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Sciences et techniques de la Renaissance

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Lessciences et techniques de la Renaissance sont des découvertes d'une ampleur considérable dans l'histoire du développement social, culturel et technique de l'Europe médiévale.

LaRenaissance est la période de l'histoire européenne qui marque la fin duMoyen Âge et le début desTemps modernes.Pendant cette période, dans le courant duXVe siècle et auXVIe siècle, les pays européens se lancent dans des expéditions maritimes d'envergure mondiale, connues sous le nom degrandes découvertes. De nombreuses innovations sont popularisées, comme laboussole ou lesextant ; lacartographie et la médecine se développent, grâce notamment au couranthumaniste. Selon l'historien anglaisJohn Hale, c'est à cette époque que le mot "Europe" entre dans le langage courant et est doté d'un cadre de référence solidement appuyé sur descartes et d'un ensemble d'images affirmant sonidentité visuelle et culturelle[réf. souhaitée]. Lascience comme discipline de la connaissance acquiert ainsi son autonomie et ses premiers grands systèmes théoriques. Cette période est abondante en descriptions, inventions, applications et en représentations du monde, qu'il importe de décomposer afin de rendre une image fidèle de cette phase historique.

La diffusion du savoir par l'imprimerie

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Galileo et Viviani, parTito Lessi (1892).

Le domaine des techniques progresse considérablement, grâce à l’invention de l’imprimerie parGutenberg auXVe siècle, invention qui bouleverse la transmission du savoir. Le nombre de livres publiés devient ainsi exponentiel, lascolarisation de masse est possible. Par ailleurs, les savants peuvent débattre par l'intermédiaire des comptes-rendus de leurs expérimentations. La science devient ainsi unecommunauté de savants.

La Renaissance permet, pour lesdisciplines scientifiques de la matière, la création dedisciplines et d'épistémologies distinctes mais réunies par lascientificité, elle-même permise par lesmathématiques, car, selon l'expression dePascal Brioist :« la mathématisation d’une pratique conduit à lui donner le titre spécifique de science »[1].

De l'imago mundi à l'astronomie.

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Portrait de Copernic parJan Matejko :Conversation avec Dieu.
Article détaillé :Révolution copernicienne.

Directement permise par les mathématiques duXVe siècle, l'astronomie s'émancipe de l'astrologie. La résolution d’équations du troisième degré permet ainsi àJohannes Kepler de calculer un lever de Terre sur la Lune.

L'astronomeNicolas Copernic expose sathéorie héliocentrique en dansDe revolutionibus orbium coelestium (Des révolutions des sphères célestes). L'ouvrage est tiré à mille exemplaires mais ne cause qu'un débat modeste à l'époque : il n'est alors d'aucune utilité pour les astronomes, qui cherchent avant tout à calculer leséphémérides et dresser deshoroscopes[2]. Le livre n'a que trois éditions entre et, bien que des résumés de la théorie héliocentrique circulent et qu'elle soit débattue dans les universités. À celle deSalamanque, les nouveaux statuts de mentionnent Copernic parmi les auteurs qu'on peut utiliser pour l'étude de l'astronomie[3].Au bout du compte, cette découverte n'a que peu d'impacts sur la vie quotidienne des hommes de la Renaissance[réf. souhaitée].

La science moderne ne sera véritablement affectée que plus tard, avec les découvertes astronomiques deTycho Brahe et surtout deGalilée. Celui-ci, au début duXVIIe siècle, utilise lalunette d'approche pour faire des observations astronomiques, créant lalunette astronomique, et dresse les premières cartographies des astres dusystème solaire. Ainsi, avec Copernic et Galilée, la conception européenne du monde passe dugéocentrisme[4] (la Terre est au centre de l'Univers) à l'héliocentrisme (la Terre tourne autour du Soleil), d'un« monde clos à un monde infini » selon l'expression d'Alexandre Koyré[5]. Nous ne sommes alors plus dans la Renaissance, mais dans la Révolution scientifique duXVIIe siècle :Galilée est, autant que son contemporainDescartes, en rupture avec la tradition en abandonnant la philosophie naturelle d'Aristote[6].

De l'alchimie à la chimie

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Article détaillé :Alchimie#La renaissance.

Scienceésotérique depuis l'Antiquité, l'alchimie donne naissance, à la Renaissance, à lachimie moderne, même si c'est surtout auXVIIIe siècle, avecLavoisier, que le divorce sera effectif. En proposant un classement par propriétés des éléments, l'alchimie aboutit à une connaissance d'abord intuitive puis expérimentale de la matière. De nombreux philosophes et savants sont ainsi à l'origine des alchimistes, telsFrancis Bacon ouPierre Gassendi, et même plus tardIsaac Newton. La visionatomiste de l'alchimie va ainsi se voir confirmer par les premières lois physico-chimiques, avecNicolas Lémery (1645-1715) qui publie lepremier traité de chimie.

L’émergence de la physiologie moderne

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Article détaillé :Histoire de la biologie, § La renaissance.

Les découvertes médicales et les progrès effectués dans la connaissance de l’anatomie, en particulier après la première traduction de nombreuses œuvres antiques d’Hippocrate et deGalien auxXVe et XVIe siècles, permettent des avancées en matière d'hygiène et de lutte contre la mortalité.André Vésale pose ainsi les bases de l'anatomie moderne alors que le fonctionnement de la circulation sanguine est découvert parMichel Servet et que les premièresligatures desartères sont réalisées parAmbroise Paré etMisha Balabushkin[Qui ?].

Notes et références

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  1. Évelyne Barbin et Évelyne Barbin 2007.
  2. Georges Gusdorf, « la Révolution galiléenne », inEncyclopeadia universalis, t. VII, 1968, p.444
  3. Peter Burke,La Renaissance européenne, Seuil,coll. « Points histoire », 2000, p. 160-161
  4. Conception qui pose que le Soleil et les autres astres tournent autour de la Terre, venant dePtolémée, et avant lui d'Aristote, référence astronomique en Occident.
  5. Alexandre Koyré 1988.
  6. Peter Burke,La Renaissance européenne, Seuil,coll. « Points histoire », 2000, p. 272

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Philosophie
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Par pays et villes
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