Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Siège de Landrecies (avril 1794)

50° 07′ 35″ nord, 3° 41′ 27″ est
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirSiège de Landrecies.

Siège de Landrecies
Description de cette image, également commentée ci-après
Défense de Landrecies en avril 1794 (Hippolyte Bellangé, 1833)
Informations générales
Date17 –
LieuLandrecies
IssueVictoire des alliés
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau des Pays-Bas à cette époqueProvinces-Unies
Drapeau du Saint-EmpireSaint-Empire romain germanique
Commandants
Henri Victor RoullandGuillaume Frédéric d'Orange-Nassau
Forces en présence
7 000[1]20 000[Note 1]
Pertes
2 000 tués dans les combats ou mort de maladie[2]
5 000 prisonniers[2]
500[Note 2]

Première Coalition

Batailles

 
 
 
Données clés
Coordonnées50° 07′ 35″ nord, 3° 41′ 27″ est
Géolocalisation sur la carte :France
(Voir situation sur carte : France)
Siège de Landrecies
Siège de Landrecies
Géolocalisation sur la carte :Nord
(Voir situation sur carte : Nord)
Siège de Landrecies
Siège de Landrecies

modifier

Lesiège de Landrecies se déroule du 17 au, lors de la campagne de printemps de 1794 en Flandre, dans le cadre de laguerre de la Première Coalition. Il s'agit d'une opération militaire menée par laveldleger (armée mobile) de l'armée desÉtats généraux des Provinces-Unies (l'armée des États (en)), commandé parGuillaume Frédéric,prince d'Orange-Nassau, assisté par des forces auxiliaires de l'armée de l'empire autrichien, contre la forteresse deLandrecies, tenue par une garnison des troupes de laPremière République française sous le généralHenri Victor Roulland. La forteresse capitule le.

Contexte

[modifier |modifier le code]

Dans la version modifiée du plan de campagne que les chefs militaires de la Coalition approuvent àLa Haye au début d'avril, la prise de la forteresse de Landrecies est un objectif clé. L'armée mobile des États (qui n'avait pas été active depuis labataille de Menin) est chargée de cet objectif[3]. Landrecies avait longtemps été une ville disputée entre la France et lesPays-Bas des Habsbourg auxquels elle appartenait initialement. En 1543, la ville est prise par les Français qui repoussent une tentative deCharles Quint pour la reprendre, mais elle lui est restituée à la paix. En 1655,la ville est prise par les Français après un siège de courte durée, et ne revient pas auxPays-Bas espagnols à lapaix des Pyrénées de 1659.Vauban la dote ensuite d'une forteresse construite selon les dernières connaissances militaires, ce qui la rend imprenable lors de laGuerre de Hollande et de laguerre de Succession d'Espagne où leprince Eugène échoue en 1712 à la capturer[1].

Les armées de la coalition, sous le commandement suprême nominal de l'empereur d'AutricheFrançois II et le commandement effectif duprince de Cobourg font face au printemps 1794 aux armées françaises du généralJean-Charles Pichegru. Les Français entrent en campagne au mois de mars, mais au début d'avril les forces de la coalition du théâtre d'opérations flamand étaient prêtes à lancer leur offensive. Le, les Alliés attaquent sur un très large front. L'armée mobile néerlandaise atteint leglacis de la forteresse deCambrai ce soir-là. Les colonnes du prince de Hesse-Darmstadt et du major-général Van der Duyn prennentCatillon-sur-Sambre, près de Landrecies, ce soir-là[4].

Le siège

[modifier |modifier le code]

L'armée mobile néerlandaise (environ 16 000 hommes) est renforcée avec de l'infanterie autrichienne et des auxiliaires sous le commandement du major-généralBaillet Latour et de l'artillerie autrichienne sous le généralKollowrat (environ 4 000 au total). Le ce corps quitte son camp près deCambrai et marche sur Landrecies. Le 19 est consacré à la préparation et le trois colonnes se lancent à l'assaut de la forteresse. Deux colonnes passent parFontaine-au-Bois et laForêt de Mormal vers laSambre, où elles prennent les villages de Hapegarde et Etoguis, et le camp armé de Preux-au-Bois )à portée des canons de la forteresse. Les Gardes suisses de la brigade du comte De Gumoëns[Note 3] et la brigade de Hesse-Darmstadt se distinguent dans ce combat[5],[Note 4]. La colonne centrale envahit lesredoutes etdemi-lunes de la forteresse extérieure. La garnison de la forteresse est contrainte de se retirer à l'intérieur de ses murs. Les pertes néerlandaises sont pour la journée de 23 officiers et 358 hommes de troupe[1].

L'armée mobile commence immédiatement à investir la forteresse. Les travaux commencent sur une ligne d'ouvrages de campagne en face de la forteresse, avec ses points de terminaison sur la Sambre, pour couper la forteresse de l'accès par voie terrestre. Deux batteries sont placées sur les principales voies d'approche de la ville, et le travail sur un secondsystème de tranchées parallèles est préparé. Le Prince Héréditaire fait du château deBousies son quartier général, et les auxiliaires autrichiens (Hongrois, Serbes et Croates), destinés à faire le travail de défrichage pour les retranchements, construisent un camp dans la forêt de Mormal. Après le les préparatifs pour le bombardement prévu progressent lentement car l'armée mobile doit fournir des troupes pour les opérations des autres forces de la coalition qui s'assurent qu'aucune force de secours ne pourra venir débloquer la forteresse. 8 000 hommes quittent le siège pour le seul.

Les forces de la coalition brisent une tentative de secours au combat deVillers-en-Cauchies. Dessorties de la garnison gênent également les travaux de siège[6].

Le lestathouder,Guillaume V, le père du Prince Héréditaire, etcapitaine général de l'armée des États, effectue une visite au camp des assiégeants. Au cours de cette visite, le fils ordonne une démonstration de l'artillerie, bien que tous les canons ne soient pas encore en place. Le stathouder est tellement impressionné qu'il décide de rester pour le reste du bombardement, et de faire un peu de « tourisme de siège »[6].

Les emplacements de canons sont achevés le. Onze batteries avec un total de 48 canons (allant de 3 livres à24 livres) et 18mortiers (allant de30 à60 livres) sont en place. Ces canons tirent environ 14 000 projectiles pendant les trois jours du bombardement, qui commence le. La dévastation de la forteresse et la ville est immense. À peine une maison reste intacte[7]. Le front de l'attaque a été nivelé. Environ 2 000 personnes (militaires et civils) sont tuées[7]. Mais les civils prennent part à la défense, organisés comme artilleurs bourgeois et ils résistent épaule contre épaule avec les bataillons de la Meuse et Moselle qui forment la garnison. Leurs femmes soignent les blessés et secourent les mourants[8]. La ville devait recevoir collectivement laLégion d'Honneur pour sa bravoure[9].

Malgré les lourdes pertes le commandant de la garnison, le général Roulland, refuse d'abord les demandes répétées de se rendre, peut-être parce que les Français avaient lancé une dernière tentative désespérée pour soulager la forteresse le, mais cette tentative échoue[10]. Cependant, le bombardement exerce son influence sur le moral des troupes. Le un ordre de sortie est refusé et Roulland convoque unconseil de guerre. Ce conseil lui demande d'envisager une reddition. La pression du Conseil ne cesse d'augmenter et le Roulland cède. Il demande uncessez-le-feu aux Alliés[11]. Celui-ci lui est immédiatement accordé, et est suivi par des négociations prolongées sur les termes de la capitulation. Les négociations sont menées par lequartier-maître général néerlandais Bentinck et le major-général autrichienMack pour la coalition, et le général Roulland du côté français. Elles conduisent à une capitulation avec les honneurs de la garnison française le. La garnison est réduite à 5 000 hommes qui sont envoyés comme prisonniers de guerre dans les Provinces-Unies. La forteresse est alors occupée par les régiments de gardes suisses et néerlandais[7].

Séquelles

[modifier |modifier le code]

Le lendemain, l'empereur François et le stathouder passent en revue les troupes françaises vaincues défilant. Le Prince Héréditaire remet les clés de la ville à l'empereur à cette occasion[7].

Après la chute de Landrecies les Autrichiens ne bougent pas pendant onze jours. Ce n'est que le que les opérations des forces combinées austro-néerlandaises reprennent près duCateau-Cambrésis. Une occasion d'isoler Pichegru est cependant gâchée, en raison des hésitations de l'Empereur. Cela n'est pas de bon augure pour le reste de la campagne. Les Françaisreprennent en effet Landrecies le après un bref siège[12].

Le Prince Héréditaire fait apparemment une bonne impression sur l'Empereur. Lorsque le généralKaunitz le déçoit par sa conduite hésitante, l'Empereur le remplace par le Prince Héréditaire en, donnant le commandement au Prince de toutes les forces néerlandaises et autrichiennes près de la Sambre[13].

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. De Bas donne la force du corps austro-néerlandais que 19 escadrons de cavalerie (dont 9 autrichienne), 31 bataillons d'infanterie et d'artillerie (dont 6 autrichienne) et 9 compagnies détachées d'auxiliaires (tous autrichienne), cf.De Bas 1887,p. 648
  2. De Bas écrit que les Hollandais avaient 381 blessés dans l'assaut du 19 avril, mais ne donne pas un décompte explicite pour l'ensemble du siège. Toutefois, on peut supposer qu'il ya eu des victimes à la suite de sorties françaises et des tirs d'artillerie aussi ; cf.De Bas 1887,p. 257
  3. La Suisse elle-même n'était pas un belligérant dans cette guerre. L'armée d’États avait employé des régiments de mercenaires suisses depuis plus d'un siècle en 1794. En fait, beaucoup, sinon la plupart, des soldats de l'armée étaient des professionnels étrangers. "Néerlandais" devrait donc être lu comme «dans le service néerlandais" dans ce contexte.
  4. Jomini parle de la "brigade de Paravicini", au lieu de De Gumoëns, mais cela doit être une erreur, comme le major-général Paravicini de Capelli était un artilleur et n'a pas commandé la brigade suisse. Cf. De Bas,p.  312

Références

[modifier |modifier le code]
  1. ab etcDe Bas 1887,p. 257.
  2. a etb(en)DigbySmith,The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books,, 582 p.(ISBN 1-85367-276-9),p. 76
  3. De Bas 1887,p. 251.
  4. De Bas 1887,p. 254-256.
  5. Jomini 1840,p. 15
  6. a etbDe Bas 1887,p. 258.
  7. abc etdDe Bas 1887,p. 258-259.
  8. Paul Marmottan,Le général Fromentin et l'armée du Nord (1792-1794) avec portrait, carte et nombreuses pièces justificatives, E. Dubois,(lire en ligne),p. 130
  9. Landrecies enfin française ! (1655 - 1794)(lire en ligne)
  10. Jomini 1840,p. 16-18.
  11. M.H.M.Coutanceauet al.,La Campagne de 1794 à l'Armée du Nord, Paris, Chapelot et Cie.,(lire en ligne),p. 479-484
  12. De Bas 1887,p. 260, 308.
  13. De Bas 1887,p. 270.

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
v ·m
Campagnes du Rhin (1792-1797)
Guerre du Roussillon (1793-1795)
Campagne de Corse (1794)
1re Campagne d'Italie (1796-1797)
Batailles navales
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Siège_de_Landrecies_(avril_1794)&oldid=229483541 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp