Professeur de français et histoire-géographie, Serge Garde devient ensuite journaliste d'investigation jusqu'à sa retraite au quotidienL'Humanité, où il traite desfaits divers[1]. Il a travaillé également pour la télévision (FR3 etM6).
En, il publie un article dansL'Humanité à partir d'un fichier établi par la police hollandaise[2]. Selon Serge Garde lui-même[3],[4], il aurait reçu un CD pédopornographique de la part deMarcel Vervloesem. Il aurait attendu un an avant de le partager, en ayant pris soin de supprimer les données compromettantes pour la justice française, lors de la parution de son livreLe Livre de la honte[5], coécrit avec Laurence Beneux, journaliste auFigaro, qui dénonce le laxisme qui sévirait autour des« réseaux pédophiles ». Finalement, la justice française prononce unnon-lieu sur cette affaire en 2003[6].
Il a consacré divers autres ouvrages à lapédocriminalité[7] et à la lutte à son encontre. Il a apporté son concours à la rédaction du livre de Chérif Delay,Je suis debout. L'aîné des enfants d'Outreau sort du silence[8],[9], à propos de l'affaire d'Outreau.
Serge Garde et l'associationIl faudra leur dire au lancement du filmOutreau, l'autre vérité à Perpignan - Mars 2013.
En2013, il réalise un documentaire sur l'affaire d'Outreau intituléOutreau, l'autre vérité[10],[11], où, comme pour le livre de Chérif Delay, il reprend notamment l'analyse et les positions de la psychologue clinicienne Marie-Christine Gryson-Dejehansart, principale experte psychologue de l'affaire, auteure du livreOutreau, la vérité abusée, 12 enfants reconnus victimes[12],[13]. Le film est reçu de manière controversée : si l'un des journalistes interviewés, Jean-Michel Décugis duPoint, estime que« le pouvoir politique se serait servi de l'affaire d'Outreau pour essayer de remettre en cause la légitimité du juge d'instruction »[14], d'autres critiques parlent de« réquisitoire contre l'acquittement des suspects »[15] ou de« théorie du complot »[16].Éric Dupond-Moretti, avocat de l'une des personnes acquittées, et ayant refusé de témoigner dans le film, parle de« film poisseux et visqueux » et de« loterie de la culpabilité »[17].