SVG a été développé à partir de 1999 par un groupe de sociétés au sein du W3C après la mise en concurrence des propositionsPrecision Graphics Markup Language (PGML) proposé par Adobe à partir dePostScript etVector Markup Language (VML) proposé par Microsoft à partir deRich Text Format (RTF). À cette base se sont ajoutées différentes influences, en particulier lesfeuilles de style en cascade (CSS)[2].
En, le W3C publie la « Scalable Vector Graphics (SVG) 1.0 Specification, W3C Recommendation »[3]. En, le standard évolue vers la recommandation enversion 1.1 avec une seconde édition en, qui est la version actuelle.
En parallèle apparaît en la recommandation « Scalable Vector Graphics (SVG) Tiny 1.2 Specification » dont le but est d'être utilisable sur lesappareils mobiles (téléphone mobile,assistant personnel…). Il se présente comme un sous ensemble du « SVG 1.1 Full »[4].
Laversion 2 du langage est en cours de définition au sein du W3C depuis 2012[5],[6], et est stabilisée enrecommandation candidate à la validation depuis octobre 2018[7] (en date de février 2026).
Les coordonnées, dimensions et structures des objets vectoriels sont indiquées sous forme numérique dans le document XML. Un système spécifique de style (CSS ouXSL) permet d’indiquer les couleurs et les polices de caractères à utiliser.Ce format gère quelques formes géométriques de base (rectangles, ellipses, etc.), mais aussi des chemins (paths[8]), qui utilisent lescourbes de Bézier et permettent ainsi d’obtenir presque n’importe quelle forme. Le remplissage peut se faire à l’aide de dégradés (gradients) de couleurs, de motifs (pattern) qui sont des objets SVG quelconques, ou defiltres (appelésshaders en imagerie 3D). On peut également appliquer des motifs le long des chemins (markers) et utiliser les fonctions de remplissage. Lecanal alpha, pour latransparence, est géré à tous les niveaux.
Comme dans tout documentXML, les objets sont organisés sous forme d’arbre. Le format permet l’intégration d’animations, ou la manipulation des objets graphiques par programmation, notamment grâce à desscripts qui peuvent être intégrés dans le SVG.
SVG peut être inclus dans d’autres documents XML, comme des documentsXHTML ou des documentsXML devant être traités parXSL-FO. Respectant la norme XML, une image SVG peut également être manipulée par l’intermédiaire du modèleDocument Object Model (DOM).
Certains environnements graphiques l’utilisent pour la gestion et l’affichage d’icônes, et d’interface, comme X.org,GNOME,KDE ou certains téléphones portables.
Des logiciels graphiques permettent de modifier facilement chaque forme, par exemple en déplaçant des points, ou en changeant la couleur des traits… Il en est de même pour le texte qui peut être modifié sans toucher aux formes, ce qui facilite grandement la modification de schémas, par exemple pour les traductions.
Des formes simples ou composées sont formées par le tracé de contours droits ou courbés qui peuvent être remplis, soulignées ou utilisés commetracé de détourage. Ces formes s'appelles path selon une convention de la langue anglaise. Pour un codage compact, donc court ou bref, cespaths sont codés sans syntaxe superflue[note 1]. Par exempleM (pour un déplacement de l'anglais "move to") précède les nombresx ety initiaux decoordinées cartésiennes, etL (rejoindre par une ligne de l'anglais "line to") précède le point que la ligne doit rejoindre. Les lettres des commandes suivantes (C,S,Q,T, etA) précèdent les données utilisées pour tracer des courbes deBézier et des courbeselliptiques.Z est utilisé pour fermer un chemin.La casse des lettres indique le caractère relatif (minuscules) ou absolu (majuscules) des coordonnées.Dans tous les cas, des coordonnées absolues suivent les commandes en lettres capitales et des coordonnées relatives sont utilisées pour les lettres minuscules[9].
Le support du SVG est possible à différents niveaux :plugin dans le navigateur, au niveau applicatif (navigateur ou logiciel d’édition SVG), au niveau de l'environnement de bureau (KDE, par exemple) ou du « matériel » (téléphone).
Certains éditeurs visuels sont fournis avec un éditeur enmode texte. Parfois ce mode texte supporte la complétion et lacoloration syntaxique pour aider à écrire du SVG.
Adobe Illustrator. Le logiciel Adobe illustrator reconnait fort bien les fichiers SVG. Il ajoute toutefois des balises propriétaires, des regroupements de calques, et des dépendances CSS qui rendent ses fichiers peu exploitables en dehors de la suite Adobe.
Affinity. La suite Affinity permet l’importation, la création, la modification, et l’exportation des fichiers au format SVG dans tous ses logiciels.
CorelDraw importe, crée, modifie et exporte le format SVG.
DRAW SVG, éditeur en ligne libre avec une interface aussi en SVG et de nombreuses fonctionnalités.
FontForge : logiciel libre d’édition defontes, permet d’importer/exporter lesfontes SVG ainsi que les chemins SVG pour créer des fontes dans différents formats.
GIMP Logiciel libre de dessin et animation orienté bitmap, gérant l’import et l’export despaths au format SVG, et la transformation d’images au format SVG, vers un bitmap grâce à la bibliothèquelibrsvg.
Gournal[10] etNotelab[11], deux logiciels libres de prises de notes (au stylet, doigts sur tablettes, ainsi qu’à la souris et au clavier) qui utilisent le format SVG comme format de sauvegarde.
ImageMagick permet la manipulation et la conversion de fichiers SVG par scripts, en ligne de commande et dans de nombreux langages.
Inkscape (logiciel libre sous Licence GNU) et ses deux ancêtres ;Sodipodi et Gill (logiciels libres), supportent complètement SVG (les animations n'étant cependant pas encore supportées sans l'ajout d'extensions[12]).
FreeMind : logiciel libre qui se décrit comme une application du concept des cartes mentales à l'interface homme-machine. Les cartes ainsi créées peuvent être exportées au format SVG.
Fritzing : logiciel libre de dessin de circuits imprimés qui utilise SVG pour l'image des composants et permet l'export au format SVG.
JetPunk utilise des cartes du monde SVG pour la plupart de ses quiz, notamment le plus populaire du site, « Pays du monde ».
Maple etMathematica supportent l'export des formules, des feuilles de travail, des figures et des animations au format SVG.
Matlab, etGNU Octave (viaGnuplot) supportent l'export des figures et des animations au format SVG.
MediaWiki : logiciel libre de documentation collaboratif (notamment utilisé parWikipédia) qui accepte les illustrations au format SVG, comme on peut le voir sur cette page.
Scribus : logiciel libre demise en page qui permet d’insérer et de manipuler des illustrations au format SVG.
La création d'un document image vectorielle à partir d'une image raster (bitmap / en mode point) peut s'effectuer de différentes manières qui correspondent à des usages différents. Elle peut être réalisée de manière simple et automatique quand il ne s'agit que de conserver l'apparence d'une image « au trait ». La création d'un document image vectorielle peut nécessiter le recours à un logiciel spécialisé avec, éventuellement, l'intervention d'un opérateur, s'il s'agit de créer un document image vectoriel où les composantes de l'image (les segments composant les tracés par exemple) peuvent avoir des significations différentes. C'est le cas de la vectorisation d'une carte scannée comportant des objets dont il est intéressant de conserver la différenciation : limite de cours d'eau, limites de voirie, limites de forêts, etc.
Lemoteur de rendu Gecko (Firefox etSeaMonkey,Flock,Liferea) a depuis 2005 un support partiel des spécificationsSVG 1.1Full. Le site de Mozilla informe sur les modules SVG supportés et en cours d'implantation pour Firefox.
Le moteurKHTML/WebKit (Konqueror,Safari, ABrowse,Google Chrome,Opera) supporte depuis 2006 partiellement leSVG 1.1Full. La version Safari concernée sur Mac est laversion 3.0, la versioniPhone supporte aussi le SVG.
Internet Explorer 9 supporte nativement leSVG 1.1 depuis sa sortie et le rendu SVG est accéléré par leGPU.
Lemoteur de recherche WINDEX - logiciel d'indexation plein-texte supporte le format SVG
Lesplugin pour SVG ne sont plus maintenus actuellement, du moins pour lenavigateurInternet Explorer. Seul reste maintenu leplugin KSVG.
Adobe proposait unplugin gratuit appliquant la norme 1.0/1.1/. Le support pour ceplugin s'est terminé le, à la suite de l'acquisition par Adobe, en 2005, deMacromédia et de sa technologie concurrenteFlash. Ceplugin fonctionnait alors pour plusieurs plates-formes (Internet Explorer deWindows,Safari surMac OS).
Renesis Player(en) (deExamotion GmbH) propose un support pour Windows (Internet Explorer) intégrant une partie deJavaScript et lefullSVG 1.2. Le support partiel pose des problèmes de rendu et d'interactivité (évènements claviers).
Le consortiumSVG Map[21] a mis à disposition le unplugin encore en développement pour Internet Explorer (nomméSVG MapProfile 1.0[22] puisTiling and Layering Module for SVGTiny 1.2[23]).
KSVG(de) est unplugin développé parKDE pour le navigateurKonqueror (Linux). Laversion 2 du moteur de rendu KSVG appelé KSVG2 doit être incorporée au niveau de KDE et non plus du navigateur.
Google met au point une bibliothèque qui a pour but d'obtenir le rendu d'un contenu en SVG via lepluginFlash dans Internet Explorer (à partir d'IE 6 jusqu'aux versions récentes). Ce projet en version de développement, mais tout à fait fonctionnel, porte pour nomSVG Web[24]. Il s'agit d'un projet placé sous la licence libreApacheLicense 2.0.
Chrome Frame(en) est unplugin développé par Google pour Internet Explorer qui remplace sonmoteur HTML par celui deChrome, permettant ainsi l'affichage du SVG.
La mise en œuvre du rendu SVG pour les périphériques mobiles (PDA, téléphones portables) est faite de façon native (Ikivo, Bitflash Adobe), ou par logiciel de navigation (navigateurs Java Sun,Opera Mini etiPhone Safari).
La norme supportée par ces périphériques dépend du fabricant de téléphone et de la version installée. La plupart des versions supportent la normeSVGTiny 1.1 et parfois 1.1+ avec le support de module annexe (gradient et opacité).
La norme SVG ne permet pas de créer des points d'articulations[pas clair], tels des nœuds dans un graphe. La notion depointeur n'existe pas en SVG[pas clair], ce qui rend la description de scènes dynamiques complexe.
Enfin, SVG n'est en majorité supporté par les navigateurs que dans saversion 1.1, ce qui ne permet pas d'employer decontrôle de flux (flowRoot, flowRegion) et ne permet donc pas par exemple de faire du texte qui s'adapte à son conteneur et qui effectue des retours à la ligne automatiquement.