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Siège de Meulan

49° 00′ 18″ nord, 1° 54′ 36″ est
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Siège de Meulan

Informations générales
Date10-
LieuMeulan
IssueVictoire française
Belligérants
Royaume de FranceRoyaume de Navarre
Commandants
Jean Le Meingre
Blason du GuesclinBertrand Du Guesclin

Guerre de Cent Ans

Batailles

 
Données clés
Coordonnées49° 00′ 18″ nord, 1° 54′ 36″ est
Géolocalisation sur la carte :France
(Voir situation sur carte : France)
Siège de Meulan
Siège de Meulan
Géolocalisation sur la carte :Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Siège de Meulan
Siège de Meulan
Géolocalisation sur la carte :Yvelines
(Voir situation sur carte : Yvelines)
Siège de Meulan
Siège de Meulan

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Lesiège deMeulan, également appelé prise de Meulan, a lieu le, et oppose les troupes deCharles le Mauvais,roi de Navarre, qui tiennent la ville, aux troupes dumaréchal de Boucicault et deBertrand du Guesclin.

Contexte

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Le roiJean le Bon parti pourLondres à la fin de1363, le dauphinCharlesduc de Normandie prend la régence et décide, au début de l’année 1364, d’entamer une campagne de reconquête et charge lemaréchal de Boucicault d’aller rejoindreBertrand du Guesclin qui assiège le château deRolleboise et de reprendreMantes etMeulan aux mains deCharles le Mauvais.

Le siège et la prise de la ville

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Louis,duc d'Anjou,Bertrand du Guesclin,Jean III de Chalon, comte d'Auxerre,Antoine, sire de Beaujeu,assiégeaient Rolleboise depuis quelques semaines au moment où lemaréchal de Boucicault, arrivant parSaint-Germain-en-Laye, apporte l'ordre du roi exigeant de s'emparer à tout prix deMantes et deMeulan.

Afin de ne pas lever lesiège de Rolleboise, les deux capitaines imaginent un stratagème.

Après avoirpris Mantes le, une troupe deBretons commandée parBertrand du Guesclin, chevauche en toute hâte vers Meulan où ils se disent envoyés par Guillaume deGauville, capitaine d'Évreux pour leroi de Navarre,Charles le Mauvais.

On les croit sur parole, on leur ouvre les portes et Meulan subit le même sort queMantes. Les maisons sont livrées au pillage et une partie de la population est massacrée.

Une autre version indique qu'après laprise de Mantes, les troupes de Du Guesclinprirent Rolleboise avant de se diriger avec les machines de guerre pour assiéger Meulan. Après avoir positionné son armée, Du Guesclin lance l'assaut et parvient à prendre la ville, les défenseurs se réfugiant dans une tour. Après avoir demandé au gouverneur, par deux fois, de se rendre, les Français minent la tour obligeant les assiégés à se rendre.

Variantes sur le siège

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Il existe au moins deux versions concernant le récit de la prise de Mantes :

  • Le récit deFroissart dansses chroniques (1369-1373) ;
  • Le récit rapporté parPaul Hay, fils,chevalier, seigneur du Châtelet dans son ouvragel'histoire de Bertrand Du Guesclin connétable de France et des royaumes de Léon, de Castille, de Cordoue et de Séville, duc de Molines, comte de Longueville, etc. (1664).

Version Froissart

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Le texte reproduit ici provient desChroniques de Froissart écrit en vieux françois. Il est remanié en français moderne pour les mots courants :

« Ettantos[1]incontinent[2] qu'ils furent entrés dansMantes, uneroute[3] de Bretons, avec Du Guesclin, part à cheval pourférir[4] Meulan situé à 1 lieue de là et entrent dans la ville assezsoubtievement[5].
Ils disent qu'il sont des gens d'armes que messires Guillaume de Gauville, capitaine d'Evrues envoi là et qu'un même nombre ou plus étaient à Mantes. Les gardes de Meulancuidèrent[6] qu'ils disaient la vérité malgré le fait qu'ils soient venus par le chemin de Mantes et ouvrirent les barrières et les portes de la ville. Les bretons se saisirent alors des portes en criantSaint Yve ! Claikin ![7] et commencèrent àoccire et à décoper ces gens qui furent tout esperdu et prisent à fuir et à se sauver qui mieuls mieulz, quand ils se virent déçu et trahi. »

Version Paul Hay

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Le texte n'est pas reproduit envieux français comme pour celui de Froissart car cela n'offre aucun intérêt[8]

Après laprise de Rolleboise[9],Bertrand du Guesclin se rend àMantes pour rejoindre lecomte d'Auxerre, prendre les machines de siège qu'il avait fait préparer afin de mettre le siège devant Meulan.

Meulan était une ville importante duroi de Navarre, car c'était une ville riche, grande, bien peuplée, ceinte de bonnes murailles avec une forte tour et un pont fortifié qui donnait le passage sur laSeine. Aucun bateau ne pouvait passer ce pont sans payer un droit de passage, dont on tirait assez d'argent pour entretenir une garnison suffisante à défendre un poste aussi avantageux. Toutes ces considérations obligèrent Du Guesclin à assiéger Meulan.

Il partit donc de Mantes[10] accompagné des milices bourgeoises deRouen qui avaient assiégéRolleboise.

Du Guesclin somma la garnison et les bourgeois de Meulan, mais le gouverneur refusa la reddition. Il fit même voir auhéraut français que la population se préparait à défendre la place. À son retour, le héraut indiqua ce qu'il avait vu en ville et faisant savoir qu'il pourrait s'agir d'un siège long.

Du Guesclin fait avancer son armée, la met en bataille dans la prairie le long de la Seine, à la vue des murailles et ordonne aux officiers de faire des quartiers pour le campement des troupes et placer les machines de siège. Il fait avec ses lieutenants le tour de la place pour juger du lieu où il affaiblirait les défenses.

Le lendemain[11], à la pointe du jour, Du Guesclin paraît au milieu de ses troupes et fait donner l'assaut. Des échelles sont plantées de tous les côtés des murailles la ville et à la tête de 200 hommes, il se rend à la porte, fait rompre les barrières à coups de hache et ayant fait jeter un pont pour arriver à celui de la ville qui avait été levé met lui-même le feu et ensuite fait enfoncer la porte. Alors les assiégés perdirent courage et leurs gens de guerre en se retirant dans la tour abandonnèrent et la ville et les bourgeois. Tout y fut pillé, tout y fut mis à mort ou àrançon.

La tour était forte, bien défendue et pleine de vaillants hommes d'armes. Du Guesclin s'avançant sur le fossé fait appeler le gouverneur et lui dit que s'il voulait sortir sans combat, il la recevrait au nom duRégent et qu'il lui donnerait un sauf-conduit pour aller avec ses compagnons en toute liberté là où il lui plairait. Le gouverneur lui répondit« vous prendrez cette tour quand vous aurez des ailes, car si vous ignorez l'art de voler, je ne redoute point tous vos efforts ». Cette réponse fit connaitre que les assiégés attendraient les dernières limites.

On fit tirer sur la tour, mais les murailles étaient si épaisses et si dures que les boulets n'y faisaient aucun effet. Du Guesclin commanda à ses travailleurs de miner les fondements de la tour avec de grosses pièces de bois pour soutenir le bâtiment, qu'ils voulaient ruiner, puis ils enduisaient ces merrains de matière combustible et y mettaient le feu. Les étais brûlaient et les édifices ainsi minés s'effondraient.

Une seconde sommation fut faite à laquelle le gouverneur répondit de nouveau négativement. Les mines étant prêtes, le feu fut mis aux merrains et la tour se fendit si bien que la moitié tomba dans les fossés. Les défenseurs implorèrent la clémence et le vainqueur leur laissa la vie et envoya les prisonniers àParis.

La ville et la tour prise, leDauphin demanda que l'on abattit le reste de la tour avec les murailles de la ville, que l'on fortifie le pont et qu'on y laissa une bonne garnison pour le conserver et pour empêcher les ennemis de s'en prévaloir.

Conséquences

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1365 : la France après les traités de Brétigny et de Guérande.
  • Territoires contrôlés par Édouard III
  • Territoires cédés par la France à l'Angleterre par le traité de Brétigny
  • Territoire du duché de Bretagne, allié aux Anglais

Leroi de Navarre fut trèscourouciés[12] quand il connut la manière dont furent prises les villes de Mantes et de Meulan. Rapidement, il mit des gardes et des capitainesespeciaulz[13] dans ses villes et ses châteaux. Les pertes de Meulan et de Mantes lui firent grand dommage car ces villes étaient de belles entrées sur la France.

Peu de jours après, les troupes deBertrand du Guesclin prennent les places fortes deVernon,Vétheuil et deRosny permettant auroi de France d'assurer la circulation et les échanges de marchandises par voie terrestre et fluviale entreRouen etParis.

Notes et références

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  1. Tantos = tantôt = Aussitôt.
  2. Incontinent = Aussitôt, immédiatement, sur-le-champ.
  3. Compagnie, troupe.
  4. Férir = atteindre au terme d'un mouvement plus ou moins rapide.
  5. Soubtievement = soutivement = de manière subtile, subtilement, discrètement, secrètement.
  6. Cuidèrent de cuider c'est-à-dire tenir pour vrai ou pour probable.
  7. Saint Yve ! Claikin ! = Saint Yves ! Guesclin ! nom de leur commandant Du Guesclin.
  8. Dans cet ouvrage les dates ne sont pas citées.
  9. Rolleboise est pris le 9 avril.
  10. Il part le lendemain de la prise de Rolleboise, donc le 10 avril.
  11. Il s'agit du 11 avril.
  12. Courouciés = courroucer = contrarier, irriter, fâcher.
  13. Especiaulz = espécial = particulier, spécifique, qui s'éloigne de la norme ordinaire.
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Les informations figurant dans cet article ou cette section doivent être reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou « Liens externes »().

  • Chroniques de Froissart, volume 6.
  • Histoire de Bertrand Du Guesclin connétable de France et des royaumes de Léon, de Castille, de Cordoue et de Séville, duc de Molines, comte de Longueville, etc. parPaul Hay, fils,chevalier, seigneur du Châtelet.
v ·m
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