LesSotho ouBasotho sont unpeuple bantou d'Afrique australe établi principalement enAfrique du Sud où ils constituent l'un des plus importants groupes ethno-linguistiques[1], et auLesotho – l'ancienBasutoland – où ils sont très largement majoritaires (96,7 %[2]). Leur nombre total était estimé à près de 7 millions au début desannées 2000[1].
Le singulier deBasotho estMosotho (respectivementBassouto etMassouto).
Selon les sources on observe plusieurs variantes dans la façon française de rendre ces mots : Basotho, Basoto, Basouto, Bassouto, Basuto, Basutu, Sothos, Soto, Souto, Suthu, Suto, Sutu[3].
Les Basotho ont leurs mythes et légendes. Un mythe célèbre est celui du héros appelé, selon les versions, Moshanyana ou Ditaolane. Un jour, un monstre terrifiant fit irruption dans un village des Basotho et dévora tous ses habitants. Seule une femme enceinte, qui s'était cachée dans un enclos à bestiaux, fut épargnée. La femme accoucha d'un guerrier déjà adulte et en armes, Moshanyana. Quand elle lui raconta ce qui s'était passé, Moshanyana partit sur le champ pour retrouver le monstre. Dans l'intervalle, ce dernier, alourdi par son repas et devenu plus gros, s'était coincé en essayant de passer un col de montagne. Moshanyana le retrouva et le tua, puis il lui ouvrit le ventre et en fit ressortir les villageois indemnes[7].
Sam Atkinson et Paula Regan (dir.),Petit Larousse illustré des légendes et des mythes, Paris, Larousse, 2016. (Première édition :Myths and Legends, Dorling Kindersley Publishing, 2009.)
E. Jacottet,Contes populaires des Bassoutos, Kraus Reprint, Nendeln, 1974, 292 p. (texte intégral de la première édition, E. Leroux, 1895, en ligne[4])
Claude-Hélène Perrot,Les Sotho et les missionnaires européens au XIXe siècle, Université d'Abidjan, Abidjan, 1970, 185 p. (Thèse, Paris, 1963) (compte-rendu en ligne[5])
Paul Ramseyer, « La circoncision chez les Bassoutos », inRevue d'ethnographie et des traditions populaires (Paris), 8 (33), 1928, p. 40-70