Chapeaux melon féminins par Sonia Rykiel en 2008.Robe sans manches (à gauche) et robe avec manches (à droite) en tricot par Sonia Rykiel en 2008.
Sonia Rykiel, néeSonia Flis le àParis et morte le dans sa ville natale, est unegrande couturière etdesignerfrançaise. Fondatrice de lamaison de couture Sonia Rykiel, surnommée « la reine du tricot », inventrice de la « démode », elle a fait l'apologie du noir et des rayures, inventé les coutures à l'envers, l'absence d'ourlets et de doublures, les premiers joggings sophistiqués en velours, les messages inscrits et surtout lamaille qui épouse le corps des femmes[1].
Issue de parents bourgeois et intellectuels de confessionjuive non-pratiquants, Sonia Rykiel est née le àParis, d'un pèrejuif roumain, Alfred Flis,horloger né àVaslui enMoldavie, et d'une mère d'ascendancejuive russe née en France, Fanny[2],[3]. Sonia est l'aînée de cinq filles.
En 1948, parce que Sonia a raté son bac et refusé de le repasser, sa mère la punit en la plaçant en stage comme étalagiste à laGrande Maison de Blanc. En 1954, elle se marie avec Sam Rykiel, d'origine juive polonaise, qui a repris la boutique de confection familiale du 104,avenue du Général-Leclerc dans le14e arrondissement de Paris,Laura[4]. C'est dans cette boutique qu'elle crée ses premierspull-overs. Elle aura avec lui deux enfants (Nathalie en 1955 etJean-Philippe, futur musicien, en 1961)[5],[1],[3] .
Le pull-over ajusté est le vêtement emblématique de cette créatrice de mode.
En 1955, Sonia Rykiel, enceinte, demande au fournisseur italien de son mari de lui confectionner un pull court, ajusté et d'un gris discret. Après de nombreux échanges entre Venise et Paris, le vêtement est enfin tel qu'elle l'avait imaginé. C’est cette création, prévue pour elle seule, qui décidera de sa vocation[6]. Une journaliste passe et le prend en photo, lepoor boy sweater est né.Audrey Hepburn s'en offrira 14 de toutes les couleurs[7]. En1960, un de ses pulls fait la une du magazineElle porté parFrançoise Hardy[8],[3].
En 1965, Sam Rykiel l'aide à créer la société Sonia Rykiel C.D.M.En dépit de leur divorce, elle fonde avec son ancien mari, enmai 1968, la griffe Sonia Rykiel et ouvre sa première boutique àParis, au 6rue de Grenelle, sur la Rive gauche deParis, le[1],[3]. Elle doit la fermer à cause des manifestations, mais en profite pour broder des inscriptions révolutionnaires sur ses tricots[9].
Elle invente les coutures à l’envers, le « pas d’ourlet », le « pas doublé », au nom d’une nouvelle philosophie de la mode : « la démode »[1].Elle crée un style aux éléments identifiables et dont les mots clés sont le noir, les rayures, la dentelle, lestrass, lamaille et les messages écrits sur les pulls. Ses créations sont associées à l’image d’une Parisienne « féminine, libre, sensuelle et indépendante »[10],[11]. Elle se voit consacrée en 1972 par le magazine américainWomen's Wear Daily « Reine du tricot dans le monde »[12].
En 1977, elle dessine trois modèles pour la grande diffusion dans le catalogue des3 Suisses. Elle sera la première des créateurs de mode à initier ce type de collaboration[14].
En 1983, la collectionSonia Rykiel Enfant voit le jour sous l'impulsion de sa fille,Nathalie Rykiel[1].
En 1989, la ligneInscription Rykiel, rebaptisée en 1999Sonia By Sonia Rykiel, ligne de prêt-à-porter à prix plus doux est créée. En 1990, ce sera la ligne deprêt-à-porter et d'accessoires pour homme[7]. En 1992, le départementSonia Rykiel chaussure et lesaccessoires[1].
Elle se sait atteinte de lamaladie de Parkinson depuis la fin des années 1990. Elle aborde publiquement ce sujet pour la première fois en 2012 dans un livreN'oubliez pas que je joue[16], écrit en collaboration avec la journalisteJudith Perrignon[17].
Le, la ville de Paris renomme une partie duboulevard Raspail, entre la rue de Sèvres et la rue de Rennes, « allée Sonia-Rykiel ». Elle devient alors la première créatrice de mode à donner son nom à une rue de Paris[19].
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Sonia Rykiel Cdm, 175 Boulevard Saint Germain à Paris, a réalisé un chiffre d'affaires de 83 millions d'euros en 2012 (les bilans ultérieurs n'ont pas été publiés) et emploie 365 personnes dans 27 établissements[22].
En 2012, le groupe hongkongais Fung Brands rachète 80 % du capital de la marque[9].
Le,Sonia Rykiel Cdm, dont l'actionnaire unique est le fonds d'investissement Chinois First Heritage Brands, dévoile un plan de licenciements concernant le quart de son effectif[23],[24],[25].
Le, la sociétéSonia Rykiel Cdm est placée enredressement judiciaire avant d’être mise en liquidation judiciaire le[26]. L'entreprise se voit liquidée faute de repreneurs[27],[28].
Fin, laMairie de Paris incite publiquement leministère de la culture à sauvegarder le fonds Sonia Rykiel en conservant ses créations en les intégrant au musée de la mode de Paris afin que ne se perdent pas les vêtements, les accessoires ou les archives collectées par la fille de Sonia Rykiel depuis 2007[29],[30].
En, la marque de prêt-à-porter est sauvée par deux des fondateurs du site decommerce en ligne Showroomprivé[31], Michael et Eric Dayan[32]. Deux ans plus tard, la marque est revendue au groupe américainG-III Apparel Group(en) qui possède déjà les marquesDKNY ouKarl Lagerfeld Paris[33]. Ce groupe promet alors de relancer et développer la marque, notamment en étendant les gammes de produits vers les accessoires, la décoration ou le maquillage[33].
2009 :Sonia Rykiel exhibition, sous la direction d'Olivier Saillard, Paris, Les Arts Décoratifs, 2008, à l'occasion de l'exposition du musée de la Mode et du Textile,-.(ISBN978-2-916914-09-1)
1994 :Prêt-à-porter, film deRobert Altman. Sonia Rykiel en inspire l'un des personnages principaux, Simone Lowenthal, dite Simone Lo, une créatrice de mode internationale interprétée parAnouk Aimée. Sonia Rykiel y joue également son propre rôle.
1967 : Sonia Rykiel est sacrée « Reine du tricot » dans le monde par le magazine américainWomen’s Wear Daily.
1986 : leFashion Group International de New York lui remet un Oscar et lui rend hommage pour avoir contribué, par son extraordinaire créativité et professionnalisme, à l’épanouissement de la mode à travers le monde.
1993 : le ministre de la Culture,Jack Lang, lui remet les insignes d’Officier de l’ordre des Arts et des Lettres.
La société The Star Group organise un sommet réunissant les plus grandes femmes d’affaires à travers le monde, « Leading Women Entrepreneurs of the World ». Sonia Rykiel est l’une des deux françaises parmi les 50 femmes honorées lors de cette soirée organisée à l’Ambassade des États-Unis à Paris.
Elle est décorée, en décembre, parLaurent Fabius, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, au grade de Commandeur de l’ordre national du Mérite.
2002 : le, lors du Trophée des Ambassadeurs, cérémonie honorant plusieurs personnalités françaises dont la passion pour les grands vins est reconnue, elle est intronisée Premier ambassadeur deBordeaux parAlain Juppé, maire de la ville.
Le, l’Association des Amis du Musée de Tel-Aviv lui décerne le titre de « Femme de l’année » lors d’un gala organisé à l’hôtel Four Seasons deMilan[source secondaire souhaitée].
2008 : le, Sonia Rykiel est promue Commandeur de l’ordre national de la Légion d’Honneur[36].