Cet article est uneébauche concernant l’alimentation.


Unesoupe populaire est un lieu où de lasoupe, ou plus généralement unrepas, est servigratuitement auxpersonnes démunies.
Les premières soupes gratuites sont distribuées à la fin duXIXe siècle dans les pays industrialisés. On emploie parfois l'expression « fourneau économique »[1].
Benjamin Thompson (lord Rumford) est un officier anglais embauché par leprince-électeur de Bavière commeaide de camp pour mener des réformes du système social dans cetÉtat duSaint-Empire romain germanique. Dans les années 1790, il met en place des soupes populaires après avoir compris que préparer un repas collectif pour les travailleurs coûte moins cher par personne que ce que chacun dépenserait individuellement pour se nourrir. Il élabore et publie diverses recettes pour préparer des milliers de rations de soupe gratuite distribuées aux indigents, aux travailleurs dans les industries et les ateliers militaires, ainsi qu'aux prisonniers. Cettesoupe Rumford (en) représente une première mise en œuvre de la sciencenutritionnelle naissante mais s'avère ne fournir qu'un tiers des apports caloriques quotidiens nécessaires[2]. Préparée avec des déchets de pain, des légumes et des os, elle a du succès dans leSaint-Empire romain germanique, mais reçoit en Angleterre le surnom péjoratif deDirt and bones soup, littéralement « soupe de saletés et d'os »[3].
La plus ancienne soupe populaire deParis, à l'initiative de commerçants, date de1894[4]. Le médecinphilanthrope Francisque-Antoine Augros crée l'Œuvre des Soupes Populaires à Lyon[5].
Le terme « soupe populaire » apparaît après lekrach de 1929. Des millions dechômeurs enEurope et auxÉtats-Unis y ont eu ainsi recours pour ne pas mourir de faim et de froid.
Aujourd'hui, de nombreuses associations servent des soupes populaires à travers le monde. Par exemple àLausanne, où elle a été introduite en 1992 parMère Sofia, elle est servie365 jours par an[6].
La soupe populaire est considérée comme ayant une importante fonction sociale, et répond aussi à des besoins de contacts humains[7],[8].
Noël Jouenne, « Christelle Violette-Bajard,Visage de la pauvreté. Don alimentaire et précarité urbaine »,L’HommeEn ligne, 163, 2002. Consulté le 30 janvier 2026. DOI : https://doi.org/10.4000/lhomme.12711
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