| Naissance | |
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| Nom de naissance | Henry Haïm Moati |
| Surnom | Serge Moati |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Famille | père (Serge Moati) et mère décédés en 1957 |
| Fratrie | |
| Conjoint | Sophie Moati(d) |
| Enfant |
Serge Moati, néHenry Haïm Moati[2],[3],[4] le àTunis[5], est unjournaliste etdocumentaristefrançais. Il est le père de l'acteurFélix Moati.
Il travaille surtout pour latélévision mais a aussi étéscénariste,producteur de cinéma,acteur etécrivain. Moati fut également conseiller deFrançois Mitterrand en 1971. Sa reconnaissance par le grand public date de1999, année où il commence à animer surFrance 5Ripostes, une émission de débats politiques et sociaux.
(Henry) Serge Moati est le benjamin d'une fratrie de trois enfants nés au sein d'une famille intellectuelle aisée[6],juive tunisienne, dont il retrace l'histoire dansVilla Jasmin, qu'il publie en2003.
Son père Serge (1903-1957) était journaliste, notamment àTunis socialiste et auPetit Matin, et réalisait des chroniques radiophoniques[6]. Fils de franc-maçon, il était socialiste et franc-maçon lui-même à laGrande Loge de France[7], rattaché à la communauté desGranas. Arrêté pour ses activités de résistance durant laSeconde Guerre mondiale, il fut déporté et interné aucamp de concentration deSachsenhausen avant de parvenir à s'en évader ; il participa ensuite à lalibération de Paris avant de retrouver sa famille.
Sa mère Odette née Scemama (1905-1957) est quant à elle issue de la communauté des Juifs natifs de Tunisie, les Twânsa, ce qui donne un caractère particulier au mariage de ses parents[8].
Sa sœur aînée,Nine Moati (1937-2021) est une romancière.
Serge Moati se marie avec Agnès Chaniolleau en 1980. En 1984, il épouse en secondes noces Sophie Gourdon, née le 26 juin 1954, énarque, présidente de la troisième chambre de la Cour des comptes depuis 2015, décorée de la Légion d'honneur et de l’ordre national du Mérite[9].
Il a trois enfants :
Serge Moati devient grand-père pour la première fois en 2017[10].
Élève aulycée Carnot de Tunis[11], Serge Moati vit en Tunisie jusqu'à la mort de ses parents en août et octobre1957. Orphelin à l'âge de onze ans (son père meurt d'une crise cardiaque en août 1957 et sa mère d'un cancer en octobre 1957[12]), il quitte le pays et s'installe avec sa sœurNine à Paris[13]. Il a alors beaucoup de mal à accepter sajudéité : "Quand j'étais petit, à Paris, à la fin des années 50, "juif" me paraissait être un "gros mot". Une sorte d'insulte. J'en avais honte. Comme une obscénité affichée. En outre, je n'en aimais pas la sonorité. Donc, je me cachais. Mon patronyme faisait "corse" et, de religion, je n'en avais point. Je tentais de cacher, d'enfouir le juif au plus secret de moi pour le bâillonner, l'oublier à jamais[14]."
Il poursuit en tant que pensionnaire ses études aulycée Michelet àVanves où il met en place, alors qu'il n'a que 16 ans, un groupe Action et Résistance pour essayer de protéger les maisons menacées par l'O.A.S[15].
Il devient franc-maçon à 18 ans en Afrique[7] et démissionnera après être devenu directeur de France 3.
Il effectue sonservice militaire àNiamey où il est affecté à la télévision scolaire[16].
Serge Moati joue divers petits rôles : dansLes Quatre Cents Coups, deFrançois Truffaut, dansLa Femme-bourreau (1968) deJean-Denis Bonan, dans le téléfilmAu bout du chemin (1981) où il croise la comédienneClaude Jade, il incarne un metteur en scène.
On l'aperçoit également comme figurant à la fin du filmLe Courage d'aimer, deClaude Lelouch (2005), où il joue le rôle d'un prêtre célébrant le mariage simultané des jumelles Anne et Clémentine jouées parMathilde Seigner.
En 2009, il joue le rôle d'un pharmacien dans le filmPlus tard tu comprendras, d'Amos Gitaï. En 2011, il fait une apparition dansDix-sept Filles, deDelphine etMuriel Coulin.
Vers l'âge de vingt ans, il est militant à laFédération anarchiste le samedi auQuartier latin avant de s'inscrire en juin 1968 à laSFIO où il rencontreFrançois Mitterrand dont il devient en 1971 le conseiller pour l'audiovisuel[17].
En 1981, toujours conseiller de François Mitterrand, il le prépare avecRobert Badinter au débat télévisé d'entre-deux-tours. Ils élaborent une codification du débat en vingt et un points (valeur de plan, absence de plans de coupe, distances, supervision du réalisateur par un représentant de chaque candidat, etc.)[18]. Serge Moati déclarera plus tard que ces conditions techniques étaient destinées à être inacceptables pour l'autre camp, afin de les contraindre à refuser le débat queFrançois Mitterrand désire éviter[19]. Elles sont pourtant acceptées sans réserve par les conseillers deValéry Giscard d'Estaing, et restèrent longtemps en vigueur jusqu'à un assouplissement en 2017[20]. Serge Moati sera présent en régie auprès du réalisateur comme représentant de François Mitterrand, demandant des gros plans, voire très gros plans, sur son candidat pour mettre en valeur sa capacité d'écoute[19]. Il jouera à nouveau ce rôle en 1988 et 1995, et sera également le réalisateur de lacérémonie d'investiture du au Panthéon[21].
En mai 2016, Serge Moati se prononce à l'antenne de laRadio télévision suisse sur les grèves françaises relatives à laloi Travail et se déclare surpris de la « haine » qui existe dans les manifestations[22].
À la suite d'une petite annonce dansFrance-Soir, il est embauché commeassistant réalisateur pour la télévision scolaire du Niger lors de son service national en 1965. En 1966, il tourne un court métrage de 16 minutes,Les Cowboys sont noirs[1], qui retrace le tournage deLe Retour d’un aventurier deMoustapha Alassane, une fiction où un jeune ramène des États-Unis des panoplies complètes de cow-boys qu'endossent les jeunes du village pour le terroriser, déclenchant la colère des anciens[2].
C'est grâce à ces premières expériences qu'il entre à l'âge de 21 ans comme assistant réalisateur puis réalisateur à l'ORTF où il collabore à de nombreux magazines commeDim, Dam, Dom ou5 colonnes à la une pour lequel il couvre notamment laguerre du Viêt Nam[23].
Il devient directeur des programmes deFR3 de 1981 à 1982 puis directeur général de 1982 à 1985[24].
De 1999 à 2009, surLa Cinquième puisFrance 5, il animeRipostes, une émission de débats politiques et sociaux.
En décembre 2001, il participe au lancement de la chaîneMatch TV et produit notamment l'émission hebdomadaire d'entretiensFBI - Florence Belkacem Interview[25].
Entre 2009 et 2011, sur cette même chaîne, il présente une émission sur le cinéma intituléeCinémas[26]. Il s'agissait d'un magazine hebdomadaire diffusé le samedi à 17 h 55[27].
De 2011 à 2012, surLCP - Assemblée nationale, il animeObjectif Elysée etObjectif Assemblée, deux émissions de débats politiques liés aux deux échéances électorales successives de 2012.
De 2012 à 2015[28], il animePolitiqueS, émission hebdomadaire sur LCP-AN[29].
Dirigée depuis 1990 par Serge Moati, Image et Compagnie est aujourd'hui une société moyenne du secteur de la production audiovisuelle française. Son activité propose différents types de programmes (fictions, documentaires, magazines). Image et Compagnie souhaite dans les années à venir renforcer la diversification de ses diffuseurs et la production de séries ou collections permettant d'engager des frais de développement sur des projets prestigieux de fiction et de documentaire et élargir son assise à l'international grâce au développement de films pour une commercialisation hors de France.
Réalisateur de documentaires à partir de1968, ses films sont diffusés dans des émissions duservice public :Cinq colonnes à la une,La Marche du siècle ou encoreEnvoyé spécial.
Serge Moati a contribué au documentaireParis Couleurs, de l'indigène à l'immigré en tant que délégué de production.

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