Pour les articles homonymes, voirSiège de Bordeaux.
| Date | 13 août - |
|---|---|
| Lieu | Bordeaux |
| Issue | Victoire française |
Batailles
| Coordonnées | 44° 50′ 16″ nord, 0° 34′ 46″ ouest | |
|---|---|---|
Lesiège de Bordeaux par le roiCharles VII, entre août et, fait partie de la quatrième phase de laguerre de Cent Ans (1429-1453). Il marque le rattachement de la ville à la couronne de France et la fin de la présence anglaise enGuyenne.
Le, la ville de Bordeauxse rend aux troupes deCharles VII mais elleest reprise un an plus tard parLord Talbot[1]. Le les Français remportent labataille de Castillon, qui leur ouvre la route deBordeaux. La chute de Castillon entraîne celle des villes environnantes :Saint-Émilion,Libourne,Fronsac,Bourg,Blaye. Bordeaux se retrouve ainsi encerclée.
Le, le roi de France,Charles VII, arrive en personne au château de Montferrand sur la presqu’îled’Ambès pour superviser les opérations de siège. La flotte ainsi que les troupes terrestres sur la rive droite de la Gironde[2] sont placées sous le commandement de Jean de Bueil, amiral de France.Charles VII fit édifier des ouvrages de défense pour protéger son armée dans la rase campagne, au droit de Lormont notamment. La ville deBordeaux est protégée par trois enceintes et une vingtaine de grosses tours[3]; 8 000 hommes veillent à sa défense, ils résistent durant deux mois[4].
La chute deCadillac puis du château deBlanquefort au mois de septembre[5] amoindrissent les espoirs des Bordelais, par ailleurs, les riches marchands craignent de voir leurs hôtels détruits par l’artillerie deJean Bureau[6]. Charles VII reçoit le renfort de quinze navires bourguignons, envoyés parPhilippe le Bon. La peste ayant atteint l’armée duroi, ce dernier consent à faire preuve de clémence à l’égard des défenseurs deBordeaux, afin de conclure les négociations promptement ; de plus l’approvisionnement des armées françaises est entravé par les Gascons qui mènent une politique de la terre brûlée[5].
Un traité est signé le entre le roi et neuf notables bordelais à Montferrand ; il prévoit le versement de 100 000 écus par la ville deBordeaux et la libération des prisonniers français sans rançon. Vingt Bordelais, désignés par le roi subirent la peine de bannissement dont leseigneur de Landiras etcelui de Duras[7]. Le, les Bordelais livrent douze otages, six Anglais et six Gascons, comme garantie[3]. Les Anglais quittent la ville avec les honneurs de la guerre, les troupes deCharles VII y font leur entrée le.
Le roi ne daigna pas entrer dansBordeaux, il promit de laisser l’administration de la ville aux Bordelais mais en réalité il se réservait le choix du maire, de cinq jurats et du clerc de ville. Une taxe fut appliquée sur l’exportation de vin, à raison de 25 sous par tonneau. La prise de la ville par les Français et la perte de ses privilèges entraînèrent l’émigration de nombreux nobles et bourgeois en Angleterre[6].