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Aujourd'hui, en particulier après l'exode massif des Saxons vers l'Allemagne, la ville estroumaine en très grande majorité (plus de 95 %). Cependant,Klaus Iohannis, ancienprésident de la Roumanie et d'origine allemande, a été maire de la ville de 2000 à 2014, élu à de larges majorités sous l'étiquette duForum démocratique des Allemands de Roumanie (FGDR/DFDR).
La ville a une bonne santé économique. Letaux de chômage y est relativement bas, et la ville a su attirer de nombreux investisseurs étrangers, surtout allemands et autrichiens. Sibiu est une plaque tournante logistique, vers où convergent les principales voies de communication de Transylvanie ; de plus, la ville est desservie par un aéroport international (SBZ), avec des liaisons quotidiennes avecBucarest, l'Italie, l'Autriche et l'Allemagne.
Préservée autant des ravages de la guerre que des plans d’urbanisme de l'èreCeaușescu, elle a conservé des époquesgothique,Renaissance etbaroque nombre de monuments de l'architecture religieuse, civile et militaire, ainsi qu'une multitude de demeures anciennes. Sa désignation commeCapitale européenne de la culture pour l'an 2007, conjointement avecLuxembourg, a incité la municipalité à mener une campagne de restauration et d'embellissement de grande ampleur. Ses monuments, alliés à la richesse de ses musées (particulièrement lapinacothèqueBrukenthal) et aux attraits de la région environnante, font de cette ville un centre touristique de premier ordre.
L'appellation ancienne enlatin est plus rarementVilla Hermani,Civitas Hermanorum,Civitas Cibiniensis,Cibinium,Prepositus Cibiniensis/Scibiniensis,Sabinia[3].
L'appellation ancienne enfrançais estSébeste ouCeben[4] rappelant le nom de la rivièreCibin.
Le nomallemand de Sibiu,Hermannstadt (littér. « ville de Hermann »), remonte à 1366, tandis qu’une forme antérieure,Hermannsdorf (« village de Hermann ») se trouve mentionnée dans un document de 1321[5]. Une version apocryphe de l’origine du nom porte que la cité a été appelée d’après un certain cordonnier répondant au nom de Hermann[6].
Sibiu est situé près du centre géographique de la Roumanie, dans le sud de laTransylvanie. Elle est traversée par la petite rivièreCibin, affluent de la rivièreOlt, elle-mêmeaffluent duDanube qui y a creusé ladépression du Cibin aussi appeléedépression de Sibiu.
Placée sur le piedmont desAlpes de Transylvanie, la ville se trouve à 12 km desmonts Cindrel (ou monts Cibin). Au nord et à l'est, Sibiu est contigu au plateau de Târnave (faisant partie duplateau transylvain), qui descend vers la vallée duCibin par la colline Gușteriței.
Au sud-ouest de la ville de Sibiu le long desAlpes de Transylvanie, on trouve la région historique et ethnographique de laMărginimea Sibiului (nom qu’on pourrait traduire par « en marge de Sibiu ») constituée de 18 localités à caractère pastoral et ayant toutes en commun un héritage ethnologique, culturel, architectural et historique.
La ville se compose des quartiers et villages suivants :
Orașul de Sus (Ville haute en français etOberstadt en allemand) etOrașul de Jos (Ville basse en français etUnterstadt en allemand), qui constituent la vieille ville ;
Valea Aurie (Val d’or en français etGoldtal en allemand),Hippodrom I-IV,Vasile Aaron,Piață Cluj (en allemandKonradwiese),Ștrand etȚiglari. ;
les villages deTurnișor (en allemandNeppendorf) et deGușterița (en allemandHammersdorf), devenus faubourgs, font partie également de l’agglomération urbaine.
La station de sports d’hiver dePăltiniş dans les monts Cindrel fait également partie administrativement de la ville de Sibiu.
Dans l’Antiquité, Cedonia,castrum romain, se situait sur la route romaine qui reliait Romula, capitale de la province de Dacia Malvensis, à Apulum (nom actuel :Alba Iulia), capitale de la province de Dacia Apulensis[7]. Dans l’actuel quartier de Gușterița, au nord-est de Sibiu, se trouvent les ruines de ce castrum romain, d’ailleurs figuré à cet endroit sur latable de Peutinger[8].
À partir du début duXIIe siècle, lesrois de Hongrie firent appel à des colons allemands appelésSaxons pour peupler laTransylvanie. Leurs privilèges et droits sont consignés en 1224 dans le diplôme « Andreanum ». Ils s’installèrent sur des terres royales (« Fundus Regius »), où selon la légende ils fondèrent sept cités dont Sibiu. Les premiers colons allemands atteignirent la région en 1143 et s’établirent sur la colline dominant la rivièreCibin, l’actuelle Ville haute. La première attestation écrite d’une implantation humaine se trouve sur un document duVatican (unecharte de 1191 dupapeCélestin III), sous le nom latin depraepositum Cibiniensem ; unprieuré fut fondé, et le nom latin deVilla Hermanni est attesté à partir de 1223[9].
En 1241, la ville fut détruite lors de l’invasion mongole, mais se rétablit promptement. Son essor commercial, social et culturel en concomitance avec celui de l’Europe auMoyen Âge tardif et à laRenaissance commença alors : en 1292 fut créé le premier hôpital, en 1380 la première école, en 1494 la première pharmacie de Roumanie, et en 1544 le premier livre en langueroumaine fut édité[9].
Gravure sur cuivre figurant Hermanstatt (vers 1630).
AuXIVe siècle, Hermannstadt (nom allemand de Sibiu) évolua en un important centre commercial. La cité est une des villes allemandes les plus importantes deTransylvanie, voire sans doute la plus importante étant un centre commercial, administratif et ecclésiastique. Dans l’ancienSzászföld (cantons desSaxons transylvains), Sibiu était le chef-lieu de laHermannstädter Stuhl (« chaire de Sibiu »), le plus important de ces cantons quant à la population et la superficie, s’étendant au sud jusqu’à la chaîne desAlpes de Transylvanie, et limité à l’est, au nord, et à l’Ouest, respectivement par les cantons de Nocrich/Leschkirch, de Mediaș/Mediasch et de Miercurea Sibiului/Reußmarkt. C’est ici que convergeaient les principales routes commerciales de Transylvanie, y compris celle vers le sud, en direction de laValachie, par ledéfilé de la Tour rouge (en roumain :pasul Turnu Roșu ; en allemandRoter-Turm-Pass). Cette localisation à un carrefour de voies de circulation, pour être bénéfique au développement de la ville, lui a cependant valu en même temps de subir de façon répétée au cours de son histoire de violents assauts, notamment de la part desTurcs ottomans.
En 1442 eut lieu la bataille d’Hermannstadt entre l’armée duroyaume de Hongrie et l’empire ottoman, lors de laquelle les forces hongroises commandées parJean Hunyadi écrasèrent les Ottomans, eu égard à quoi le papeEugène IV qualifia Hermannstadt en 1445 de « rempart et bouclier de la chrétienté »[10].
Carte de Hermannstadt aux environs de 1750.
Sibiu possédait aussi lesfortifications les plus amples de toute la Transylvanie. Face à la menaceturque, la ville fit élever trois enceintes de murailles (qui ont été partiellement conservées jusqu’à aujourd’hui), avec39 tours et quatrebastions. À plusieurs reprises, Hermannstadt fut assiégée par les Turcs, mais résista ; jamais les Turcs ne parvinrent à s’emparer de la ville, ce qui lui valut le surnom de « bastion de la Chrétienté ».
Vers 1500, Hermannstadt comptait déjà quelque 6 000 habitants[11]. Pendant laRéforme, les écrits deMartin Luther et dePhilippe Mélanchthon parvinrent dans la ville à partir de 1523. En 1543 fut institué la profession de foi évangélique, après que lesordres se furent accordé mutuellement la liberté de culte[12].
Le se déroula la bataille deȘelimbăr au sud de Sibiu entre l’arméetransylvaine d’André Báthory et l’arméevalaque deMichel le Brave (en roumain :Mihai Viteazul) aidée de façon importante par desSicules mécontents de la politique des Báthory[13]. Cette bataille eut pour issue la victoire de la Valachie, et Michel le Brave, éluprince de Transylvanie, unit la Transylvanie à la Valachie[14].
Sibiu, vu de la colline de Gușterița (gravure duXVIIIe siècle).
Sous le règne desempereurs d’Autriche, de 1703 à 1791 et de 1849 à 1867, Sibiu fut le siège du gouvernement autrichien de Transylvanie[15].
Porte Burger-Ocnei, œuvre de 1857 du peintre sibien Johann Böbel (1824-1887).
Dans les années 1830, l’homme politique françaisCharles Lemercier de Longpré, qui visita l’Europe centrale, écrivit à propos de la ville :« Hermanstadt occupe une position gracieuse sur la pente d'uncoteau… Percée de rues fort larges, ornée d'une place vaste et presque régulière et d'une promenade bien ombragée,Hermanstadt serait classée parmi les jolies villes si ses rues étaient mieux pavées et si l’alignement en était entendu. Cette ville possède un théâtre, une bibliothèque assez nombreuse et dans laquelle on s'est attaché à réunir tous les ouvrages relatifs aux controverses religieuses de l’Allemagne, et un musée où l'on trouve quelques tableaux médiocres de maîtres connus et quelques très bons ouvrages de peintres à peu près ignorés…. La ville renferme également deux écoles destinées aux fils des militaires de grades inférieurs, et « une maison d’orphelins » fondée parJosephII, dans laquelle quatre cents enfants des deux sexes sont très convenablement élevés »[16].
Panorama de Sibiu (photographie de 1928).
De 1867 à 1918, Sibiu faisait partie duComitat de Szeben, incorporé à la Hongrie au sein de l’empire austro-hongrois. Dès 1867, la languehongroise devint obligatoire en Transylvanie dans le cadre de la politique demagyarisation. Hermannstadt resta toutefois le centre politique desSaxons transylvains et siège de laUniversitas Saxonum, sorte de parlement transylvanien, lequel se chargea jusqu’en 1878 de défendre les intérêts des Saxons de Transylvanie et constituait le symbole de leur unité et de leur indépendance politiques.
Au cours duXIXe siècle, laRévolution industrielle amena des changements significatifs : avènement duchemin de fer, construction du premier pont en fer de Roumanie en 1859, première fabrique de voitures de Transylvanie en 1875, et premières centrales électriques de la Roumanie actuelle en 1896. Sibiu était en 1904 la deuxième ville d’Europe à adopter l’omnibus à traction électrique — un ancêtre destrolleys. Parallèlement, Sibiu prêtait attention à ses infrastructures touristiques avec l’ouverture du Musée d’histoire naturelle en 1895 et du premier jardin zoologique de Roumanie en 1928.
Foire animée à Sibiu (œuvre de Josef Lanzedelli, 1818).
À l’issue de laPremière Guerre mondiale, la ville majoritairement peuplée d’Allemands et ayant été durant de longs siècles sous tutelle politique hongroise ou autrichienne, fut incorporée en 1920 à laRoumanie par letraité de Trianon. La ville garda néanmoins son caractère allemand et multiculturel. Dans le courant de la décennie 1930, les Saxons transylvains perdirent la majorité absolue dans leur métropole. Après la fin de laSeconde Guerre mondiale, en 1945, la majeure partie de la population d'origine allemande fut déportée en Russie par lesSoviétiques.
Contrairement aux autres chefs-lieux dejudețe, Sibiu ne verra pas sous le régime deNicolae Ceaușescu son centre ancien démoli pour être remplacé par des barres d’immeubles impersonnels enbéton de l’architecteCezar Lăzărescu et de ses émules. En effet, le dirigeant local n’avait rien à prouver au dictateur communiste : c'était son propre fils,Nicu Ceaușescu.
LaRévolution roumaine de fin 1989 provoqua à Sibiu la mort de90 personnes, tuées par l'armée et la police. Elle entraîna également la chute de laRépublique populaire roumaine et ducommunisme. Elle eut pour conséquence notable le rétablissement de ladémocratie et l'ouverture des frontières avec l’Europe de l’ouest. Sibiu connut ensuite un développement économique et touristique. Par contre, la population germanophone de Sibiu émigra massivement en Allemagne.
Ayant traversé les siècles en conservant son patrimoine architectural quasiment intact, Sibiu est ainsi devenue une des principales destinations du tourisme en Roumanie et accueille de nombreuses manifestations folkloriques, musicales et sportives.
De nombreuses inscriptions, notamment sur les plaques de noms de lieu, sont redevenues bilingues roumain-allemand.
Au vivaient à Sibiu 1 464 Allemands de confession évangélique, ce qui porte à estimer le nombre total d’Allemands dans cette ville à quelque 2 000 personnes (soit 1,3 %, estimation haute).
En dépit des émigrations massives qui avaient eu lieu depuis le milieu de la décennie 1970, il subsistait encore à Sibiu, jusqu’à la fin du régime communiste en Roumanie, quelque 20 000 Saxons transylvains. Cependant, après 1990, leur part relative dans la population de la ville baissa rapidement et constamment, jusqu’à retomber, avec un taux de 1,6 % environ, en dessous de celui de la minorité hongroise. Néanmoins, la ville est entre-temps redevenue officiellement bilingue ; plaques de noms de localité et renseignements touristiques sont libellés à la fois en roumain et en allemand ; et administrativement, la ville est aujourd’hui désignée par l’appellation bilingue Sibiu/Hermannstadt.
Une revue de langue allemande, laHermannstädter Zeitung, paraît chaque semaine. Il existe des écoles maternelles et primaires allemandes, ainsi qu’un lycée allemand (lelycéeBrukenthal), qui jouit d’une excellente réputation dans tout le pays, et permet de préparer en allemand un baccalauréat qui est reconnu également par les universités d’Allemagne. Il y a aussi leLycée pédagogique, centre de formation des futurs éducateurs et enseignants germanophones. L’allemand est langue d’enseignement dans quatre établissements d’enseignement supérieur (lesLyzeen), et à l’université de la ville, certains cursus peuvent aussi être suivis en allemand.Y est implantée, par ailleurs, une faculté allemande de théologie évangélique, au sein de laquelle l’église évangéliqueC.A. (c'est-à-dire se réclamant de laconfession d’Augsbourg —Augsburger Bekenntnis, ouA.B., en allemand) de Roumanie forme ses prêtres. Il convient de mentionner également une Académie de l’église évangélique C.A. à Neppendorf, une maison de retraite évangélique allemande (leCarl-Wolff-Altenheim), sans oublier une intense vie communautaire. Il existe aussi une maison d’édition privée (Hora Verlag), qui fait régulièrement paraître de nouvelles publications en langue allemande, ainsi qu’une imprimerie moderne (laHonterus-Druckerei), qui est aux mains de la minorité allemande, et dont les productions sont d'un haut niveau de qualité.
Après l’exode de la majorité des Saxons transylvaniens, tous objets d’importance, que ce soient objets d’art, objets du culte, missels, registres, documents d’archives, etc., ont été transférés des communautés évangéliques dissoutes et des villages abandonnés vers les salles d’archives, dépôts et bibliothèques épiscopaux, et placés en lieu sûr. C’est aujourd’hui leCentre culturel et de rencontre Friedrich Teutsch qui abrite les archives centrales de la minorité allemande ; celles-ci comprennent une riche collection d’objets et de documents historiques, composant un trésor d’une valeur inestimable, tenu à jour et archivé depuis des années, notamment grâce au soutien financier de la fondationVolkswagen. Le même lieu héberge également leLandeskirchliches Museum der Evangelischen Kirche A.B. in Rumänien, le musée de l’église évangélique C.A. de Roumanie.
Enfin, le consistoire évangélique de la circonscription de Sibiu, autre institution importante de la minorité allemande, est établi dans cette ville, de même qu’y réside l’évêque évangélique des Saxons transylvaniens, le docteurChristoph Klein, qui tient un rôle considérable dans le processus d’intégration de la minorité allemande en Transylvanie.
Il convient aussi d’apprécier à sa juste valeur le fait que depuis l’an 2000 la ville soit de nouveau dirigée par un bourgmestre (maire) allemand,Klaus Iohannis. Celui-ci, fort populaire en raison de sa gestion rigoureuse et de son intégrité, a été réélu en 2004 avec 88,7 % des suffrages. Le parti de la minorité allemande DFDR ayant obtenu la majorité au conseil municipal (et même, depuis 2004, la majorité absolue), les Saxons restés à Sibiu sont à nouveau en situation d’exercer le pouvoir dans leur cité.Ces circonstances sont invoquées, parmi d’autres, pour expliquer l’ampleur des investissements directs en provenance de pays germanophones dont a bénéficié Sibiu ces dernières années.
« L'histoire et la culture des Allemands en Transylvanie constitue un pan de l'héritage européen commun qu'il convient de préserver et de transmettre, ici comme dans les pays où laSeconde Guerre mondiale et ses conséquences ont mis fin à une présence allemande parfois séculaire. J'ai ces derniers temps beaucoup voyagé entre Tartu, en Estonie, l'ancienne Dorpat, et Timișoara en Roumanie. Il est beau de voir à quel point les jeunes démocraties de cette région considèrent l'héritage culturel des Saxons de Transylvanie comme le leur et tentent de le faire vivre, en dépit des difficultés économiques extrêmes. »
La diversité religieuse à Sibiu, figurée par ses clochers. Coup d’œil vers le Sud-Est ; dans la ville enneigée, l’on distingue, de g. à dr. : la Tour du Conseil (édifice civil, sorte de beffroi) ; le robuste clocher gothique de l’église évangélique ; le campanile (surmonté d’un bulbe) de l’église catholique, dite église des Jésuites ; le clocher (coiffé d’une flèche rouge) de l’église réformée ; enfin, un peu à l’écart à droite, les deux tours et la coupole de la cathédrale orthodoxe. Dans le lointain, cimes neigeuses des Carpates méridionales.
La répartition des groupes confessionnels se présente comme suit :
Sibiu est une des villes les plus prospères de Roumanie, et aussi une ville où les investissements étrangers sont parmi les plus élevés du pays. L’économie de Sibiu a connu depuis le début de la décennie 2000 un essor ininterrompu, renforcé encore par la croissance du tourisme, par les investissements immobiliers dans la vieille ville (les prix dans l'ancien y varient de 1 500 à 2 500 €/m2[19]), et par les efforts qui ont été consentis en matière d’infrastructures publiques (notamment grâce au soutien de laBERD), très mal en point après40 ans derégime communiste. Letaux de chômage, de 3,3 % environ, se situe nettement en dessous de la moyenne roumaine de 5–6 %.
Sibiu est un important centre de fabrication de composants automobiles, avec Bilstein-Compa, Takata,Continental, ou encoreNTN-SNR Roulements pour lesroulements à billes). Parmi les autres activités présentes à Sibiu, signalons la fabrication de composants mécaniques et électriques, le textile et l’industrie agro-alimentaire.
Louis Vuitton possède également une usine qui y fabrique un dixième de sa production mondiale.
Les sociétés allemandes et autrichiennes sont les investisseurs les plus importants. Il semble que la personnalité et les originesallemandes du maireKlaus Iohannis aient contribué à cette forte présence germanique. Parmi les plus grosses entreprises étrangères établies dans la zone industrielle « Ouest », sise à proximité directe de l’aéroport :
Le groupe Bramac, fabricantautrichien de tuiles, qui a ouvert un atelier de production à Sibiu en, au terme de travaux de construction d’une durée de seulement neuf mois. De plus, le siège de la firme a été transféré deBrașov à Sibiu.
La firmeallemande Continental, qui a mis en service en juillet 2004 après10 mois de chantier une nouvelle unité de production de dispositifs automatiques pour portières de voiture. Ont été créés ainsi 216 postes de travail au total, dont 135 pour des ingénieurs en développement.
La firme Marquardt, qui possède à Sibiu, depuis 2006, une unité de finition, d’une superficie totalisant, pour la production et l’administration, quelque 6 800 m2.
La firme autrichienne Greiner-Gruppe, spécialisée dans les techniques d’emballage.
Le groupeSiemens, présente à Sibiu par ses trois filiales (Simea, Siemens Electrical Installation Technology, A&D Sykatek), où sont fabriqués des composants électromécaniques, des éléments métalliques et des dispositifs électroniques. L'entreprise allemande emploie en 2007 quelque400 travailleurs à Sibiu. Plus de 800 postes de travail supplémentaires seront créés au cours des prochaines années.
La sociétéThyssenKrupp Bilstein Compa, emploie 1 800 travailleurs dans l'équipement automobile.
La firmeWienerberger, premier fabricant mondial de briques, opère à Sibiu depuis la reprise et la modernisation d’une briqueterie existante. La firme a annoncé en 2004 vouloir investir9 millions d’euros dans ce site de production.
En outre, la ville héberge un grand nombre de filiales de diverses autres entreprises allemandes et autrichiennes (BauMax, Plus,Raiffeisen Bank,HVB, etc.), et est le siège duDeutscher Wirtschaftsclub Siebenbürgen (DWS), association de droit roumain, fondée en 1998 à Sibiu, visant à promouvoir les relations commerciales entre l'Allemagne et laRoumanie, et à laquelle sont affiliées plus de70 entreprises (sit. 2005).
Bien que lesAllemands ne représentent plus que 2 % de la population de Sibiu,Klaus Iohannis, l'ancien président duForum démocratique des Allemands de Roumanie (FDGR) et ancienprésident de la Roumanie, est maire de la ville de 2000 à 2014, faisant de lui le premier maire allemand d'uneville roumaine depuis laSeconde Guerre mondiale. De plus, il est toujours élu avec d'importants scores (69,18 % en 2000, 88,7 % en 2004, 83,3 % en 2008 et 78,2 % en 2012). Enfin, le FDGR détient depuis 2004 la majorité absolue au conseil municipal de la ville. Le, sa première adjointeAstrid Fodor également membre du FDGR et soutenue par lePNL, le remplace à la tête de la ville.
Composition du conseil municipal de Sibiu en 2004 :
L'aéroport international de Sibiu d’où partent des vols vers des destinations européennes est situé à 6 km du centre-ville sur la route d'Alba Iulia. Début 2006, la décision est prise conjointement par la municipalité de Sibiu et par le conseil de district de Sibiu de considérablement agrandir l’aéroport. L’administration du district a soutenu ce développement avec l'aide financière de laBanque européenne d'investissement. Celle-ci a octroyé un crédit de40 millions d’euros pour l’allongement de la piste d’envol, le renforcement de la sécurité, la construction d’un terminal et l’augmentation du nombre de places de stationnement[21].
Le réseau de transport public de Sibiu est composé de 20 lignes de bus exploitées par la compagnie de transport locale,Tursib, gérée par la municipalité. Il existe 3 lignes de bus principales, les lignes 1, 2 et 5, où les stations sont desservies toutes les10 minutes. Les lignes 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18 ont une fréquence d'un départ toutes les20 minutes.
La société de transport possède un parc de 84autobus, 4minibus, ainsi que de 3tramways pour desservirRășinari. Lestransports en commun représentent 41 % des déplacements effectués dans la ville de Sibiu.
Le raccordement de Sibiu au réseau ferroviaire apparaît moins favorable. La voie ferrée reliant Vințu de Jos àBrașov, qui dessert aussi la ville de Sibiu, n’est pas électrifiée, pas davantage que la liaison Sibiu —Mediaș.
Le « Fromage Express » nom familier du tram assurant la liaison entre Sibiu et la petite ville de Rășinari, d'où les producteurs de fromages de montagne comme leBurduf descendent en ville.
Jadis, une ligne ferroviaire à voie étroite (laWusch) reliait Sibiu àSighișoara par la vallée du Hârtibaciu (Valea Hârtibaciului, enallemandHarbachtal). Cependant, après une période où, à partir des années 1960, le service n’était déjà plus assuré par ce tortillard au-delà de la ville d’Agnita, les Chemins de Fer roumains (CFR) prirent finalement la décision d’en cesser tout à fait l’exploitation.
Untramway fait plusieurs fois par jour le trajet de 8 km entre Sibiu etRășinari, petite localité située au pied desCarpates. Cette ligne est appelée familièrement « Fromage express », par allusion à l’activité professionnelle de beaucoup des habitants de laMărginimea Sibiului (nom qu’on pourrait traduire par « en marge de Sibiu »), région au sud-ouest de Sibiu, dans laquelle se trouve Rășinari. Il existe par ailleurs, pour remplacer le réseau de trams, supprimé en 1983, plusieurs lignes detrolleybus, notamment à destination de l’aéroport.
Grâce aux autoroutes européennesE68 (Route nationale 1) etE81 (route nationale 7), Sibiu est bien raccordé au réseau routier international. Venant de la direction deDeva, à l'Ouest, ces autoroutes traversent l’agglomération de Sibiu pour se séparer, au sud de la ville, en deux branches, l’une prenant la direction est versBrașov (E 68/N1), et l’autre se dirigeant vers le sud, à travers les Carpates méridionales, par le col de la Tour rouge, pour desservir laValachie etBucarest (E 81/N7). Une autre liaison routière importante est la nationale 14 vers le Nord, en direction deMediaș et deSighișoara. Une largerocade autoroutière, appelée à s’insérer ensuite dans l’axe autoroutierA1, a été ouverte au trafic le[22]. Des voies express fortement sollicitées par une circulation de transit de plus en plus intense relient la ceinture périphérique de Sibiu àFăgăraș (en direction deBrașov) et àDeva (en direction deArad et de laHongrie, par la vallée de la rivièreMureș).
La ville de Sibiu et ses environs sont assurément parmi les lieux les plus visités de toute la Roumanie. Elle est, à juste titre, considérée comme une des villes historiques les plus belles et les mieux préservées, non seulement de toute la Roumanie, mais aussi d’Europe. La vieille cité fortifiée de Hermannstadt fut épargnée par laSeconde Guerre mondiale, et, miraculeusement, échappa aux malencontreuses interventions urbanistiques du régime deCeaușescu (sans doute était-elle jugée trop petite pour servir de vitrine ducommunisme, et de plus, le fils duConducător, Nicolae 'Nicu' Ceaușescu, avait des responsabilités dans la ville et aimait à y séjourner)[23]. Sibiu offre, sur une superficie totale ne dépassant pas les80 hectares, une riche palette de monuments de l’architecture médiévale,Renaissance etbaroque, et a su conserver l’esprit et l’atmosphère des siècles révolus. Le centre historique est depuis 2004 en instance de reconnaissance par l’UNESCO au titre depatrimoine mondial.
Sibiu peut se prévaloir d’un ensemble de musées de grand intérêt, organisés en une douzaine d’institutions, qui soit détiennent des collections d’art et de peinture, soit se consacrent aux arts décoratifs, à l’archéologie, à l’anthropologie, à l’histoire, à l’archéologie industrielle, à l’histoire des arts et métiers, ou aux sciences naturelles.
De plus, elle se trouve au cœur des anciennes communautés saxonnes de Transylvanie, connues entre autres pour leurs églises fortifiées (en allemand,Wehrkirchen).
La cathédrale évangélique vue de la ville basse. La placette à l'avant-plan est la Piață Coroană. Plus au loin, à gauche, entre les branchages de l'arbre, on distingue le bulbe de la tour du Conseil, à droite, celui de l'église catholique.
Lastrada 9 mai, la plus ancienne des rues de la ville, anciennementElisabethgasse, possède 7 immeubles classés monument historique, le plus important desquels est sis auno 43, une maison duXVIe siècle.
La place Dragoner, à l’intersection de la rue du 9-Mai et de la rue d'Ocna, peut être considéré comme le centre de la ville basse ; jusqu’en 1976 se dressait en son milieu un édifice baroque et néo-classique, de 1800, qui autrefois hébergeait le siège des dragons autrichiens.
Pasajul Scarilor (littéralement « passage des Escaliers », en allemandSagstiege), une des pittoresques ruelles en pente et à escaliers qui font communiquer ville basse et ville haute. À l'arrière-plan au centre, l'église évangélique ; à droite, le collège Brukenthal ; au loin à gauche, on distingue le comble du petit clocher de l'église de l'Asile (Biserică Azilului).
On trouve d’autres maisons anciennes sur lastrada Nouă (rue Neuve, en allemandNeugasse), où a été conservé le groupe de maisons anciennes le plus homogène de la ville, et sur lastrada Turnului (rue de la Tour), où les immeubles ont conservé, en dépit de changements subis par leurs façades auXIXe siècle, leur volumétrie d’origine.
LaPiață Armelor est dominée par le bâtiment de l’arsenal, dont l’existence est attestée pour la première fois en 1427, et qui fit fonction, tour à tour, d’auberge, d’arsenal et de caserne militaire. La partie la plus ancienne est côté Nord ; au Nord-Ouest a été intégrée une tour de fortification de 1457 ayant fait partie de la quatrième enceinte.
Dans la strada Azilului (rue de l’Asile,Spitalsgasse) se dressent l’église de l’Asile (Biserică Azilului, allemandSpitalskirche) et l’hospice de vieillards (Azilul de bătrâni), mentionnés pour la première fois dans une charte de 1292, lorsque l’église de l’Ordre du Saint-Esprit entreprit de fonder ici le premier hospice pour malades et nécessiteux de Sibiu/Hermannstadt. L’actuelle église de l’Asile, dont la première mention remonte à 1292, fut érigée sur les fondations d’une église romane, est un édifice composite gothique et baroque, résultat de remaniements s’échelonnant sur plusieurs siècles, jusqu’en 1760, date à laquelle elle fut transformée en église à nef unique. Elle est dotée d’un petit clocher en bois. Par un long passage voûté l’on parvient à une cour intérieure qu’enserre un vestige du tronçon sud de la haute muraille de fortification.
La ville haute (Orașul de sus, en allemandOberstadt) est depuis l’époque moderne le centre névralgique de Sibiu, et en concentre la plupart des monuments et curiosités. Elle s’articule autour de ses trois places historiques ; laPiață Huet (littéralement « la toute petite place », la plus ancienne), laPetite Place, et laGrande Place, d’ailleurs fort peu éloignées les unes des autres.
Les flancs sud et est de la place sont occupés par des maisons à deux ou trois étages, dont les combles sont percés de lucarnes en forme d’amande avec en leur centre de petites fenêtres, qui les font ressembler à des yeux, d’où leur nom de « yeux de Sibiu » ou « yeux de la ville » (ochii orașului). La plupart de ces maisons datent duXVIIe au XIXe siècle et sont de style baroque.
À l’angle Nord-Ouest de la place se dresse lepalais Brukenthal, un des monuments baroques les plus importants de Roumanie. Érigé entre 1777 et 1787, il servit de résidence principale au gouverneur de Transylvanie,Samuel von Brukenthal. Actuellement, il héberge la majeure partie du fonds dumusée national Brukenthal (fondé en 1817), le reste des collections étant dispersé sur plusieurs autres sites.
Grande place : l'église catholique.
L’églisecatholique (de la Sainte-Trinité, dite aussi « église des Jésuites », car c’est là qu’autrefois lesjésuites de Sibiu avaient leur résidence et collège se dresse, flanquée de ses dépendances, du côté Nord de la place. Cetteéglisebaroque, ànef carrée, édifiée par les Jésuites après la conquête de laTransylvanie par l’Autriche, fut consacrée en 1733. Lecampanile à l’Ouest, achevé en 1738, est en fait détaché de la nef. À l’intérieur, lespilastres qui supportent les travées surprennent par leur caractère massif. Elle fut restaurée dans les années 1971 à 1975, les peintures entre 1977 et 1978[25].
Grand-Place : hôtel de ville (à gauche) etclocher de l'église catholique (à droite).
Le bâtiment néo-rococo à l’angle ouest de la place fut édifié en 1906 pour être le siège de la Grundkreditbank. Il était fortement controversé en son temps, car venant s’intercaler entre deux autres édifices importants datant de la période baroque : l’église catholique et le palais Brukenthal. Depuis, après des travaux de restauration qui ont duré cinq ans, il fait office d’hôtel de ville et abrite au rez-de-chaussée également l’office de tourisme. Il présente la forme d’un fer à cheval, enserrant une cour intérieure couverte, et est localisé de manière à jouxter toutes les trois places historiques à la fois[26].
Tour du Conseil, dans l'angle Nord de la Grande Place.
Sa dénomination de tour du Conseil fait référence à l’édifice qui lui est contigu, anciennement hôtel de ville, où avaient coutume de se réunir les membres du conseil municipal, ainsi que l'atteste un document de 1324. Sa forme actuelle est la résultante de plusieurs phases de construction, lors desquelles il fut rehaussé et incorporé dans tout un ensemble d’immeubles ; de la construction originelle ne subsiste que le noyau central jusqu’au premier étage. Sous le bâtiment a été aménagé un passage entre la Grande Place et la Petite Place.
Parmi les demeures patriciennes de la Grand-Place, il convient de citer :
Tout à côté dupalais Brukenthal se trouve la Maison bleue (en allemandBlaues Stadthaus, dénomination datant de l’année 1819), demeure baroque duXVIIIe siècle, ayant pour trait particulier de porter, peintes sur une de ses façades, les anciennesarmoiries de la ville de Sibiu. L’édifice fut entre 1858 et 1862 le siège de la Société des Sciences naturelles (Gesellschaft für Naturwissenschaften) et de l’Académie de Droit (Rechtsakademie), et est actuellement utilisé par le musée Brukenthal, qui y a transporté son Bureau du Patrimoine culturel national, son atelier de restauration, son administration, sa comptabilité, etc. Le principal corps de bâtiment est pourvu, au rez-de-chaussée, d’une maçonnerie en briques d’une respectable épaisseur, savoir 120 cm[28],[29].
La maison Haller (casa Haller, en allemandHallerhaus), qui aux alentours de 1475 était propriété de Hyronimus Schneider, changea plusieurs fois de propriétaire, avant quePetrus Haller n’en fasse l’acquisition en 1537 et la maintienne dans sa famille pendant354 ans. Cette demeure, destyle gothique primitif, fut alors transformée par son nouveau propriétaire pour prendre son aspectrenaissance actuel. La porte cochère est délimitée par deux colonnes à chapiteaucorinthien, qui soutiennent un arc plein cintre, portant les armoiries de Petrus Haller à son sommet, et surmonté d’un fronton à médaillon. Dans la cour est visible la tour d’habitation, qui a été gardée de l’édifice gothique originel[30].
La Petite Place (à l'avant-plan) vue de la tour du Conseil. La façade blanche à gauche appartient à la Casa Hermes. Derrière : la cathédrale évangélique.
La Petite Place (Piață Mică,Kleiner Ring, en allemand) est, ainsi que son nom l’indique, de taille plus petite, et aussi de forme plus oblongue. Une autre caractéristique la signale : la ligne incurvée (convexe) de sa face Nord et est — ligne héritée des contours de la deuxième enceinte, ce en quoi elle se distingue de la Grande Place, dont le plan est à peu près rectangulaire. Au demeurant, son rôle dans la vie citadine actuelle est, en regard de la Grande Place, beaucoup moindre. Les bâtiments de la Petite Place ne sont pas pourvus, à une exception près, de ces porches massifs, typiques de la Grande Place ou de la rue Balcescu (Str. Balcescu ouHeltauergasse); ce qui caractérise les maisons de la Petite Place sont les galeries voûtées du rez-de-chaussée, ouvertes vers la place et surmontées d’arcs plein-cintre. Sous ces voûtes étaient autrefois exposées les marchandises fabriquées par les artisans qui avaient dans ces maisons leur atelier. Les bâtiments de cette place, d’assez haute taille, sont pour certains dotés également de ces lucarnes en forme d’amande connues sous le nom d’« yeux de Sibiu ».
Pont des Mensonges, vue rapprochée de l'armature.
D’étroits passages établissent la communication entre la place et les deux autres places et les rues avoisinantes. La principale voie d’accès à la place, pour qui vient de la Ville basse, est larue Ocnei (Burgenstraße), laquelle divise la place en deux. Avant de déboucher dans la place, la rue passe sous lepont des Mensonges (Podul Minciunilor, allem.Lügenbrücke), le premier pont en Roumanie à avoir été construit enfonte, et lequel, selon la légende, devrait s’effondrer aussitôt qu’un menteur l’emprunterait. Le pont fut construit après qu’eut été démoli un groupe de maisons qui s’étendait presque jusqu’à la Tour du Conseil et après qu’eut été percée la voie d’accès carrossable venant de la Ville basse (après 1851). Le pont fut achevé en 1859 et inauguré en 1860. Quatre traverses métalliques recourbées et décorées derosettes constituent les éléments porteurs du pont ; au-dessus, des sortes de cerceaux enfer forgé tiennent lieu detympans. Sur un de ces cerceaux figure le nom du constructeur du pont, « Fredericus Hütte ». Côté sud, les cerceaux les plus grands portent le blason de la ville de Sibiu, et côté Nord, les inscriptions « 1859 » et « Friedrichs Hütte » ; les plus petits sont ornés de rinceaux ou de motifs géométriques de style néogothique. Les quatre piliers de pierre du pont, de robuste construction, portent des réverbères de fonte. Les deuxgarde-fous métalliques sont subdivisés en huit parties comportant chacune une rosace. Un escalier, le Burgerstiege, parallèle à la Strada Ocnei (Burgergasse), descend du pont des Mensonges vers la ville basse[32].
Pont des Mensonges et l'église évangélique en arrière-plan.
La maison rouge sise à gauche du pont est la « maison de Luxembourg », bâtiment de stylebaroque à quatre étages, anciennement siège de la guilde desorfèvres, aujourd’hui aménagé enauberge[34].
Le flanc Nord de la Petite Place est dominé à gauche par la maison portant le numéro 11, dénommée de nos jours « Casa Hermes », mais originellementGewerbevereinsgebäude. Elle fut érigée entre 1865 et 1867 comme siège administratif duGewerbeverein (qu'on pourrait traduire par chambre de commerce et d'industrie), et héberge maintenant le musée d’ethnologie Franz Binder, lequel fut ouvert en 1990 et fait partie de l'ensemble muséal ASTRA[35].
Vue panoramique de la Petite Place. On aperçoit, de gauche à droite : le musée de la Pharmacie (maison à arcades, au crépi bleu pâle, en partie dissimulée par un arbre, et portant la mention 'hostel') ; la tour du Conseil (avec l'horloge) ; nef et clocher de l'église catholique ; l'hôtel de ville ; la maison de Luxembourg (façade rouge) ; juste derrière : le clocher de l'église évangélique ; le pont des Mensonges, enjambant la tranchée de la Str. Ocnei, et dont on distingue le parapet ; les arcades de la maison des Arts (avec médaillon aux armes de Sibiu). Remarquez à gauche la présence, dans quelques toitures, de ces lucarnes d'un type particulier, dites « yeux de Sibiu ».
La place cependant est dominée par lacathédrale évangélique (allemandEvangelische Stadtpfarrkirche), construite auXIVe siècle en lieu et place d’une église romane antérieure. Elle se compose d’unchœur polygonal à troistravées, flanqué au Nord par unesacristie ; lui font suite, vers l’Ouest, untransept puis unenef centrale et deuxnefs collatérales ; plus à l’Ouest encore s’élance le massif clocher, enserré dans unnarthex, lequel se compose également de trois nefs. La partie la plus ancienne de l’édifice est le chœur, mentionné dans un document de 1371. À l’origine, l’église était une églisegothique deplan basilical, avec transept etsacristie, dont les collatéraux n’étaient que moitié aussi hautes que la nef centrale. Lors d’une deuxième phase de construction en 1424, la nef centrale fut exhaussée et les nefs latérales élargies. En 1448, l’on procéda à un agrandissement côté ouest, par l’adjonction d’un narthex, connu sous le nom deferula. En l’an 1474 et suivants, l’on entreprit subitement de remanier profondément le flanc sud de l’église, après qu’il eut été décidé de transformer l’église en uneéglise-halle (Hallenkirche), c'est-à-dire de faire en sorte que la nef centrale et les nefs latérales soient de même hauteur. Seuls les murs extérieurs sud, cependant, furent rehaussés, ce qui rendit l’église asymétrique et donna lieu, côté sud, à la création d’une galerie courant du narthex au transept. Le clocher fut achevé en 1494. S’élevant sur sept étages et atteignant une hauteur de 73,34 m, il est la tour la plus haute de Transylvanie, et quand on arrive à Sibiu, de quelque direction que l’on vienne, c’est toujours sa silhouette que l’on aperçoit en premier. Il est doté en outre de quatreclochetons d’angle, ce qui est le signe que la ville jouissait du droit de haute justice. La cathédrale est le siège de l’évêque de l’église nationale évangélique C.A. de Roumanie. L’église renferme par ailleurs une grande richesse en objets mobiliers et œuvres d’art : autels, orgue de Sauer, peintures (dont une grande fresque de Johannes von Rosenau), fonts baptismaux, statues de bois, etc.[36]
Sur le côté est de la place se dresse la maison paroissiale (casa parohiale, en allemandPfarrhaus, littéralement « presbytère »), doté d’un remarquable portail de pierre de style gothique d’Andreas Lapicida, comprenant dans sa partie supérieure une table rectangulaire qui porte son écusson (un lion dressé sur ses pattes de derrière sortant d’une couronne et tenant une croix) et, dans les quatre angles, les effigies du saint tutélaire, de Jean Baptiste, de l’empereur Frédéric et du papeAlexandre VI Borgia. Dans la partie supérieure de la table figure une inscription latine, encadrée d’une moulure qui annonce laRenaissance. La cave voûtée du presbytère date du début duXVe siècle.
Du côté ouest de la place se trouve le lycée Brukenthal, sur l’emplacement d’une ancienne école duXVe siècle.
Lacommunauté réformée, ayant obtenu en 1783 l’autorisation d’édifier un lieu de culte propre, entreprit donc de construire son église réformée (biserică reformată), d’après les plans de l’architecte Samuel Krempels. Inaugurée en 1786, l’église, d’aspect plutôt sobre, présente une étroite façade qui se signale d’abord par un portail simple à encadrement de pierre, ensuite par quatrepilastres soutenant unentablement constitué d’unearchitrave, d’unefrise avectriglyphes etmétopes, et d’unecorniche àdenticules. Au-dessus dufronton enfin se dresse un svelte clocher surmonté d’une flèche. L’intérieur, de facture également fort sobre — sobriété imposée par les préceptes de la religion — offre l’image d’uneéglise-halle avecabside, couverte d’unevoûte en berceau. Les parois sont ornées seulement de pilastres doublés supportant un entablement identique à celui de l’extérieur[38].
Construite en 1474 à proximité de la porte du sel (Poartă Sarii, en allemandSalztor, porte de la deuxième enceinte), l’église des Ursulines appartint à un couventdominicain jusqu’en 1543, année où elle passa aux mains desLuthériens, la majeure partie de la population saxonne de Transylvanie ayant alors en effet, à la suite de laRéforme, adopté la religion protestante. L’extérieur de l’église présente de nombreux élémentsgothiques, en particulier le portail principal (niche avec l’effigie polychrome de sainte Ursule), les fenêtres et les colonnes. L’intérieur, gothique à l’origine, fut transformé en intérieurbaroque après la reprise de l’édifice par desreligieuses ursulines, arrivées là deBratislava en 1733. Ces mêmes religieuses fondèrent aussi une école de filles et érigèrent près de l’église un couvent à façade baroque, devenu le collège pédagogique Andrei-Saguna. L’église futnationalisée en 1948, mais depuis 1992 s’y célèbrent les offices de l’Église grecque-catholique roumaine[39].
La TeutschHaus est un complexe culturel relevant de l'église évangélique saxonne. Au départ, il s'agissait d'un orphelinat évangélique en activité de 1883 à 1947. Depuis sa rétrocession en 1999 à l'église évangélique, il accueille un centre de dialogue et culturel, un musée ainsi que l'église évangélique Sfantul Ioan, lieu réservé aux cérémonies religieuses évangéliques qui peut être visité sur demande.
Église des Ursulines.Cathédrale orthodoxe.
La monumentalecathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité de Sibiu put voir le jour grâce aux fonds collectés dès 1858 par celui qui en conçut l’idée, Andrei Șaguna, évêque et — à partir de 1864 — archevêque métropolitain de l'Église orthodoxe roumaine de Transylvanie. L’empereur autrichienFrançois-JosephIer lui-même et le gouverneur de la Transylvanie furent les premiers donateurs. Construite entre 1902 et 1906 sur l’emplacement d’une modeste église plus ancienne, qui dut être démolie, en même temps que quelques maisons qui se trouvaient sur les parcelles acquises à cette fin, l’édifice présente un plan centré, avec un jeu de volumes s’organisant autour de l’espace central de la nef couvert d’une coupole surpendentifs (ce dernier terme étant à entendre comme : quartiers de voûte soutenant une coupole). La coupole et l'iconostase sont ornées de fresques dues au peintreOctavian Smigelschi[40]. La nef est flanquée de volumes hémisphériques et de quatre tours — deux petites, de coupe octogonale, à l’arrière, et deux plus grandes, encadrant le portail d’entrée, de coupe carrée à la base, mais devenant octogonales à hauteur des cloches, et couronnées de deux bulbes superposés et séparés par un lanternon. L’entrée est constituée de trois arcades plein-cintre avec chapiteaux. Derrière et au-dessus de ces arcades se dresse, entre les deux grandes tours, un fronton en demi-cercle, percé d’une fenêtre de même forme, et décoré de médaillons circulaires en mosaïque représentant leChrist et lesquatre évangélistes.
Les matériaux choisis pour l’extérieur — briques pressées bichromes pour le parement, et cuivre pour les toits — concourent également à déterminer l’expression architecturale. Aux éléments architecturaux de l’édifice font écho les piliers des grilles d’entrée.
L’intérieur rejoint latradition byzantine et frappe le visiteur par l’ampleur de la nef. Les pendentifs, peints à l’effigie des quatre évangélistes, la peinture sur l’intrados de la coupole représentant leChrist pantocrator entouré d’anges, ainsi qu’une partie des panneaux, sculptés dans le bois et dorés, de l’iconostase sont de la main d’Octavian Smighelschi (1866-1922, né à Ludus) et d’Artur Coulin (1869-1912), peintre formé à Sibiu.
L’église de l’Annonciation, diteBiserică Din Groapă (littéralement « dans la fosse »), une des premières églises orthodoxes de Sibiu, fut construite entre 1788 et 1789, grâce au financement de la pieuse veuve Stana Hagi Petru Luca. L’édifice dut cependant être rénové peu après par ses descendants, entre 1802 et 1803, après qu’il eut été gravement endommagé par letremblement de terre du. En résulta un édifice singulier, petite église ànef unique, dotée, à son extrémité ouest, d’une tour à trois niveaux. Les façades sont plutôt dépouillées, despilastres àchapiteaudorique en constituant les seuls éléments décoratifs (le parement de briques apparentes, pas très heureuses esthétiquement, qui en couvre l’extérieur a été réalisé après 1990). À l’intérieur, où règne une même sobriété, se remarquent, appliqués à la balustrade de latribune, les portraits peints à l’huile des trois fondateurs de l’église : Hagi Constantin Popp, Stana Petru Luca et Pauna Constantin. Au début des années 1960, Nicolae Brana (1905-1986), peintre roumain originaire d’un village des environs de Sibiu, fut chargé de redécorer l’intérieur de l’église ; il créa à cet effet quelques œuvres monumentales, notamment unChrist pantocrator et unChemin de croix[42]. Dans le cimetière attenant à l’église reposent, outre ses trois fondateurs déjà cités, plusieurs personnalités marquantes du monde religieux roumain duXIXe siècle : Vasile Moga (1774-1845), le premier archevêque roumain-orthodoxe deTransylvanie, le métropolitain Miron Romanul (1874-1898), Ion Metianu, archevêque de Transylvanie entre 1875 et 1898, et métropolitain de 1898 à 1916, Moise Fulea, directeur de l’école roumaine nationale de Transylvanie, le poète,journaliste etpédagogue Zaharia Boiu (1836-1903), et l’écrivain Ioan Codru Dragusanu (1812-1884).
L’église roumaine la plus ancienne de Sibiu, employée actuellement par lesRoumains orthodoxes, est sise à l’Ouest de la vieille ville : c’est l’églisedintre Brazi (Biserica dintre Brazi, littéralement « l'Église parmi des sapins »), dédiée aux saints patronsPierre etPaul. Initialement églisegrecque-catholique, elle est le premier lieu de culte en matériau durable érigé à l’intention de la population roumaine de la ville. Sa construction, qui eut lieu de 1778 à 1788, fut financée par l’évêqueGrigore Maior(ro). Il s’agit d’un édifice éclectique, mêlant éléments traditionnels orthodoxes et éléments baroques, tant dans la façade qu’à l’intérieur; en particulier, l’unique nef dont se compose l’église combine une coupole reposant sur un tambour ovale — d’un usage fort fréquent dans les monuments anciens de Roumanie, jusqu’au-delà des Carpates — et des formes typiquement baroques, telles que pilastres massifs compliqués, entablements avec frise à triglyphe, corniches proéminentes, coquilles dorées en stuc, etc.[43] Dans le petit cimetière près de l’église se trouvent de nombreuses tombes de personnalités roumaines, notamment du docteurAlexandru Vaida-Voevod (1878-1950), ancien premier ministre de laGrande Roumanie, réinhumé ici.
Sibiu était une des villes fortes les plus importantes du sud-est de l’Europe. Au fil des siècles, plusieurs enceintes défensives furent successivement bâties autour de la ville, en grande partie en briques d’argile. On en distingue quatre :
La première enceinte, élevée entre 1191 et 1224, qui englobait la ville basse et s’étendait jusqu’à l’actuelleplace Huet, à la lisière de la ville haute ;
La deuxième enceinte, élevée entre 1224 et 1241, qui enserrait une partie de la ville haute, dont l’actuelle Petite Place ;
La troisième enceinte, élevée entre 1357 et 1366, qui embrassait la ville haute tout entière, et dont l’emplacement correspondait au tracé des voies actuelles suivantes : le boulevardCoposu (au sud-est), les ruesManejului etMovilei (au Nord-est), les ruesAlexandru Odobescu etCentumvirilor (au Nord-Ouest), la rueIoan Lupas et la placeUnirii (au sud-ouest).
La quatrième enceinte, élevée en 1457, qui englobait la ville basse, et suivait, d’Est en Ouest, le tracé des actuelles ruesFunarilor,Blanarilor,Rotarilor,Pielarilor,Zidului,Pulberariei,Croitorilor,Pânzarilor; elle faisait à l’Ouest, dans la zone de la rueBastionului, la jonction avec les murailles de la troisième enceinte[44].
La tour de l’Escalier (Turnul Scărilor,Sagturm), ouvrage faisant partie de la première enceinte ; sans doute la plus vieille bâtisse de Sibiu, quoique fortement remaniée auXVIe siècle.
De la troisième enceinte ont été conservés de nombreux vestiges. C’est le tronçon sud-est qui est le mieux préservé. Les trois lignes parallèles de la triple enceinte y sont encore discernables :
d’abord, le long de la Str. Cetatii (littéralement rue des Fortifications,Harteneckgasse, rue parallèle au boulevard Coposu), un alignement de trois tours fort bien conservées (la tour des Arquebusiers,Turnul Archebuzierilor ouArmbrusterturm[46] ; la tour des Charpentiers,Turnul Dulgherilor, ouZimmermannsturm[47] ; la tour des Potiers,Turnul Olarilor ouTöpferturm[48], datant toutes trois duXVe siècle); lescourtines, d’une hauteur de10 mètres, qui relient ces tours entre elles, ne sont en fait que des reconstructions des anciennes murailles ;
ensuite, le long du boulevard Coposu, une muraille haute de10 mètres également en brique rouge, laquelle offre incontestablement le coup d’œil le plus impressionnant. Dans la section sud de cette muraille, vers la Piață Unirii (Hermannplatz), se trouve une plaque commémorative en marbre rappelant la visite de l’empereur FrançoisIer en 1828[49] ;
enfin un rempart de terre, entre la chaussée de l’actuel boulevard et la muraille. C’est aujourd’hui un espace vert avec arbres, appeléPromenade, aménagé en 1791.
Muraille longeant la Str. Cetatii, correspondant à la partie sud-est de la troisième enceinte. L’on aperçoit, en perspective, la tour des Potiers (Turnul Olarilor,Töpferturm), puis plus au loin, la tour des Arquebusiers (Turnul Archebuzierilor,Armbrusterturm).Muraille faisant partie de la troisième enceinte, actuellement sur leboulevard C.Coposu
Dans la ville basse, toute trace visible des plus anciennes murailles a disparu ; les seuls vestiges de fortifications à y subsister sont latour à Poudre et latour des Tanneurs, mais celles-ci datent duXVe siècle et appartiennent à la quatrième enceinte.
La tour des Tanneurs (Turnul Pielarilor,Gerberturm), sise Str. Pulberariei (Pulvergasse), fut érigée en 1457 sur un plan octogonal, dont les côtés mesurent environ3 mètres. S’évasant au dernier de ses quatre étages, elle est dotée à ce niveau de trois mâchicoulis par côté. Sa garde était confiée à la corporation des tanneurs. Au cours des siècles, elle fut endommagée à de nombreuses reprises par des incendies et explosions, et en 1638 par la foudre, mais chaque fois reconstruite.
La Grosse Tour (Turnul Gros, en allemandDicker Turm), de forme semi-circulaire et dépassant en hauteur la muraille extérieure d’environ25 mètres, fut érigée en 1540 contre la muraille est de la troisième enceinte. Ses multiples niveaux défensifs en faisaient une véritable machine de guerre. Cet ouvrage abrita en 1778 le premier théâtre de Sibiu. Il vient d’être entièrement rénové et a retrouvé sa destination théâtrale[53].
Le bastion des Mercenaires (Bastionul mercenarilor, ouSoldischbastei), bâti entre 1622 et 1627 pour la défense de la ville haute, est le dernier en date des bastions urbains. Il présente, dans sa partie supérieure, une saillie permettant de combattre plus facilement les échelles d’assaut ; de là, l’on surplombe une partie de la ville basse.Au pied du bastion se trouvent deux portes donnant accès au souterrain. Sur le mur du bastion est apposée une plaque de marbre portant ce qui est sans doute la plus belle exécution des armoiries de la ville. À proximité se dressait la tour des Orfèvres, jusqu’à sa démolition en 1881[54].
Vue générale de Sibiu depuis la tour du Conseil, coup d’œil vers l’Ouest. À l’avant plan, tout en bas, le flanc ouest de la Petite Place, avec à gauche la façade gris pâle à pinacles de laCasa Hermes, partiellement visible (musée Franz Binder) ; au centre, le pont des Mensonges ; à gauche de celui-ci, laCasa Luxemburg (façade rouge), et à droite de ce même pont, la longue façade armoriée, à arcades, de laCasa Artilor (musée Emil Sigerus). Un peu plus à l’arrière, à gauche, l’église évangélique ; à gauche de celle-ci, sur la place Huet, s’aperçoit une petite partie de la façade couleur crème du collège Brukenthal ; à droite de cette même église, la maison paroissiale (Pfarrhaus), en cours de ravalement. Un peu à droite de celle-ci, le menu clocher en bois de l’église de l’Asile (Biserică Azilului). Si l’on suit le tracé de laStrada Ocnei (qui emprunte la tranchée sous le pont des Mensonges) obliquement vers la droite, l’on aboutit à une tour ronde, à comble conique aplati : la tour à Poudre (Turnul Pulberariei) ; plus à gauche, équidistante de l’observateur, la tour octogonale des Tanneurs (Turnul Pielarilor). Plus éloigné, un peu à droite du transept nord de l’église évangélique, le clocher blanc, à bulbe, de l’églisedintre Brazi. Tout à l’arrière-plan, leplateau transylvain, avec tout à gauche la zone d’activités ouest, que jouxte, à gauche (non visible sur la photo), l’aéroport de Sibiu. Dans le lointain à gauche, lesCarpates méridionales. La lucarne en forme d’œil est un phénomène très répandu dans la ville.
À Sibiu fut fondé, le, le premier musée sur le territoire actuel de la Roumanie, lemusée Brukenthal. Un deuxième musée fut ouvert en 1895 : lemusée de la Société transylvaine des Sciences naturelles, devenu musée des Sciences naturelles, sur le site de lastrada Cetatii (rue de la Citadelle), près des murailles de la deuxième enceinte.
Au début des années 1950, le fonds dumusée Astra et celui dumusée saxon d’Ethnographie furent transférés vers le musée Brukenthal. En 1967 l’exposition permanente d’Armes et de Trophées de chasse fut ouverte au public, puis, en 1972, dans un bâtiment historique sur la Petite Place, lemusée d’Histoire de la Pharmacie.
En 1988 fut inauguré, dans l’ancien hôtel de ville, lemusée d’Histoire, lequel hérita de l’essentiel de la collection numismatique et de la collection d’antiquités romaines deSamuel von Brukenthal, ainsi que de la collection d’armes de la Société Carpatine Transylvaine et de la collection d’histoire du musée ASTRA.
En 1990, la section d’art populaire et d’ethnographie se détache de l’ensemble du musée Brukenthal pour former un musée à part et permanent, le musée « Astra ».
Après 1990 fut constitué lemusée national Brukenthal, vaste ensemble muséal comprenant, outre le musée Brukenthal installé dans le palais du même nom (galerie d’art et bibliothèque), le musée d’Histoire « Casa Altemberger » (établi dans l’ancien hôtel de ville), le musée d’Histoire naturelle, le musée d’Histoire de la Pharmacie, et le musée de la Chasse « August von Spiess(en) ».
Les collections initiales du baron von Brukenthal, que sont la pinacothèque, le cabinet des estampes, la bibliothèque et la collection numismatique, virent le jour pour l’essentiel entre 1759 et 1774, c'est-à-dire pendant la période où il vécut principalement àVienne.
Lorsqu’il revint à Sibiu en qualité de gouverneur de laGrande-Principauté de Transylvanie (1777-1787), le baron emporta avec lui ses collections, si bien que le calendrier de Hochmeister (éditeur et libraire à Sibiu) pour l’année 1790 pouvait, en citant les attraits de la ville, faire état de la pinacothèque du baron, laquelle comprenait 800 tableaux et était disposée dans 13 salles du palais Brukenthal. Au fil du temps, les collections s’enrichirent, à la fois par des acquisitions nouvelles et par des dons.Les objets de laGalerie d’Art nationale se trouvent exposés aux premier et deuxième étages du palais Brukenthal. Le palais abrite par ailleurs le Cabinet d’Estampes et la Bibliothèque Brukenthal, qui possède à l’heure actuelle quelque 300 000 unités (manuscrits, incunables, livres rares étrangers, livres roumains anciens, littérature transylvanienne, livres courants et revues spécialisées).
Installé dans l’ancien hôtel de ville (Primaria veche,Altes Rathaus, dit aussimaison Altemberger), le musée d’Histoire a ouvert ses portes en 1984 et se compose des sections suivantes :Archéologie préhistorique et antique ;Archéologie médiévale ;Sceaux et Estampes ;Carl Engber Collectionneur et Bibliophile ;Histoire de Sibiu ;Médailles et Décorations;Corporations de Sibiu ;Cabinet numismatique ;Armes et Armures ;Mouvements nationaux et culturels de Transylvanie ; etPierreries antiques et médiévales.Sont ainsi exposés : 60 000 monnaies antiques et médiévales ; 39 000 pièces d’archéologie, auxquelles s’ajoutent 82 000 fragments provenant de fouilles archéologiques ; 14 000 pièces décoratives et objets d’artisanat ; 1 900 armes ; 33 000 pièces graphiques documentaires.
Toutes ces collections purent enfin être hébergées et exposées lorsque fut inauguré et ouvert au public, en 1895, l’édificenéo-classique sur laStrada Cetății (rue de la Citadelle), spécialement construit à cet effet.
Le musée se compose de trois salles — l’officine, le laboratoire et une salle d’exposition consacrée à l’homéopathie — et renferme 2900 objets : récipients en bois, porcelaine et verre;mortiers enbronze ou enfonte ; châssis de balance de style viennois avec poids utilisés en pharmacie ; instruments médicaux etchirurgicaux ;microscopes ;bistouris ; et aussi publications anciennes[56].
L’officine, d’abord, élément traditionnel de toute pharmacie, destiné à présenter à la clientèle les produits pharmaceutiques, rappelle, par son décor, les pharmacies typiques d’autrefois. Le mobilier aussi est vieux de plus d’un siècle, ayant en effet été commandé et exécuté àVienne en 1902, spécialement pour cette pharmacie. Parmi les instruments exposés dans cette première pièce (petite entorse à la réalité, car aucun instrument ne se trouvait normalement dans l’officine) retient plus particulièrement l’attention un mortier de bronze de 1597, l’objet le plus ancien de la collection. Par un étroit couloir on gagne la deuxième salle, où sont montrés instruments médicaux et chirurgicaux, ciseaux et microscopes, balances de divers types, distillateurs, récipients métalliques et decéramique, machines à broyer et travailler la matière première, filtres, verrerie de laboratoire, etc., objets reflétant l’évolution des conceptions médicales. La troisième et dernière salle est consacrée à l’homéopathie. Celle-ci jouissait à Sibiu d’une grande popularité ; c’est en effet le fondateur lui-même de cette pratique médicale,Samuel Hahnemann, qui en fit ici la promotion ; il fut le premier bibliothécaire du baron Samuel von Brukenthal et exerça dans cette ville pendant près d’un an. La collection homéopathique regroupe près de 2 900 objets, mais la troisième salle permet de voir également du matériel documentaire, p.ex. la première édition de lapharmacopée roumaine, parue àBucarest en 1862, un vieux traité de botanique édité à Sibiu en 1866, etc.[56]
Le musée de la Chasse « August von Spiess(en) » fut ouvert au public en 1966. En 1981, après restauration et réorganisation, il fut déplacé vers une coquette villa, de style roumain, qui avait appartenu au colonel-chasseur Von Spiess, autorité en matière cynégétique, qui assuma pendant de longues années la fonction de grand veneur de la Maison royale. Le colonel, dont le nom est cité dans les annales internationales decynégétique, était un chasseur renommé et eut l’occasion de participer à un long safari en Afrique, d’où il rapporta un certain nombre de pièces de haute valeur, qui font partie aujourd’hui de la collection de ce musée.À l’heure actuelle, le fonds du musée compte 1 577 objets (dont quelques-uns ont près de100 ans), et provient en majeure partie de trois collections importantes : la collectionAugust von Spiess, la collectionEmil Witting et la collection de laSociété transylvaine de Sciences naturelles de Sibiu.
Le musée comprend quatre salles. La première offre un aperçu historique des instruments et des armes de chasse, la deuxième est consacrée au gibier à plumes, la troisième au gros gibier, la quatrième enfin accueille des trophées de chasse en provenance d’Afrique.
Le palais de l’Association, dans le parc « Astra » à Sibiu. À l'avant-plan, buste de George Bariț (journaliste, historien et philologue roumain).
Le point de départ de ce musée est la fondation à Sibiu, en 1861, de « l’Association transylvaine pour la littérature roumaine et la culture du peuple roumain » (Asociațiunea Transilvană pentru Literatură Română și Cultura Poporului Român, dénomination qui est à l’origine de l’acronyme ASTRA). Cette association, ayant en 1867 appelé à la création d’un « musée de grande envergure », décide, lors de son assemblée générale en 1897 à Mediaș, d’engager les actions nécessaires pour la construction d’un édifice en vue d’héberger le futur musée de l’Astra ; ce sera le « musée de l’Association » (Muzeul Asociațiunii), bâtiment néo-classique situé dans l’actuel Parc « Astra », inauguré en 1905 par une grande exposition « ethnographique et historico-culturelle ». En 1950 cependant, pour motifs « idéologiques », le musée fut fermé par ladictature communiste et ses collections réparties sur les départements d’histoire, d’art et de sciences naturelles du musée Brukenthal.
Le premier domaine concerne les opérations et procédés de traitement de produits animaux et végétaux en vue de la production alimentaire. De ce domaine thématique relèvent : la pêche (pêcherie de Mahmudia–Tulcea), l’apiculture (élevage d’abeilles et extraction de cire d’abeilles dans une « ferme d’abeilles » provenant de Sebesul de Jos), l’élevage de bovins et de moutons, laviticulture et la fruiticulture, et enfin le pressage des huiles et le moulage, illustrés par un groupe de moulins (à bras, flottants, à vent, à traction animale, etc.).
Le domaine des techniques de transport et des moyens de communication est représenté par deux objets : le pont flottant de la rivièreOlt (à Turnu Roșu, dans le défilé de la Tour Rouge traversant lesCarpates) et le « bac ailé » provenant de Topalu–Constanța.
Le troisième domaine recouvre les processus de traitement de matières premières en vue de l’obtention de matériaux de construction et d’ustensiles. Ainsi y trouve-t-on des ateliers pour le travail du bois et des métaux et des ateliers de poterie, des scieries, des ateliers de menuiserie, un four à chaux, des forges, des ateliers de charronnerie, etc. Une zone plus petite est consacrée aux moyens de transport campagnards.
Le quatrième domaine a trait aux processus et procédés utilisés en peausserie et ceux utilisés pour obtenir des fibres textiles d’origine animale ou végétale pour l’habillement et pour la fabrication d’objets d’usage courant. En font partie e.a. une ferme de Saliste (Sibiu), un moulin avec fosse detannage de Fanete–Bihor, des ateliers ruraux de fabrication de Gura Raului, Rucar–Brașov et Polovragi–Gorj.
Le cinquième domaine enfin, de date plus récente, est consacré aux bâtiments d’accès public, comme p.ex. l’auberge « Hanul Rustic » (auberge rustique), construite en 1922 et provenant du canton de Harghita, où il a été en activité jusqu’en 1958, ou l’auberge « Cârciumă din Bătrâni » (« Auberge des Anciens ») de Prahova. Ces deuxauberges font office par ailleurs de café-restaurant dans le musée.
Du même complexe muséal font partie le musée d’Ethnographie universelle Franz Binder et le musée de la Culture populaire saxonne « Emil Sigerus »[57].
Musée d'ethnographie universelle « Franz Binder ».
Inauguré en 1993, le musée « Franz Binder » est le premier et aussi l’unique musée d’ethnographie extra-européenne de Roumanie.Le musée a été aménagé dans un bâtiment situé sur la Petite Place (Piață Mică), édifié enstyle néogothique entre 1865-1867, classé monument historique, connu aujourd’hui sous le nom de Casa Hermes, lequel à l’origine servit de siège administratif du Gewerbeverein, mais eut ensuite des destinations diverses[58].
À partir de 1993, les pièces les plus importantes de ces anciennes collections exotiques sont réapparues dans une exposition permanente — « Culture et art des peuples du monde » — du musée « Franz Binder » nouvellement créé ; ce sont, en particulier, lamomie égyptienne dont avait fait don en 1907 le consul Hermann von Hannenheim, et une série d’armesnilotiques de la collection de Franz Binder.Le fonds continua de s’enrichir après 1990 par des dons ainsi que par une politique d’acquisition et d’échanges. Sont nées ainsi : la collection « Zaïre » ; une collection spéciale d’objets de provenance extra-européenne qui étaient originellement des cadeaux présidentiels; une collection de jouets traditionnels japonais obtenus grâce à un échange avec le musée des jouets deHyogo ; une collection de costumes populaires des minorités ethniques de Chine, don de l’ambassade de Chine de Bucarest; une collection équatorienne; des donations d’objets d’Indonésie, une première datant de 2000, une deuxième de 2003, faite par l’ambassade d’Indonésie en mémoire d'Hilarie Mitrea, un médecin etnaturaliste roumain transylvain originaire deRășinari près de Sibiu, citoyenaustro-hongrois, qui avait exploré ce pays auXIXe siècle.
Le fonds du musée « Franz Binder », qui totalise quelque 3 000 objets, se décompose donc en deux parties: l’une, correspondant aux collections « anciennes », assurément les plus intéressantes, comprenant des pièces originaires de différentes parties du monde (principalement du continent africain) et recueillies sur le terrain même par des collectionneurs de la région, puis cédées au musée des Sciences naturelles dans la deuxième moitié duXIXe siècle ; l’autre, correspondant aux collections « nouvelles », intégrées dans le patrimoine du musée après 1990.
Musée de la culture populaire saxonne « Emil Sigerus »
Ce musée créé en 2007 au sein de la TeutschHaus offre une vue d'ensemble sur l'histoire et la culture desSaxons de Transylvanie. Il met aussi en lumière l'histoire complexe et multiséculaire de l'église évangélique de Transylvanie. Sont abordés : l'histoire de la colonisation saxonne, la construction deséglises fortifiées de Transylvanie par les Saxons, l'art, l'architecture, la vie culturelle et communautaire, l'enseignement confessionnel et l'histoire récente, de la période habsbourgeoise à l'intégration à l'Union européenne[60].Le musée dispose d'une riche collection d’objets et de documents historiques, composant un trésor d’une valeur inestimable, tenu à jour et archivé depuis des années, notamment grâce au soutien financier de la fondationVolkswagen.
La mise au dépôt à Sibiu, dans les années 1960, des ancienneslocomotives à vapeur de la ligne à voie étroiteSighișoara-Sibiu, fut l’amorce de la collection de ce musée. À partir de 1991, notamment grâce à l’action de quelquescheminots passionnés de la région deBrașov, d’autres locomotives, à écartement étroit ou standard, sont venues s’ajouter à ce premier groupe.
Lemusée des Locomotives à vapeur, situé dans un dépôt près de la gare, a été inauguré en 1994, à l’occasion du centenaire de la ligne Sibiu-Cisnădie. Le fonds comprend aujourd’hui 35 locomotives à vapeur, 2 grues à vapeur et 2 chasse-neiges à vapeur, fabriqués entre 1885 et 1958. Sept parmi ces locomotives sont toujours aptes à fonctionner et utilisées en diverses occasions. La plus ancienne est uneWiener Neustadtaustro-hongroise de 1885 ; les autres locomotives ont été construites dans des ateliers roumains ou proviennent d’autres pays, comme l’Allemagne (Borsig,Schwarzkopf, etHenschel — une des locomotives issues de cette dernière firme datant de 1894) ou lesÉtats-Unis (Baldwin)[61].
Le quotidien local le plus important, mais assurément aussi un des plus appréciés au niveau national en Roumanie, estTribuna Sibiului, journal politique fondé en 1884, sous le titre deTribuna, par l’écrivain et journaliste Ioan Slavici. Le journal a joué un rôle important dans la vie politique et culturelle de la Transylvanie, œuvrant, à travers la culture, pour l’unité politique des Roumains ; il combattit les latinisations excessives et favorisa le réalisme populaire, publiant de nombreux textes à caractère folklorique et des œuvres littéraires inspirées de la vie en zone rurale. Il a longtemps été le journal le plus lu de Transylvanie. Quoiqu’il eût à souffrir de nombreuses périodes d’interruption, à chaque fois cependant le quotidien paraissait de nouveau, sous d’autres noms, et paraît encore aujourd’hui. Y collaborèrent de nombreuses personnalités connues en Roumanie telles que George Coșbuc (poète), Ion Pop-Reteganul (pédagogue, prosateur, journaliste et folkloriste), Octavian Goga (poète et homme politique), Ion Popovici-Bănățeanu (nouvelliste), etc.
En, un groupe composé de journalistes consacrés et de jeunes auteurs débutants fondèrent le titreTribuna Sibiului, qui atteignit entre 1968 et 1989 ses plus forts tirages. Actuellement, le quotidien offre, sur 24 pages, de lundi à samedi, des informations diverses, tant locales (ville et județ de Sibiu) que nationales et internationales.
Telegraful Român, paraissant depuis 1853, est le journal le plus ancien de cette partie de l’Europe.
Outre les titres mentionnés, la presse écrite à Sibiu comprend encore une mosaïque de quotidiens et hebdomadaires ; nous citerons :
Monitorul de Sibiu,Sibianul,Ziarul de Sibiu ;
les revues culturellesRevista Transilvania (dont la première parution remonte à 1868) etEuphorion ;
la revueSibiu Business, qui se veut le reflet de la vie économique du département (județ) de Sibiu, et s’adresse aux acteurs économiques ;
enfin, la mairie de Sibiu publie ses annonces et fait connaître les décisions du conseil municipal à travers une publication au titre très approprié :Primăria Sibiu.
L’hebdomadaireHermannstädter Zeitung(de) fut fondé, sous son nom actuel, en 1968. Peu après sa fondation, lorsque, sous le régime de Ceaușescu, l’usage des toponymes allemands se trouva interdit, le nom de la publication fut changé enDie Woche (La Semaine). Jusqu’en 1989, c'est-à-dire jusqu’à la révolution, le journal était, de fait, le porte-voix du gouvernement roumain.Aujourd’hui, la revue n’est plus lue seulement par les Allemands de Sibiu, mais aussi, dans une mesure croissante, par des étrangers qu’intéresse la Roumanie, car la revue est l’unique moyen de s’informer sur la situation de la population saxonne. À l’heure actuelle, 41 pour cent du tirage (lequel a augmenté de 1700 en 1995 à 2100 en 2007) est écoulé à l’étranger.Le journal s’applique aussi à attirer les publics jeunes. Ainsi, la rubrique « Juniorecke » (coin junior) fut créée à l’intention des 9 à14 ans, afin de consolider leurs connaissances en allemand. Pendant une période, un supplément s’adressant aux adolescents de 15 à18 ans, intituléHaZett, était adjoint à la revue, mais, le fort intérêt initial manifesté par le lectorat ne se confirmant pas ensuite, le supplément a été supprimé.
Sibiu est un important centre d’enseignement supérieur, comptant, en 2007, plus de 28 000 étudiants, fréquentant un total de 38 facultés. Environ 12 % de la population de la ville est titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur.
L’université Lucian Blaga de Sibiu, fondée en 1990, comprenait à l’origine cinq facultés : Sciences et polytechnique ; Lettres ; Droit et histoire ; Médecine ; Technologie de l’alimentation et du textile. Depuis, l’éventail des facultés s’est élargie incluant :
Université Lucian Blaga
La Faculté de théologie Andrei Șaguna
La Faculté d’arts et lettres
La Faculté Nicolae Lupu d’histoire et d’études patrimoniales
La Faculté d’agronomie, de l’industrie alimentaire et de la protection de l’environnement
La Faculté d’enseignement à distance et d’apprentissage en ligne
Sont également établis à Sibiu l’Académie militaire Nicolae-Bălcescu, la Faculté de théologie évangélique, ainsi qu’un certain nombre d’universités privées.
Sibiu compte 20 institutions d’enseignement secondaire, dont voici les plus importantes :
Le Collège national Samuel von Brukenthal, sur la Piață Huet. À l'avant-plan: la statue de l'évêqueGeorg Daniel Teutsch. Sur la gauche, on remarque le clocher de l'église réformée.
Le collège national Gheorghe-Lazăr (principalement sciences et informatique, avec quelques classes bilingues)
Hermann Oberth (1884-1989), né à Sibiu et issu de la minorité desSaxons de Transylvanie, est un physicien considéré comme l'un des pères fondateurs du vol spatial