Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Science-fiction post-apocalyptique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Lascience-fiction post-apocalyptique (parfois abrégée en « post-apo » ou « post-nuke ») est un sous-genre de lascience-fiction qui dépeint la vie après une catastrophe ayant détruit la civilisation :guerre nucléaire, collision avec unemétéorite,épidémie,crise économique ou de l'énergie,pandémie, invasion extraterrestre, etc.

Parfois utilisé simplement pour ses aspects ultra-violents, le post-apocalyptique repose sur un délicat équilibre entre une civilisation perdue et un chaos naissant. Il met en scène une confrontation de la réalité sociale (négociable, relative, corrompue, de servitude et dépassant l'échelle d'un seul homme) à la dure réalité physique (immédiate, intraitable, libre, individuelle).C'est à la fois la fin du monde et un nouveau départ. Une contradiction riche qui permet de développer un discours original sur le monde réel.

Le post-apocalyptique se distingue des fictions de catastrophe (film catastrophe), qui mettent en scène le cataclysme lui-même.

Genre

[modifier |modifier le code]
La crainte de la guerre nucléaire a donné naissance au genrepost-apocalyptique.

Les œuvres post-apocalyptiques se déclinent de façon assez vaste, mais on retrouve une forme commune (l'esthétique post-apocalyptique) et des thèmes très souvent abordés (le fond).

Esthétique

[modifier |modifier le code]

Dans la multitude des œuvres post-apocalyptiques, deux critères essentiels se retrouvent :

  1. la société a été détruite ;
  2. les protagonistes vivent dans les vestiges de l'ancienne civilisation.

Ces deux critères autorisent également un large éventail de situations. La plupart des œuvres offrent une vision où la société est détruite, ses valeurs oubliées ou bafouées, et la majeure partie de l'humanité a disparu ; c'est le cas des films classiques tels queMad Max 2,Apocalypse 2024 ou encoreLa Route (roman deCormac McCarthy, adaptation cinématographique deJohn Hillcoat). Mais d'autres auteurs privilégient un monde plus ambigu et plus proche du nôtre, où des sociétés ont été reconstruites, avec des lois et des règles (le premierMad Max, ou la bande dessinéeJeremiah) ou même des situations identiques aux nôtres, où seule l'autorité centrale de l’État a disparu (Jericho). Les « vestiges de l'ancienne civilisation » vont de la ville intacte deJericho aux détails ensevelis deLa Planète des singes. Les deux décors les plus représentés sont le désert et la ville en ruine ou abandonnée. Les survivants vivent parfois au milieu de vestiges technologiques sans les comprendre (Niourk), et souvent les utilisent de façon détournée.

Thèmes

[modifier |modifier le code]
Unemétéorite s'écrasant sur la Terre pourrait provoquer la fin de la vie sous la forme actuelle.

Au-delà des thèmes classiques de la survie, de la violence, de l'environnement hostile à l'homme, la plupart des œuvres post-apocalyptiques se servent de ce décor pour amener une réflexion sur la place de l'Homme par rapport à ses semblables et à la société. Hors du carcan des lois, les Hommes révèlent leur vraie nature, et le panel de caractères et de comportements « vrais » (non biaisés par la société) créent une sorte de laboratoire social où l'auteur expérimente sur les rapports humains. On trouve régulièrement les thèmes du solitaire contre le groupe, de la coexistence des comportementsaltruistes,égoïstes et agressifs, ou le télescopage des nostalgiques de l'ancienne civilisation, des aficionados de l'anarchie nouvelle, et des visionnaires voulant créer une nouvelle manière de fonctionner.

Le choix du type d'apocalypse, finalement un détail secondaire, est également intéressant car il reflète les craintes de la société à l'époque où l'œuvre a été conçue, au même titre que lesfilms-catastrophes. La crainte du nucléaire pendant laguerre froide, lescatastrophes écologiques ou industrielles dans lesannées 1980, lapandémie dans lesannées 1990, tandis que lesannées 2000 semblent craindre lescatastrophes naturelles ou lesactes de terrorisme à grande échelle.

« Pré-apo » et autres genres proches

[modifier |modifier le code]

Certains films de science-fiction traitent de l'événement qui a causé l'apocalypse (ex.Les Fils de l'homme,L'Armée des douze singes), ils sont parfois appelés films «pré-apocalyptiques». Ils peuvent aussi avoir comme sujet la description de l'apocalypse elle-même (ex.Le Jour d'après de 2004). Dans les deux cas, on peut les rapprocher desfilms-catastrophes.

Avec la généralisation du terme, d'autres films sont parfois qualifiés de «post-apocalyptiques», parce qu'ils présentent une vision de la société tranchant fondamentalement avec la nôtre, ou parfois parce qu'ils contiennent uneguerre nucléaire dans leur histoire ancienne, ou se déroulent dans une ville en ruine. Il y a pourtant une société tout à fait valable et globale, il s'agit alors simplement de science-fiction. Dans les cas précédents, si ces œuvres sont parfois appelées «post-apocalyptiques», il s'agit d'unabus de langage.

Quelques cas particuliers comme la série téléviséeDark Angel ou l'animeEvangelion utilisent une apocalypse comme point de départ mais ne traitent pas du tout du sujet. La qualification de « post-apocalyptique » dépendra donc de la considération dubackground ou du sujet.

Le post-apocalyptique peut également se mêler au genre de larobinsonnade en se focalisant essentiellement sur la reconstruction de la civilisation dans un univers hostile, comme dans le romanMalevil.

Enfin, les univers particulièrement sinistres décrits l'apparentent à ladystopie.

Histoire

[modifier |modifier le code]

Prédécesseurs antiques

[modifier |modifier le code]

De nombreuses sociétés, y compris babylonienne et judaïque, avaient produit de lalittérature apocalyptique et mythologique traitant de la fin du monde et de la société humaine[1]. L'Épopée de Gilgamesh, écrite environ 2000-1500av. J.-C., parle d'un mythe où les dieux en colère provoquent des inondations pour punir l'humanité, mais le héros antiqueUta-Napishtim et sa famille sont sauvés grâce à l'intervention du dieuEnki. L’histoirescripturaire deNoé et de son arche décrit la fin d'une civilisation corrompue et son remplacement par un monde refait.

Les premiers siècles de notre ère ont vu l'apparition de diverses œuvres apocalyptiques, la plus connue étantApocalypse(Livre de la révélation) (l’origine du mot « apocalypse » signifie « révélation ou dévoilement »), qui est remplie d'annonces de destruction ainsi que d’idées lumineuses. Dans le premier chapitre deApocalypse, l'auteur, Jean de Patmos, explique sa mission prophétique rédigée par l'ordre d'un ange (Apocalyspe 1:19) :

« Écris les choses que tu as vues, les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après. »

Il la ressent comme une mission de transmission, de révélation duroyaume de Dieu, sa promesse que la justice prévaudra et que la souffrance sera justifiée. L’apocalypticien fournit une plus belle vision duJugement Dernier, révélant la promesse de Dieu en une rédemption de la souffrance et des conflits.Apocalypse évoque un nouveau ciel et une nouvelle terre, et le public visé (les chrétiens, soumis à la persécution de l'Empire romain, et pour qui Jean a écrit des lettres qui constituent le livre) a été enchanté et inspiré, plutôt que terrifié, par ses idées du Jugement Dernier. Ces chrétiens se croyaient choisis pour le salut de Dieu et donc, ces sensibilités apocalyptiques inspiraient l'optimisme et l'attente de la fin des temps[2].

La vision la plus proche de ce que nous appelons la science-fiction est celle de laJérusalem céleste (prise au sens littéral) : une sorte d'immense cité (ou vaisseau spatial ?), «descendue du ciel d'auprès de Dieu», qui a 12 000 stades de côté (soit environ 2 200 kilomètres) ; « sa longueur, sa largeur et sa hauteur sont égales » (21:16), ce qui en fait une sorte de cube ou de pyramide (l'auteur n'en précise pas la forme). Elle a l'apparence d'un cristal, ses parois sont comme de l'or translucide (21:18) ; elle a douze portes, rondes comme des perles (21:21) ; ses ressources, le fleuve d'eau de la vie et les fruits de l'arbre de vie, se trouvent à l'intérieur (22:1-2) ; il n'y aura plus ni jour ni nuit, ses habitants n'auront plus besoin de flambeaux pour s'éclairer, car la lumière de Dieu les illumine (22:5). Elle est venue sauver les élus, tandis que les damnés sont plongés dans un "étang de feu".

Travaux avant 1900

[modifier |modifier le code]

Le méconnuLe Dernier Homme (1805) deJean-Baptiste Cousin de Grainville, influencé parLe Paradis Perdu de Milton, le romantisme naissant et les désillusions de la Révolution française, préfigure de loin la fiction d'anticipation apocalyptique moderne. Les écrits deLouis-Sébastien Mercier préfigurent aussi en quelque sorte l'avenir lointain de la Terre. Anticipationutopique pourL'An 2440, rêve s'il en fut jamais (1771), décadence irréversible et ruines de Paris pour "Que deviendra Paris", un chapitre duTableau de Paris (1781).

Le roman deMary ShelleyLe Dernier Homme (1826) est généralement considéré, à tort, comme la première œuvre de fiction apocalyptique moderne[3]. L'histoire suit un groupe de personnes qui luttent pour survivre dans un monde infesté par la peste. Il est centré sur un personnage masculin qui se bat pour garder sa famille en sécurité, mais il est inévitablement laissé comme le dernier homme vivant.

La nouvelle d'Edgar Allan PoeConversation d'Eiros avec Charmion (1839) suit la conversation entre deux âmes dans l'au-delà alors qu’ils discutent de la destruction du monde. La destruction a été provoquée par une comète qui a éliminé l'azote de l'atmosphère terrestre, ce qui n'a laissé que de l'oxygène et a abouti à un enfer dans le monde entier.

Le romanAfter London (1885), écrit parRichard Jefferies (en), peut être décrit comme une véritable fiction post-apocalyptique. Après une catastrophe soudaine et non précisée qui a anéanti la population d'Angleterre, la nature reprend ses droits et les quelques survivants retournent à un mode de vie quasi-médiéval. Les premiers chapitres sont essentiellement une description de la récupération de l'Angleterre par la nature : les champs deviennent envahis par la forêt, les animaux domestiques sont maintenant sauvages, les routes et les villes sont envahis par la végétation,Londres redevient des lacs et marais toxiques. Le reste de l'histoire est une simple aventure / quête se passant plusieurs années plus tard dans un paysage et une société sauvage mais les premiers chapitres sont un exemple pour beaucoup d'autres histoires de science-fiction.

H.G. Wells écrivit plusieurs romans sur le thème post-apocalyptique. Publiée en 1895, la nouvelle de WellsLa Machine à explorer le temps suit un protagoniste sans nom qui voyage vers l'année 802 701apr. J.-C. après que la civilisation s'est effondrée et que l’humanité a été divisée en deux espèces distinctes, les lutins Eloi et les brutaux Morlocks. Plus tard dans l'histoire, le protagoniste voyage dans le futur vers une Terre mourante sous un soleil rouge.

Dans le roman de Wells de 1898,La Guerre des mondes, est décrite une invasion de la Terre par des habitants de la planèteMars. Ils détruisent l'Angleterre victorienne avec un armement d’une technologie avancée, monté sur des véhicules presque indestructibles. En raison de la célèbre adaptation radiophonique du roman d'Orson Welles dans son spectacle,The Mercury Theatre on the Air (en), ce roman est devenu l'une des œuvres apocalyptiques les plus connues. Il a ensuite été reproduit et adapté à plusieurs reprises dans des films, desémissions de télévision, des émissions de radio, des musiques et desjeux vidéo.

AprèsJules Verne, le grand auteur français de science-fiction seraJ.-H. Rosny aîné, qui propose une vision de l'avenir beaucoup moinspositiviste, avec des œuvres clairement post-apocalyptiques qui feront date commeLa Mort de la Terre (1910)[4]. Des auteurs comme Morgin de Kean avecLe continent maudit (1940) ouRené Barjavel avecRavage (1942) ont écrit des fictions post-apocalyptiques pendant l'Occupation.

Le genre renaît après-guerre grâce à la peur nucléaire, avec des œuvres commeLa Terre mourante deJack Vance, qui s'apparente aussi à lafantasy. En France, dans les années 1970,Robert Merle écritMalevil, qui décrit la survie dans un village duPérigord après une guerre nucléaire.

Types de désastres

[modifier |modifier le code]

La fin du monde a été imaginée de multiples façons, mais de grands thèmes reviennent souvent. Les plus courants sont les suivants :

Astéroïdes

[modifier |modifier le code]

La collision d'un corps céleste contre la Terre est l'une des nombreuses raisons figurant dans les romans ou film de type post-apocalyptique. En général, soit les humains sont avertis que l'astéroïde risque de s'écraser sur leur planète, soit c'est l'inverse et ils se font surprendre, ce qui mène tout droit à cette idée de "survie" des protagonistes, qui, généralement, vont chercher à survivre en bravant n'importe quel dangers. On trouve ce thème dans des films aussi variés queMelancholia etDon't Look Up, mais ce genre de catastrophe ne laisse généralement pas de survivants et prête donc peu à un« post-apocalyptique » à proprement parler. Une exception est le roman deLarry Niven etJerry PournelleLucifer's Hammer dans lequel les États-Unis sont en partie ravagés par la chute d'une météorite.

Nucléaire

[modifier |modifier le code]
Symbole indiquant un dangerradioactif, l'un des dangers majeurs d'un monde détruit par l'arme nucléaire.

L'humanité s'est autodétruite dans une guerre impliquant desarmes de destruction massive ou a été victime d'une catastrophe nucléaire. C'est l'apocalypse la plus classique : ce genre post-apocalyptique est né pendant laguerre froide, où la peur d'uneguerre totale qui détruirait la Terre a engendré de nombreuses œuvres. On notera de cette époqueLe Dernier Rivage (1957) de Nevil Shute (adapté au cinéma dès 1959),Un cantique pour Leibowitz deWalter M. Miller (Prix Hugo 1961),La Planète des singes[5] et ses suites,Apocalypse 2024, le téléfilmThreads en 1984 pour la BBC,Malevil en France,Le Jour d'après (1983), etc. Après1986,Tchernobyl relancera la crainte du nucléaire et la production du genre.

Les références du genre restent le filmMad Max 2 et plus récemment la série des jeuxFallout. Aujourd'hui encore, des séries commeThe 100 ouJericho montrent que la crainte de l'apocalypse nucléaire reste dans les esprits.

DansLe Monde d'Arkadi, Caza décrit une humanité en perdition, irradié et mutante, sur une terre polluée qui s'est arrêtée de tourner.

Par son importance culturelle auXXe siècle, la peur nucléaire a profondément formaté les représentations de la crise planétaire, et conditionné les représentations apocalyptiques d'origine non nucléaire, y compris les catastrophes écologiques, même si celles-ci devraient pourtant présenter des différences très importances (temporalité, dimension spectaculaire...)[6].

« Naturel »

[modifier |modifier le code]

Dans ce type d'apocalypse, ce sont les éléments naturels qui sont responsables de la disparition de l'humanité : éruption devolcan (la sagaDragon Head), submersion des terres par la montée des océans (le filmWaterworld),tsunami géant (le jeu de rôleCendres), collision d'unastéroïde avec la Terre (le manga7 Seeds), etc. Ces catastrophes reflètent les cataclysmes réels et les craintes de notre époque, avec cependant une vision très théâtralisée[7].

Certaines œuvres envisagent un changement climatique en conséquence directe de l'action de l'homme sur la nature[7]. Elles appartiennent à la catégorie desClimate Fictions. La glaciation était souvent utilisée dans les années 1980, (la bande dessinéeLe Transperceneige, les romansLa Compagnie des glaces, la bande dessinéeNeige), tandis qu'aujourd'hui les auteurs s'appuient aussi sur la crainte de ladésertification (le jeu vidéoThe Fall: Last Days of Gaia ou le filmInterstellar) ou celle d'une tempête mondiale et incontrôlée (le filmLe Jour d'après (2004)).

Certaines catastrophes naturelles possibles et peu connues (passage dusystème solaire dans un nuage de poussières qui atténuerait la lumière solaire nous parvenant, éruption solaire un peu plus forte que les autres qui « grillerait » l'intégralité des appareils électroniques de la planète) peuvent donner lieu à des effets comparables à ceux de l'apocalypse nucléaire classique (respectivement hiver non-nucléaire etIEM ici). Unsursaut gamma, possible cause de l'extinction de l'Ordovicien-Silurien, semble être la catastrophe ayant détruit les écosystèmes dansLa Route.

D’autres causes naturelles, plus originales, servent de prétextes afin d’aborder des thèmes écologiques actuels, comme leréchauffement climatique et la sixième extinction. Dans la sagaÉquatoria de Franck Sanse publiée en 2018, l’auteur suggère un arrêt brutal en quelques années de la rotation terrestre, provoquant une profonde transformation géomorphologique de la planète en redessinant le contour des continents et des océans, mais aussi en chamboulant son rythme saisonnier, une nuit de six mois qui alternerait avec un jour tout aussi long.

Biologique

[modifier |modifier le code]
Unepandémie, l'une des grandes peurs de l'humanité, ressentie par beaucoup comme l'une des causes les plus probables d'apocalypse.

Une des fins possibles de l'humanité serait l'apparition d'unepandémie qui décimerait l'espèce humaine en très peu de temps. Plus traitée en film catastrophe[8] qu'en post-apocalyptique, on trouve cependant le romanLa Peste écarlate deJack London publiée en 1912, le romanLa Terre demeure de George Stewart publié en 1949 ou encore le livre deRichard Matheson publiée en1954,Je suis une légende, où une bactérie infecte l'humanité tout entière et la transforme en créatures proches des vampires (sans doute l'un des premiers romans du genre). On notera égalementLe Fléau deStephen King et le romanLes Yeux des ténèbres, publié en1981, (titre original :The Eyes of Darkness), dans lequel l'écrivain américainDean Koontz imagine dans ce livre l'existence d'un mystérieux virus nomméWuhan-400 fabriqué par les services secrets chinois et risquant de décimer l'humanité, lui redonnant ainsi un certain intérêt 40 ans plus tard[9].

Plus récemment le film28 Jours plus tard où les hommes sont infectés par une maladie inconnue et se transforment en créatures enragées qui s'attaquent violemment aux individus « sains », ou encore le filmContagion deSteven Soderbergh dans lequel un virus mortel se propage en quelques jours sur toute la planète. Un virus est aussi responsable de la quasi-disparition de l'Humanité dansL'Armée des douze singes deTerry Gilliam, et de la « zombification » contagieuse dansWorld War Z. Une telle menace est écartéein extremis dans le James BondMoonraker.

Style d'art numérique représentantune ville post-apocalyptique.Intelligence artificielle.

Dans le jeu vidéo à succèsThe Last of Us, ce thème est repris, la maladie étant causée par un champignon parasite.

Dans la sérieU4, un virus décime plus de 90 % de lapopulation mondiale ; seuls survivent des adolescents, ayant bénéficié d'une campagne de vaccination avec un vaccin abandonné depuis, et des militaires. Dans le filmDarkest Minds : Rébellion c'est l'inverse : un virus inconnu a tué la majorité des enfants, et ceux qui ont survécu ont développé des pouvoirs psychiques. En raison du danger qu'ils présentent pour le reste de l'humanité, le gouvernement les enferme dans des camps où ceux qui ont les pouvoirs les moins puissants sont traités en esclaves, et les plus dangereux sont exécutés dès qu'on les démasque.

Industriel ou militaire

[modifier |modifier le code]

Certaines œuvres considèrent une catastrophe d'origine humaine autre que nucléaire. Cela peut être une catastrophe industrielle de grande ampleur (explosion de la lune dansLa Compagnie des glaces), un désastre écologique massif (Le Troupeau aveugle deJohn Brunner), ou de façon globale une pollution telle que l'homme ne peut plus vivre sur la surface de la Terre (WALL-E dePixar); de façon plus rare, une guerre classique mais massive (Appleseed deMasamune Shirow). Le contrôle et l'anéantissement de l'humanité par des robots et des ordinateurs est un thème récurrent (Terminator décrit par « flash forward » un monde tel qu'il devrait être si le passé n'est pas modifié.Matrix décrit un monde ou l'homme est asservi à la machine, simplement nourri de rêves).

Dans un autre genre,Snowpiercer évoque un accident degéo-ingénierie comme cause de la glaciation totale de la Terre.

Social

[modifier |modifier le code]

La chute de la société peut simplement être due à l'effondrement des liens sociaux, à une ruine économique massive, un épuisement des ressources naturelles qui amène une asphyxie de la société, ou à des affrontements interethniques ou religieux (Jeremiah,Simon du Fleuve ouHombre). Sans doute une des apocalypses les moins violentes, les conflits sont partout mais à l'échelle de la ville : le peuple contre l'autorité, résurgence des comportements égoïstes, etc. Dans ces cas-là, la société telle que nous la connaissons disparaît peu à peu, en quelques années, sans nécessairement de guerre ou de conflit majeur.

Plus lente et moins spectaculaire, la fin de l'humanité peut également être due à l'impossibilité pour l'homme de se reproduire (Les Fils de l'Homme). Elle peut être due à un phénomène qui stérilise hommes et/ou femmes (Les Hommes frénétiques,Polaris) ou tout simplement à la mort de tous les représentants de l'un ou de l'autre sexe (Le Dernier Combat,Y, le dernier homme). La population, qui ne cesse de vieillir, se laisse lentement gagner par le désespoir, et peut sombrer dans la violence pour un baroud d'honneur, ou au contraire devenir sage et passer ses dernières années à acquérir le bonheur qu'elle n'a pas réussi à atteindre du temps de son apogée, ce que suggèreAlan Weisman dansHomo disparitus.

Singularité technologique

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Guerre contre les machines.

L'apocalypse parsingularité technologique deCylon dansBattlestar Galactica, des machines à forme humaine qui détruisent l'humanité, ou la création du programmeSkynet dansTerminator 2 qui devient intelligent et déclenche un holocauste nucléaire, ou encoreMatrix, film dans lequel l'humanité est prisonnière d'uneréalité virtuelle et réduite en esclavage par des machines utilisant la chaleur et l'activité électrique produite par le corps humain comme énergie.

Alita: Battle Angel peut aussi tout à fait être considéré comme un film relevant à la fois du post-apocalyptique et du thème de la singularité technologique car l'histoire se déroule en 2563 : la Terre a été ravagée par une guerre contre Mars, la civilisation s’est effondrée, et la société survivante vit dans un monde dystopique — bidonville, ruines, divisions extrêmes entre habitants d’un monde dégradé et élites dans une cité-flottante. Le récit explore les conséquences sociétales et morales de ces technologies.

Zombie

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Zombie (mort-vivant).
Une meute dezombies assoiffés de sang. Le mal se transmet par morsure et se propage rapidement à l'ensemble de la population.

L'invasion dezombies est parfois l'une des causes de la fin du monde, qu'elle soit provoquée par un virus, desmutations radioactives ou tout simplement inexpliquée.

Peu de films dezombies sont également post-apocalyptiques. Le sujet fait débat, du fait de la proximité des films desurvival horror et des films de post-apocalypse, mais on conviendra que dans les œuvres concernées :

– l'invasion est mondiale (ou au moins à l'échelle d'un pays) ;
– les survivants sont seuls, ou rencontrent des groupes autonomes (la police et l'armée ont disparu).

En effet, la disparition de la société, et donc de l'État, est un prérequis à la situation de post-apocalypse. Par exemple, les deux premiers filmsResident Evil ne sont pas post-apocalyptiques, parce que l'infection zombie ne concerne que la ville, et que le gouvernement et la police sont toujours en place (en dehors de la ville). DansResident Evil: Extinction, au contraire, l'humanité et la société ont intégralement disparu, faisant du film une œuvre post-apocalyptique. De la même manière, la sérieThe Walking Dead, œuvre majeure du genre "zombie" illustre un monde civilisé totalement effondré, les gouvernements ayant disparu, et dépeint le vécu d'un groupe d'humains tentant de survivre et de refaire société.

Les œuvres où l'action est très locale et qui ne donnent pas d'informations sur la situation globale (jeuxLeft 4 Dead ouHordes) ne permettent pas de trancher sur le caractère post-apocalyptique. La classification reste donc à l'appréciation de chacun.

Logo de la sagaThe Walking Dead, adaptation en série parAMC, des bandes-dessinées deRobert Kirkman. La série est la plus célèbre du genre "zombie".

Parmi les œuvres dezombies post-apocalyptiques, on notera28 jours plus tard, une partie des films deRomero[10], les bandes dessinées américaineThe Walking Dead deRobert Kirkman,Tony Moore etCharlie Adlard, et françaiseZombies d'Olivier Peru et Sophian Cholet, ou les romansWorld War Z (adapté au cinéma dansWorld War Z),Apocalypse Z de Manel Loureiro,Chroniques de l'Armageddon de J. L. Bourne par exemple.

Autres types

[modifier |modifier le code]

De façon beaucoup plus anecdotique, certaines œuvres post-apocalyptiques décrivent des mondes ravagés par des extraterrestres (Sans un Bruit), machines ou puissances occultes (commeLes Tripodes de la série deJohn Christopher), voire des dragons (Le Règne du feu), des dinosaures (Best Sniper Legacy) ou d'autres créatures (Love and Monsters). DansRavage deBarjavel, la technologie cesse simplement de fonctionner, en un instant, sans raison. Il n'y a pas d'apocalypse à proprement parler, mais une humanité soudain revenue à l'âge de pierre. Les villes sont devenues inhospitalières, la nourriture rare, amenant l'exacte configuration d'un roman post-apocalyptique.

Ambiguë

[modifier |modifier le code]

Parfois, la cause de l'apocalypse n'est pas spécifiée et est par conséquent inconnue. L'ambiguïté fait que la cause véritable de l'apocalypse n'est que spéculative.

Parmi les œuvres post-apocalyptique tombant dans cette catégorie, on peut citer lemodAfter the End pourCrusader Kings, la série téléviséeLe futur sera sauvage et le jeu vidéoLégendes Pokémon: Arceus.

Œuvres

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Liste des œuvres de science-fiction post-apocalyptique etListe de films post-apocalyptiques.

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Valerie P.Zimbaro,Encyclopedia of Apocalyptic Literature, US,ABC-CLIO,, 400 p.(ISBN 0-87436-823-5),p. 9.
  2. Lois Parkinson Zamora, écrit l'Apocalypse: Historical Vision in Contemporary U.S. and Latin American Fiction, Cambridge: 1993.
  3. (en) M. Keith Booker et Anne-Marie Thomas,The science fiction handbook, Chischester,Wiley-Blackwell,, 360 p.(lire en ligne), 3 (Brief historical surveys of science fiction subgenres), « Apocalyptic and post-apocalyptic fiction »,p. 53.
  4. « Le dernier homme et la fin de l’histoire : Grainville, Shelley, Michelet », surelh.revues.org.
  5. On notera que le roman originel dePierre Boulle ne parle pas d'apocalypse nucléaire, la prise de pouvoir des singes restant un mystère. C'est bien le film de 1968 qui amène ce paramètre pour choquer les consciences. Le film de 2011La Planète des singes : Les Origines(Rise of the Planet of the Apes) deRupert Wyatt indique au contraire une pandémie, risque semblant devenir plus grand que les bombes nucléaires durant la guerre froide.
  6. Hicham-Stéphane Afeissa,La fin du monde et de l'humanité : Essai de généalogie du discours écologique, Paris,Presses universitaires de France,.
  7. a etbFrédéric Ducarme, Gabriel Bortzmeyer et Joanne Clavel,« Hollywood, miroir déformant de l'écologie », dans AC Prévot & C. Fleury,Le souci de la nature, Paris,CNRS Éditions,(lire en ligne).
  8. La Mort blanche deFrank Herbert, les filmsL'Armée des douze singes ouDoomsday, s'intéressent plus à la gestion de l'épidémie et la désagrégation de la société qu'à la vieaprès la disparition de l'humanité.
  9. Site bilan.ch, article "Coronavirus: un roman écrit en 1981 avait prédit l'épicentre du virus", consulté le.
  10. NotammentZombie et sonremake, ouLe Territoire des morts

Articles connexes

[modifier |modifier le code]
v ·m
Genres de lascience-fiction
v ·m
Grandes lignes
Sous-genres
Cyberpunk et dérivés
Culture
Région
Prix
Multimédia
Cinéma et télévision
Littérature, art et audio
Média
Littérature
Films etséries
Concepts
Appliqués
Formels
Vie
Espace-temps
Phénomènes
Vitesse supraluminique
Univers
Social
Sujets connexes
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Science-fiction_post-apocalyptique&oldid=231047518 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp