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| Date | 20 août – 23 décembre 1793 |
|---|---|
| Lieu | Landau,Rhénanie-Palatinat,Allemagne |
| Issue | Victoire française |
| •Joseph Gilot •Joseph Marie Tennet de Laubadère | Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen |
| 3 800 hommes | 25 bataillons |
Guerre de la Première Coalition
Batailles
| Coordonnées | 49° 12′ 00″ nord, 8° 07′ 00″ est | |
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Lesiège deLandau ( –) a vu un corps duroyaume de Prusse commandé parFrederick Louis, prince de Hohenlohe-Ingelfingen assiéger une garnisonrépublicaine française de 3 800 hommes dirigée d'abord par le généralJoseph Gillot[1] puis par le généralJoseph Marie Tennet de Laubadère. Comme les Prussiens manquaient de canons de siège, ils tentèrent d'affamer les défenseurs français pour qu'ils se rendent en bloquant la ville.
Malgré plusieurs demandes de réédition, la garnison avait juré de mourir sous les ruines de la ville plutôt que de se rendre[2]. Après plusieurs sorties vigoureusement et heureusement conduites, Gilot, appelé à l'armée active[3], fut suspendu de ses fonctions et remplacé par Laubadère. Durant toute l'année, la garnison appuya constamment, par ses sorties, les opérations desarmées du Rhin etde la Moselle.
Près de deux mois après l'encerclement de Landau, l'armée de la coalition remporte une victoire lors de lapremière bataille de Wissembourg, repoussant l'armée du Rhin profondément enAlsace. La situation de la ville devient critique, mais la garnison tient bon. Le gouvernement français donne la priorité à la libération de Landau et l'armée du Rhin sous les ordres deJean-Charles Pichegru entame une offensive soutenue contre l'armée de la Coalition deDagobert Sigmund von Wurmser lors de la bataille de Haguenau. L'effort est finalement couronné de succès lorsque l'armée de la Moselle sous les ordres deLazare Hoche déborde Wurmser à labataille de Wœrth-Frœschwiller. Puis fin décembre, les armées françaises combinées deMoselle etdu Rhin remportent ladeuxième bataille de Wissembourg sur Wurmser etCharles William Ferdinand, duc de Brunswick-Wolfenbüttel, obligeant les Prussiens à lever le siège de laguerre de la Première Coalition.
LaConvention nationale décréta que la garnison avait bien mérité de la patrie, et lui accorda deux journées de solde de gratification.
Voici l'éloge qui fut fait de la garnison de Landau au sein de la Convention :
Joseph Gilot puis Joseph Marie Tennet de Laubadère commande la garnison française deLandau, forte de 3 800 hommes qui comprend
• 2 bataillons durégiment de Guyenne[5]
Pour s'opposer aux défenseurs,Frédéric-Louis, prince de Hohenlohe-Ingelfingen dirigeait25 bataillons prussiens appuyés par40 canons de campagne de6 livres. Les troupes de Hohenlohe étaient composées de trois bataillons de chacun des régiments d'infanterie