Pour les articles homonymes, voirMilligan.
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Sépulture | The Parish Church of St Thomas the Martyr(d) ![]() |
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Membre de | Ligue des jeunes communistes britanniques(en) ![]() |
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Grade militaire | Bombardier(en) ![]() |
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Terence Alan Milligan, connu sous le nom deSpike Milligan, est un homme de spectacleirlandais, né le àAhmadnâgar (Inde britannique) et mort le àRye,Sussex de l'Est (Royaume-Uni)[1].
Humoriste,écrivain, musicien, poète, dramaturge etacteur, il a passé la majeure partie de sa vie auRoyaume-Uni et est l'un des créateurs, le scénariste principal et l'un des interprètes majeurs duGoon show, série radiodiffusée de 1951 à 1960, dans laquelle il joue le rôle de nombreux personnages et, en particulier, celui du populaire Eccles.
Il fut artilleur durant laSeconde Guerre mondiale. Il relate ses souvenirs dans une trilogie, où, en tant qu'antimilitariste, il dénonce la bêtise humaine et l'absurdité à laquelle elle conduit, trilogie qui deviendra très vite un ensemble de six livres, couvrant la période allant de ses classes (sa période d'entraînement) jusqu'à la fin de la guerre.
Spike est né àAhmednagar, Inde, le, d'un père irlandais, le capitaine Leo Alphonso Milligan, MSM (Meritorious Service Medal), Artillerie royale, 1890–1969, de l'armée des Indes, et de Florence Mary Winifred Kettleband, 1893–1990, née en Angleterre. Il passe son enfance àPoona (Inde), puis àRangoon, capitale de laBirmanie (Myanmar). Il fréquente l'école du couventJesus and Mary à Poona, et celle des Frères chrétiens de Saint Paul à Rangoon.
Il a vécu la plus grande partie de sa vie enAngleterre et a servi dans l'armée britannique en tant qu'artilleur au cours de laSeconde Guerre mondiale.
Pendant la période allant de la fin des années 1930 au début de la décennie suivante, Miligan se produit comme chanteur dejazz amateur et trompettiste. Il poursuit cette activité alors qu'il est mobilisé et aussi après la cessation des hostilités, tout en écrivant et jouant des sketches comiques qui sont intégrés aux concerts montés pour les troupes combattantes. Après sa mobilisation mais avant d'être posté à l'étranger, accompagné de son collègue musicien Harry Edgington, surnommé Edge-ying-Tong, jeu de mots qui donne ensuite naissance à l'une de ses plus mémorables créations, ce duo, leYing Tong Song, compose nombre d'histoires désopilantes, bourrées de jeux de mots, répondant à une logique totalement biaisée, destinées à se prémunir contre l'ennui des casernes. D'après l'un de ses biographes « il savait crooner commeBing Crosby et gagner un crochet ; il jouait aussi de la batterie, de la guitare et de latrompette, tous instruments qu'il avait appris à maîtriser enautodidacte »[2].
Au cours de laSeconde Guerre mondiale, l'artilleur Spike, matricule 954024, sert en tant que signaleur au56e régiment royal d'artillerie lourde, batterie D, puis rejoint la Première Armée britannique lors de la campagne d'Afrique de Nord. Il participe ensuite à la campagne d'Italie où il est élevé au grade de Lance Bombardier, ce qui correspond à Vice-Caporal ou Artilleur de première classe. Il est sur le point de devenir Caporal lorsqu'il est blessé à la bataille deMonte Cassino.
Ensuite hospitalisé pour une blessure de mortier à la jambe droite et commotion, il est rétrogradé par un supérieur peu amène au rang d'artilleur de seconde classe. Cet officier figure dans le journal de guerre de Spike sous le nom de Major Evan 'Jumbo' Jenkins. Spike a toujours été d'avis que le Major Jenkins l'avait pris en grippe parce qu'il remontait sans cesse le moral des troupes, alors que lui estimait qu'elles devaient être traitées à l'ancienne, la manière du généralHoratio Herbert Kitchener. Spike évoque aussi l'anecdote selon laquelle les artilleurs Spike et Edgington avaient été invités au bivouac pour jouer du jazz avec cet officier et avaient fait montre de beaucoup plus de talent que lui dans l'exécution du chant militaireWhistling Rufus.
Après son hospitalisation, Spike Milligan occupe enItalie différents postes à l'arrière avant de devenir animateur à plein temps. Il joue de la guitare au sein d'un groupe de jazz, leBill Hall Trio, au cours de spectacles comiques destinés aux armées. Il reste en Italie avec ce trio après une fois démobilisé, mais retourne bientôt en Angleterre. En tant que membre duCentral Pool of Artists (« Artistes aux armées »), il a écrit des parodies des histoires figurant à leur répertoire qui contiennent en germe de nombreux éléments-clés du futurGoon Show, d'abord baptiséeCrazy People.
Spike revient au jazz à la fin des années quarante, gagnant laborieusement sa vie avec leHall Trio et des participations à descomédies musicales. Il s'efforce cependant de pénétrer le monde fermé de la radio en tant que scénariste ou animateur. Il y parvient avec un premier succès radiophonique intitulé laDerek Roy Show. Peu après,Peter Sellers,Harry Secombe et Michael Bentine le rejoignent pour un projet comique original,The Goon Show. Lors de la première saison de cette série, LaBBC l'intituleCrazy Gang featuring those Crazy People, the Goons! (« La bande des fous, avec ces fous les Goons »), façon d'amadouer les directeurs de programme en reliant ces émissions à un groupe de comédiens alors célèbres, leCrazy Gang[3].
Le premier épisode est diffusé le sur le BBC Home Service[4]. Bien qu'il ne joue pas beaucoup dans les premiers numéros[5], Spike devient ensuite l'animateur principal de la revue, incarnant un grand nombre de personnages, dont le célèbre Eccles et Minnie Bannister, Willium Mate, Jim Spriggs et le nuisible Count Moriarty. C'est lui qui écrit la plupart des scénarios, tout en collaborant pour certains, en particulier avec Larry Stephens et Eric Sykes. La plupart des premiers épisodes a été écrite avec Stephens et produite par Jimmy Grafton, mais cette collaboration prend fin après la troisième série, Spike rédigeant seul la plus grande partie de la quatrième. À partir de la cinquième, qui coïncide avec la naissance de son second enfant Sean, et pendant presque toute la sixième, Spike collabore avec Eric Sykes, son partenaire dansAssociated London Scripts[6]. Spike et Stephens renouent leur collaboration pendant le sixième série, mais, vers la fin de la huitième, Stephens doit s'effacer pour raisons de santé. Spike travaille alors avec John Antrobus pour une brève période et le partenariat Milligan-Stephens se termine avec la mort prématurée de Stephens, victime d'unehémorragie cérébrale en. Plus tard, Spike s'est employé à minimiser et critiquer les apports de Stephens à la sérieGoon Show[7].
Le programmeThe Goon Show est d'abord émis en public et en direct sur format 16 pouces ; pendant la séance de mise en train, Spike joue de la trompette etPeter Sellers se sert des percussions de l'orchestre[8], ces émissions en direct exigent une grande fidélité au scénario ; cependant, à partir de la4e série, la BBC opte pour l'enregistrement sur bande magnétique. Spike exploite au maximum les possibilités offertes par cette technologie qui permet, en particulier, le montage, d'où les improvisations et les effets sonores. Ses exigences en la matière se font de plus en plus complexes, les effets sonores, alors appelésgrams, étant poussés à la limite des compétences des ingénieurs : création par moyen mécanique (foley), retour enplay back avec quatre, voire cinq platines à la fois[9]. Ces effets sont fabriqués à l'avance sur bandes magnétiques, les ingénieurs de la BBC réussissant ensuite à créer desstings qu'il aurait été très difficile, sinon impossible à réaliser surfoley ou disque. Dans les dernières années, bien des « grams » de la série émanent de l'atelier radiophonique de la BBC, l'un des plus remarquables étant l'effet dit « stomacal » du major Bloodnok, œuvre de Dick Mills.
Bien que la revue (The Goon Show) ait conféré à Spike le statut de star internationale, les exigences de la rédaction et de l'exécution des scénarios commencent à peser sur sa santé. Spike Milligan souffre alors de sévères attaques dépressives, prélude à des décennies de troubles bipolaires. Vers la fin de 1952, sans doute exacerbés par certaines tensions apparues entre les membres du groupe, ces troubles s'aggravent et Spike Milligan semble s'être convaincu de devoir tuerPeter Sellers ; il s'arme d'un couteau à peler les pommes de terre, se dirige vers l'appartement voisin de Peter Sellers, mais se blesse en heurtant violemment la porte en verre de l'immeuble. Il est à la suite hospitalisé et mis sous sédatif pendant deux semaines. Il passe presque deux mois en convalescence. La revue n'en souffre cependant pas car elle dispose d'un stock considérable de scénarios déjà achevés[10]. Spike Milligan explique son geste par le surmenage engendré par la revue, auquel il attribue aussi l'échec de son premier mariage[11].
Autre aspect moins connu des activités de Spike Milligan au cours des années 1950 et 1960, sa participation aux travaux de l'Agence des écrivains (Associated London Scripts [ALS]). C'est l'époque où, alors que la revueThe Goon Show gagne en popularité, il se marie et fonde une famille. Cet événement personnel semble l'avoir troublé au point qu'il arrête d'écrire et qu'Eric Sykes lui offre de partager son petit bureau situé à l'étage d'une épicerie au 130 Uxbridge Road àShepherd's Bush. Sykes y travaille à une série comique pour la radio intituléeEducating Archie, avec Peter Brough dans le rôle-titre de ventriloque et sa marionnette Archie Andrews[12]. L'idée de cette agence à but non lucratif pour écrivains émane de Sykes ; c'est Spike, cependant, qui contacte les étoiles montantes de la scène comique que sont Ray Galton et Alan Simpson. Ainsi naîtAssociated London Scripts (ALS) avecFrankie Howerd, Sykes et Stanley "Scruffy" Dale, agent de Howerd. Leur première secrétaire et une ancienne camarade de classe de Simpson, Beryl Vertue, qui devient ensuite directeur commercial. L'acteurTony Hancock rejoint temporairement le groupe qui inclut aussi des célébrités telles queTerry Nation,Johnny Speight et John Antrobus[13].
Cette activité occupe jusqu'à trente écrivains, avec un secrétariat permanent de douze personnes. Aussi, les bureaux de Shepherd's Bush s'avèrent trop exigus dès 1957, et l'équipe s'installe dans Kensington Street, puis à Orme Court situé dans Bayswater Road, le quartier chic jouxtant Hyde Park. Au milieu des années soixante,Robert Stigwood fait une offre d'achat. Galton et Simpson y sont favorables, mais Sykes et Eric s'y opposent. La transaction finit par la vente de leurs parts dd' ALS à Stigwood qui s'oriente vers la production de films, tandis que Galton et Simpson, plus tard à leur regret, cèdent celles qu'ils détiennent sur Orme Court à Spike et Eric. Spike vend ensuite des parts à Eric. Quant à Beryl Vertue, elle rejoint Stigwood, puis devient productrice indépendante et vice-présidente du groupe Robert Stigwood[14].
Spike Milligan a été marié deux fois ; il a eu trois enfants de son premier mariage (1952-1960) et un enfant de son second (1962-1978). Il a également eu un enfant illégitime, né en 1975.
Né en Inde d'un père irlandais, et bien qu'ayant servi sous ledrapeau du Royaume-Uni durant la guerre, Milligan s'est vu refuser la citoyenneté britannique en raison de son ascendance et de son refus de prononcer leserment d'allégeance.Apatride durant un temps, il a pu devenir citoyenirlandais du fait de l'origine de son père[15].
Spike Milligan est enterré dans le cimetière de l'église deWinchelsea, dans leSussex de l'Est.
Comme acteur.
Spike a aussi raconté les souvenirs de son enfance en Inde dans la célèbre série de laBBC intituléePlain Tales From The Raj (1970), ensuite publiée en volume en 1975 parAndré Deutsch sous la direction de Charles Allen.
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