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Simone Veil

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Pour les articles homonymes, voirJacob etVeil.

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondue avec la philosopheSimone Weil.

Simone Veil
Illustration.
Simone Veil en 1982.
Fonctions
Membre duConseil constitutionnel français

(9 ans)
PrésidentRoland Dumas
Yves Guéna
Pierre Mazeaud
PrédécesseurJean Cabannes
SuccesseurRenaud Denoix de Saint Marc
Ministre d'État
Ministre des Affaires sociales,
de la Santé etde la Ville

(2 ans, 1 mois et 11 jours)
PrésidentFrançois Mitterrand
Premier ministreÉdouard Balladur
GouvernementBalladur
PrédécesseurRené Teulade(Affaires sociales)
Bernard Kouchner(Santé)
Bernard Tapie(Ville)
SuccesseurÉlisabeth Hubert(Santé)
Jacques Barrot(Dialogue social)
1représidente du Parlement européen

(2 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection
PrédécesseurEmilio Colombo
SuccesseurPiet Dankert
Députée européenne

(13 ans, 8 mois et 13 jours)
Élection10 juin 1979
Réélection17 juin 1984
15 juin 1989
Législature1re,2e et3e
SuccesseurJean-Marie Vanlerenberghe
Ministre de la Santé[N 1]

(5 ans, 1 mois et 6 jours)
PrésidentValéry Giscard d'Estaing
Premier ministreJacques Chirac
Raymond Barre
GouvernementChiracI
BarreI,II etIII
PrédécesseurMichel Poniatowski
SuccesseurJacques Barrot
Fauteuil 13 de l'Académie française

(8 ans, 7 mois et 2 jours)
PrédécesseurPierre Messmer
SuccesseurMaurizio Serra
Biographie
Nom de naissanceSimone Annie Liline Jacob[1]
Date de naissance
Lieu de naissanceNice (France)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décèsParis 7e (France)
SépulturePanthéon
NationalitéFrançaise
Parti politiqueUDF(1995-1997)
UDI(2012-2017)
PèreAndré Jacob
MèreYvonne Jacob
Grand-père paternelEdmond Jacob
Grand-mère paternelleMathilde Schnerb
Grand-père maternelJonas Gaston Jules Steinmetz
Grand-mère maternelleHenriette Schweich
FratrieDenise Vernay
Madeleine Jacob
Jean Jacob(d)
ConjointAntoine Veil
EnfantsJean Veil
Pierre-François Veil
Claude-Nicolas Veil(d)
FamilleFamille Veil
Diplômée deIEP de Paris
ENM
ProfessionMagistrate
DistinctionsVoir distinctions
ReligionJudaïsme

Signature de Simone Veil

Image illustrative de l’article Simone Veil
Présidents du Parlement européen
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Simone Veil (/simɔnvɛj/[N 2]Écouter),néeJacob le àNice (Alpes-Maritimes) et morte le àParis, est unemagistrate etfemme d'Étatfrançaise.

Née dans une famillejuive aux origineslorraines, elle estdéportée àAuschwitz à l'âge de16 ans, durant laShoah, où elle perd son père, son frère et sa mère.Rescapée avec ses sœursMadeleine etDenise, elles aussi déportées, Simone Jacob épouseAntoine Veil en 1946. Après des études dedroit et descience politique, elle entre dans lamagistrature commehaut fonctionnaire.

En 1974, elle est nomméeministre de la Santé par le présidentValéry Giscard d'Estaing, qui la charge de faire adopter la loidépénalisant le recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme uneicône de la lutte contre ladiscrimination des femmes en France.

Elle est la première présidente duParlement européen — et la première personne élue à ce poste ausuffrage universel —, une fonction qu’elle occupe de 1979 à 1982. De façon générale, elle est considérée comme l'une des promotrices de laréconciliation franco-allemande et de laconstruction européenne.

De 1993 à 1995, elle estministre d'État,ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville au sein dugouvernement Balladur. Elle siège auConseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d'être élue à l'Académie française en 2008.

Sur décision du présidentEmmanuel Macron, Simone Veil fait son entrée auPanthéon avec son époux le.

Biographie

Origines familiales

Article connexe :Famille Veil.

La famille Jacob est originaire deBionville-sur-Nied, village deLorraine. Le père de Simone, l'architecteAndré Jacob, obtient en 1919 le second grandprix de Rome[2],[3],[4].

Le, il épouse dans le9e arrondissement de Paris Yvonne Steinmetz (1900-1945), fille d'unfourreur de la capitale[N 3],[5], bachelière et étudiante enchimie. André Jacob exige avec succès qu'elle abandonne ses études après leur mariage[5].

La famille de Simone est explicitement juive, mais non pratiquante et« très laïque »[6] :« Mon appartenance à lacommunauté juive ne m'a jamais fait problème. Elle était hautement revendiquée par mon père, non pour des raisons religieuses, mais culturelles », écrit Simone Veil dans sonautobiographie.« À ses yeux, si lepeuple juif demeurait le peuple élu, c’était parce qu’il était celui du Livre, le peuple de la pensée et de l’écriture. »[7]

Enfance (1927-1940)

Après la naissance de deux filles,Madeleine etDenise, la famille Jacob quitte Paris pour s'installer àNice sur laCôte d'Azur[5]. Un fils, Jean, naît en 1925[5]. La benjamine, Simone, naît le[5].

Du fait de lacrise de 1929, la famille Jacob est contrainte de quitter son appartement du50, avenue Georges-Clemenceau, pour un autre plus petit, rue Cluvier[5],[8].Lorsque la crise s'aggrave, les commandes aux architectes comme son père se raréfient, et sa mère tricote pour les enfants de familles démunies[pas clair][5].

En 1937, Simone entre ensixième au lycée de jeunes filles (lycée Albert-Calmette depuis 1962), où elle fait ses études secondaires jusqu'au baccalauréat (en 1944).

Seconde Guerre mondiale

Le, leRoyaume-Uni11 h), puis laFrance17 h) entrent en guerre contre l'Allemagne qui vient d'attaquer la Pologne. Le 10 mai 1940, l'armée allemande lance une offensive sur le front Ouest. Les armées franco-britanniques sont très vite mises en déroute. Le 14 juin, l'armée allemande entre dans Paris alors que le gouvernement français dePaul Reynaud s'est réfugié à Bordeaux. Le 16 juin, Reynaud est remplacé par lemaréchal Pétain commeprésident du Conseil.

De la défaite (juin 1940) au premier statut des Juifs (octobre 1940)

Le, les enfants Jacob sont envoyés versToulouse, où ils séjournent quelque temps chez leur oncle[9].

Ils rentrent ensuite à Nice.

Lorsque l'armistice est signé le par le gouvernement Pétain, la France est soumise à une occupation partielle : Nice se retrouve dans lazone non occupée. André Jacob est accablé[5], mais il ne pense pas que les Juifs aient quoi que ce soit à craindre[10].

Le, l'Assemblée nationale, c'est-à-dire l'ensemble des députés et des sénateurs, réunie à Vichy, accorde à une écrasante majorité des présents[11] lespleins pouvoirs aumaréchal Pétain, qui devient peu après chef de l'État, renommé « État français ».

Le, legouvernement dePierre Laval met en place le premierstatut des Juifs qui instaure à leur encontre des mesures d'interdiction professionnelle et l'obligation de se déclarer, de se faire « recenser »[5]. André Jacob effectue les démarches obligatoires — ce à quoi Simone déclarera plus tard s’être alors opposée[12] — ; il perd le droit d'exercer sa profession d'architecte[5]. Yvonne Jacob passe ses journées à chercher de la nourriture pour sa famille[5].

La vie dans Nice non occupée (1940-novembre 1942)

Simone Jacob (première à gauche, dernier rang) aulycée Albert-Calmette deNice pendant l'année scolaire de 1941-1942.

Simone Jacob poursuit sa scolarité au lycée de jeunes filles, tout en participant au mouvement scout[13] au sein de laFédération française des éclaireuses (FFE), dans laquelle toute sa famille s'investit aussi[14]. Simone considère les scouts comme une deuxième famille.

Les Jacob y côtoientNicole Clarence,cheftaine de Jean[15] et future résistante.

Éclaireuse au groupeNiceIV de la section neutre de la FFE, Simone reçoit letotem « Lièvre astucieux »[16].

Une photographie d'elle en éclaireuse, deKarel Egermeier (« Aiglon »), sera publiée en 1945 dans le calendrier FFE[17].

Période de l'occupation italienne (novembre 1942-septembre 1943)

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En novembre 1942, à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord, l'armée allemande occupe la zone libre, laissant cependant les départements à l'est du Rhône (sauf les Bouches-du-Rhône) à l'occupation italienne.

Pour les Juifs de Nice, la situation ne subit pas de changement, car l'armée italienne, qui occupait déjà Menton depuis 1940, n'applique pas les mesures antisémites du régime nazi, contrairement à l'armée allemande.

Le, alors que les Alliés viennent de débarquer en Calabre, le gouvernement italien dumaréchal Badoglio, qui a arrêtéMussolini, signe secrètement l'armistice avec les Alliés. Cet armistice est annoncé le 8 septembre par l'armée américaine, sans l'aval de Badoglio, prenant l'armée italienne au dépourvu et permettant aux Allemands d'occuper l'Italie jusqu'à la ligne de front. La zone d'occupation italienne en France est abandonnée et passe sous occupation allemande.

Période de l'occupation allemande

La Gestapo commence alors son travail à Nice sous la direction d'Alois Brunner.

André Jacob, venant d'apprendre l'arrestation d'une famille proche, prévient Denise et Madeleine,qui se trouvent dans un camp d'éclaireuses[Quand ?]. Denise rejoint le mouvementFranc-tireur dans la région deLyon, tandis que Madeleine rentre à Nice.

En novembre, Simone, disposant de faux-papiers au nom de « Jacquier » que ses parents se sont procurés, cesse d'aller au lycée pour travailler à la bibliothèque municipale, et, à la demande de sa mère, trouve un hébergement chez sa professeure de lettres,Mme de Villeroy[18].

Enmars 1944, elle passe tout de même sonbaccalauréat.

Période de la déportation

Les arrestations du 30 mars 1944

Le, alors qu'elle va, avec un ami, rejoindre les filles de sa classe pour fêter la fin des épreuves du baccalauréat, ce que sa famille lui avait interdit[19], elle est contrôlée dans lecentre-ville de Nice par deux Allemands en civil qui détectent la falsification de sa carte d'identité et l'arrêtent. Son camarade et elle sont emmenés à l'hôtel Excelsior[20], quartier général des Allemands, qui sert aussi de lieu de regroupement des Juifs arrêtés. Le garçon, à qui Simone Jacob a eu le temps de glisser l'adresse de Madame de Villeroy (boulevardCarabacel), se rend chez elle la prévenir et tenter d'informer sa famille[8],[21]. Mais il est filé par la Gestapo, et dans les heures qui suivent, Jean, Madeleine et Yvonne, qui se trouvent dans l'immeuble du boulevard Carabacel, sont eux aussi appréhendés[22].

Tous quatre sont envoyés aucamp de Drancy, d'où les trois femmes partent pour Auschwitz par leconvoi n° 71 du 13 avril 1944.

Le camp d'Auschwitz-Birkenau (avril-juillet 1944)

Le, deux semaines après leur arrestation, Simone, Madeleine et Yvonne partent deDrancy par leconvoino 71[23], où se trouvent égalementAnne-Lise Stern,Ginette Cherkasky etMarceline Rozenberg, qui deviendra sa meilleure amie dans le camp[24], vers le camp d'Auschwitz-Birkenau, principal camp d'extermination nazi, où elles arrivent le au soir, après deux jours et demi de transport dans des wagons« étouffants, surpeuplés » dans lesquels s'entassaient des personnes de tous âges.

« Cette arrivée nocturne n'était pas due au hasard, elle contribuait à désorienter les nouveaux venus. On nous a débarqués sur un quai avec des lumières violentes, des projecteurs. Les SS étaient là, les chiens aboyaient, et puis des êtres tout à fait étonnants ont surgi. Ils ressemblaient à des bagnards. […] Les wagons s'ouvraient avec fracas, les SS hurlaient « Raus, raus ! »[25] »

Un prisonnier parlant français lui conseille de dire qu'elle a18 ans, afin de passer la sélection et d'éviter l'extermination. Elle est effectivement sélectionnée pour le travail, reçoit lematricule 78651, qui lui esttatoué sur le bras. Le travail consiste alors à« décharger des camions d'énormes pierres » et à« creuser des tranchées et aplanir le sol ».

Une ancienne prostituée devenuekapo lui sauve la vie en la mutant dans une annexe d'Auschwitz, lui disant :« Tu es vraiment trop jolie pour mourir ici, je ferai quelque chose pour toi. »[26]. Elle accepte, à condition que sa mère et sa sœur la suivent[10]. Simone, sa mère et sa sœur sont transférées en juillet dans le camp annexe deBobrek, à cinq kilomètres de Birkenau.

Le camp de Bobrek (juillet 1944-janvier 1945)

Mis à part la menace, à la moindre incartade, d'un retour à Birkenau, le régime de vie à Bobrek était si différent de celui de Birkenau que les déportés surnommaient ce camp le « sanatorium »[27].

La marche vers Gleiwitz, le transfert à Bergen-Belsen et la libération

Lors de l'évacuation du camp de Bobrek devant l'avancée de l'Armée rouge, le, les SS emmènent leurs prisonniers dans unemarche de la mort de70 kilomètres de Bobrek à Auschwitz, puis àGleiwitz.

Ils les transfèrent ensuite en train lors d'un voyage de huit jours où les prisonniers ne reçoivent ni eau — sauf la neige fondue au fond de leur gamelle —, ni nourriture — sauf les morceaux de pain jetés par les habitants apitoyés des villes traversées[28] — aucamp de Dora, puis à celui deBergen-Belsen, où les trois femmes arrivent le[29]. Simone est affectée à la cuisine.

Sa mère meurt dutyphus en. Sa sœur Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse grâce à l'arrivée destroupes britanniques le.

Destin des autres membres de la famille Jacob

André et Jean sont déportés enLituanie par leconvoi n° 73 du 15 mai 1944[30]. Ils meurent en déportation. Simone Veil ne saura jamais ce qu'ils sont vraiment devenus.

Denise, arrêtée àLyon pour faits de résistance, est déportée àRavensbrück, d'où elle rentrera.

Simone Veil et la déportation

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Après son retour en France, elle est prête à parler de ce qu'elle a vécu, mais elle a l'impression que presque personne ne veut l’entendre[N 4].

Simone Veil évoque la déportation de sa famille dans undocumentaire du[32].

Elle insiste sur la spécificité juive de laShoah[33].

Retour en France

Simone Jacob est de retour en France le à Paris au centre d'accueil de l'hôtel Lutetia[N 5] et apprend qu'elle a été reçue au baccalauréat[35], seule de toute l'Académie à l'avoir passé en, la veille de son arrestation[N 6]. Elle s'inscrit, en 1945, à lafaculté de droit de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle rencontre, pendant un séjour au ski[36],Antoine Veil (1926-2013), futurinspecteur des finances et chef d'entreprises, qu'elle épouse le[37]. Elle l'accompagne àWiesbaden puis àStuttgart, où il est nommé, l'aidant à préparer le concours de l'ENA, lui rédigeant des notes[réf. nécessaire]. Devant l'étonnement de ses proches, elle explique qu'il faut faire la distinction entre les nazis responsables de la Shoah, qui aurait pu arriver« n'importe où », et les Allemands dans leur ensemble[38]. Elle et son mari se posent ainsi en précurseurs de l'amitié franco-allemande[39]. Toutefois, le couple vit dans cettezone d'occupation américaine presque comme les Américains,« en totale autarcie »[40].

Sa sœur Madeleine meurt avec son fils Luc en 1952, à la suite d'unaccident de la route, alors qu'elle rentrait deStuttgart, où elle était allée rendre visite à Simone[41]. Elle est enterrée au cimetière deLa Neuville-d'Aumont, où repose déjà un cousin mort pour la France. Ce nouveau drame est vécu douloureusement, puisque Madeleine était la seule personne avec qui Simone pouvait parler et partager l'expérience de la déportation. Dans sa biographie,Dominique Missika écrit que « la mort à28 ans dans un banal accident de la route, après avoir surmonté tant d'épreuves, est inconcevable »[42].

Du mariage de Simone et Antoine naissent trois fils :Jean (né le), avocat d'affaires, Claude-Nicolas, médecin (1948-2002)[43],Pierre-François (né le), avocat et président du Comité français pourYad Vashem[44],[45], marié en premières noces àAgnès Buzyn ; puis douze petits-enfants[46],[47].

Carrière judiciaire

Munie de salicence de droit et de son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, elle renonce à la carrière d'avocate (son mari réprouvant cette idée)[10] et passe avec succès, en 1956, le concours de la magistrature. Elle occupe dès lors un poste dehaut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice, où elle traite d’affaires judiciaires. Pendant laguerre d'Algérie, missionnée parEdmond Michelet, ministre de la Justice[48], elle réussit à faire transférer en France des prisonnières algériennes exposées aux mauvais traitements et aux viols[49] et des hommes menacés de la peine capitale[50]. Elle fait obtenir la détention au titre de régime politique aux milliers de membres duFLN internés en France[51]. Elle passe en 1964 aux affaires civiles. En 1969, elle entre au cabinet deRené Pleven, ministre de la Justice[39].

Membre duSyndicat de la magistrature[52], elle devient en 1970 la première femme secrétaire générale duConseil supérieur de la magistrature (CSM)[6].

Alors que seulement 40 % des françaises de l'époque travaillent, et encore moins dans les cercles de la bourgeoisie parisienne, la carrière professionnelle de Simone Veil suscite un certain étonnement. Elle reste toutefois très présente auprès de ses enfants adolescents ou jeunes adultes[53].

Parcours politique

Dans sesmémoires, Simone Veil mentionne une action politique de sa part dès 1971 au conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)[54] — où elle est la première femme à être nommée[53]. À ce poste, elle surprend en s'opposant notamment à la diffusion du documentaire sur l'Occupation,Le Chagrin et la Pitié, qu'elle juge injuste et partisan[55].

Évoluant dans un milieu proche duMRP, dont son mari est membre, elle est libérale et ouverte sur les questions de société. Elle s'enthousiasme pourPierre Mendès France et vote plusieurs fois pour laSFIO. Elle regarde avec bienveillanceMai 68, affirmant :« Contrairement à d'autres, je n'estimais pas que les jeunes se trompaient : nous vivions bel et bien dans une époque figée ». Lors de l'élection présidentielle de 1965, elle vote au premier tour pourJean Lecanuet et àcelle de 1969, pourGeorges Pompidou[39],[53].

Ministre de la Santé

À la suite de la mort en cours de mandat du présidentGeorges Pompidou, elle soutient la candidature deJacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle anticipée[56]. Après l'élection deValéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé dans legouvernement Chirac, poste qu'elle conserve sous lesgouvernements Raymond Barre. Elle est la deuxième femme à devenir ministre de plein exercice, aprèsGermaine Poinso-Chapuis en 1947[53].

Elle est chargée de présenter auParlement le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG)[57], qui dépénalise l'avortement[58]. Ce combat lui vaut des injures[59] et des menaces de la part de l'extrême droite et d'une partie de ladroite parlementaire, comme l'a rappeléJean d'Ormesson en l'accueillant à l'Académie française. Dans undiscours devant les députés, elle soutient que « l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue »[60]. Le texte est finalement adopté à l'Assemblée nationale le[61]. La loi est ensuite adoptée auSénat deux semaines plus tard. Elle entre en vigueur le.

Elle s'oppose aussi à la banalisation de l’avortement dont elle considère qu'il « restera toujours un drame »[62] et précise au sujet de sa loi que « si elle n'interdit plus, elle ne crée aucun droit à l'avortement »[63].

Simone Veil revoit également la « carte hospitalière » en fermant notamment des établissements à faible activité, rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères d'enfants en bas âge[64]. Elle est aussi à l'origine d'une loi d'orientation en faveur des handicapés[39].

En 1976, elle-même fumeuse[N 7], elle fait adopter laloi française de lutte contre le tabagisme : restrictions à la publicité, premières interdictions de fumer dans certains lieux (locaux qui reçoivent des mineurs, hôpitaux ou locaux où l'on manipule l'alimentation) et avertissements sanitaires sur les paquets[65],[66].

Comme ministre, elle reste connue pour son fort caractère et son exigence à l'égard de ses collaborateurs[53].

Elle met en échec, avec d'autres membres du gouvernement, le projet de retour forcé de 100 000 Algériens par an prôné par Valéry Giscard d'Estaing, dont la politique d'aides financières au retour a échoué[67].

En 1977, elle envisage un temps dese présenter à lamairie de Paris. L'année suivante, en 1978, elle fait partie des candidats éventuels pour la fonction de Premier ministre[39].

Elle fait voter en une loi attribuant à l'État le soin de fixer lenumerus clausus des étudiants en médecine en fonction des « besoins de santé » de la population alors que celui-ci était, depuis son instauration en 1971, calculé par lesCHU en fonction de la capacité des services hospitaliers à accueillir les étudiants pour leur formation clinique[68].

Au Parlement européen et pour la construction de l'Union européenne

Simone Veil présidant une séance du Parlement européen à Strasbourg en 1979.

À la demande du présidentValéry Giscard d'Estaing, elle conduit la listeUnion pour la démocratie française (UDF) auxélections européennes de 1979, les premières au suffrage universel. Sa campagne est perturbée par des militants duFront national, face auxquels sa réponse est restée célèbre : « vous ne me faites pas peur, pas peur du tout. J'ai survécu à pire que vous ! Vous n'êtes que des SS au petit pied ! »[69]. À la suite de la victoire relative de l'UDF (27,61 % des suffrages et25 élus), elle quitte le gouvernement.

Le, alors que les députésRPR français ont soutenu une autre candidature que la sienne aux deux premiers tours de scrutin, elle est élue présidente duParlement européen au troisième tour, avec192 voix, contre 133 ausocialisteMario Zagari et 47 aucommunisteGiorgio Amendola[70]. Au début de l'année 1982, elle est sollicitée pour briguer un second mandat, mais ne bénéficiant pas du soutien des députés RPR, elle retire sa candidature avant le troisième tour de scrutin afin de ne pas faciliter l'élection du candidat socialiste, qui l'emportera néanmoins grâce aux divisions de la droite française[71]. À l'époque, le Parlement européen a peu de pouvoirs, mais Simone Veil lui donne notamment plus de visibilité dans le domaine desdroits de l'homme[53]. Elle soutient la proposition d'Yvette Roudy de créer uneCommission des droits des femmes[72]. En 1981, elle reçoit leprix International Charlemagne.

Après avoir quitté la présidence du Parlement européen, elle poursuit son engagement actif dans la vie politique européenne, à la tête du service juridique du Parlement[73] puis, en 1984, avecJacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique, dénommée Union pour la France en Europe (UFE), auxélections européennes de 1984. La liste qu'elle conduit obtient 43,02 % des voix et41 sièges de députés européens le. Elle préside alors legroupe libéral au Parlement européen pendant toute la législature. Lors desélections européennes de 1989, elle présente une liste centriste dissidente à la liste d'union RPR et UDF, qui recueille 8,43 % des voix et sept députés européens. Valéry Giscard d'Estaing lui succède alors à la présidence du groupe libéral[39].

Invitée à l'émissionL'Heure de vérité, elle déclare qu'elle est« à gauche pour certaines questions, à droite pour d'autres ». Elle participe à la campagne deRaymond Barre pendant l'élection présidentielle de 1988[74]. Après la réélection deFrançois Mitterrand, elle déclare qu'« il n'y a pas d'obstacle de principe à gouverner avec les socialistes », rencontreMichel Rocard, qui souhaite l’intégrer dans son gouvernement, mais le président fait échouer cette possibilité[39].

En 1983, elle crée, avec son mari, le club Vauban, un cercle de réflexion qui vise à dépasser les clivages politiques, les réunions de ce club ayant lieu dans leur appartement de laplace Vauban[10].

Simone Veil en 1993.

En 1996, elle est nommée membre de laCommission internationale pour les Balkans, sous l’autorité deLeo Tindemans.

Elle a conduit également le Groupe de haut niveau sur la libre circulation des personnes. Parallèlement, Simone Veil soutient de nombreuses associations à vocation européenne, comme le Fonds européen pour la liberté d’expression,ELSA France ou encore laFondation européenne de la science, dont elle est présidente d’honneur[73].

Dans l'opposition

Lors desélections législatives de 1988, alors que certaines personnalités de l'UDF, notammentJean-Claude Gaudin àMarseille, passent desaccords de désistements locaux avec le FN et queCharles Pasqua (RPR) évoque des « préoccupations » et des « valeurs » semblables, Simone Veil déclare qu'« entre un Front national et un socialiste, [elle votera] pour un socialiste »[75].

Début 1990, elle qualifie d’« inadmissible » la création defichiers informatisés des Renseignements généraux, décidée par legouvernement Rocard[76]. Le projet est retiré en et promulgué, sous une forme nouvelle, par legouvernement Cresson l'année suivante[77].

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville

En, Simone Veil est nomméeministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans legouvernement Balladur. À ce poste, elle met notamment en place lepraticien adjoint contractuel (PAC). Soutien d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, elle quitte le gouvernement à la suite de la victoire de Jacques Chirac. Elle adhère ensuite à l'UDF, qu'elle quitte deux ans plus tard, en 1997[78].

En 1996, alors que le nombre de femmes dans les assemblées plafonne à 6 %, elle signe une pétition dansL'Express, initiée parYvette Roudy et intitulée « Manifeste pour la parité », réunissant cinq femmes politiques de gauche et cinq de droite. Laloi Jospin de 2000 sur la parité reprend l'essentiel des propositions avancées[72].

Membre du Conseil constitutionnel

Nommée membre duConseil constitutionnel par le président du Sénat,René Monory, en, elle fait partie de la haute juridiction jusqu'en. Elle sort de sondevoir de réserve en 2005, pour appeler à voter « oui » auréférendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Retrait progressif de la vie publique

Simone Veil lors de la campagne desélections municipales de 2008 à Paris.

Le, tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre duConseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenirNicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. À l’annonce de la création d’unministère de l’Immigration et de l’Identité nationale par le candidat de l’UMP en cas de victoire, elle affirme qu’elle aurait préféré un ministère« de l’Immigration et de l'Intégration »[N 8] ; son soutien à Nicolas Sarkozy n’est toutefois pas remis en cause :« Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression, mais les gens ont tort de douter de son humanité. C’est un ami fidèle. Pour moi, c’est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu’un qui ait ces qualités-là. Ce n’est pas toujours le cas »[79]. Elle adresse par ailleurs de nombreuses critiques au candidatUDF,François Bayrou, l’accusant de ne représenter« que lui-même »[79].

Leprésident de la République, Nicolas Sarkozy, annonce le qu’il l’a chargée de « mener un grand débat national pour définir les nouveaux principes fondamentaux nécessaires à notre temps, les inscrire dans lepréambule de la Constitution », nommant la « diversité » qui « ne peut pas se faire sur une baseethnique[80] ». Le décret du portant création d’un comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, qui prévoit la remise d’un rapport avant le[81], suscite l’opposition d’Anne-Marie Le Pourhiet, qui y voit un risque de« saper le principe d’égalité de tous devant la loi »[82].

Un sondage réalisé par l'Ifop en 2010 la présente comme la « femme préférée des Français », avec une note de14,520[83].

Elle est présente aux côtés deJean-Louis Borloo lors du congrès fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en[84]. La première carte d'adhérent présentée par l'UDI est à son nom[85].

Le, une photo relayée parBFM TV montre Simone Veil présente à un rassemblement deLa Manif pour tous contre lemariage homosexuel et l'homoparentalité, drapeau à la main[86]. Son entourage confirme qu'elle est descendue en compagnie de son mari saluer les manifestants et explique que, si ce geste « ne vaut pas adhésion » aux slogans exprimés pendant la manifestation, il « exprime les réserves de Simone Veil à l'égard de l'ouverture du droit à l'adoption des couples homosexuels »[87]. Lors de son décès, la journaliste Anne Chemin argue que« nul ne sait s’il s’agit d’un engagement lucide et déterminé contre le mariage des couples homosexuels, car elle n’a jamais pris position publiquement sur cette question, à travers des textes ou des discours »[88]. De son côté, la journalisteNadia Daam affirme alors, de manière plus catégorique, que Simone Veil était« physiquement et mentalement diminuée » et« que son état de santé ne lui permettait pas d'être maîtresse de ses décisions »[89].

Présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah

Simone Veil, Présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah, lors d'une conférence de presse le 19 septembre 2006 à Paris.

De 2001 à 2007, elle préside laFondation pour la mémoire de la Shoah, dont elle est par la suite présidente d'honneur[90]. Elle s'oppose, le, à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans laShoah à chaque élève deCM2 :« C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste »[91].

De 2002 à 2007, l'historienIvan Jablonka a été sa plume pour ses discours, préfaces et autres prises de parole[92],[93].

Exemple derésilience, elle accepte le, sur la proposition d'Alain Genestar, directeur deParis Match, de retourner àAuschwitz avec cinq de ses petits-enfants[94].

Membre de l'Académie française

Le, est éditée son autobiographie, intituléeUne vie. L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires[95]. Il a obtenu leprix des Lauriers verts en 2009. Elle y donne entre autres son opinion surPaul Touvier, dont elle dit queGeorges Pompidou ne connaissait pas assez bien le dossier, et surMaurice Papon, dont elle note l'absence du moindre remords, y compris pour la mort d’enfants déportés.

Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les « Immortels ». Le, invitée parMaurice Druon etFrançois Jacob, Simone Veil présente sa candidature à l'Académie française au13e fauteuil, celui dePierre Messmer,Jean Racine etPaul Claudel[96]. Le, elle est élue au premier tour de scrutin par22 voix sur 29 (5 bulletins blancs,2 marqués d'une croix)[95],[97].

Sonépée d'académicienne lui est remise auSénat parJacques Chirac le. Il s'agit d'un sabre léger datant duXIXe siècle, réalisé par lesculpteurtchèqueIvan Theimer[97]. Sur son épée d'Immortelle sont gravés le numéro de matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz [numéro 78 651][98], ainsi que les devises de laRépublique française et de l'Union européenne : « Liberté, Égalité, Fraternité » et « In varietate concordia »[99].

Simone Veil est reçue sous lacoupole de l'Institut de France le, en présence du président de la RépubliqueNicolas Sarkozy, protecteur de l'Académie, et de ses prédécesseursValéry Giscard d'Estaing (membre de l'Académie française depuis 2003) et Jacques Chirac. Lors de la cérémonie de réception, des militants anti-IVG ont protesté à proximité de l'Institut de France[100].Jean d'Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l'éloge de son prédécesseur, l'ancien Premier ministrePierre Messmer[101].

Dernières années, mort et inhumation

Après le décès deson mari et desa sœur en 2013, Simone Veil se retire de la vie publique. En, elle est hospitalisée pourdétresse respiratoire[102].

Simone Veil meurt à son domicile parisien de laplace Vauban le, à quelques jours de son90e anniversaire[103],[104],[105],[106],[107],[108]. Selon son fils Pierre-François, le dernier mot qu'elle ait prononcé avant de mourir est« merci »[109],[110].

Des personnalités de tous bords politiques commeNicolas Dupont-Aignan,Christian Estrosi,Yves Jégo,Bernard-Henri Lévy,Florian Philippot,Laurence Rossignol ou encoreInna Shevchenko relaient des appels à son inhumation auPanthéon[111],[112],[113],[114]. Une pétition pour son entrée au Panthéon est lancée par l'association féministe Politiqu'elles et recueille plus de 110 000 signatures le[114],[115], tandis qu'une autre atteint les 120 000 signatures le même jour[114]. Cependant, deux de ses petites-filles, Déborah (âgée de30 ans) et Valentine (âgée de23 ans), estiment, le, que cette perspective« n'est pas à l'ordre du jour », estimant notamment, tout en trouvant« extrêmement touchant » le mouvement en faveur de l'entrée au Panthéon de leur grand-mère, que leurs grands-parents« n’auraient pas été très heureux d’être séparés après65 ans de vie commune »[116]. Néanmoins, plusieursmédias ont rappelé que l'entrée au Panthéon n'était pas forcément synonyme d'inhumation et qu'une simpleplaque commémorative à son nom, comme c'est le cas pourAimé Césaire, pourrait y être apposée[117],[118].

Parmi les hommages rendus à Simone Veil à l'étranger, celui du présidentalgérienAbdelaziz Bouteflika rappelle « la proximité et la solidarité que cette grande dame » […] a témoignées au peuple algérien « durant la terrible tragédie nationale qu'il a vécue », permettant à des Algériens prisonniers des Français d'éviter le couperet de laguillotine[119].Angela Merkel,chancelière fédérale d’Allemagne, salue son engagement de plusieurs décennies dans « le processus d’unification européenne »[120].

Unhommage national a lieu le auxInvalides[121],[122],[123], où les honneurs militaires lui sont rendus en présence duprésident de la République,Emmanuel Macron[N 9], et de ses prédécesseursNicolas Sarkozy etFrançois Hollande,Bernadette Chirac représentant son mariJacques Chirac[124],[125].Valéry Giscard d'Estaing n’est pas présent[126], de même que, un an plus tard, lors de la cérémonie d'entrée de Simone Veil au Panthéon. Le Premier ministreÉdouard Philippe et ses prédécesseursÉdith Cresson,Alain Juppé,Lionel Jospin,Jean-Pierre Raffarin,Dominique de Villepin,François Fillon,Manuel Valls etBernard Cazeneuve, les membres dugouvernement, des anciens ministres telsSégolène Royal,Dominique Strauss-Kahn,Marisol Touraine,François Baroin,Rachida Dati,Michèle Alliot-Marie,Renaud Donnedieu de Vabres,Jean-Louis Borloo,Nathalie Kosciusko-Morizet,Roselyne Bachelot etArnaud Montebourg ainsi que desparlementaires et plusieurs chefs de gouvernement étrangers, dont le BelgeCharles Michel, le LuxembourgeoisXavier Bettel et le BulgareBoïko Borissov, lamaire de ParisAnne Hidalgo, des membres de laFondation pour la mémoire de la Shoah (dont Simone Veil resta la présidente d'honneur jusqu'à sa mort), lesmembres de l'Académie française et des personnalités médiatiques commeAlain Delon ouClaude Chirac sont également présents[127],[128],[129],[130]. Comme l'a souhaité la famille de Simone Veil, la cérémonie est ouverte aux anonymes[131],[132],[133].

À la fin de cet hommage, le président de la République annonce qu'en accord avec sa famille, Simone Veil reposera« avec son époux au Panthéon »[134],[135],[136],[137],[138]. Elle est la première personnalité, sous laCinquième République, pour laquelle cette décision a été prise aussitôt après son décès[139],[140],[N 10].

L'enterrement se déroule aucimetière du Montparnasse (5e division), où elle est inhumée aux côtés de son époux, Antoine Veil, mort en[141]. Legrand-rabbin de France,Haïm Korsia, préside la cérémonie. Simone Veil avait demandé que lekaddish soit prononcé sur sa tombe[142],[143],[144],[145] ; celui-ci est récité par ses filsJean et Pierre-François[146],[147], accompagnés par Haïm Korsia etDelphine Horvilleur, femme rabbin libérale symbolisant aux yeux de ses fils le combat de leur mère pour l'émancipation des femmes[148],[149],[150].Marceline Loridan-Ivens, ancienne déportée et amie de Simone Veil, prend également la parole.

Entrée au Panthéon

Le Panthéon et larue Soufflot aménagés pour la cérémonie.
Les cercueils de Simone et Antoine Veil reposant sous la coupole du Panthéon, veillés par desgardes républicains, le.
Le tombeau de Simone et Antoine Veil au Panthéon.

Les29 et 30 juin 2018, les cercueils des époux Veil,exhumés ducimetière du Montparnasse, sont exposés aumémorial de la Shoah[151]. La cérémonie auPanthéon se déroule le[152],[151]. Simone Veil devient la cinquième femme à y faire son entrée[153].

Le convoi est parti du mémorial de la Shoah. Il s'est ensuivi une longue procession vers le Panthéon en remontant larue Soufflot. Le cortège s’est arrêté trois fois au cours de sa remontée. Trois arrêts pour rendre hommage aux trois grands combats menés par Simone Veil : celui pour les droits des femmes, marqué par l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), en 1974 ; celui pour l’Europe, dont elle a été la première femme à prendre la présidence duParlement, en 1979 ; celui pour la mémoire de la déportation, dont elle est rescapée. Des films sur l’Europe et la Shoah sont diffusés sur des écrans géants.

L'accompagnement musical, très prenant, commence par la Chanson de Marie (Song in Remembrance of Schubert, un chant traditionnel juif), jouée au violoncelle parSonia Wieder-Atherton, se poursuit avecNuit et Brouillard deJean Ferrat. À l’arrivée sur laplace du Panthéon, quatre-vingt-douzechoristes entonnentLe Chant des Marais[154].

Le président de la République prononce ensuite un discours d’une trentaine de minutes[155].

Les cercueils, recouverts dudrapeau français et portés chacun par huitgardes républicains, entrent par le portail monumental du Panthéon en présence du présidentEmmanuel Macron et deson épouse, des deux fils encore vivants du couple Veil,Jean Veil etPierre-François Veil, et de leurs descendants, au son d’un solo de violoncelle de lasuiteno 5 de Jean-Sébastien Bach.

Les cercueils reposent dans lanef du Panthéon. Ils sont placés le dans le sixièmecaveau de lacrypte, auprès deJean Moulin, d'André Malraux, deRené Cassin et deJean Monnet.

Détail des mandats et fonctions

Au gouvernement

  •  : ministre de la Santé.
  •  : ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.
  •  : ministre de la Santé et de la Famille.
  •  : ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.

Au Parlement européen

Au Conseil constitutionnel

Autres fonctions

Résultats aux élections européennes

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

AnnéeListeCirconscriptionUnique tourSièges obtenus
Voix%Rang
1979[158]UDFFrance entière5 588 85127,611re
25  / 81
1984[159]UDF-RPR8 683 59643,021re
41  / 81
1989[160]DVD1 519 3468,435e
7  / 81

Hommages

Décorations

Décorations françaises

Récapitulatif de ses décorations françaises
 

Simone Veil est nommée au grade de chevalier de l'ordre national du Mérite, avant 2001[161].

Le, elle est directement« élevée à la dignité de grand officier » de l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de« ancien ministre, ancien membre du Conseil constitutionnel, membre de l'Académie française ; 51 ans d'activités professionnelles, de services civils et de fonctions électives »[162], décoration qu'elle reçoit le[163] puis« élevée à la dignité de grand-croix » le au titre de« ancienne ministre, ancienne présidente du Parlement européen, ancienne membre du Conseil constitutionnel, membre de l'Académie française »[163], décoration remise le[164]. SelonLe Figaro, c'est à la demande expresse deRoselyne Bachelot et avec l'accord deNicolas Sarkozy, que leCode de la Légion d'honneur, de la médaille militaire et de l'ordre national du Mérite a été modifié, quelques semaines avant la promotion de Simone Veil, afin de lui permettre d'accéder directement à cette distinction sans passer par les grades inférieurs, distinction qu'elle avait refusée dans lesannées 1990 pour raisons personnelles[N 11],[166].

Le 26 mars 2012, par arrêté du ministre du travail, de l'emploi et de la santé et de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Simone Veil reçoit lamédaille d'honneur de la santé et des affaires sociales, échelon or, au titre d'ancienne ministre de la santé, ancienne ministre d'État, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville[167].

Décorations étrangères

Simone Veil a reçu plusieurs décorations étrangères[164] :

Distinctions

À partir de 2009, Simone Veil est également membre du jury duprix pour la prévention des conflits, décerné annuellement par laFondation Chirac[170]. Elle reçoit le prixHeinrich Heine 2010[171]. La même année, elle reçoit le prix européen des droits civiques desSinti et desRoms pour son engagement en faveur de ces deux minorités[172].

Distinctions universitaires honorifiques

De nombreuses universités ou grandes écoles d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Israël ont accordé à Simone Veil un titre dedocteurehonoris causa ou un autre diplôme honorifique :

Diplômes universitaires honorifiques
PaysDateÉtablissementGrade
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisUniversité de PrincetonDocteure ès droit (LL.D.)[173]
Drapeau d’IsraëlIsraëlInstitut WeizmannDocteure ès philosophie (HPh.D.)[174]
Drapeau d’IsraëlIsraëlUniversité Bar-IlanDocteurehonoris causa[175]
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-UniUniversité de CambridgeDocteure ès droit (LL.D.)[164]
Drapeau d’IsraëlIsraëlUniversité hébraïque de JérusalemDocteurehonoris causa[176]
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisUniversité YaleDocteure ès droit (LL.D.)[177]
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-UniUniversité d'ÉdimbourgDocteurehonoris causa[178]
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisUniversité de GeorgetownDocteurehonoris causa[164]
Drapeau de l'ItalieItalieUniversité d'UrbinoDocteurehonoris causa[164]
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-UniUniversité du SussexDocteure ès droit (LL.D.)[179]
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisUniversité YeshivaDocteurehonoris causa[164]
Drapeau de la BelgiqueBelgiqueUniversité libre de BruxellesDocteurehonoris causa[180]
Drapeau de la FranceFranceAmerican University of ParisDocteurehonoris causa[181]
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisUniversité BrandeisDocteure ès lettres humaines (DHL)[182]
Drapeau de la BelgiqueBelgiqueUniversité d'AnversDocteurehonoris causa[164]
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-UniUniversité de GlasgowDocteurehonoris causa[164]
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisUniversité de PennsylvanieDocteure ès droit (LL.D.)[183]
Drapeau de l'ItalieItalieUniversité de CassinoDocteure ès jurisprudence[184]
Drapeau du CanadaCanadaUniversité de MontréalDocteurehonoris causa[185]
Drapeau de la BulgarieBulgarieUniversité Saint-Clément-d'Ohrid de SofiaDocteurehonoris causa[186]
Drapeau d’IsraëlIsraëlUniversité académique de NetanyaDocteurehonoris causa[164]
Drapeau de l'ItalieItalieUniversité de BologneDocteurehonoris causa[164]
Drapeau d’IsraëlIsraëlUniversité Ben Gourion du NéguevDocteure ès philosophie (HPh.D.)[187]
Drapeau d’IsraëlIsraëlUniversité de Tel-AvivDocteurehonoris causa[164]
Drapeau du JaponJaponUniversité MeijiDocteurehonoris causa[188]

Émissions monétaires

En juillet 2018, unepièce commémorative de 2 euros avec son portrait est éditée à 15 000 000 exemplaires par laMonnaie de Paris[189],[190].

En mars 2024, laMonnaie de Paris annonce qu'elle a créé une nouvelle pièce de 10 centimes d'euros à l'effigie de Simone Veil. Elle sera disponible à partir de l'été 2024[191],[192].

Prix littéraires

Bâtiments et promotions portant le nom de Simone Veil

Établissements scolaires

Hôpitaux et universités

  • l'hôpital public d'Eaubonne (Val d'Oise) (anciennement Roux Calmette Guérin) depuis sa réorganisation et sa fusion avec l'hôpital de Montmorency ;
  • le, Simone Veil a posé lapremière pierre ducentre hospitalier deBlois ;
  • lafaculté de médecine PIFO (Paris Île-de-France Ouest) appartenant à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) depuis septembre 2012 ;
  • depuis, unamphithéâtre de la faculté de médecine d'Angers (Maine-et-Loire)[210] ;
  • une rue Simone Veil a été nommée en 2016 àVesoul (Haute-Saône) dans l'espace de l'ancien hôpital Paul Morel dont elle avait inauguré l'agrandissement en 1975 en centre ville et qui est aujourd'hui transformé enécoquartier à la suite de l'ouverture en 2010 d'un nouvel hôpital intercommunal dans le quartier des Haberges à Vesoul ;
  • depuis le, le centre hospitalier deVitré porte son nom ; proche dePierre Méhaignerie, alorsministre de l'Agriculture et maire de la commune, elle en avait conseillé la construction en 1978, soit quarante ans auparavant[211],[212] ;
  • depuis le, date de la première pierre de l'IRM, l’hôpital deValognes porte son nom ; elle avait inauguré l'établissement en 1977 en tant que ministre de la santé[213] ;
  • le centre hospitalier deBeauvais porte finalement le nom de Simone Veil après que le nom de l'ancien maire de Beauvais, Walter Amsallem fut aussi discuté[214] ;

Dans l'enseignement supérieur

Voies de circulation et lieux publics

Plus de 700 voies de circulation, lieux publics ainsi que 3 résidences portent le nom de Simone Veil[219] dont le centre socio-culturel Simone Veil dans le quartier Vauban-Esquermes àLille[220].

Autres

Elle fait partie des dix statues de femmes présentées lors de lacérémonie d'ouverture des Jeux olympiques (avec l'avocate et féministeGisèle Halimi, la philosophe et poétesseChristine de Pizan, l’exploratriceJeanne Barret, l'écrivaine et révolutionnaireOlympe de Gouges, l’anarchisteLouise Michel, la réalisatriceAlice Guy, la cadre sportiveAlice Milliat, l’écrivainePaulette Nardal et la philosopheSimone de Beauvoir), qui sont réinstallées lerue de la Chapelle[236].

Œuvres

Notes et références

Notes

  1. Elle est successivement ministre de la Santé (1974-1977), ministre de la Santé et de la Sécurité sociale (1977-1978), puis ministre de la Santé et de la Famille (1978-1979).
  2. Prononciation enfrançais de Franceretranscrite selon la normeAPI.
  3. Mairie duIXe arrondissement, mention sur acte de naissanceno 207 d'André Jacob en date du.
  4. « On entend souvent dire que les déportés ont voulu oublier et ont préféré se taire. […] Si je prends mon cas, j'ai toujours été disposée à en parler, à témoigner. Mais personne n'avait envie de nous entendre. » - Entretien accordé à Annette Wierviorka en, cité enp. 170[31]
  5. Témoignage de Simone Veil sur la survie dans le système concentrationnaire[34].
  6. Elle explique dans ses mémoires les raisons de cette date d'examen surprenante : « Nous avions été prévenus, dès les premières semaines de l'année scolaire, que les épreuves du bac se dérouleraient non pas en juin, mais dès fin mars, et ne comporteraient que des épreuves écrites. Les autorités niçoises voulaient en effet clore l'année scolaire le plus tôt possible, par crainte d'un débarquement allié et des troubles qui en découleraient. » (Une vie,page 47)
  7. Son amieGisèle Halimi raconte :« elle fumait en cachette ! On se cachait dans des bistrots des portes de Paris où personne ne pouvait nous reconnaître. ». Voir« Simone Veil : son amie Gisèle Halimi « pleure » une femme « gaie », « drôle », qui « savait choisir la cause juste » », surFrancetvinfo`,.
  8. « Je n’ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë », déclare-t-elle dans une interview au journalMarianne (17 au 23 mars 2007).
  9. Après avoir passé les troupes en revue, Emmanuel Macron rejoint l'assistance pour l'entrée à10 h 30 du cercueil, revêtu du drapeau tricolore et porté par des Gardes républicains, au son de laMarche funèbre deChopin. Comme le veut la tradition, le cercueil est déposé à même le sol, sur un simple brancard de bois vernis, à l'exact centre de la cour, tandis que l'assistance observe uneminute de silence. L'éloge funèbre est prononcé par Emmanuel Macron, précédé de celui des deux fils de Simone Veil. Le cercueil quitte la cour d'honneur des Invalides à11 h 34 accompagné duChant des déportés.cf.Roland Gauron, Alexis Feertchak, « Simone Veil sera la cinquième femme à entrer au Panthéon », surlefigaro.fr,.
  10. Dans son discours lors de la cérémonie au Panthéon,Emmanuel Macron indique que cette décision ne fut pas seulement la sienne, mais celle de tous les Français (voir« VERBATIM. Le discours d’Emmanuel Macron lors de la cérémonie d’hommage à Simone Veil »,Ouest-France.fr,‎(lire en ligne, consulté le)).
  11. « La ministre s'est aperçue il y a peu queMme Veil, récemment élue à l'Académie française, n'avait pas la Légion d'honneur et a voulu réparer cette injustice compte tenu du parcours et de l'autorité morale de cette personnalité, dit-on dans l'entourage de Roselyne Bachelot »[165].

Références

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  2. Veil 2007.
  3. « Les Prix de Rome d'Architecture »,Journal des débats politiques et littéraires,‎,p. 5(lire en ligne, consulté le).
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  5. abcdefghij etkClerc 2013,p. 43-47.
  6. a etbClaude Jacquemart et Jean-Baptiste Garat, « Simone Veil, survivante et immortelle »,Le Figaro, 2 juillet 2017,p. 4.
  7. Anne Chemin, « Mort de Simone Veil », surLe Monde,.
  8. a etb« Les cinq lieux marquants de l'enfance de Simone Veil à Nice », surNice-Matin,.
  9. Simone Veil,L’Aube à Birkenau, 2019,p. 59 (versionPocket). « Le, Papa nous a mis dans le train pour Toulouse. Nous devions rejoindre ma tante et mon oncle, mobilisé comme médecin dans un hôpital. Nous n'y sommes restés que quelques jours parce que mes oncle et tante ont aussitôt cherché à repartir pour Bordeaux. En juin 1940, les décisions pouvaient changer d'un jour à l'autre. Ils venaient d'entendre le général de Gaulle à la radio et voulaient essayer de rejoindre Londres. »
  10. abc etd« Simone Veil, une vie de combats »,Paris Match, semaine du 6 au 12 juillet 2017, pages 34-73.
  11. Sont absents : les députés communistes ; les parlementaires partis sur le Massilia ; les parlementaires mobilisés. 80 des présents votent contre, notammentLéon Blum et un seul député de droite,Henri de Kérillis.
  12. Patrice Trapier, « Simone Veil, une vie de peines et de combats », surJDD,.
  13. « Réseau Baden Powell », surreseau-bp.blog4ever.com(consulté le).
  14. Simone Veil,Une Vie, Paris,Stock,, p.26.
  15. Missika, Dominique,,Les inséparables : Simone Veil et ses sœurs, Paris,Éditions le Seuil, 256 p.(ISBN 978-2-02-140054-0).
  16. Est parfois cité le totem « Lièvre agité ». Michel Sarazin, dansUne femme, Simone Veil (Paris, Robert Laffont, 1987,p. 23), mentionne « Balkis » (en référence à la reine de Saba),donné par Madeleine[pas clair] vers 1941-1942. Mais d'après les archives du Réseau Baden Powell et de la FFE, son totem était bien « Lièvre astucieux ». L’adjectif devant correspondre à une qualité de la personne, ce totem est effectivement plus plausible.
  17. Calendrier FFE, page du mois d’.
  18. Simone Veil,L’Aube à Birkenau, 2019,p. 63.
  19. Simone Veil,Une vie, Stock, 2007
  20. Rue Durante.
  21. Jocelyne Sauvard,Simone Veil, la force de conviction,Éditions de l'Archipel,(lire en ligne).
  22. Simone Veil,L’Aube à Birkenau, 2019,p. 67-68. « L'arrivée de ma famille à l'Excelsior m'a plongée dans le désespoir. Maman, elle, se montrait presque soulagée de me retrouver.[…] En voyant tous les gens qu'on conduisait par petits groupes, arrêtés dans les rues de Nice ou chez eux, nous avions le sentiment que le piège s'était refermé. Nous entrions dans la tragédie. »
  23. Klarsfeld, 2012.
  24. Catherine Durand, « Marceline Loridan-Ivens : « Simone Veil, ma jumelle contradictoire », surMarie Claire,.
  25. Simone Veil,L’Aube à Birkenau, 2019,p. 73.
  26. Veil 2007,p. 77
  27. Veil 2007lire en ligne
  28. Veil 2007,p. 84.
  29. Veil 2007,p. 82-85.
  30. « Le convoi 73 », surconvoi73.org(consulté le).
  31. Annette Wieviorka,Déportation et génocide. Entre la mémoire et l'oubli, Paris, Fayard, collection « Pluriel »,, 506 p.(ISBN 978-2-8185-0302-7).
  32. « Simone Veil à propos de la déportation de sa famille », surINA,(consulté le).
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  35. « 1927-2017. C’était Simone Veil », sursite officiel du Gouvernement français.
  36. « Sciences Po rend hommage à son ancienne élève Simone Veil », surlefigaro.fr,.
  37. Jean-Luc Veyssy et Bernard Collignon,Femmes en politique dans le monde,Le Bord de l'eau,,p. 214.
  38. Maurice SzafranSimone Veil : Destin, Flammarion 1994,p. 137-138.
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  43. François Couland, « Simone Veil : qui sont ses enfants ? », Téléstar.fr. 30 juin 2017. Il est mort d'unecrise cardiaque à l'âge de54 ans, le 13 août 2002.
  44. [vidéo] « Disours de Pierre François Veil Président du Comité Français pour Yad Vashem », surYouTube.
  45. « Invité : Pierre-François Veil. 27 janvier 1945-27 janvier 2015. Commémoration de la découverte du camp d'Auschwitz », surpublisenat.fr,.
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  49. Marceline Loridan-Ivens,Ma vie balagan, Robert Laffont,p. 117.
  50. « Simone Veil, cette rescapée d’un camp de concentration qui sauva les condamnés à mort algériens », surLa voix d'Algérie,.
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Par numéro
de fauteuil
Par date
d'élection
v ·m
GouvernementChirac I()
Sous laprésidence deValéry Giscard d'Estaing
Intérieur
Michel Poniatowski,ministre d'État
Secrétaire d'État(6) :Pierre-Christian Taittinger(6)

Jacques Chirac
Premier ministre
(en 1980)
Justice,garde des sceaux
Jean Lecanuetpuisministre d'État (6)
Secrétaire d'État à la Condition pénitentiaire :Hélène Dorlhac
Défense
Jacques Soufflet (dém) (5)puisYvon Bourges (5)
Secrétaire d'État (5) puis supprimé (8) :Marcel Bigeard (5) puis (dém) (8)
Réformespuis supprimé (1)Jean-Jacques Servan-Schreiber (dém) (1)
Affaires étrangères
Jean Sauvagnargues
Secrétaire d'État :Bernard Destremau
Secrétaire d'État (6) puis supprimé (7) :Jean François-Poncet (6) puis (dém) (7)
Économie et Finances
Jean-Pierre Fourcade
Secrétaire d'État au Budget :Christian Poncelet
Secrétaire d'État à la Consommation (6) :Christiane Scrivener (6)
Éducation
René Haby
Secrétaire d'État à l'Enseignement préscolaire puis supprimé (6) :Annie Lesur (dém) (6)
CoopérationPierre Abelin (dém) (6)puisJean de Lipkowski (6)
Équipement
Robert Galley
Secrétaire d'État au Logement :Jacques Barrot
Agriculture
Christian Bonnet
Secrétaire d'État (5) :Jean-François Deniau (5) puis (dém) (6)puisPierre Méhaignerie (6)
Secrétaire d'État aux Industries alimentaires (6) (double tutelle) :Jean Tiberi (6)
Qualité de la vie
André Jarrot (dém) (6)puisAndré Fosset (6)
Secrétaire d'État à l'Environnement :Gabriel Péronnetpuis poste suspendu (4)puisPaul Granet (6)
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports :Pierre Mazeaud
Secrétaire d'État au Tourisme :Gérard Ducray (dém) (6)puisJacques Médecin (6)
Travail
Michel Durafour
Secrétaire d'État aux Travailleurs immigrés :André Postel-Vinay (dém) (3)puisPaul Dijoud (3)
Secrétaire d'État à la Condition des travailleurs manuels (6) :Lionel Stoléru (6)
Santé
Simone Veil
Secrétaire d'État à l'Action sociale :René Lenoir
Industrie etRecherche
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État aux Industries alimentaires (6) (double tutelle) :Jean Tiberi (6)
Commerce et ArtisanatVincent Ansquer
Anciens CombattantsSecrétaire d'État :André Bord
Postes et TélécommunicationsSecrétaire d'État :Pierre Lelong (dém) (5)puisAymar Achille-Fould (5) puis (dém) (6)puisNorbert Ségard (6)
TransportsSecrétaire d'État :Marcel Cavaillé
CultureSecrétaire d'État :Michel Guy
Commerce extérieurSecrétaire d'État puisministre (5) :Norbert SégardpuisRaymond Barre (6)
UniversitésSecrétaire d'État :Jean-Pierre SoissonpuisAlice Saunier-Seïté (6)
Départements et Territoires d'outre-merSecrétaire d'État :Olivier Stirn
Secrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :René Tomasini
Secrétaire d'État à la Fonction publique :Roger Poudonson (dém) (4)puisGabriel Péronnet (4)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle :Paul GranetpuisJean-Pierre Soisson (6)
Secrétaire d'État, porte-parole du Gouvernement :André Rossi
Secrétaire d'État à la Condition féminine (2) :Françoise Giroud (2)
  • Ordonnancement parordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement du
  • (3) Remaniement du
  • (4) Remaniement du
  • (5) Remaniement du
  • (6) Remaniement du
  • (7) Ajustement du
  • (8) Ajustement du
( MESSMER III]) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE I)
v ·m
GouvernementBarre I()
Sous laprésidence deValéry Giscard d'Estaing
Économie et Finances
Raymond Barre,Premier ministre
Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Économie et des Finances :Michel Durafour
Secrétaire d'État au Budget auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances :Christian Poncelet
Secrétaire d'État à la Consommation auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances :Christiane Scrivener

Raymond Barre
Premier ministre
Justice,garde des sceauxOlivier Guichard,ministre d'État
Intérieur
Michel Poniatowski,ministre d'État
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer :Olivier Stirn
Plan etAménagement du territoireJean Lecanuet,ministre d'État
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud
Secrétaire d'État :Pierre-Christian Taittinger
DéfenseYvon Bourges
ÉducationRené Haby
CoopérationRobert Galley
Équipement
Jean-Pierre Fourcade
Secrétaire d'État aux Transports :Marcel Cavaillé
Secrétaire d'État au Logement :Jacques Barrot
Relations avec le ParlementRobert Boulin
Agriculture
Christian Bonnet
Secrétaire d'État :Pierre Méhaignerie
Travail
Christian Beullac
Secrétaire d'État aux Travailleurs immigrés :Paul Dijoud
Secrétaire d'État à la Condition des travailleurs manuels :Lionel Stoléru
Santé
Simone Veil
Secrétaire d'État à l'Action sociale :René Lenoir
Industrie etRecherche
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État (1) :Claude Coulais (1)
Qualité de la vie
Vincent Ansquer
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports :Jean-Pierre Soisson
Secrétaire d'État au Tourisme :Jacques Médecin
Commerce et ArtisanatPierre Brousse
Commerce extérieurAndré Rossi
Postes et TélécommunicationsSecrétaire d'État  :Norbert Ségard
Anciens CombattantsSecrétaire d'État  :André Bord
CultureSecrétaire d'État  :Françoise Giroud
UniversitésSecrétaire d'État  :Alice Saunier-Seïté
Secrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Secrétaire d'État à la Fonction publique  :Maurice Ligot
Secrétaire d'État  :Antoine Rufenacht
( CHIRAC I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE II)
v ·m
GouvernementBarre II()
Sous laprésidence deValéry Giscard d'Estaing
Économie et Finances
Raymond Barre,Premier ministre
Ministre délégué à l'Économie et aux Finances :Robert Boulin
Secrétaire d'État au Budget auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances :Pierre Bernard-Reymond
Secrétaire d'État à la Consommation auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances :Christiane Scrivener

Raymond Barre
Premier ministre
Justice,garde des sceaux
Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État (4) :Monique Pelletier (4)
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud
Secrétaire d'État :Pierre-Christian Taittinger (dém) (3)puisJean-François Deniau (3)
Intérieur
Christian Bonnet
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer :Olivier Stirn
Secrétaire d'État aux Collectivités locales :Marc Bécam
Défense
Yvon Bourges
Secrétaire d'État puis supprimé (3) :Jean-Jacques Beucler
CoopérationRobert Galley
Culture etEnvironnement
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État au Tourisme :Jacques Médecin
Équipement etAménagement du territoire
Jean-Pierre Fourcade (dém) (3)puisFernand Icart (3)
Secrétaire d'État au Logement :Jacques Barrot
Secrétaire d'État aux Transports :Marcel Cavaillé
Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire puis supprimé (2) :Paul Dijoud
ÉducationRené Haby
Agriculture
Pierre Méhaignerie
Secrétaire d'État :Jacques Blanc
Industrie,Commerce et Artisanat
René Monory
Secrétaire d'État :Antoine Rufenacht
Secrétaire d'État :Claude Coulais
Travail
Christian Beullac
Secrétaire d'État :Lionel Stoléru
Secrétaire d'État :Jacques Legendre
Secrétaire d'État chargé de l’Emploi féminin (4) :Nicole Pasquier (4)
Santé etSécurité sociale
Simone Veil
Secrétaire d'État :René Lenoir
Secrétaire d'État :Hélène Missoffe
Commerce extérieurAndré Rossi
Postes et TélécommunicationsSecrétaire d'État  :Norbert Ségard
Anciens CombattantsSecrétaire d'État  :André BordpuisJean-Jacques Beucler (3)
UniversitésSecrétaire d'État puis ministre (4)  :Alice Saunier-Seïté
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux SportsSecrétaire d'État  :Jean-Pierre Soisson (dém) (1)puisPaul Dijoud (2)
Secrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement  :Christian Poncelet (dém) (3)puisAndré Bord (3)
Secrétaire d'État à la Fonction publique  :Maurice Ligot
Secrétaire d'État à la Recherche  :Jacques Sourdille
Secrétaire d'État  :Jacques Dominati
( BARRE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE III)
v ·m
Gouvernement Barre III()
Sous laprésidence deValéry Giscard d'Estaing
Justice,garde des sceaux
Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État :Monique PelletierpuisJean-Paul Mourot (1)

Raymond Barre
Premier ministre
Santé etFamille
puisSanté etSécurité sociale (3)
Simone Veil (dém) (3)puisJacques Barrot (3)
Secrétaire d'État :Daniel HoeffelpuisRémy Montagne (7)
Secrétaire d'État (3) puis supprimé (12) :Jean Farge (3)puis(dém) (12)
Intérieur
Christian Bonnet
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer :Paul Dijoud
Secrétaire d'État aux Collectivités locales puis supprimé (7) :Marc Bécamnon remplacé (7)
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud (dém) (2)puisJean François-Poncet (2)
Secrétaire d'État :Olivier Stirn
Secrétaire d'État :Pierre Bernard-Reymond (1)
DéfenseYvon Bourges (dém) (7)puisJoël Le Theule (7)puisRobert Galley (9)
Travail et Participation
Robert BoulinpuisJean Mattéoli (5)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle puis changement de ministre de tutelle (7) :Jacques Legendre
Secrétaire d'État aux Travailleurs manuels etimmigrés :Lionel Stoléru
Secrétaire d'État à l’Emploi féminin :Nicole Pasquier
CoopérationRobert Galley
ÉconomieRené Monory
BudgetMaurice Papon
Environnement et Cadre de vie
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État au Logement puis supprimé (7) :Marcel Cavaillénon remplacé (7)
Secrétaire d'État à l'Environnement :François Delmas
Éducation
Christian Beullac
Secrétaire d'État puis supprimé (7) :Jacques Pelletiernon remplacé (7)
UniversitésAlice Saunier-Seïté
Agriculture
Pierre Méhaignerie
Secrétaire d'État :Jacques Fouchier
Industrie
André Giraud
Secrétaire d'État à la Petite et Moyenne Industrie :Jean-Pierre Prouteau
TransportsJoël Le TheulepuisDaniel Hoeffel (7)
Commerce et ArtisanatJacques BarrotpuisMaurice Charretier (3)
Commerce extérieurJean-François DeniaupuisMichel Cointat (7)
Jeunesse, Sports et LoisirsJean-Pierre Soisson
Culture et CommunicationJean-Philippe Lecat (dém) (11)puisMichel d'Ornano (11)
Postes et TélécommunicationsSecrétaire d'État  :Norbert SégardpuisPierre Ribes (8)
Anciens CombattantsSecrétaire d'État  :Maurice Plantier
Ministres délégués etsecrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Ministre délégué chargé de la Condition féminine (1) puisministre délégué chargé de la Famille etde la Condition féminine (6) :Monique Pelletier(dém) (11)puisAlice Saunier-Seïté (11)
Ministre délégué chargé des Réformes administratives (7) :Jean-François Deniau (dém) (11)puisRaymond Barre (11)
Ministre délégué (8) puis supprimé (10) :Norbert Ségard
Secrétaire d'État  :Jacques Dominati
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement  :Jacques Limouzy
Secrétaire d'État à la Recherche  :Pierre Aigrain
Secrétaire d’État chargé des Industries agricoles et alimentaires (4)  :Michel Debatisse (4)
Secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle (7)  :Jacques Legendre
( BARRE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (MAUROY I)
v ·m
Gouvernement Balladur()
Sous laprésidence deFrançois Mitterrand
Affaires sociales,Santé etVille
Simone Veil,ministre d'État
Ministre délégué à la Santé :Philippe Douste-Blazy,porte-parole du Gouvernementà partir du 19 janvier 1995 (4)

Édouard Balladur
Premier ministre
Intérieur etAménagement du territoire
Charles Pasqua,ministre d'État
Ministre délégué à l'Aménagement du territoire etaux Collectivités locales :Daniel Hoeffel
Justice,garde des sceauxPierre Méhaignerie,ministre d'État
DéfenseFrançois Léotard,ministre d'État
Affaires étrangères
Alain Juppé
Ministre délégué à l’Action humanitaire et aux Droits de l’homme :Lucette Michaux-Chevry
Ministre délégué aux Affaires européennes :Alain Lamassoure
Éducation nationaleFrançois Bayrou
ÉconomieEdmond Alphandéry
Industrie,Postes et Télécommunications etCommerce extérieurGérard Longuet (dém) (2)puisJosé Rossi (2)
Équipement,Transports etTourismeBernard Bosson
Entreprises et Développement économique, Petites et moyennes entreprises,Commerce etArtisanatAlain Madelin
Travail,Emploi etFormation professionnelleMichel Giraud
Culture etFrancophonieJacques Toubon
BudgetNicolas Sarkozy,porte-parole du Gouvernementjusqu'au 19 janvier 1995 (4)
Agriculture et PêcheJean Puech
Enseignement supérieur etRechercheFrançois Fillon
EnvironnementMichel Barnier
Fonction publiqueAndré Rossinot
LogementHervé de Charette
CoopérationMichel Roussin (dém) (3)puisBernard Debré (3)
Départements et Territoires d'Outre-merDominique Perben
Jeunesse et SportsMichèle Alliot-Marie
CommunicationAlain Carignon (dém) (1)puisNicolas Sarkozy (1)
Anciens Combattants et Victimes de guerrePhilippe Mestre
Ministres auprès duPremier ministre
Ministre délégué aux Relations avec l’Assemblée nationale :Pascal Clément
Ministre délégué aux Relations avec le Sénat,chargé des Rapatriés :Roger Romani
  • Ordonnancement parordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement des et
  • (3) Remaniement du
  • (4) Ajustement du
( BÉRÉGOVOY) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (JUPPÉ I)
v ·m
Troisième République
(1915-1940)
Régime de Vichy
(1940-1944)
CFLN etGPRF
(1943-1946)
Quatrième République
(1946-1958)
Cinquième République
(depuis 1959)
En italique : les ministres délégués, secrétaires d'État ou sous-secrétaires d'État seuls titulaires du portefeuille de la Santé
v ·m
IIIe République
(1906-1940)
Seconde Guerre mondiale
(1940-1944)
Régime de Vichy
CNF etCFLN
GPRF etIVe République
(1944-1958)
Ve République
(depuis 1959)
t Ministre du Travail ;a Ministre des Affaires sociales ;e Ministre de l'Emploi ;s Ministre de la (des) Solidarité(s)
Articles connexes :Ministère du Travail ;Ministère des Affaires sociales
v ·m
Assemblée commune (1952-1958)
Assemblée parlementaire (1958-1962)
Parlement européen nommé (1962-1979)
Parlement européen élu (depuis 1979)
v ·m
Cadre juridique
Rafles
Camps
Assassinats et déportation
Responsables allemands de la mise en œuvre
Responsables français de la mise en œuvre
Spoliation
 v ·m Victimes notables
Victimes notables
A – B
C – F
G – J
K – L
M – R
S – Z
 v ·m Survivants notables
Survivants notables
A – B
C – E
F – H
I – K
L
M – O
P – R
S
T – Z
Documentation
Lieux de mémoire
Justes parmi les nations
v ·m
Révolution
Empire
Restauration
IIIe République
IVe République
Ve République
v ·m
Personnalités féminines françaises honorées lors de laCérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2024
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