| Sorde-l'Abbaye | |||||
L'abbaye Saint-Jean et la mairie. | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Dax | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pays d'Orthe et Arrigans | ||||
| Maire Mandat | Marie-Françoise Laborde 2020-2026 | ||||
| Code postal | 40300 | ||||
| Code commune | 40306 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sordais(e) | ||||
| Population municipale | 645 hab.(2023 | ||||
| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 31′ 47″ nord, 1° 03′ 10″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 2 m Max. 135 m | ||||
| Superficie | 16,34 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Orthe et Arrigans | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Landes Géolocalisation sur la carte :Nouvelle-Aquitaine | |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.sordelabbaye.fr | ||||
| modifier | |||||
Sorde-l'Abbaye est unecommune française située dans ledépartement desLandes enrégionNouvelle-Aquitaine.
Rattachée aucanton de Peyrehorade, la commune de Sorde est limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques.
La commune est limitrophe du département desPyrénées-Atlantiques.
Les communes limitrophes sontCame,Carresse-Cassaber,Cauneille,Labatut,Lahontan,Léren,Oeyregave,Saint-Cricq-du-Gave etSaint-Pé-de-Léren.
| Cauneille | Labatut | |
| Oeyregave | Saint-Cricq-du-Gave | |
| Came (Pyrénées-Atlantiques) | Léren (Pyrénées-Atlantiques) | Lahontan(P.-A.), Carresse-Cassaber(P.-A.), Saint-Pé-de-Léren(P.-A.) |
Commune située aux portes duPays d'Orthe, ses terres sont arrosées par legave d'Oloron, affluent dugave de Pau. Sur le Gave se trouve depuis 1920 unecentrale hydroélectrique. Auparavant, il y avait le moulin de l'abbaye au même endroit.
Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Nouvelle-Aquitaine etClimat des Landes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre leclimat océanique et leclimat de montagne[5] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[6]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de13,7 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 287 mm, avec12,8 jours de précipitations en janvier et0,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deBidache à9 km àvol d'oiseau[9], est de14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 455,6 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de−14,1 °C, atteinte le[Note 1].
Au, Sorde-l'Abbaye est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (51 %), forêts (15,4 %), cultures permanentes (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), eaux continentales[Note 2] (5,7 %), zones urbanisées (3,4 %), prairies (2,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Le territoire de la commune de Sorde-l'Abbaye est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations, mouvements de terrains etséisme (sismicité modérée). Il est également exposé à unrisque technologique, letransport de matières dangereuses[17]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment leGave de Pau, leGave d'Oloron et leBaniou. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1983, 1999, 2009, 2013, 2014, 2018, 2019 et 2021[19],[17].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[20]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines sur la commune[21].

Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 35,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 314 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 69 sont en aléa moyen ou fort, soit 22 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[22],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1983 et 1999[17].
Le risque detransport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].
Son nomoccitangascon estSòrda l'Abadia[24].
Sur une route de transit entreLandes etPyrénées[Note 3], Sorde est parcourue dès lePaléolithique supérieur.Quatre sites utilisés principalement auMagdalénien et à l'Azilien (Paléolithique supérieur) se trouvent à la base de la falaise du Pastou, en rive droite (côté nord) duGave d'Oloron, à environ 2,5 km en amont de Sorde-l'Abbaye près de Lichau[26]. Ce sont l'abri Dufaure[27], le Grand Pastou[28],[29], le Petit Pastou et surtout lagrotte Duruthy[30] (abri sous roche)[31],[32], site majeur de la Préhistoire des Pyrénées[33].Cet ensemble de sites a fourni des piècesmagdaléniennes remarquables.
Lagrotte Duruthy est classéemonument historique le.
Au-dessus de lagrotte Duruthy se trouve un « oppidum » ouenceinteprotohistorique dit de Larroque.
Non loin du village, le site de Barat-de-Vin (dugasconbarat de via, qui signifie « fossé de la voie »), est un lieu de passage millénaire, attestant de la très ancienne présence de l’homme, attiré par la fertilité des vallées de l’Adour.
Les fouilles le long de lavoie romaine reliant l'Espagne par lecol de Cize ont mis au jour unevillagallo-romaine ornée demosaïques, lavilla gallo-romaine de Barat-de-Vin[34].
Une seconde villa se situe dans le bourg de Sorde-l'Abbaye, la villa dite des Abbés.
La route de transit est ranimée auMoyen Âge par lespèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sorde est en effet une ancienne halte sur lavoie de Tours des chemins deSaint-Jacques-de-Compostelle.
Sorde [Sorden] dépendait des vicomtes de Comborn. Archambaud V de Comborn, vicomte, a donné à l'abbé de Sorden et l'Ordre cistercien une partie du bois de Sorden en 1150[35].
EnBéarn et enBigorre, les gaves sont de petits torrents qui descendent desPyrénées. Dans l’Antiquité, l’eau alimente les thermes puis, au Moyen Âge, on utilise sa force motrice pour les moulins et les pièges àsaumons.
Il existe, autour de Sorde, plusieurs lieux de passage pour traverser les deux gaves. Latoponymie de certaines maisons, appelées encore aujourd’hui « Passager » ou « Passage », permet de reconnaître ces endroits, tout comme les lieudits « l’Hôpital » ou « l’Espitau », rappellent les hébergements des pèlerins. Mais lesbateaux ne sont pas tout le temps nécessaires. En effet, il existe desgués faciles à traverser sauf lors de la fonte desneiges au printemps. C’est, semble-t-il,Richard Cœur de Lion qui, à la fin duXIIe siècle, met un terme aux mauvaises habitudes des passeurs de Sorde qui dépouillent les pèlerins.
Mais, si l’eau est un problème pour lesjacquets, elle est un atout économique pour ceux qui vivent aux alentours. Sa force motrice, exploitée par lesmoulins, sert jusqu'en 1926 à faire fonctionner lesbarraus, pièges à saumons inventés par Louis Casaumajour (1747-1808) deCauneille. Ce piège mû par le courant ramasse lepoisson en tournant. De tout temps le saumon, remontant les gaves pour aller frayer en amont, a constitué une véritable richesse pour l’abbaye, qui pouvait en capturer à lanasse jusqu’à centquintaux par an.
Pour un article plus général, voirArmorial des communes des Landes.
| Blason | Écartelé : au premier degueules à l'épi feuillé de maïs d'or, au second d'azur à l'abbaye du lieu d'or, couverte, ouverte et ajourée au naturel, au troisième d'azur au saumon sautant d'argent soutenu de trois ondes alésées du même, au quatrième de gueules à la grappe de raisin pamprée d'or ; sur le tout, à l'écusson en amande de pourpre chargé d'un abbé tenant de sa dextre une crosse contournée et de sa senestre un livre, le tout d'or, ledit écusson bordé du même et chargé de l'inscription en lettres capitales aussi de pourpre S.A.R DEI GRACIA ABBATIS SORDUE[36]. | |
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| Détails |

| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | 2014 | Jean-Louis Lespiau | PS | Retraité |
| mars 2014 | 2020 | Marie-Madeleine Lescastreyres | DVG[37] | Secrétaire retraitée |
| 2020 | en cours | Marie-Françoise Laborde | ||
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].En 2023, la commune comptait 645 habitants[Note 5], en évolution de +2,22 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %,France horsMayotte : +2,36 %).
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale. (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puisInsee à partir de 2006[41].) Histogramme de l'évolution démographique ![]() |

Sorde abrite des pavements enmosaïque d'époquegallo-romaine. Ils sont au logis abbatial de l'abbaye Saint-Jean qui est derrière l'église. Des fragments avaient été découverts vers1870. La plupart ont été trouvés à partir de1957, notamment à la suite d'une campagne de fouilles organisée de1958 à1966 grâce à l'aide de Charles Barrieu. L'ensemble des mosaïques est classé.
Ces mosaïques enmarbre étaient dans une villa gallo-romaine probablement construite auIIIe siècle. S'il ne reste que les traces des murs de la villa dans la cour du logis abbatial, on peut observer à l'intérieur uncaldarium et unfrigidarium. Des envahisseursbarbares ont creusé destombes dans certaines des mosaïques.
Sur les autres projets Wikimedia :
Alexis Ichas - Dictionnaire historique du gave d'Oloron - Éditions Gascogne.
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