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| Nationalité | français et britannique |
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| Enfant | Simon Jean François Ravenet, Marie-Angélique Ravenet, épouse deVictor-Marie Picot |
Simon François Ravenet (1706 - 1774) est ungraveur, imprimeur etmarchand d'estampes d'origine française, ayant exercé sa profession enAngleterre durant plus de trente ans, et où il est parfois connu sous le nom de « Simon Francis Ravenet I » ou « the Elder » (pour le distinguerde son fils). Proche deWilliam Hogarth, il eut une influence sensible sur les graveurs londoniens de son temps, épris du « goût français ».
Simon François Ravenet est né àParis en 1706[1], vraisemblablement lié à la famille de Gabriel Ravenet, poinçonneur sur métal d'orfévrerie entre 1685 et 1715. Il est sans doute formé parJean-Baptiste Massé qui le recrute à partir de 1730, pour l'élaboration de saGrande Galerie de Versailles, suite gravée des fresques peintes parCharles Le Brun. Il travaille ensuite en société d'abord avecNicolas-Gabriel Dupuis (en 1737), puis avecJacques-Philippe Le Bas,rue de la Harpe, vers 1737-1740, avant de partir s'installer àLondres en 1743, recruté parWilliam Hogarth pour la suite gravée deMarriage A-la-Mode[1].Hubert-François Gravelot s'y était établi quelques années plus tôt et y avait déjà laissé son empreinte, celle du « goût français ». Pour ce travail, Hogarth fait également appel à deux autres graveurs français installés à Londres,Bernard Baron etGérard Jean-Baptiste II Scotin, plus âgés que Ravenet, lequel étant tout aussi doué et exécute deux scènes de la série[2],[3].
Ravenet demeure ensuite à Londres jusqu'à sa mort.

Ses contemporains s'accordent tous à dire que Ravenet travaille pour le compte d'un fabricant (John Sadler ?) en lien avec lesporcelaines de Bow (ou deChelsea ?) ; vers 1753-1757, il est employé du côté deBattersea chez un importantémailleur (ayant aussi pour client lesporcelaines de Chelsea) où il parvient à perfectionner un procédé de transfert de motifs, exécuté d'abord sur cuivre, puis reporté sur papier et enfin sur la porcelaine, constituant un procédé dedécalcomanie (qu'il appelle « décalque »)[4]. Aujourd'hui le quartier de Battersea comporte une « rue Ravenet » en son hommage. C'est durant cette époque qu'il formeJohn Hall (en), ainsi queRobert Hancock, tous deux ayant également travaillé dans la porcelaine.
Au cours de l'entrée en guerre avec la France, Ravenet prend le parti de protéger le chimisteJacques Louis Brolliet (ou Broillet,Fribourg, v. 1725-1775), collaborateur deJean Hellot, en le faisant partir en France, où il travaillera pour lamanufacture de Vincennes et celle deSèvres[5], en créant une entreprise située àVaugirard avecJean-Baptiste Fouquet de Provigny en 1769, pour« la composition et la fabrication de la porcelaine dans le goût de la Chine »[6],[7].
Ravenet travaille avec d'importants marchands d'estampes comme Robert Sayer, John et Paul Knapton, etJohn Boydell — pour ce dernier, il est le principal intervenant sur laCollection of Prints, Engraved from the most Capital Paintings in England (1763-1773)[3].
Entre 1767 et 1769, il est membre de laSociety of Artists, et expose dans leurs rangs.
En 1770, il devient l'un des six graveurs membres associés de laRoyal Society of Arts[8].
En 1772, il se retire àKentish Town et meurt le[3].
Son nom est gravé sur leBurdett-Coutts Memorial Sundial, monument londonien qui établit la liste des tombes de personnalités dont la trace est perdue.

Des œuvres de Ravenet sont exposées à laNational Portrait Gallery[9] et auCleveland Museum of Art[10].
En 1746,Richard Dalton (en) lui fait graver des paysages d'aprèsWilliam Bellers,Chatelain (avecFrançois Vivarès), et plusieurs sujets d'histoire d'aprèsTitien,Véronèse,Guido Reni,Le Guerchin,Annibale Carracci,Nicolas Poussin etRembrandt[11],[1].
Il est connu pour son portrait gravé deJoshua Reynolds, mais a principalement réalisé desgravures de reproduction, en particulier plusieurs portraits d'après Joshua Reynolds.
Il a illustré des ouvrages, notamment celui deNicolas Boileau-Despréaux,Les œuvres de M. Boileau Despreaux, en 1740[12], ainsi que pour la deuxième édition duTristram Shandy deLaurence Sterne (volume 1, 1760 ; volume 4, 1761), sur les recommandations de Hogarth.
Il compte parmi ses élèves les graveursJohn Hall (en) etWilliam Wynne Ryland, son fils,Simon Jean François Ravenet (dit Simon François Ravenet II), ainsi que le graveur d'AbbevilleVictor-Marie Picot[13].
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