasard en décide autrement. Sur le bureau de ses producteurs deSugarland Express, il est intrigué par un manuscrit portant le titreJaws, adapté duroman du même titre dePeter Benchley dans lequel un requin géant terrorise une petite ville côtière des États-Unis. Une fois chez lui, le jeune réalisateur « dévore » le livre et décide d'en réaliser l'adaptation cinématographique. L'échec de son film précédent lui porte préjudice mais il parvient à réunir un budget de quatre millions de dollars[46] pour faire son œuvre.

Ayant réuni des acteurs moins connus (Robert Shaw,Richard Dreyfuss,Roy Scheider), la production peut enfin commencer. Un tournage laborieux de cent-cinquante-cinq jours qui conduira à un fort dépassement de budget (estimé finalement à 9 millions de dollars[46]). Un des trois requins mécaniques ne fonctionne pas toujours très bien (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on ne l'aperçoit pas au début du film) et les caprices de la météo et de l'océan n'arrangent pas les choses. De plus, une partie des acteurs et des techniciens est découragée[47]. IntituléLes Dents de la mer en français, le film sort en 1975 et, contre toute attente, est un succès dépassant de loin les prévisions les plus optimistes des studios. En fait, pour la première fois, les recettes d'un film dépassent les cent millions de dollars pour atteindre finalement les 470 000 000 dollars dans le monde. Reconnu comme l'un des premiersblockbusters, il sera détrôné sur ces records parLa Guerre des étoiles (1977) de son ami George Lucas.

Grand admirateur d'Alfred Hitchcock — il s'incrusta sur le plateau deComplot de famille, en 1976, pour observer Hitchcock au travail mais fut remarqué et éconduit[48] — il a utilisé dansLes Dents de la mer une méthode de prise de vue utilisée par le réalisateur pourSueurs froides : letravelling contrarié (aussi appeléDolly Zoom), ayant pour principe de reculer la caméra sur un rail (le modèle du rail est uneDolly, d'où le deuxième prénomDolly Zoom) pendant un rapide zoom avant.

Fort de ce succès, Steven Spielberg se lance dans un autre grand projet, qu'il rêve de réaliser depuis longtemps : une histoire d'extra-terrestres pacifiques débarquant sur Terre pour y rencontrer l'espèce humaine. Scientifiquement, un tel contact est dénommé « rencontre du troisième type », expression qui donnera son nom aufilm sorti en1977, dans lequel joueFrançois Truffaut dont Steven Spielberg est un fervent admirateur. Surfant sur la vague deStar Wars, l'œuvre est une réussite commerciale, le public se presse pour voir ce nouveau film de science-fiction.

En 1977, il est président du jury du5e festival international du film fantastique d'Avoriaz. Son jury est notamment composé du scénariste et dialoguiste françaisMichel Audiard, de l'actrice américaineSydne Rome et du réalisateur françaisClaude Sautet. Il y consacreCarrie au bal du diable deBrian De Palma.

En1979, Steven Spielberg connaît son second revers aprèsSugarland Express : la comédie loufoque1941[49], dans laquelle jouent entre autres les deuxBlues Brothers :Dan Aykroyd etJohn Belushi, est considérée comme un échec tant sur le plan artistique que commercial. Se déroulant pendant laSeconde Guerre mondiale, le film traite de laparanoïa qu'a connue laCalifornie après l'attaque dePearl Harbor par lesJaponais ; la côte Ouest pensait être elle aussi la cible d'une nouvelle attaque de leur part. Malgré ses 90 millions de dollars récoltés dans le monde, pour un budget d'environ 35 millions, le film reste considéré comme un échec commercial en comparaison avec les deux précédents opus du réalisateur[50].

Années 1980 : l'« ère Spielberg »

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Le célèbre chapeau d'Indiana Jones

Au début des années 1980, Steven Spielberg désire ardemment réaliser un épisode de la sagaJames Bond[51].George Lucas, fort du succès deStar Wars, revoit de son côté les films d'aventures etserials desannées 1930, dont ceux deFritz Lang. C'est ainsi que les deux amis ont l'idée de créer leur propre personnage, héros d'une grande saga, mélangeant aventures rocambolesques et personnages hauts en couleur :Indiana Jones était né. La première mission de ce héros (interprété parHarrison Ford) est de retrouver l'Arche d'alliance convoitée par lesnazis.Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) est un énorme succès. Le film contient de nombreuses références au cinéma en général mais surtout auxserials et n'hésite pas à reprendre des cascades fameuses d'Yakima Canutt dans des films à épisodes commeLe Retour de Zorro (gros clin d'œil dans la scène du camion)[réf. nécessaire].

Le film suivant de Steven Spielberg, qui bénéficie désormais d'une renommée mondiale, est présenté en clôture dufestival de Cannes 1982 :E.T., l'extra-terrestre, avecDee Wallace,Drew Barrymore (dont il est le parrain) etHenry Thomas. L'histoire de ce petit extra-terrestre, biologiste, venu d'une planète bienveillante, émeut des millions de spectateurs. Avec ce film, le cinéaste bat le record des meilleures recettes américaines (qu'il battra à nouveau en1993 avecJurassic Park). Ce succès lui permet également de créer, avecKathleen Kennedy etFrank Marshall, son propre studio :Amblin Entertainment, dont le nom rappelle le titre de soncourt métrage de 1966. Il produit en parallèlePoltergeist, film d'horreur fantastique réalisé parTobe Hooper qui connait une renommée internationale et qui est encore considéré comme l'un des classiques desfilms d'horreur et unfilm culte[52]. Il est souvent évoqué que pour ce film, Steven Spielberg aurait été bien plus qu'un producteur et aurait réalisé de nombreuses scènes du film[53].

En1983, Steven Spielberg participe au film collectifLa Quatrième Dimension, avec les réalisateursJohn Landis,Joe Dante etGeorge Miller. Il en réalise le deuxième segment,Kick the Can. Cette production est fortement marquée par l'accident d'hélicoptère lors du tournage du segment de John Landis, qui coûte la vie à l'acteurVic Morrow et à deux enfants mineurs. Le procès qui s'ensuivit et le manque de soutien de Spielberg envers Landis provoquera la fin de l'amitié entre les deux cinéastes[54].

Le deuxième film mettant en scèneIndiana Jones,Indiana Jones et le Temple maudit, sort en salles en1984. Le film est un nouveau triomphe pour le couple Spielberg-Lucas, même si les fans lui reprochent un côté trop violent et trop dur : les enfants fouettés, le cœur arraché du corps vivant d'un des personnages et les soldats dévorés par des crocodiles heurtent la sensibilité d'une partie du monde. Le réalisateur dira lui-même ne pas particulièrement apprécier ce film qu'il juge« trop sombre, trop souterrain et trop effrayant[55] ». Néanmoins, c'est sur ce tournage qu'il rencontre sa future femme,Kate Capshaw.

En1985, Steven Spielberg, alors encore marié avec l'actriceAmy Irving, devient père pour la première fois et sa filmographie aborde des sujets différents, moins orientés sur le cinéma dit « dedivertissement » et plus axés sur l'Histoire :La Couleur pourpre (1985) etEmpire du soleil (1987), deux œuvres qui racontent respectivement la vie d'une famille noire auxÉtats-Unis du début au milieu duXXe siècle, et celle d'un jeune Britannique pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Si le premier est un succès critique et commercial[56],[57],[58],Empire du soleil ne récolte que 22 millions de dollars sur le sol américain même s'il dépasse 65 millions dans le monde[59].

En1989 sort le troisième opus de lasérie desIndiana Jones :Indiana Jones et la Dernière Croisade. Il raconte la croisade du célèbre archéologue, accompagné cette fois de son père, interprété parSean Connery, pour récupérer le légendaireGraal. C'est un succès commercial, qui dépasse les scores des deux précédents opus, avec plus de 474 millions aubox-office mondial[60].

Années 1990 : entre intimisme, grand spectacle et consécration

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Steven Spielberg auSan Diego Comic-Con en

Commercialement, les années 1990, contrairement aux années 1980, ne commencent pas fort pour Spielberg. En1990 sort en sallesAlways, unremake du filmUn nommé Joe deVictor Fleming (1944). Malgré la présence deRichard Dreyfuss et la dernière apparition d'Audrey Hepburn, l'accueil est mitigé. Son film suivant, autre projet de longue date, est une adaptation dePeter Pan,Hook ou la Revanche du capitaine Crochet. Là encore, bénéficiant pourtant d'acteurs renommés (Robin Williams,Dustin Hoffman,Julia Roberts), le film est un succès commercial (300 millions de dollars au box-office[61]). La critique n'y retrouve pas le côté magique du célèbre conte. Quelques années plus tard, Steven Spielberg avouera lui-même qu'il n'apprécie pas trop ce long métrage :« Je n'avais pas confiance dans le script. Seul le premier acte et l'épilogue me satisfaisaient, le corps du film ne m'inspirait pas confiance. Je ne savais pas trop ce que je faisais et j'ai essayé de masquer mon insécurité. Plus je me sentais mal à l'aise, plus les décors étaient oppressants[62]. »

Steven Spielberg renoue finalement avec le succès en1993 avecJurassic Park.Adapté duroman homonyme deMichael Crichton publié en1990, le film marque un tournant dans l'histoire deseffets spéciaux numériques, conçus par la sociétéIndustrial Light & Magic. Cette histoire dedinosaures avecSam Neill,Laura Dern etJeff Goldblum deviendra rapidement le plus gros succès de l'histoire du cinéma, rapportant plus de 900 millions de dollars de recette et battant ainsi le record jusque-là détenu parE.T., l'extra-terrestre[63].

La même année en1993, il réalise un projet beaucoup plus personnel :La Liste de Schindler. Sur fond deShoah, le film raconte commentOskar Schindler, un industriel allemand, membre du partinazi, sauva un peu plus d'un millier d'êtres humains des camps de la mort. Une œuvre que l’American Film Institute classe comme le huitième plus grand film de l'histoire du cinéma dans sontop 100 de 2007. À l'opposé,Jean-Luc Godard dans sesHistoire(s) du cinéma écrit qu'avec ce film le « plus jamais ça radical de l'après-guerre » (avec notamment les films deRoberto Rossellini) s'est transformé en un « c'est toujours ça » très convenu. Jouant sur la sobriété du noir et blanc et des séquences d'émotion,La Liste de Schindler remporte une multitude de prix : septOscars entre autres, parmi lesquels ceux dumeilleur film et de la meilleure réalisation dont le cinéaste avait été jusque-là privé par l'Académie des arts et sciences du cinéma.

Steven Spielberg en 1993.

En1994, lui et ses deux associésJeffrey Katzenberg (l'ancien responsable du département animation deWalt Disney Pictures) etDavid Geffen (le fondateur deGeffen Records) fondentDreamWorks SKG (pour Spielberg-Katzenberg-Geffen), société de production et de distribution spécialisée dans le cinéma, la musique et les programmes télévisés. C'est aussi cette année qu'il crée laShoah Foundation Institute for Visual History and Education[64], qui recueille les témoignages de tous les survivants de laShoah, et les diffuse aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveaugénocide. La fondation a déjà recueilli 8 700 témoignages enIsraël.

En1997, Steven Spielberg réalise la suite deJurassic Park,Le Monde perdu : Jurassic Park. C'est encore un succès[65]. La même année sortAmistad avec notammentMorgan Freeman,Anthony Hopkins etDjimon Hounsou. Ce film sur l'esclavage revient sur lamutinerie d'un groupe d'esclaves africains à bord dunavire négrierespagnolLa Amistad en1839 et du procès qui deviendra un symbole du mouvement pour l'abolition de l'esclavage aux États-Unis.Amistad ne déplace en revanche pas les foules[66].

En1998, sort un nouveau film historique :Il faut sauver le soldat Ryan. Tourné pour 70 millions de dollars, le film raconte l'histoire d'une unité américaine chargée de sauver un soldat au péril de sa vie, pendant l'opération Overlord.Tom Hanks,Matt Damon etBarry Pepper contribuent au succès commercial et critique du film, qui remporte plusieurs récompenses parmi lesquelles cinqOscars dont ceux de lameilleure réalisation et de lameilleure photographie. Le film est notamment connu pour son impressionnante séquence dudébarquement[67].

Années 2000 : retour à la science-fiction et à la comédie

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Steven Spielberg en 2012.

En2001, Steven Spielberg réaliseA.I. Intelligence artificielle avecHaley Joel Osment etJude Law, un projet repris de son ami réalisateurStanley Kubrick, décédé en 1999. Le film connaît une belle carrière commerciale, mais cePinocchio futuriste reçoit un accueil critique mitigé, certains le trouvant magnifique, d'autres trop long et ennuyeux[68],[69]. Plus généralement, ce film constitue un retour à lascience-fiction pour le cinéaste, genre qu'il avait délaissé depuisE.T., l'extra-terrestre (1982). La même année, il crée et produit avecTom Hanks la série téléviséeFrères d'armes (Band of Brothers), diffusée fin 2001 surHBO.

Steven Spielberg poursuit sa périodescience-fiction en2002, avec un film futuriste dont certains trouvent l'esthétique proche duBlade Runner deRidley Scott[réf. nécessaire] :Minority Report, d'après une nouvelle du même auteurPhilip K. Dick.Tom Cruise y joue un policier piégé dans la logique d'un système pénal (et politique) autorisant l'arrestation des meurtriers avant qu'ils n'aient commis leur crime. Un scénario complexe, fondé sur le recoupement des « témoignages » d'un trinôme dedevins, où les thèmes de la tragédie antique (dont l'idée dufatum) trouvent un écho particulier dans la mise en scène d'un monde ultramoderne, mais pas outrancièrement futuriste. Ce film marque la première collaboration entre le réalisateur etTom Cruise, avantLa Guerre des mondes en2005.

Il retrouve ensuiteTom Hanks pourArrête-moi si tu peux, dans lequel il dirige égalementLeonardo DiCaprio. Ce dernier incarne l'imposteurFrank Abagnale Jr. (qui participa à l'écriture de cette œuvre biographique). Sorti fin 2002, le film est un succès commercial qui reçoit aussi un bon accueil auprès des critiques[70]. Deux années plus tard, Spielberg réalise un autre film dont la jovialité et l'humour ne masquent pourtant pas le côté engagé :Le Terminal, l'histoire d'un immigrant coincé dans un aéroport, avecTom Hanks etCatherine Zeta-Jones. Ce film est inspiré de l'histoire vraie de l'IranienMehran Karimi Nasseri[71].

Le journalLe Monde décrit Spielberg comme « maniaco-dépressif »[72], capable de passer en une année d'un sujet comique à un sujet difficile. AprèsLe Terminal en 2004, il tourne en 2005 une adaptation attendue du roman d'Herbert George Wells,La Guerre des mondes dans lequel des « êtres venus d'ailleurs » tentent purement et simplement d'exterminer la race humaine. Le film est un immense succès commercial. Spielberg y traite par extraterrestres interposés du11 septembre, tandis qu'une mini-polémique nait à propos de la ressemblance troublante de l'affiche du film avec la couverture du livreThe Invaders Plan deL. Ron Hubbard,gourou fondateur de l'Église de scientologie dont est adepteTom Cruise, le principal acteur[réf. nécessaire].

Steven Spielberg se lance ensuite dans la réalisation deMunich, dont le sujet éminemment polémique donne une vue subjective des opérations d'un membre desservices secrets israéliens agissant de manière autonome pour assassiner les commanditaires de la tragiqueprise d'otages desJO de 1972. Ce film est un échec commercial avec 47 millions de dollars au box office américain pour un budget de 70 millions[73].

Un des décors de son filmLa Guerre des mondes.

Steven Spielberg déclare vouloir prendre un peu de repos après avoir tourné coup sur coupLa Guerre des mondes etMunich[74]. Il profite cependant de ce répit pour développer un projet de biographie filmée d'Abraham Lincoln, projet qui lui tient à cœur depuis quelques années. Steven Spielberg développe le projet d'une grande aventure spatiale scénarisée parJonathan Nolan,Interstellar. Il abandonnera finalement le projet ensuite repris en main parChristopher Nolan et sorti fin2014[75].

En2007, il est producteur deTransformers deMichael Bay. Il produira également les autres films de lasérie à succès. En2008, il réaliseIndiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, quatrième volet de la sagaIndiana Jones en sommeil depuis 1989. L'histoire se déroule pendant laguerre froide et l'aventurier est cette-fois confronté à un mystèreextraterrestre. Le film est présenté aufestival de Cannes 2008 où le cinéaste n'était pas revenu depuisLa Couleur pourpre, présenté hors-compétition en1986. La critique n'est pas tendre avec ce quatrième opus : pour beaucoup, cet épisode est considéré comme celui de trop, beaucoup d'éléments ayant été jugés inadaptés à l'esprit de la série comme le recours aux effets spéciaux numériques et à des gags peu subtils[réf. nécessaire].

En, Steven Spielberg et DreamWorks se séparent des studios cinématographiques américainsParamount Pictures pour signer un partenariat avec le groupe indienReliance Anil Dhirubhai Ambani Group[76].

Années 2010 :Tintin en 3D et les fresques historiques

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Steven Spielberg en, à l'avant-première parisienne du filmLes Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.

En 2010, il crée une aussi série militaire historique avecTom Hanks,L'Enfer du Pacifique. Diffusée en 2010 surHBO, la série revient sur les combats menées par lesMarines dans l'océan Pacifique.

En2011, Steven Spielberg signe son premier film en 3D :Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, d'après lecélèbre personnage debande dessinée créé parHergé. Il avait découvert l'univers de Tintin en 1981, après le succès desAventuriers de l'arche perdue, par l'intermédiaire de la scénaristeMelissa Mathison, compagne de l'acteurHarrison Ford, qui lui avait offert un exemplaire duCrabe aux pinces d'or[77],[78]. Dès 1982, il avait pris contact avec la sociétéCasterman pour un projet de film[77]. Hergé accueille favorablement cette demande, séduit par le visionnage deDuel[78]. Une rencontre entre Hergé et Spielberg était prévue àBruxelles à la fin du mois de mars suivant, mais le dessinateur est mort le. Le réalisateur américain rencontre néanmoins sa veuve,Fanny, et Alain Baran, pour entamer les discussions qui aboutissement à la signature d'un contrat d'option[77],[78]. À l'époque, Steven Spielberg envisage alors de réaliser une trilogie sur Tintin. Il envisageaitHenry Thomas dans le rôle-titre etJack Nicholson encapitaine Haddock[78]. Il prévoyait par ailleurs de réaliser le premier film et de confier les deux suivants àRoman Polanski etFrançois Truffaut[78]. Le décès d'Hergé ralentit cependant le processus d'adaptation, même si un premier script avait été écrit par Melissa Mathison[78],[77].

Ce projet mettra donc plus de vingt ans à se concrétiser. Initialement présenté le premier volet d'une trilogie qui serait coproduite et coréalisée avecPeter Jackson, il utilise les dernières technologies de lacapture de mouvement et desimages de synthèse deWeta Digital.Le Secret de La Licorne sort fin 2011 et reçoit des critiques très positives, tant de la part de la presse que des spectateurs et destintinophiles[réf. nécessaire]. Alors que le film récolte 260 millions dans le monde[79], il déçoit aux États-Unis et cela remet donc en cause les deux autres films initialement prévus[80].

Très rapidement aprèsLes Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne sortCheval de guerre (War Horse), adaptation duroman du même nom deMichael Morpurgo rendant hommage auxchevaux sacrifiés durant laPremière Guerre mondiale. Même s'il n'est pas l'un des plus gros succès commerciaux du réalisateur, le film récolte plus de 177 millions de dollars dans le monde pour un budget de 66 millions[81]. Il coproduit ensuiteSuper 8 avec son amiJ. J. Abrams, film rappelant l'ambiance des années 1980 et sonE.T., l'extra-terrestre. Le film est accueilli par des critiques positives de la presse[82] et réalise de bons résultats au box-office[83].

Steven Spielberg se consacre ensuite à son projet de longue date surAbraham Lincoln,Lincoln, avecDaniel Day-Lewis dans le rôle-titre,Sally Field etTommy Lee Jones. Adapté de l'ouvrageTeam of Rivals: The Political Genius of Abraham Lincoln deDoris Kearns Goodwin, le film évoque la dernière partie de la vie du16e président américain, lors de son combat pour l'adoption, par le Congrès, du13e amendement permettant d'abolir l'esclavage. L'œuvre sort aux États-Unis fin 2012 et fait l'objet d'une projection spéciale, en novembre, à laMaison-Blanche en présence du couple présidentielBarack etMichelle Obama. Succès critique et public[84],[85],[86],Lincoln reçoit douze nominations auxOscars et en remporte deux statuettes dont celle dumeilleur acteur pour Daniel Day-Lewis. Ce dernier devient alors le premier interprète masculin à gagner trois fois ce prix. Steven Spielberg ne remporte pas l'Oscar du meilleur film mais détient alors le record du plus grand nombre de nominations en tant que producteur[87](8 nominations, à égalité avec sa productriceKathleen Kennedy).

Le film suivant de Steven Spielberg devait être l'adaptation du roman de science-fictionRobopocalypse deDaniel H. Wilson. Initialement prévue pour une sortie américaine le, sa production est retardée car le scénario n'est pas prêt et les coûts de production sont jugés trop élevés par le studio[88]. Le réalisateur décide alors d'adapter un autre livre,American Sniper: The Autobiography of the Most Lethal Sniper in U.S. Military History deChris Kyle, ancientireur d'élite membre desSEAL.Bradley Cooper devait tenir le rôle principal de ce film, intituléAmerican Sniper[89]. Finalement, en, Steven Spielberg se retire du projet[90] dont la réalisation sera reprise parClint Eastwood.

Enmai 2013, Steven Spielbergpréside le jury du66e festival de Cannes[91]. Très souvent sollicité par la direction cannoise pour assurer cette fonction mais jamais disponible, le cinéaste donne un accord de principe dès 2011 et se libère spécialement pour l'édition 2013[92]. Steven Spielberg avait gagné à Cannes leprix du scénario en1974 pourSugarland Express mais n’a pas souvent été sélectionné[93]. Son jury, composé de 8 personnalités du monde du cinéma : l'acteur et réalisateur françaisDaniel Auteuil, l'actrice indienneVidya Balan, la réalisatrice japonaiseNaomi Kawase, l'actrice australienneNicole Kidman, le réalisateur et scénariste taiwanaisAng Lee, le réalisateur et scénariste roumainCristian Mungiu, la réalisatrice et scénariste britanniqueLynne Ramsay et l'acteur autrichienChristoph Waltz, attribue à l'unanimité laPalme d'or àLa Vie d'Adèle : Chapitres 1 et 2 d'Abdellatif Kechiche.

Dans la conférence consacrée à laXbox One le, il a été annoncé que Steven Spielberg préparait une série basée sur la licenceHalo[94]. Annoncé surShowtime en2015,Halo ne sera finalement diffusée qu'en 2022[95].

Son film suivant comme réalisateur estLe Pont des espions (Bridge of Spies), unthriller d'espionnage sur laguerre froide, sorti à l'automne 2015, troisième film historique consécutif pour le réalisateur. Écrit par lesfrères Coen, il met en scène l'avocatJames B. Donovan (incarné parTom Hanks) engagé par laCIA pour libérerFrancis Gary Powers après l'incident de l'U-2 en 1960[96]. Le film reçoit des critiques positives[97],[98] et totalise plus de 165 millions de dollars pour un budget de 40 millions[99].

Le réalisateur dirige ensuiteLe Bon Gros Géant,adaptation dulivre pour enfants du même nom deRoald Dahl, qui sort à l'été 2016[100]. Le film déçoit au box-office avec 195 millions de dollars pour un budget de 140 millions[101].

Début2018, sort sur les écrans du monde entier son long métragePentagon Papers, avecMeryl Streep etTom Hanks en têtes d'affiche. Considéré comme« un grand film sur la liberté de la presse »[102], et uneicône du journalisme d'investigation[102], il revient sur l'affaire éponyme. Le film est nommé pour deuxOscars lors desOscars 2018. C'est un succès critique et commercial[103],[104],[105].

Le cinéaste à la première mondiale deReady Player One, au Japon, en avril 2018.

Il enchaîne avec leblockbusterReady Player One, adaptation du romanPlayer One d'Ernest Cline. Ce film de science-fiction, rempli de clins d’œil à lapop culture, rassemble plus de 2 millions de spectateurs dans les salles françaises[106]. C'est aussi un gros succès à l'international, avec 583 millions de dollars récoltés dans le monde[107]

Années 2020 :West Side Story et autres projets

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Steven Spielberg réalise un rêve d'enfant en mettant en scène une nouvelle adaptation de la comédie musicaleWest Side Story deLeonard Bernstein,Stephen Sondheim etArthur Laurents. Cettenouvelle version met en scène une distribution constituée d'actrices et acteurs quasi-inconnus, dont notammentRachel Zegler etAriana DeBose. Le rôle masculin est tenu parAnsel Elgort. Initialement prévue en 2020, la sortie est repoussée à la fin de 2021 en raison de lapandémie de Covid-19[108]. Le film est un échec cuisant au box-office avec seulement 76 millions de dollars récoltés dans le monde[109] pour un budget estimé à 100 000 000 $[110]. Il avait malgré tout reçu des critiques très positives dans la presse[111],[112].

Le, Steven Spielberg annonce qu'il renonce finalement à réaliser le5e filmIndiana Jones, bien qu'il en reste producteur.James Mangold est alors évoqué en remplacement[113]. La production du film est cependant retardée et il sortira finalement à l'été 2023.

Steven Spielberg développe ensuite un projet plus personnel et autobiographique,The Fabelmans. Le film met en scène le jeune Samuel « Sammy » Fabelman, alter-ego de Steven Spielberg.Michelle Williams incarne sa mère etSeth Rogen son oncle préféré. Steven Spielberg coécrit le script avecTony Kushner, qui avait déjà écritMunich,Lincoln etWest Side Story. Le réalisateur n'avait plus participé à l'écriture de l'un de ses films depuisA.I. Intelligence artificielle (2001)[114]. Le film sort fin 2022 auxÉtats-Unis. Si le long métrage reçoit un très bon accueil, c'est un nouvel échec au box-office pour le réalisateur[115]. Il reçoit malgré tout lesGolden Globes de lameilleure réalisation et dumeilleur film dramatique[116].

Il revient ensuite à la science-fiction et aux extra-terrestres avecDisclosure Day, prévu pour2026. Le scénario, basé sur une idée de départ de Steven Spielberg, est écrit parDavid Koepp[117],[118]. Les deux hommes avaient déjà collaboré surJurassic Park (1993) et sa suiteLe Monde perdu : Jurassic Park (1997),La Guerre des mondes (2005) etIndiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008).

Projets

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De très nombreux projets sont souvent liés à Steven Spielberg : l'adaptation des mémoires de la photographeLynsey Addario, un film sur l'enlèvement d'Edgardo Mortara,Montezumasur laconquête de l'empire Aztèque[119] ou encore unemini-série surNapoléon (fondé sur le biopic abandonné deStanley Kubrick dont Spielberg fut un ami), ainsi que de nombreuses adaptations de romans parmi lesquelsRobopocalypse,Thank You for your Service (une enquête sur les soldats américains traumatisés par laguerre d'Irak) ouPirates (le dernier roman deMichael Crichton).

Il travaille également sur une adaptation du romanMicro deMichael Crichton pourDreamWorks, après avoir acquis les droits en 2015[120]. En 2017, il est annoncé queJoachim Rønning pourrait le mettre en scène, avec Steven Spielberg à la production[121].

Il est un temps également pressenti pour réaliserInterstellar[75] (2014) etAmerican Sniper (2015)[122], qui sont finalement réalisés respectivement parChristopher Nolan etClint Eastwood.

Propositions rejetées

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La réalisation de la sagaHarry Potter avait été tout d'abord proposée à Spielberg qui avait déclaré être intéressé. Il s'est finalement retiré du projet, parce que son point de vue sur certains points différait de celui de laWarner Bros et de la romancièreJ. K. Rowling[123].

Vie privée

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Arbre généalogique

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Arbre généalogique de Steven Spielberg


Bernice Colner
 
 
Arnold Spielberg
 
 
 
Leah Posner
 
 
Bernie Adler
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Amy Irving
 
 
 
Steven Spielberg
 
 
 
Kate Capshaw
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Robert CapshawAnne Spielberg
 
 
Danny OpatoshuSue SpielbergNancy Spielberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Max Samuel SpielbergTheo Capshaw(adopté)Sasha SpielbergSawyer SpielbergMikaela George(adopté)Destry Allyn SpielbergJessica Capshaw
 

Il est par ailleurs le parrain deGwyneth Paltrow[réf. nécessaire].

Prises de position

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Ami deBill Clinton, Steven Spielberg donne 100 000 dollars auParti démocrate en 1996[réf. nécessaire].

En 2001, il se fait remarquer pour sa violente critique de l'homophobie. Il s'oppose également à la guerre enIrak. Cependant, en 2006, Spielberg apporte son soutien à la réélection dugouverneurrépublicain deCalifornieArnold Schwarzenegger, se déclarant l'ami de Schwarzenegger mais surtout sensible à sa politique non-partisane. À la veille desprimairesdémocrates de 2008, Spielberg organise avec d'autres démocrates, dont l'acteurTom Hanks, une fête célébrant la candidature deBarack Obama, premier candidat noir aux primaires démocrates. Spielberg préfère toutefois soutenirHillary Clinton à qui il donne 400 000 dollars mais apporte son soutien à Obama, une fois Clinton défaite. Il a donné 300 000 dollars pour la campagne d'Obama et était présent le jour de son investiture. Steven Spielberg a décidé de refuser de « participer comme consultant à l'organisation desJeux olympiques d'été de 2008 » au motif que« La Chine devrait faire davantage pour mettre fin aux souffrances duDarfour. »[124]

À l'instar notamment de l'acteurArnold Schwarzenegger, il s'est inquiété des complotistes et de la haine de tous, y compris des juifs dans nos sociétés contemporaines[125],[126],[127].

Affaire Madoff

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Lacrise économique de 2008 a fait éclater le scandale planétaire du détournement de capitaux par l'homme d'affairesBernard Madoff. Cette affaire a révélé le rôle desfeeder funds : des fonds accumulant de l'argent avant que celui-ci ne soit confié à un gestionnaire[128]. Comme bon nombre de personnalités à Hollywood, Spielberg a été la victime de ces déboires financiers et ce par le biais de sa fondation Wunderkinder, active dans l'art, l'éducation et la médecine[128],[129]. Celle-ci avait investi une part importante de ses avoirs chez Madoff, à savoir 70 %[129]. Spielberg a donc perdu de l'argent à titre privé. En plus de cette escroquerie, le cinéaste doit essuyer les revers de la chute du crédit. Afin de relancer la pleine activité des studiosDreamworks, il s'est allié aux investisseurs indiens du groupe Reliance qui lui ont apporté 500 millions de dollars[128].

L'art de Steven Spielberg

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La filmographie de Steven Spielberg est assez diverse, et il est de coutume de la diviser en deux parties. La première relève du cinéma dit « de divertissement »[130]. Dans cette catégorie peuvent être notamment trouvésLes Dents de la mer, la saga desIndiana Jones,Hook ou la Revanche du capitaine Crochet,1941,Jurassic Park,Minority Report,Ready Player One ou encore trois films sur les extraterrestres :Rencontres du troisième type,E.T., l'extra-terrestre etLa Guerre des mondes.

La seconde catégorie regroupe des films considérés comme plus « sérieux », plus intimistes, se basant sur des faits réels. Spielberg y filme laPremière Guerre mondiale (Cheval de guerre), mais aussi laSeconde Guerre mondiale (Empire du soleil,Il faut sauver le soldat Ryan), laShoah (La Liste de Schindler), l'esclavage (La Couleur pourpre,Amistad,Lincoln), leconflit israélo-palestinien (Munich) et même sa propre jeunesse (The Fabelmans). Par ailleurs, dans la plupart de ses films, Spielberg défend une vision personnelle d'un mondepacifique, et ce même dans ses œuvres les plus « grand public ».

Caractéristiques récurrentes

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La plupart des films réalisés par Steven Spielberg comportent un certain nombre de caractéristiques récurrentes. Ceux ayant un rapport avec lesextra-terrestres, autrement dit descience-fiction, ne se déroulent pas dans une autregalaxie comme chezGeorge Lucas, mais sur notre planète. Dans sa première œuvre de ce genre,Rencontres du troisième type (1977), les extra-terrestres s'invitent dans notre monde. En1982,E.T. se retrouve perdu surTerre et, plus récemment, dansLa Guerre des mondes, les extra-terrestres se cachent sous terre en attendant l'évolution de l'homme pour finalement s'en nourrir. Il revient à la science-fiction et aux extra-terrestres avecDisclosure Day, prévu pour2026.

Chez Spielberg, la relation entre le fils et le père, ou plus généralement entre l'enfant et l'adulte, est souvent un sujet important qui rime parfois avec confrontation. DansE.T., les enfants recueillent l'extra-terrestre et le cachent à leurs parents qu'ils jugent incapables d'aimer le célèbre petit être. DansJurassic Park,Alan Grant, lepaléontologue joué parSam Neill, déteste les enfants au début du film. Ou encore, dansLa Guerre des mondes, Ray, personnage principal, est mal à l'aise dans son rôle de père et entre souvent en conflit avec son fils aîné. Autrement, la relation père-fils est au contraire moins conflictuelle (certains[Qui ?] voient à l'origine de ces rapports ledivorce des parents de Spielberg, ayant eu comme conséquence l'absence de père pour le futur réalisateur).

Les mises en scène de Spielberg se déroulent principalement dans des familles américaines représentatives de laclasse moyenne, habitant enbanlieue et n'ayant pas de véritable histoire, sinon la banalité de la vie quotidienne. Puis, elles sont prises dans la tourmente des histoires et, comme souvent, l'enfance y tient une place importante.

Analyse critique

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La critique n'a pas toujours été tendre avec Spielberg, taxé d'utiliser la grosse machine hollywoodienne à des fins mercantiles, voire de ne pas être un bon cinéaste[131]. Sont parfois déplorés son manque de profondeur et son simplisme, mais aussi ses excès d'« entertainer » et de « money maker » (en d'autres termes, Spielberg serait un « homme de spectacle » et un « homme d'affaires » avant d'être un artiste). Des critiques similaires sont adressées enFrance àLuc Besson, le « Spielberg français »[132]. Spielberg est aussi considéré par certains critiques comme étant un réalisateur trop commercial, s'apparentant plus à un technicien virtuose qu'à un véritable créateur. L'opinion publique le blâme généralement de n'avoir guère changé que le côté rentable du cinéma, continuant à le considérer comme une industrie et non comme un art. Il a en effet réalisé pléthore deblockbusters et quelques-uns des plus gros succès de l’histoire du cinéma tels queLes Dents de la mer qui a donné lieu à de nombreuses suites (Les Dents de la mer2e partieetc.). Ses films sont parfois considérés comme violents et le cinéma commercial est justement friand de violence pour attirer un très large public. Pour finir, il arrive que Spielberg réalise des suites de ses propres films (ce quecertains[Qui ?] ne considèrent pas comme une démarche très artistique), comme avecJurassic Park, ce qu'il avait pourtant refusé de faire après le succès mondial deE.T., l'extra-terrestre, estimant que ce film n'appelait pas de suite.

Des sujets sérieux se cachent entre les lignes de ses scénarios, tels que leterrorisme, leclonage, les dérives sécuritairesaméricaines, l’esclavage, leracisme, ou laguerre et le rôle de l'armée en général, avec une perception du monde souvent plus fine, et moins manichéenne, que l'on[Qui ?] n'en attend généralement de la part des réalisateurs commerciaux ; ceci à tel point que certaines de ses décisions artistiques en demi-teintes relèvent de la prise de risque, et sont parfois mal comprises par la critique[133]. Ainsi, le personnage de Schindler tient davantage de Chuck Tatum, archétype hollywoodien du personnage beau parleur qui s'adapte et profite d'un système (Le Gouffre aux chimères,Billy Wilder), que du nazi par conviction auquel nombre de critiques s'attendaient ; ce décalage a soulevé une polémique virulente, en France notamment, au moment de la sortie deLa Liste de Schindler. D'une façon différente, le filmA.I. Intelligence artificielle a également pu troubler le public par les questions éthiques qu'il soulève frontalement (scénario de Steven Spielberg, son deuxième scénario depuisRencontres du troisième type. En effet, Spielberg a repris le scénario commencé parStanley Kubrick et l'a entièrement réécrit pour le faire correspondre à sa vision du monde)[réf. nécessaire].

Dans sonDictionnaire du cinéma,Jacques Lourcelles juge que si Spielberg a été autrefois maître de la cruauté et du malaise dansDuel,E.T., l'extra-terrestre marque un passage vers un cinéma « de la mièvrerie, de l'angélisme et de la bonne conscience ». Il note, comme d'autres critiques, la richesse et perfection des effets spéciaux dans lesquels réside souvent l'intérêt principal de ses films, effet qu'il faut parfois attribuer à certains de ses collaborateurs telsDouglas Trumbull dansRencontres du troisième type. Lourcelles regrette que les films de Spielberg aient accompagné la puérilisation du cinéma américain et critique la complaisance du réalisateur vis-à-vis des goûts du public. L'une des plus grandes faiblesses du cinéma de Spielberg consisterait en l'absence de consistance des personnages, son « impuissance peu commune à faire vivre des personnages », leur seule raison d'être étant d'échapper à mille morts (Indiana Jones et le Temple maudit) en dépit de sa « perfection artisanale »[134].

Steven Spielberg en chiffres

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John Williams, compositeur de la plupart des bandes originales de film de Spielberg.

Au total, ses films ont rapporté plus de 4 milliards de dollars de recettes aux États-Unis et plus de 12 milliards dans le monde entier. Ce qui fait de lui le cinéaste le plus rentable de l'histoire.

La société de production fondée par Steven Spielberg,David Geffen etJeffrey Katzenberg (DreamWorks SKG), aurait assuré le célèbre réalisateur, producteur et scénariste pour la somme record d'1,2 milliard de dollars (environ 850 millions d'euros) en. Cette somme devrait couvrir les pertes estimées par la société en cas de mort du cinéaste. Le plus grand succès commercial de la carrière de Spielberg estJurassic Park (1993). Bénéficiant à l'époque de la plus grande campagne de publicité de l'histoire du cinéma (la moitié du budget), l'œuvre rapporta 1,029 milliard dedollars dans le monde entier, alors que le film n'en a coûté « que » 63 millions. Le filmles Dents de la mer fut le premier film dont les recettes dépassèrent 100 millions de dollars, avant d'atteindre 260 millions de dollars aux États-Unis et 470 dans le monde. C'est donc le premier « blockbuster » de l'histoire du septième art. Le film réalisé par Steven Spielberg ayant eu le meilleur démarrage estIndiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. Cette œuvre dépassa la barre des 145 millions de dollars de recettes en cinq jours.

Dans leTop 100 de l'American Film Institute, qui classe les cent meilleurs films américains de l'histoire, cinq films de Spielberg sont répertoriés, ce qui fait du réalisateur Spielberg le cinéaste américain le plus cité dans ce classement. En 2008, le magazineForbes place Steven Spielberg au368e rang des personnes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 3 milliards de dollars[135]. En 2018, le même magazine le classe2e plus grande fortune des célébrités américaines, derrièreGeorge Lucas et devantOprah Winfrey, avec 3,7 milliards de dollars[136].

Box-office

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Avec plus de 12,055 milliards de dollars de recettes dans le monde entier, 4,6 milliards auxÉtats-Unis et plus de 99 millions entrées enFrance, Steven Spielberg est le cinéaste le plus rentable de l'histoire du cinéma[137],[138].

Note : le chiffre le plus élevé de chaque catégorie est indiqué engras. Les recettes sont exprimées en dollars pour le box-office mondial et américain. En France, le succès des films est traditionnellement mesuré en nombred’entrées (nombre de billets vendus/spectateurs), et non en recettes monétaires. Les États-Unis comptabilisent également le nombre de billets vendus (admissions), mais le classement et l’appréciation du succès d’un film y reposent essentiellement sur lesrecettes générées. Or, le montant des recettes et le nombre de billets vendus ne sont pas directement comparables d’un pays à l’autre, ni même d’une année à l’autre, car ils dépendent fortement du prix moyen du billet, qui varie selon les marchés, les époques et les formats de projection.

FilmBudgetMondeMonde[139],[140]Drapeau des États-UnisÉtats-Unis[139]Drapeau de la FranceFrance[141]
Firelight500 $501 $?$
Duel450 000 $6 002 544 $?$837 000 entrées
Sugarland Express2 000 000 $12 800 000 $7 500 000 $346 607 entrées
Les Dents de la mer12 000 000 $476 512 065 $265 859 065 $6 261 327 entrées
Rencontres du troisième type20 000 000 $306 889 114 $135 189 114 $3 243 166 entrées
194127 000 000 $92 455 742 $31 755 742 $681 976 entrées
Les Aventuriers de l'arche perdue18 000 000 $389 925 971 $248 159 971 $6 397 842 entrées
E.T., l'extra-terrestre10 500 000 $792 910 554 $437 141 279 $9 415 886entrées
La Quatrième Dimension10 000 000 $42 000 000 $2 450 919 $708 228 entrées
Indiana Jones et le Temple maudit28 000 000 $333 114 960 $179 870 271 $5 684 134 entrées
La Couleur pourpre15 000 000 $146 467 863 $98 467 863 $1 756 339 entrées
Empire du soleil38 000 000 $65 838 696 $22 238 696 $1 329 673 entrées
Indiana Jones et la Dernière Croisade48 000 000 $474 181 547 $197 171 806 $6 249 271 entrées
Always29 500 000 $74 134 790 $43 858 790 $686 722 entrées
Hook ou la Revanche du capitaine Crochet70 000 000 $300 854 976 $119 854 976 $3 401 004 entrées
Jurassic Park63 000 000 $1 109 802 321 $404 214 720 $6 715 810 entrées
La Liste de Schindler22 000 000 $322 161 245 $96 898 818 $2 669 902 entrées
Le Monde perdu : Jurassic Park73 000 000 $618 638 999 $229 086 679 $4 862 258 entrées
Amistad36 000 000 $67 575 464 $44 229 441 $630 020 entrées
Il faut sauver le soldat Ryan70 000 000 $482 349 603 $217 049 603 $4 143 325 entrées
A.I. Intelligence artificielle100 000 000 $235 926 552 $78 616 689 $1 575 170 entrées
Minority Report102 000 000 $358 372 926 $132 072 926 $3 709 488 entrées
Arrête-moi si tu peux52 000 000 $352 114 312 $164 615 351 $3 639 440 entrées
Le Terminal60 000 000 $219 417 255 $77 872 883 $1 145 263 entrées
La Guerre des mondes132 000 000 $603 873 119 $234 280 354 $3 910 795 entrées
Munich70 000 000 $130 982 129 $47 403 685 $1 039 340 entrées
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal185 000 000 $790 653 942 $317 101 119 $4 199 771 entrées
Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne135 000 000 $373 993 951 $77 591 831 $5 309 485 entrées
Cheval de guerre66 000 000 $177 584 879 $79 884 879 $715 975 entrées
Lincoln65 000 000 $275 293 450 $182 207 973 $1 320 425 entrées
Le Pont des espions40 000 000 $165 478 348 $72 313 754 $971 125 entrées
Le Bon Gros Géant140 000 000 $195 243 411 $55 483 770 $770 871 entrées
Pentagon Papers50 000 000 $187 795 262 $81 903 458 $1 304 260 entrées
Ready Player One175 000 000 $582 918 849 $137 715 350 $2 268 439 entrées
West Side Story100 000 000$76 016 171 $38 530 322 $647 063 entrées
The Fabelmans40 000 000 $45 116 697 $17 348 945 $934 626 entrées
Total2 104 450 500 $12 042 295 313 $4 599 286 802 $99 064 170 entrées

Filmographie

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Réalisateur

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Cinéma

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Courts métrages
Longs métrages

Télévision

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Téléfilms
Séries télévisées

Scénariste

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Producteur

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Producteur délégué

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Cinéma
Télévision

Acteur

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Note : Le plus souvent encaméo

Documentaires

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Distinctions

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Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section« Liens externes ».Steven Spielberg est concerné par l'Oscar du meilleur film en tant que producteur. Avec ses 14 nominations pour l'Oscar le plus prestigieux, dont 11 obtenues grâce à ses réalisations, il détient le record dans cette catégorie[143].

Décorations

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Steven Spielberg en 1999

En 1997, Steven Spielberg est fait Chevalier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, décoration qu'il reçoit des mains du présidentRoman Herzog, pourLa Liste de Schindler[144]. Il est fait chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur parJacques Chirac le[145] et promu officier parNicolas Sarkozy le[146]. Il reçoit en 2008 le titre dedocteur honoris causa de l'université Jagellonne deCracovie[147]. Il est aussicommandeur de l'ordre de la Couronne du royaume de Belgique depuis le. Il est décoré par le vice-Premier ministre et ministre des Finances belgeDidier Reynders le à Bruxelles lors d'une réception organisée par le Gouvernement belge à l'occasion de la première mondiale desAventures de Tintin : Le Secret de La Licorne[148]. Il est aussi décoré par leprésident des États-UnisBarack Obama le, qui lui remet lamédaille présidentielle de la Liberté[149].

Par ordre chronologique :

Récompenses honorifiques

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Steven Spielberg avec leLion d'or pour l'ensemble de la carrière en 1993.

Autres récompenses (liste non exhaustive)

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Nominations et sélections (liste non exhaustive)

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Hommage

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Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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