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Leski nautique est unsport nautique consistant à se déplacer sur l'eau à l'aide de skis en se faisant tracter par unbateau à moteur, ou par un câble, sur untéléski nautique ("Full Size" ou bi-poulie). Il peut être pratiqué comme sport de loisirs ou en compétition, il comporte alors quatre disciplines : le slalom, les figures, le saut et le combiné.
En1925, Fred Waller dépose un brevet pour les premiers vrais skis nautiques appelés « Dolphin Akwa-Skees »[2].
En1940, Jack Andersen met au point le premier ski pour faire des figures. Il s'agit d'un ski plus petit, plus large ne possédant aucune dérive.[réf. nécessaire]
Le ski nautique a fait une seule apparition auxJeux olympiques d'été, en1972 en tant quesport de démonstration[3]. Pierre Fradin[4]reste à ce jour le seul champion olympique de la discipline avec un temps de 911 secondes[3].
Les premiers skis étaient faits enbois. Depuis la fin desannées 1970, lafibre de verre a fait son apparition, puis d'autres matériaux sont apparus comme le carbone ou le graphite. Les skis comportent une dérive à l'arrière que l'on peut régler. Les skis de compétition actuels sont majoritairement réalisés en carbone pour leur rigidité longitudinale et en torsion ainsi que pour sa légèreté. Les skis nautiques ressemblent plus ou moins auxskis alpins mais ils sont plus larges et non paraboliques. Les fixations appelées « chausses » sont encaoutchouc, de manière à permettre un déchaussage du pied en cas de chute. En slalom et surtout en figures, un nombre croissant de compétiteurs utilisent des chausses-avant rigides, appelées « chausse technique » (ou « chausse tec »). Elles sont composées d'une coque similaire à celles utilisées pour lesrollers en ligne. La première marque ayant initialement conçu ces chausses est la marque Reflex; d'autres sont apparues peu d'années après comme Syndicate et Fluid Motion. La particularité de ces chausses réside dans le fait qu'elles possèdent un système de fixation issu du ski de randonnée permettant un déchaussage identique à celui du ski alpin en cas de chute violente et permettent d'avoir plus de précision au niveau de la prise de carre.
Les principales marques de ski actuelles sontaméricaines : D3, Goode, Connelly, HO Syndicate, O'Brien, Jobe (devenue néerlandaise depuis), Radar. La plupart des marques européennes qui existaient dans les années 1960 à 1970 telles que les marques françaises SIMS et Horn ou la marque italienne Freyrie ont disparu. Le fabricantautrichien d'articles de sport en composite Fischer a lancé en 2006 un ski haut de gamme en carbone (le modèle « #01 »), très performant selon les essais publiés. C'est cependant sous la marque Razor Skis que ces skis ont été commercialisés à partir de 2010. Un autre fabricant autrichien, SansRival, commercialise des skis de slalom en carbone de haut de gamme depuis 2010. Enfin, les repreneurs de la marque française Reflex, à présent basée à Toulon, développent une gamme complète de skis de slalom et de figures mais aussi de fixations et d'accessoires.
Les skieurs sont tractés par unbateau motorisé à l'aide d'une corde comportant à son extrémité une poignée appelée le « palonnier ». Ils peuvent se déplacer latéralement en modifiant leur centre de gravité. Les skieurs peuvent aussi être tirés par un câble detéléski nautique.
Le Correct Craft 200, bateau le plus utilisé en ski nautique
Les principales marques de bateaux de ski nautique sont également américaines ou australiennes : Correct Craft,MasterCraft, Malibu, Centurion.
En France, la réglementation oblige la présence de deux personnes à bord du bateau afin que l'une se consacre à la conduite du bateau et l'autre à la surveillance du skieur[4].
Le départ de l'eau s'effectue en position recroquevillée. En effet, le plus important pour réussir un départ de l'eau et de rester en boule, les genoux collés à la poitrine avec les bras tendus. La pointe des skis doit sortir de l'eau afin de ne pas planter lors de la sortie de l'eau. Il est primordial de ne pas chercher à se relever trop vite lorsque le bateau démarre. Les personnes s'initiant au ski nautique ont toujours tendance à tirer sur leurs bras pour regagner leur équilibre, or, il s'agit d'un défaut puisque dès que l'on tire sur nos bras, on se raidit et on tombe en arrière. S'il fallait résumer en trois phrases ce qu'il faut faire pour réussir son départ de l'eau et le reste du tour du ski, on dirait: gardez ses bras tendus, pliez les genoux pour ne pas être trop raide et regardez loin devant vous.
Le slalom est l'une des trois épreuves de ski classique avec les figures et le saut. En slalom, le compétiteur skie sur un seul ski, dit « monoski » et doit contourner six bouées (situées de part et d'autre de la trajectoire rectiligne du bateau[5]) pendant que le bateau suit une ligne droite au centre d'un chenal.
Après avoir contourné avec succès les six bouées, la vitesse du bateau est augmentée jusqu'à atteindre 55km/h pour les femmes ou 58km/h pour les hommes. Lorsque les six bouées sont prises à la vitesse maximale, la corde est raccourcie par paliers successifs (raccourcissement souvent désigné en langue anglaise par « xoff » où « x » correspondant à la longueur de corde qui a été enlevée). Les bouées se situant toujours à la même distance du chenal dans lequel passe le bateau, il devient de plus en plus difficile pour le skieur d'atteindre ces bouées. À moins de 11,25 mètres, la corde est plus courte que la distance du chenal aux bouées et le skieur se doit de compléter la distance à l'aide de son corps, en se couchant sur l'eau.
La corde de slalom respecte un code couleur permettant aux juges et au public de connaître avec précision la longueur de celle-ci :
Le vainqueur de l'épreuve est la personne qui a réussi à contourner le plus de bouées à la corde la plus courte. Le slalom en ski nautique est l'une des disciplines les plus athlétiques.
Les figures consistent à accumuler durant deux parcours de 20 secondes le plus de points possible. Les points sont attribués selon un barème lié à la difficulté de la figure réalisée. Le figuriste utilise un ski plus large et plus court que les skis de slalom ayant la particularité de ne pas avoir de dérive. Les figures sont réalisées en « main-en-main », c'est-à-dire avec le palonnier dans les mains ou en « corde au pied » où le skieur met son pied dans le palonnier.
Cette discipline technique et spectaculaire a été longtemps dominée par le FrançaisPatrice Martin. Le record du monde de figures est aujourd'hui détenu par le Biélorusse Aliaksei Zharnasek avec 12570 (réalisé en 2011) points et par l'Américaine Anna Gay chez les femmes avec 10700 points (réalisé en 2018).
La première femme à avoir franchi les 10000 points est Clémentine Lucine, le sur le plan d'eau de Recetto en Italie.
Chaque résultat de chaque discipline est converti en un nombre de points allant de zéro à mille. Le combiné consiste en la somme des trois scores des trois disciplines, donnant un nombre entre zéro et trois-mille points. Seul un skieur pratiquant les trois disciplines (appelé "3D" dans le jargon des skieurs) peut prétendre à avoir des points de combiné. Il est alors appelé combiniste. Le record du monde du combiné est détenu par le Tchèque Adam Sedlmajer avec 2812,7 points (4 bouées à 10,25m; 10640 points et 65,7 mètres) et par la Biélorusse Natallia Berdnikava (record en cours d'homologation).