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| Scaleway | |
Logo de Scaleway. | |
| Ancien nom | BookMyName(2000-2003) Online(2003-2020) |
|---|---|
| Création | [1] |
| Dates clés | 2010 : Online fusionne avecDedibox 2018 : Online et Iliad Datacenter deviennent respectivement Online by Scaleway et Scaleway Datacenter 2019 : Scaleway devient Scaleway Elements 2020 : Online by Scaleway devient Scaleway Dedibox |
| Fondateurs | Arnaud de Bermingham[réf. souhaitée] |
| Personnages clés | Jean-Baptiste Kempf : Chief Technology Officer(depuis le au plus tard) |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[2] |
| Slogan | The Cloud of Choice[réf. souhaitée] |
| Siège social | 8e arrondissement de Paris |
| Direction | Damien Lucas(depuis le) |
| Président | Aude Durand(depuis le) |
| Actionnaires | Iliad (97,58 %)[3] |
| Activité | Informatique en nuage,hébergement dédié, hébergementdatacenter,noms de domaine ethébergement web |
| Produits | Scaleway Elements, Scaleway Dedibox, Scaleway datacenter |
| Société mère | Iliad |
| Filiales | Online Immobilier Opcore |
| Effectif | 544 (2023)[4] |
| SIREN | 433115904 |
| TVA européenne | FR35433115904 |
| Site web | www.scaleway.com |
| Fonds propres | 5,5M€(2021) |
| Dette | 83,4M€(2021) |
| Chiffre d'affaires | 94,1M€(2021) |
| Résultat net | −860 127€(2021) |
| Société précédente | Dedibox |
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Scaleway, précédemmentOnline SAS, est unhébergeur Internetfrançais, fondé parXavier Niel en 1999 et filiale à 94,8 % du groupeIliad.
Il est actif dans les secteurs de la fourniture deserveurs dédiés physiques etvirtuels au travers des marques Scaleway, Online by Scaleway etDedibox, de la fourniture denoms de domaine sous la marque BookMyName, et de la commercialisation d'espaces encentre de données sous le nom de Scaleway Datacenter.
En 2020, Scaleway héberge plus de 120 000 serveurs sur six centres de données, brassant un total de3,2Tb/s de trafic[5]. Il s'agit alors du deuxième acteur dans son domaine enFrance[6] derrièreOVHcloud et du troisième européen.
Scaleway se positionne comme un concurrent direct d’OVHcloud dans le domaine du cloud souverain, même si son chiffre d'affaires reste bien inférieur à celui du leader français. En 2024, Scaleway revendiquait environ 100 millions d'euros de chiffre d’affaires, contre près d’un milliard pour OVHcloud. Cette rivalité illustre un bras de fer entre deux visions du cloud souverain en Europe[7].
En1999, Online démarre son activité d'hébergement mutualisé de sites internet et de fourniture denoms de domaine. En, Iliad rachète leregistraire de nom de domaine BookMyName au groupe concurrentLDCom, par ailleurs instigateur deNeuf Télécom[8].
En, l'activité de location deserveurs dédiés, au travers de la marqueDedibox, est lancée avec à sa tête Arnaud de Bermingham, ancien fondateur de l'opérateur télécom Ovanet, en tant que CEO. La société a alors cinq salariés[9].
En, Iliad absorbeAlice ADSL. Il en reprend également une activité de construction, d'exploitation et de commercialisation decentres de données ; un service lancé en par ISDNet, rachetée parCable & Wireless en janvier 2000[10] puis parTiscali France en juin 2003[11]. Il baptise cette branche de ses activités Iliad Datacenter.
En, Online fusionne avec et récupère les activités deDedibox, autre filiale du groupeIliad[12], regroupant ainsi les différentes activités d'hébergement au sein d'une structure unique.
En2012, Online ouvre son troisième datacenter, et obtient en l'unique certification Tier-III de l'Uptime Institute en France[13]. L'année suivante, la société publie en temps réel lePUE de ses datacenters.
En2014, Online lance un service d'infrastructure en tant que service exploitant du matériel dédié, sansvirtualisation[14], à base de processeursARM[15]. Le matériel est conçu en interne et fabriqué en France, près deLaval. L'ouverture reçoit un franc succès et une couverture médiatique importante, plus de 83 000 comptes sont créés dès l'ouverture[16]. Un service similaire sera proposé cinq ans plus tard parAWS[17]. En, ce produit sort de labêta et est rebaptisée Scaleway[18].
En décembre 2018, Online devient « Online by Scaleway », avec le souhait d'accompagner ses clients historiques vers l'utilisation du cloud. L'offre Iliad Datacenter, enrichie avec lecentre de données DC5, devient « Scaleway Datacenter ». L'hébergeur regroupe ses offrespublic cloud sous la marque Scaleway, afin de proposer à ses clients un écosystème simple et clair alliant puissance de calcul et stockage[19],[20]. Un plan de recrutement est lancé, qui portera la société de 90 à 250 salariés, àParis etLille, pour développer l'écosystème produit Scaleway.
Courant 2019, Scaleway devient « Scaleway Elements ». En, Online by Scaleway change de nom à son tour et devient « Scaleway Dedibox ». Un évènement est organisé pour regrouper l'ensemble des annonces et fêter les vingt ans de la société : le Scaleday, qui réunit plus de 1 500 personnes au centre de données DC4[21],[22],[23].
En mars 2020,Yann Lechelle devient directeur général[24]. Son fondateur et ancien CEO, Arnaud de Bermingham, devient président chargé de la stratégie et conserve un rôle opérationnel. En janvier 2023, Yann Lechelle quitte la direction générale de Scaleway[25] et sera remplacé 4 mois plus tard par Damien Lucas[26].
En parallèle,Jean-Baptiste Kempf, développeur principal du lecteur multimédia libreVLC et ancien président deVideoLAN, rejoint Scaleway en tant queChief Technology Officer (CTO), succédant à Mickaël Marchand, qui devient Deputy CTO. Cette nomination s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’expertise technique de l’entreprise et son ancrage dans l’écosystème open source[27].
En juillet 2023, Scaleway a séparé ses activités de centres de données pour créer une entité distincte nommée OpCore. Cette nouvelle structure, dirigée par Arnaud de Bermingham, ancien président de Scaleway, vise à devenir un acteur majeur des centres de données en Europe. OpCore opère actuellement 15 centres de données en France et en Pologne, totalisant une capacité de 130 MW, avec des projets d'expansion en cours[28].
En septembre 2023, Scaleway investit près de 200 millions d'euros dans des infrastructures pour développer des services d'intelligence artificielle et acquérir « la plus grandepuissance de calcul » du continent européen[29].
En novembre 2023, Scaleway lance àStation F à Paris la conférence « ai-PULSE », consacrée à l'intelligence artificielle[30]. L'événement est reconduit en[31] puis en, avec plus de 2 000 participants attendus et une soixantaine d'intervenants annoncés[32].
En avril 2024, le groupe Iliad a finalisé la vente de 50 % du capital d'OpCore au fonds d'investissement InfraVia, valorisant l'entreprise à 860 millions d'euros. Ce partenariat vise à soutenir le développement d'OpCore, avec un plan d'investissement de 2,5 milliards d'euros sur dix ans pour étendre ses capacités en Europe[33].
Scaleway reste un client privilégié d'OpCore, continuant à héberger ses services cloud dans les centres de données de cette dernière[34].
Depuis la création d'OpCore, Scaleway s'est recentré sur ses activités de fournisseur de services cloud, adoptant un modèle de pure player à l’instar d'autres prestataires comme l’américainDigital Ocean (en). L’entreprise se concentre désormais exclusivement sur le développement et la fourniture de solutions cloud (infrastructure en tant que service, intelligence artificielle, services managés), tandis que la gestion des centres de données physiques est assurée par OpCore[28].

Scaleway dispose de plusieurscentres de données Scaleway Datacenter. Ceux situés en France sont tous situés enÎle-de-France[35],[36] et exploités en propre jusqu’en juillet 2023 puis par OpCore :
À l'étranger, sont exploités :
Dans le passé, l'entreprise a également exploité :
L'entreprise utilise uniquement de l'électricité issue d'énergies renouvelables. Sonindicateur d'efficacité énergétique (PUE) moyen est de 1,3, ce qui est plus économe que la moyenne du marché. Sa consommation d'eau est également faible[50].

Depuis, leréseau d'Online.net est AS12876 ONLINE S.A.S. Il est autonome et indépendant de celui deFree, ce qui n'était pas le cas avant cette date, ce changement permettant de se séparer de la politique d'interconnexion réputée fermée du fournisseur d'accès grand public.
Début2015, la société annonce avoir dépassé 400 Gb/s de trafic Internet immédiat[51].
En, Scaleway affiche un total de 1,642 Tb/s en capacité de liens sur saweathermap, et est présent sur lespoints d'échangeFrance-IX,Equinix-IX,AMS-IX etNeutral Internet Exchange (en)[52],[53].
Quatre ans plus tard, en mai 2020, Scaleway affiche un total de 3,2 Tb/s de trafic pour un total supérieur à 9 Tb/s de capacité sur sa weathermap[54].
Depuis 2024, Scaleway a étendu son offre de serveurs privés virtuels « Dedibox VPS » à une présence mondiale couvrant 65 villes dans 52 pays sur six continents, contre seulement quelques pays auparavant. Cette expansion vise à permettre aux entreprises de déployer des infrastructures virtuelles au plus près de leurs utilisateurs finaux pour des usages nécessitant une faible latence (VPN, CDN, edge computing, etc.)[55],[56].
Cette distribution géographique étendue, distincte des centres de données exploités en propre par Scaleway et OpCore en Europe, pourrait correspondre à un modèle reposant sur des infrastructures partenaires ou des points de présence externalisés. Des discussions d’utilisateurs sur des forums spécialisés évoquent notamment une possible utilisation de la plateforme OpenProvider pour certains points de présence, sans que cette hypothèse n’ait été confirmée officiellement par Scaleway ou OpCore[57].
En février 2026, Scaleway a introduit la génération commerciale « Dedibox VPS V2 », qui constitue une évolution de l’offre existante en termes de performance, de capacité de stockage et de tarification, sans modifier significativement le périmètre des localisations disponibles.
Depuis 2024-2025, Scaleway annonce une extension de sa présence commerciale et de ses services cloud en Europe au-delà de ses centres de données traditionnels en France, aux Pays-Bas et en Pologne. À l’occasion d’un Forum sur la souveraineté numérique, l’entreprise a notamment confirmé l’ouverture d’une nouvelle zone de disponibilité en Allemagne, en plus d’annonces antérieures de zones en Italie et en Suède, dans le cadre d’un renforcement de son réseau de régions cloud en Europe[58],[59].
Cette dynamique inclut également des partenariats avec des administrations locales, comme la sélection de Scaleway pour accompagner la modernisation numérique de la ville de Copenhague au Danemark, illustrant l’adoption de ses services cloud dans les pays nordiques[58].
Selon des éditions spécialisées, ce déploiement s’appuie aussi sur un renforcement du positionnement commercial en Italie et en Suède, tirant parti de la présence de la maison-mère Iliad et de partenaires dans ces régions[60].
Après une première incursion dans l’architecture ARM en 2015 avec le lancement d'une offre de serveurs ARMv8 (cf. section « Historique »), Scaleway renoue avec cette trajectoire en février 2021 en lançant une offre de Mac mini équipés de puces Apple M1 en mode bare metal. L'entreprise devient le second fournisseur au monde à proposer ce service, après l’américain MacStadium, et le premier en Europe. Cette offre vise principalement les développeurs iOS et macOS souhaitant accéder à des environnements Apple Silicon à distance pour leurs travaux de test et de compilation.
Scaleway accompagne ce lancement d'une campagne de communication relayée dans la presse spécialisée qui met en scène son directeur général de l’époque, Yann Lechelle, ainsi que des employés de l’entreprise, dans une chorégraphie où un Mac mini M1 est lancé de main en main. Les participants, coiffés de bérets typiquement français, illustrent de manière décalée le slogan « M1 as a Service »[61],[62].
En novembre 2019, Scaleway a annoncé un partenariat avec l’éditeur français Atempo pour le lancement d’un cloud souverain sécurisé. L’objectif de ce partenariat est de proposer une solution de sauvegarde et de stockage entièrement hébergée en France, conforme aux exigences réglementaires européennes et notamment au RGPD. Cette offre cible les entreprises souhaitant renforcer la protection de leurs données sensibles tout en s’appuyant sur des technologies françaises[63].
Scaleway a été l’un des membres fondateurs du projet européenGaia-X, une initiative visant à établir une infrastructure cloud souveraine en Europe. L’entreprise s’est cependant retirée du projet en novembre 2021, invoquant une gouvernance jugée trop favorable aux géants du cloud non-européens, ainsi qu’un manque de clarté sur les objectifs poursuivis[64],[65],[66].
En septembre 2021, Alter Way, entreprise spécialisée dans l'infogérance cloud, a annoncé un rapprochement stratégique avec Scaleway. Ce partenariat vise à proposer une alternative souveraine au cloud public, combinant l’expertise technique d’Alter Way avec les services cloud de Scaleway[67].
En 2024, Scaleway a entamé une démarche de qualification pour le labelSecNumCloud, délivré par l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), visant à garantir un haut niveau de sécurité pour les services cloud destinés aux acteurs publics et aux OIV (opérateurs d’importance vitale). Cette certification renforcerait son positionnement comme fournisseur de cloud souverain[68].
En 2022, Scaleway franchit le seuil symbolique des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, atteignant précisément 103,2 millions. Toutefois, cette croissance s'accompagne d’un creusement des pertes, avec un résultat net négatif de 8,83 millions d’euros, contre une perte de 860 000 euros l’année précédente. Ces pertes étaient notamment liées aux investissements importants réalisés dans les infrastructures cloud et le développement de services à forte intensité de capital, comme les instances GPU[69],[70].
Aucun compte ultérieur à l’exercice 2022 n'est rendu public[71]. Cette absence de publication peut s'expliquer par la réorganisation intervenue en 2023, au cours de laquelle Scaleway a transféré ses centres de données à une entité distincte, OpCore, désormais co-détenue avec le fonds InfraVia[28].
Le rapport financier 2024 du groupe Iliad, maison mère de Scaleway, ne fournit aucune donnée détaillée sur les résultats de la filiale, mais indique une progression de 37 % de son chiffre d'affaires par rapport à l’année précédente, sans préciser le montant exact ni le résultat net[72]. Cette absence de comptes individuels peut également s’expliquer par le fait que Scaleway, filiale intégralement détenue par Iliad, est intégrée dans les états financiers consolidés du groupe, ce qui dispense certaines entités de la publication séparée de leurs comptes[72].
Scaleway (anciennement Online.net) est régulièrement associé au nom de domaineponeytelecom.eu, utilisé dans ses en-têtes de serveurs pour les services réseau ou dans lesreverses PTR des adressesIPv4 des serveurs commandés (rev.poneytelecom.eu). Ce nom de domaine, dont l’origine remonte à la période où Online gérait l’AS12876, a parfois suscité l’incompréhension ou la suspicion, notamment du fait de son apparente déconnexion avec la marque commerciale alors employée.
Depuis les années 2020, Scaleway a progressivement remplacé l’utilisation de reverse DNS basés sur le domaineponeytelecom.eu par une convention plus alignée avec sa marque. Désormais, les résolutions inverses prennent la forme*.scw.cloud ; par exemple, une machine à laquelle l’adresse IPv4192.0.2.123 est assignée aura pour reverse DNS123-2-0-192.instances.scw.cloud.
En 2011, le siteLe Journal du Net rapportait que la société figurait dans un classement des hébergeurs français ayant le plus d’activités liées à des trojans détectées par les moteurs d’analyse de spam et de phishing, sans qu’il soit établi si ces activités résultaient d’un défaut de modération ou simplement du volume de trafic hébergé[73].
Des publications plus récentes mentionnent que certains services hébergés sous les IP de Scaleway ou Online (identifiés via poneytelecom.eu) auraient été associés à des activités illicites (scraping, botnets, spam ou scripts de hacking). Ces affirmations, bien que relayées, n'ont pas donné lieu à de poursuites connues à ce jour[74],[75],[76],[77],[78],[79],[80].
En 2023, Scaleway a été mentionné dans un article duJournal du Net consacré au développement du minage de cryptomonnaies dans le cloud. L’article souligne que, malgré une politique publique de lutte contre le minage non autorisé, certains fournisseurs français, dont Scaleway, auraient été sollicités ou utilisés pour des activités de blockchain mining à grande échelle. La société n’a toutefois pas communiqué officiellement à ce sujet[81].