Lasonnerie aux morts (« Aux Morts ») est unesonnerie réglementaire de l'armée française utilisée lors de funérailles, de la commémoration d'une bataille ou de toute cérémonie à la mémoire des hommes et des femmes tombés dans un conflit armé[1].
La sonnerie aux morts trouve son origine durant laguerre de Sécession, avec unesonnerie militaire de l'arméeaméricaine,Taps, jouée pour l'« extinction des feux » et aussi lors de la « descente du drapeau » ou auxfunérailles. Elle a été attribuée àDaniel Butterfield. Le mottaps signifie enanglais « robinets » et vient de l'expression« Close the (beer) taps (and send the troops back to camp) », c'est-à-dire« Fermez les robinets (de bière) (et envoyez les troupes au campement) »[2],[3],[4].
Frappé par l'impact qu'avaient sur les participants aux cérémonies les sonneriesTaps, auxÉtats-Unis, etLast Post, auRoyaume-Uni et dans les pays duCommonwealth, legénéral Gouraud prit l'initiative de faire composer par le chef de lamusique de la Garde républicaine, le commandantPierre Dupont, une sonnerie appropriée équivalente, « Aux morts »[3],[5],[2]. " Aux morts " aurait été en fait composée par Emile Galland[6].
En France, elle est entendue pour la première fois le lors de lacérémonie du ravivage de la flamme sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, en présence du ministre de la GuerreAndré Maginot[3],[5],[2].
Elle s'ouvre sur unroulement de tambour, est jouée auxclairons accompagnés destambours, et précède la minute de silence respectée lors des cérémonies d'hommage[3],[5],[2].
Appréciée dès sa première utilisation, elle devient réglementaire dans lesArmées françaises à partir de 1932[3],[5].