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Simonne Caillère

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Simonne Caillère
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Simonne Caillère, née le àParigny dans laManche et morte le àParis14e, est uneminéralogiste etgéologue française, sous-directrice etprofesseure sans chaire au Laboratoire de minéralogie duMuséum national d'histoire naturelle. Elle est connue pour ses travaux sur lesargiles.

Biographie

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Formation

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Simonne Anne-Marie Caillère est née en juin 1905 àParigny, dans le département de laManche[1],[2]. Elle effectue ses études universitaires à la faculté des sciences deRennes où elle obtient une licence ès sciences en 1925. Elle obtient une bourse de thèse qui lui permet d'étudier auMuséum national d'histoire naturelle sous la direction d'Alfred Lacroix dès 1929 sur la recommandation deRaoul Anthony[3],[4]. En 1931, elle obtient aussi une licence èssciences physiques. De 1933 à 1937, elle est également boursière de laCaisse nationale des sciences tout en travaillant à la faculté des sciences deNancy comme préparatrice temporaire[3]. En 1936, elle soutient sa thèse de doctorat ès sciences physiques à l'université de Paris[3],[5].

Carrière professionnelle

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Le sous-directeur du laboratoire de minéralogie,Jean Orcel, étant promu professeur titulaire au Muséum en 1937, Simonne Caillère lui succède dans cette fonction. Pendant laSeconde Guerre mondiale, elle aide Jean Orcel à déplacer et protéger plusieurs tonnes de minéraux précieux du muséum[6]. Elle devient ensuite collaboratrice auxiliaire puis adjointe en 1950 au service de la carte géologique de la France[3]. Cette dernière fonction l'amène à faire de nombreuses missions à l’étranger (Italie, Cornouailles, Maroc, Yougoslavie, Algérie, Mexique…)[3]. Elle est nommée professeur au Muséum d'histoire naturelle de Paris, dans le laboratoire de Minéralogie mais sans chaire associée[3], devenant la première nommée à ce poste au Muséum[7]. Le développement d'applications sur la base de ses travaux lui ont permis de lancer la première grande restauration de la galerie des minéraux du muséum, une technique ensuite appliquée à la restauration des parties métalliques du toit de lacathédrale de Chartres[4].

Elle enseigne aussi et ce dès 1937 à la faculté des sciences de Nancy où elle organise le tout premier cours sur les espèce minérales opaques[3]. Plus tard, elle est chargée de conférences à l'École des mines (1945) puis à la faculté des sciences de Paris en 1956 et à celles deMontpellier en 1966[3]. En 1956, elle est élue présidente de laSociété française de minéralogie et de cristallographie[2]. Elle est également membre de nombreuses autres sociétés savantes dont l'association international d'étude des argiles[2],[4] et leComité des travaux historiques et scientifiques[7].

Travaux

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Ses travaux de recherche dans le champ disciplinaire de la minéralogie ont porté sur les caractères physico-chimiques des silicates hydratés, des hydrates, hydrocarbonates et carbonates[3],[5]. Elle est aussi connue pour ses travaux sur lesallevardites, des anauxites, dessépiolites et l'amiante dont elle a été reconnue comme une des principales actrice de leur classification[8]. Avec plusieurs centaines de publications, elle est connue comme la spécialiste des argiles[3],[2]. Ses recherches en minéralogie expérimentale sur les altérations des minéraux notamment à des températures peu élevées ont permis le développement de nombreuses méthodes de traitement des minéraux[3],[4],[5].

Prix

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Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix :

  • Prix Millet-Ronssin (1964) avec Stéphane Hénin et George Millot[9]
  • Prix Victor Raulin (1947) attribué par l'Académie des Sciences[10]

Publications

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  • Contribution à l’étude des minéraux des serpentines (1936)
  • Recherches sur la synthèse des minéraux (1953) en collaboration avec Stéphane Hénin et J. Esquevin
  • Les Gisements de fer du bassin Lorrain (1954 et 1956) avec François Kraut
  • Altérations du mica par voie expérimentale (1965) avec H. Besson et Stéphane Hénin
  • Considérations générales sur la composition minéralogique et la genèse des bauxites du midi de la France (1965)avec Thérèse Pobéguin
  • Minéralogie des argiles (1989) avec Stéphane Hénin et Michel Rautureau publié en deux volumes

Hommage

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En 2026, Simonne Caillère fait partie de la liste des 72 pionnières en sciences destinées à être placées sur la frise d'hommage du premier étage de la Tour Eiffel où seuls des noms d'hommes figurent jusqu'à présent[11],[12].

Références

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  1. « Fichiers décennaux des personnes décédées depuis 1970 », surINSEE(consulté le)
  2. abc etdVauglinet al. 2026,p. 22.
  3. abcdefghij etkJaussaud 2004,p. 123.
  4. abc etdCaillet Komorowski 2006,p. 185.
  5. ab etc(en) FabienCesbron,World Directory of Mineralogists, Bureau de recherches géologiques et minières,, 361 p.(ISBN 9782715901025), Caillère, Dr., Simone (1905) p.73
  6. Jaussaud 2004,p. 124.
  7. a etbJeanProuvost,La recherche pétrolière française,vol. 118, Editions du CTHS,, 457 p.(ISBN 9782735503018),p. 66
  8. Jugoslovenska akademija znanosti i umjetnosti 1967,p. 180.
  9. Académie des sciences, « Prix Millet-Ronssin »,Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences,vol. 259,no 4,‎,p. 16(lire en ligne, consulté le)
  10. Société géologique de France, « Séance du 6 janvier 1947 »,Compte rendu sommaire des séances de la Société géologique de France, Société géologique de France,vol. 1947,no 1,‎,p. 3
  11. Jean-BaptisteJacquin, « La tour Eiffel va honorer pour la postérité 72 femmes de science »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  12. ClaireBerthelemy et GabrielJaquemet, « Dans quelles écoles ont été formées les 72 scientifiques dont les noms vont orner la tour Eiffel ? »,Le Parisien,‎(lire en ligne, consulté le) — Contrairement à ce qui affirmé dans leParisien, elle n'est pas autodidacte puisqu'elle a suivi des cours dans diverses facultés des sciences d'après ses biographes

Bibliographie

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Liens externes

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