Cet article a pour sujet la Savoie en tant qu'entité historique, géographique et culturelle. Pour plus d'information sur le découpage administratif, voir les articles sur les départements français de laSavoie et de laHaute-Savoie. Pour les autres significations du nom Savoie, voirSavoie (homonymie).
LaSavoie (prononciation :/sa.vwa/ ; ensavoyard :Savouè/sa.ˈvwɛ/) est unerégion historique, aujourd'huifrançaise, située dans lesAlpes du Nord. Observateurs, médias ou institutionnels utilisent parfois les expressions « Pays de Savoie », « les Savoie » ou « Savoie Mont Blanc » pour parler de la région, en opposition aux départements deSavoie et deHaute-Savoie qui la composent.
La Savoie était composée de sixbailliages devenues provinces, oupays : laSavoie Propre, laMaurienne, laTarentaise, leFaucigny, leChablais et leGenevois (privé de sa capitaleGenève). Jusqu'au début duXVIIe siècle, elle comprenait également trois autres bailliages : laBresse, leBugey et lepays de Gex, soit la majeure partie du département de l'Ain. Les deux départements actuels (Savoie etHaute-Savoie), rattachés à la France en 1860, ont gardé le nom historique dans leurs dénominations, pouvant prêter à confusion dans les usages.
Ses habitantssont appelés communémentSavoyards. Le termeSavoisien est tout aussi correct. Le termeSavoyen est plus rare[2],[3].
Le nom deSavoie dérive en partie de laSapaudiagallo-romaine, puis de laSaboiafranque oucarolingienne[4],[5]. Le nom passe ensuite aucomté, puis auduché, désignant l'espace géographique concerné après la disparition de ce dernier.
Le nom désigne ainsi une « région et département, ancien pays des Sabaudes »[6], reprenant les recherches effectuées par le chanoineAdolphe Gros[7]. Letoponyme signifie « [le pays des] sapins », dérivant dugaulois*sapo- qui veut dire « sapin », etuidu-, « arbre, bois »[6].
Lorsqu'en 1860, le duché de Savoie estréuni ou annexé, suivant les observateurs, à la France, deux départements sont créés le[8]. Le nom de cette province passe alors aux deux nouveaux départements. L'historien et spécialiste de la période,Paul Guichonnet, à propos du choix des noms des deux départements, précise qu'une seule source existe[8] :
« Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver. »
— La Gazette de Savoie, édition du 22 juin 1860[8]
« Haute » dans Haute-Savoie n'est pas une précision d'altitude, mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble[8]. Dans la littérature régionale ainsi que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également les expressions « Savoie du Sud » pour désigner la Savoie et « Savoie du Nord » pour la Haute-Savoie[9].
Enfranco-provençal, appelé parfois arpitan, le mot « Savoie » se traduit par « Savouè »[10].
Afin de ne pas confondre l'usage administratifs et la région historique, les différents commentateurs ou institutionnels utilisent depuis la seconde partie duXXe siècle quelques expressions dérivées.
Les termes « les Savoie » ou « les Savoies » se retrouvent dans le nom de lacaisse régionale du Crédit Agricole, le « Crédit Agricole des Savoie » mais aussi dans le titre ou la désignation par les médias régionaux. Des titres d'articles ou d'ouvrages utilisent le terme mis au pluriel :Savoies. Un article paru en 2013 dans le quotidien régional,Le Dauphiné libéré, s'interroge d'ailleurs sur les usages[12]. L'auteur de l'article s'appuie ainsi sur leLarousse des difficultés (1998-2001) de Daniel Péchoin et Bernard Dauphin, pour indiquer « les noms géographiques peuvent prendre la marque du pluriel, à condition que ce pluriel désigne plusieurs pays, fleuves… du même nom », précisant que le dictionnaire prend l'exemple de « les deux Savoies »[12], le terme de « deux Savoies » faisant référence aux deux départements français.
Le territoire de la région historique de Savoie correspond à l'ancien territoire duduché de Savoie. Le chanoine Gros donne une description d'un « pays situé entre leRhône et lesAlpes, au sud dulac Léman et au nord du Dauphiné »[7]. Plus précisément, il est délimité par :
La Savoie forme ainsi un « bloc solide, une sorte d'épais tronc d'arbre allongé du Nord au Sud sur 145 km et gonflé d'Est en Ouest sur une centaine, soit une superficie un peu supérieure à 10 000 km2 »[14]. Ce territoire compact offre des paysages variés, marqués par l'empreinte alpine, desPréalpes, les basses terres, aux sommets enneigés desAlpes, reliées par de grandes vallées intra-alpines. Ces dernières se trouvent à l'origine du découpage provincial traditionnel.
On peut distinguer quatre types de régions naturelles en Savoie[Note 1] :
en tout premier lieu, en venant de l'Ouest, l'avant-pays alpin (Avant-Pays savoyard,Chautagne) constitué de plis jurassiens, précédant une plaine formée par des molasses jurassiennes (Val du Bourget et lelac du Bourget, Val d'Yenne,Albanais,Semine,bas-Genevois). Un fleuve, leRhône, entrecoupe ce paysage monotone. Il est rejoint par quelques rivières, encaissées dans ce relief[16], comme, au Sud, leGuiers, puis leFier et son affluent leChéran, plus au nord,Les Usses.
puis viennent lesPréalpes avec des massifs autonomes, de moyennes altitudes, séparés entre eux par descluses, et également desAlpes par lesillon alpin. Du Nord au Sud, leChablais ; lesBornes ; lesAravis ; lesBauges.Paul Guichonnet les décrit comme :« une symphonie en trois couleurs : blancs bleutés du calcaire, sapins noirs et verts pâturages »[17]. De nombreuses rivières découpent ces ensembles montagneux : laDranse dans le Chablais ; leGiffre ; leBorne dans le massif du même nom ; leChéran ; leGuiers-Vif.
ces massifs sont séparés par des grandes vallées transversales — appelées parfois dans de vieux ouvrages« vestibules de montagnes » — qui« vivent chacun sous leur nom distinctif »[18] : lavallée de l'Arve de Genève à Chamonix, qui correspond à la région historique duFaucigny ; leGenevois ponctué par la cluse d'Annecy et sonlac, les cluses deFaverges et d'Ugine avant de rejoindre laCombe de Savoie, partie intégrante dusillon alpin, où débouche la vallée de l'Isère, à la sortie de la vallée alpine de laTarentaise àAlbertville ; à la confluence avec l'Arly, cette dernière est rejointe par l'Arc en provenance de la seconde majeure vallée alpine de Savoie, laMaurienne ; au bout, le sillon se poursuit en Dauphiné et il est rejoint par la cluse deChambéry pour se poursuivre dans le département de l'Isère.
Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est vu attribuer trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :
D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particulier réussissent à maintenir un milieu moins marqué par l'anthropisation, comme dans le Beaufortain ou le Chablais.
L'Isère, qui traverse la Tarentaise et la Savoie Propre, après avoir passé le département homonyme, se jette dans le Rhône, et ses affluents leDoron de Bozel, l'Arly et leDoron de Beaufort.
L'Arc, traverse toute la Maurienne avant de se jeter dans l'Isère àAiton.
L'Arve, traversant leFaucigny, se jette dans le Rhône à 1 kilomètre en aval dulac Léman.
Bien que de typemontagnard (reposant sur le triptyquepente, altitude et versant), le climat savoyard doit être différencié selon la situation en vallée (avant-pays/préalpin/cluses avec l'exemple deChambéry), où le vent joue un rôle important, et l'altitude, c'est-à-dire les massifs alpins (stationChamonix).
Le préfet dudépartement du Mont-Blanc,Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau, dans sonStatistique générale de la France, Département du Mont Blanc (1807) indique :« Souvent au fond d'une vallée, le voyageur supporte avec peine l'ardeur d'un soleil brûlant, en même temps qu'il aperçoit sur les monts qui l'environnent, les frimas d'un éternel hiver ; d'autres fois, après avoir traversé des neiges ou des glaces sur les cols des montagnes, il rencontre, en descendant dans la plaine, d'abord des bois, ensuite une riante verdure, plus bas des fleurs ou même des fruits. (p.164) »
La partie haute de la vallée de laMaurienne illustre le propos du préfet Verneilh du fait de sa situation encaissée par de très hauts massifs en grande partie recouverts de glaciers, et subissant les puissants effets de foehn, est l'une des régions de France où les précipitations sont les plus faibles. On compare très souvent cette région au climat quasi méditerranéen qui sévit enValais central en Suisse, aux alentours deSierre[21].
Préfectures, sous-préfectures et villes de plus de10 000 hab. de Savoie.
La Savoie connaît un taux d'urbanisation de 70 %. Elle appartient en partie au territoire nommé parRaoul Blanchard, lesillon alpin, dans les années 1910. L'espace se situe plus précisément dans une longuedépression située dans lesPréalpes, entreValence et deGenève, dans un axe sud-ouest - nord-est. Les espaces de l'avant-pays savoyard — Chambéry, le val du Bourget et Aix-les-Bains, l'agglomération annécienne, et la région frontalière de Saint-Julien-en-Genevois à Annemasse — font donc partie de cet ensemble géographique. L'ancien sitesillonalpin.com définissait le territoire comme« Espace moteur de l’ensemble des Alpes du Nord, le Sillon alpin désigne, entre Genève, Annecy, Chambéry, Grenoble et Valence, un ruban de villes et de territoires qui, en trente ans, a connu un essor spectaculaire ».
Selon les périodes, la Savoie recouvre des réalités géographiques et historiques différentes. Ancien pays gaulois —« [le pays des] sapins » —, romanisé auIer siècle av. J.-C., il est mentionné dans le partage de l'empire deCharlemagne. LaSapaudia, puis laSaboiacarolingienne représente un grand territoire mais aux contours mal connus aujourd'hui. Par contre, la Savoie médiévale qui leur succède s'est réduite à une petite portion comprise entre les bourgs de Montmélian et de Chambéry, pour devenir un comté dont des princes installés en Maurienne feront leur titre principal. Les futurs comtes de Savoie duXIe au XVe siècle s'évertuent à accroître leur territoire et lecomté de Savoie recouvrira cette réalité politique, mais mouvante. L'histoire de Savoie prend en compte également les autres régions historiques qui seront peu à peu placées sous le contrôle des seigneurs de Savoie : dans un premier temps laMaurienne, berceau de lamaison de Savoie avec laSavoie Propre, laTarentaise et leChablais, puis viendront plus tardivement au gré des alliances et des achats leFaucigny et leGenevois, qui formaient deux puissantes seigneuries durant la période médiévale.
Ce noyau de provinces forme le cœur du territoire des Savoie qui étendent cependant leurs possessions à cheval sur les Alpes en maîtrisant les principaux cols de cet espace, vers Lyon, la Suisse alémanique et de plus en plus vers le versant italien du Piémont, jusqu'à vouloir devenir les maîtres de la péninsule en devenantroi de Sicile de1713 à1720, puisroi de Sardaigne en1720 et en prenant finalement le titre deroi d'Italie en 1861, après avoir cédé à la France l'ancien duché de Savoie.
« Curieuse destinée que celle des pays que nous nommons Savoie : terre d’empire auMoyen Âge, mais partagée dès l’origine entre l’appel de la vallée duRhône et celui de la vallée duPô. Berceau au cours des siècles, d’une dynastie de langue et de culture française, mais dont les hasards de l’histoire ont fait la mère de l’unité italienne, en lutte selon les époques, contre leDauphiné, contre leValais, contre la calvinisteGenève, contre leMilanais, et réussissant malgré ces guerres incessantes, à se doter d’une armature administrative d’une remarquable précocité, longtemps sujet de discorde entre laFrance et leSaint-Empire, puis entre la France et l’Espagne, enfin entre la France et l’Autriche, aujourd’hui trait d’union entre les deux pays amis qui occupent les deux versants desAlpes. »
Durant la période gallo-romaine, ce que l'on nomme aujourd'hui Savoie appartient au territoire de la Sapaudie (enlatinSapaudia)[4],[5].Ammien Marcellin fait mention de cette région gauloise dans sesRes Gestae à la fin duIVe siècle en décrivant le cours du Rhône :« d'où sans perte il va à travers la Savoie et les Séquanes ; et, ayant beaucoup avancé, il longe la Viennoise du côté gauche, la Lyonnaise du côté droit (…) »[28],[Note 2]. L'historien Pierre Duparc, dans une publication de 1958, rappelle les différentes définitions de ses prédécesseurs[28], citant l'historienCamille Jullian qui considère que ce« pays que traverse le Rhône dès sa sortie du lac Léman et avant son entrée dans la région du Bugey. » ; l'historien suisse P.-E. Martin il s'agirait plutôt du territoire entre Genève et Grenoble avec probablement les vallées de Tarentaise et de Maurienne ou encore le médiéviste françaisFerdinand Lot« La Sapinière (…) la partie montagneuse et sylvestre du grand territoire desAllobroges »[28]. L'étude du texte de Marcellin par l'historien Pierre Duparc amène à voir qu'il faut traduire la citation par« à travers la Sapaudia où sont les Séquanes »[28]. Cette lecture permettant de définir le territoire ainsi désigné comme s'étendant de« la vallée du Rhône depuis ledéfilé de l'Écluse, en aval deGenève, et se serait étendue probablement jusqu'au confluent de l'Ain »[28].
Durant la période carolingienne, la formeSaboia[4],[5] n'apparaît qu'une seule fois[28]. Louis, le fils de Charlemagne reçoit en héritage en 806 :« (…) de Lyon, laSaboia, la Maurienne, la Tarentaise, avec le Mont-Cenis et le Val de Suse jusqu'aux cluses pour accéder en Italie[28] »,[Note 3]. Pour l'historien Bernard Demotz cetteSaboia est« étendue (…) des abords de Nantua à ceux de la Tarentaise et de la basse Maurienne »[4]. Selon Pierre Duparc, la mention de laSaboia de 806 correspondrait audiocèse de Belley, mentionné lors de l'accord de 858[28]. L'analyse de Pierre Duparc tend à démontrer que laSapaudia, dont est issu le nom de la Savoie, n'aurait aucun lien avec la Savoie actuelle[28].
La ville de Chambéry est la capitale des États de Savoie jusqu'en 1563, date du transfert de la capitale àTurin, à la suite de l'occupation française sousFrançoisIer.
L'entité géographique et historique de la Savoie ne possède aucune existence administrative au sein de la République française. Elle est composée de deux départements laSavoie et laHaute-Savoie, qui se trouve au sein de larégionAuvergne-Rhône-Alpes.
En 1983, dans le cadre de laLoi du, dite « Loi Pompidou », les conseils généraux deSavoie et deHaute-Savoie forment une « structure interdépartementale », appeléeEntente régionale de Savoie[33],[34]. L'institution est gérée par sept conseillers généraux de chacun des départements[33]. Les domaines d'action sont le tourisme (Maison de Savoie à Paris), l'université de Savoie, la culture (Orchestre des Pays de Savoie) ou encore l'agriculture de montagne.
Le, L'Entente évolue pour donner naissance, sous l'égide des deux présidents des conseils généraux, à l'Assemblée des pays de Savoie (APS), « un établissement public de coopération interdépartementale »[35],[36].
Dès 1815, et surtout à partir de l'Annexion de 1860, lessociétés savantes locales effectuent un travail de sauvegarde de l'identité et de la culture savoyardes.
Le réveilpolitique régionaliste se fait à l’occasion de la discussion de la création desrégions puis de ladécentralisation au début des années 1970. Des Savoyards voient là l’opportunité de créer une unité politique, venant légitimer l’unité culturelle, à travers le projet d'une région Savoie. En, deux associations culturelles s’associent pour fonder leMouvement Région Savoie (MRS), qui sert de réceptacle politique à la volonté de certains d’unir les deux départements de la Savoie. Parmi les impacts majeurs de la création du MRS, il faut retenir la mise en débat dans les deux conseils départementaux de Savoie de la question de la création d’une région Savoie, distincte de la régionRhône-Alpes[33] ou encore une pétition en faveur de la création d'une région qui réunit plus de 100 000 signatures[38]. Au cours des deux décennies suivantes, malgré la poursuite du jeu politique, le mouvement perd en audience.
Quelques années après lesJeux Olympiques d’Albertville, la question sur l'avenir de la Savoie se pose à nouveau. Deux ans plus tard, le premier mouvement indépendantiste, dit « désannexionniste », apparaît. LaLigue savoisienne officialise sa naissance et tient son premier congrès le, à Albertville[35]. Son impact sur la politique locale est important notamment lors des élections régionales de 1998 où le mouvement obtient un siège régional[Note 6],[39] ainsi qu'en provoquant la naissance en 2001 de l'Assemblée des Pays de Savoie.
ChiffresINSEE/ HebdoEco des Pays de Savoie (1998)[41]
Histogramme de l'évolution démographique depuis1776 :
La densité sur son territoire avoisine les 100,3 hab/km² avec une très nette différence entre le département de la Savoie (66,9 hab / km²) et la Haute-Savoie (157,9 hab / km²).
La Savoie possède sa chaîne locale (avec couverture d'une partie duPays de Gex et une partie du Bas-Bugey ainsi que les Cantons deGenève et partiellement deVaud) depuis l'aventure de la8 Mont Blanc, lancée en 1989, et devenueTV8 Mont-Blanc, présente aussi sur le câble et la TNT.
Station locale de France Bleu,France Bleu Pays de Savoie. Stations locales, le plus souvent associatives, dans les vallées (Radio-Alto,Perrine FM, etc.) ; antenne locale deRCF. Radios publiques suissesCouleur 3, RSR-La Première et Espace 2 en Chablais, en Faucigny et en Genevois. Radios commerciales : ODS Radio,Rouge FM, Radio Plus…
Plusieurs sites internet d'information locale propres à la Savoie et à ses régions naturelles fournissent des informations sous forme écrite ou vidéo, en libre accès ou payantes selon les structures éditrices.
Quelques sites (liste non-exhaustive) : LeDauphiné Libéré pour l'ensemble du département,Info-pla pour l'Avant-pays Savoyard[42],TVNet Citoyenne pour Chambéry et Aix-les-Bains[43],infohautetarentaise pour la Haute Tarentaise[44], etc.
Le tourisme, tant hivernal qu'estival, occupe une grande partie de l'activité économique en Savoie, il repose principalement sur les atouts de son relief. La Savoie recèle aussi de nombreux sites historiques ou thermaux.
Outre ces nombreuses stations de ski, la Savoie est réputée pour ses randonnées en été grâce à une nature préservée.
Les deux départements savoyards ont mis en commun leurs compétences pour promouvoir la Savoie. Cette orientation remonte aux années 1930 avec la création du Comité Régional Savoie-Mont-Blanc et la mise en place d'uneMaison de Savoie à Paris (1934)[46]. Sous l'impulsion de l’Assemblée des pays de Savoie (APS), qui poursuit la gestion de laMaison de Savoie à Paris, les deux agences touristiques départementales collaborent à nouveau et créés l'appellation « Savoie Haute-Savoie »[47]. En 2005, une nouvelle marque de destinations voit le jour « Savoie Mont Blanc », ainsi qu'une nouvelle structure commune Savoie Mont Blanc Tourisme[47].
En 2014, selon l'organismeSavoie Mont Blanc, la capacité d'accueil des communes est estimée à1 380 492 lits touristiques, répartis dans206 038 établissements[Note 7].
La Savoie appartient au territoire linguistique delangues gallo-romanes et principalement à l'arpitan[49] (ou franco-provençal).
Comme dans de nombreux pays et provinces européens, où langues véhiculaires (généralement langues du pouvoir et de l'administration) et langues vernaculaires se côtoient, en Savoie il existe traditionnellement, jusqu'à aujourd'hui, deux langues parlées. D'une part le franco-provençal, dont l'usage a été entretenu par la population (langue aujourd'hui menacée de disparition, son usage quotidien est de 2 % des habitants dans l'espace rural et négligeable en zone urbaine[50]) et d'autre part lefrançais, langue de l'État civil du duché depuis leXVe siècle est rendue officielle par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, puisque celui-ci est occupé par les troupes françaises[51]. Toutefois il semblerait que l'application fut très aléatoire[51].
Le français a été la langue d'usage véhiculaire dès leXIVe siècle et elle est devenue la langue administrative depuis Emmanuel-Philibert à la suite d'un édit du 11 ou la substituant au latin dans les actes des tribunaux[52]. Cette décision s'applique au Bugey et au Val d'Aoste à la suite d'un nouvel édit, qui modifie les prescriptions précédentes, par lettres patentes du, précisant les règles d'application[53],[52]. Il faut indiquer que l'italien n'a jamais été une langue utilisée par l'administration en Savoie[52] À la même époque, le duc de Savoie décrétait l'italien, dérivé dutoscan, pour la langue administrative dans ses terres du Piémont[52]. De plus, pour occuper le royaume de Sicile (anciennement d'Aragon-Sicile) les rois de France entreprirent de passer en Italie avec leurs armées (en huit guerres), en passant obligatoirement par la Savoie soumise au pillage (absence d'intendance militaire pour le ravitaillement) et occupant le Piémont. Au cours de l'histoire le prince de Savoie, administrateur de Hollande pour les Habsbourg perdit ses terres de Savoie, prises par le Roi de France avant de se les voir restituer.
Par la suite Louis XIV envahit la Savoie pour massacrer ses sujets protestants « vaudois » (disciples du lyonnaisPierre Valdo) qui s'exilèrent dans le haut val de Suse. Il fit de même en massacrant les sujetsfrancs-comtois des Habsbourg, catholiques, en utilisant des mercenaireslorrains également catholiques) avant l'annexion de laFranche-Comté. Le massacre des 3 000 paysans « vaudois » traumatisa la famille de Savoie car le roi de France exigea la caution morale (sous peine de sanctions militaires) du Duc qui renforça la décision de rendre la religion catholique obligatoire sous peine de lourdes sanctions pénales en cas de refus, sauf près de Genève et en certains points du Val d'Aoste. La messe devant être dite en français. EnsuiteSaint François de Sales, pour contrer les écrits de Calvin (réformateur venu de Noyon puis réfugié à Genève, qui écrivait en français, la langue du culte réformé par opposition au latin), imposa de fait ses libelles en français, avec grand succès. Il favorisa encore le « parler français ».
Autre cause de l'adoption du français comme langue courante par les Savoyards, le fait qu'avec une démographie excédentaire, l'émigration était forte, principalement vers laFrance (Paris et Bordeaux), laBavière et l'Autriche (Vienne), les habitants des vallées alpines pratiquant le colportage depuis le Moyen Âge. Le certificat du curé servait à la fois de pièce d'état-civil et de recommandation à l'étranger. Chaque village savoyard avait une école catholique où on apprenait le français (il y en avait encore 800 avant 1940), la messe étant aussi dite en français, « la langue du dimanche ». Cela facilita l'intégration des 100 000 Savoyards installés hors de Savoie (pour une population de 500 000) mais toujours menacés d'expulsion en cas de crise économique. Cela aida aussi un échange monétaire des Savoyards émigrés avec la Savoie. De leur côté, les paysans proches de Genève faisaient commerce en français. Las des occupations fréquentes du roi de France, le duc de Savoie finit par transférer sa capitale de Chambéry à Turin, en Piémont, en délaissant un peu la Savoie considérée comme « glacis » militaire face à son puissant voisin. Les ducs octroyèrent cependant à leur terre d'origine un parlement spécifique et un code cadastral favorisant une juste répartition de l'impôt.
Pour sa part, leFaucigny — français par héritage — fut échangé avec la France contre toutes les terres savoyardes de l'autre côté du Rhône. Preuve de la parfaite maîtrise du français par les savoyards,Vaugelas fut l'un des fondateurs de l'Académie française (créée à l'origine par Richelieu pour uniformiser la langue juridique des tribunaux du roi de France).
La Savoie, restant sous la tutelle (morale et théorique) du Saint-Empire, ne pouvait prétendre à un titre royal sans l'accord du pape ou de l'empereur, ce qui gênait ses ambitions dynastiques européennes sur ses proches voisins. Finalement en 1713, à l'issue de laGuerre de succession d'Espagne, le duc Victor-Amédée II de Savoie et de Piémont se voit attribuer le royaume de Sicile par letraité d'Utrecht, et en 1720, à lapaix de La Haye, il échange ce royaume (qui trouvait les Savoyards « pingres ») contre leroyaume de Sardaigne. La Savoie est alors considérée, comme le Piémont, comme apanage du « royaume sarde » jusqu'en 1860. À la même époque, les Sardes, appuyés par les Français, repoussent les Autrichiens et abattent le royaume de Sicile avec l'aide du républicain Garibaldi et réalise l'unité italienne autour de la monarchie sarde, dont le souverain, Victor-Emmanuel II, prend le titre de roi d'Italie.
En échange de ses services militaires, et conformément auxaccords de Plombières deux ans plus tôt, la France organise en 1860 l'annexion de la Savoie sous le double titre « oui » (à l'Annexion) et « zone » (faveurs fiscales pour l'arc lémanique et la vallée de l'Arve). La France crée une administration avec un fonctionnaire central (le préfet) et constate avec surprise que la population est plus francophone que la moyenne nationale. L'unification linguistique française est la conséquence de la guerre de 1870, ou de nombreux conscrits ne parlant que mal le français ne peuvent exécuter les ordres de leurs supérieurs. Cette situation est pour de nombreux stratèges militaire l'une des raisons de la défaite française. À la sortie du conflit, laIIIe République organise une francisation accélérée des différentes régions de France.
L'article 2 de laConstitution de laVe République définit que « la langue de la République est le français », ce qui était déjà le cas séculairement du duché de Savoie, où français et franco-provençal étaient conjointement traditionnellement pratiqués, en proportions quotidiennes certes différentes par les uns et les autres, selon leur groupe social d'appartenance où leur région d'origine (à noter par exemple que la région de l'Albanais à beaucoup plus conservé l'usage du franco-provençal que la région pourtant limitrophe du nordannécien, précisément à cause de la proximité de cette ville avec laquelle les échanges marchands avec la bourgeoisie étaient plus fréquents).
Cette constatation du bon niveau du français des savoyards amène à faire deux remarques :
La seconde remarque que l'on peut faire est que ça n'est pas « la France » qui a appris à parler et à écrire le français aux savoyards, mais la Savoie elle-même.
On y retrouve également des communautés protestantes : en effet, la proximité de la Rome Protestante que fut Genève et l'invasion même par les cantons réformés de Genève et deBerne du Chablais et du Genevois (1536) a permis l'apparition de communautés protestantes, parfois mêmes majoritaires (Thonon devient une ville calviniste). Par la suite, les missions de plus en plus efficaces (et pacifiques) de saint François de Sales font diminuer très nettement le nombre de protestants dans la région : le Chablais revient progressivement au catholicisme. Enfin, le roi Charles Emmanuel de Savoie, catholique, soucieux de préserver son autorité sur la base du "une foi, un roi, une loi" emploiera des moyens beaucoup plus répressifs afin de rendre ces régions au catholicisme.
De nombreuses églises baroques, voire rococo, apparaissent en Savoie au cours duXVIe siècle[54]. Ces églises baroques dotées de retables uniques sont mises en valeur aujourd'hui par un programme de découverte appelé "Le Chemin du Baroque" où des concerts de musique baroque sont organisés chaque été.
Elles sont, sans nul doute, le signe de cette reconquête de la contre-réforme. Les hautes vallées alpines de Tarentaise, Maurienne et Faucigny, mais des vallons alpins du Chablais et du Genevois, pratiquaient en hiver le système dit du colportage. Les paysans, ne pouvant travailler dans les champs en hiver, partaient commercer principalement en Italie du nord, en Bavière et en Autriche. Les nombreux ex-voto qui jalonnent la Savoie, sont autant de remerciements faits par ces marchands pour remercier les cieux de les avoir protégés durant leur périple. Ces liens privilégiés, avec l'Autriche notamment, ont conditionné le style de ces églises baroques. On remarque de grandes similitudes dans lesclochers savoyards et autrichiens, avec un sommet dit à bulbe, comme à Annecy,Conflans,Bozel,Morzine ouCombloux.
Dans le nord de la Savoie, les habitants proches de Genève ont été influencés par lacité de Calvin, comme envallée de l'Arve et dans le Genevois Savoyard, car ils s'adonnaient à la sous-traitance des pièces de précision destinées à l'horlogerie genevoise, dont est issue la forte tradition du décolletage. De nos jours, il reste beaucoup moins de protestants qu'autrefois et ils sont surtout concentrés en Haute-Savoie (une douzaine de temples réformés en service, contre quatre seulement en Savoie). La proximité de laSuisse a encore une influence : on retrouve des Suisses expatriés dans ces communautés dans les villes proches de la frontière (temples à Annemasse, Thonon, Évian). Le tourisme a également une influence : au siècle dernier, un cimetière a été construit autour dutemple de Chamonix pour y accueillir les dépouilles des alpinistes anglais morts en montagne. Cette influence s'est également fait sentir dans des villes et stations thermales comme Saint-Gervais,Évian, La Léchère, ou encoreBrides-les-Bains. Le protestantisme en Savoie a donc un visage multiple héritier d'une longue histoire, mais aussi fruit d'arrivées plus récentes ou du tourisme. On note également l'apparition de communautés évangéliques dans les dernières décennies.
L'islam en Savoie est la conséquence d'une immigration plus récente et se concentre plutôt dans les grandes agglomérations comme Chambéry, Annecy et l'aire genevoise mais aussi dans des bassins d'emploi denses comme lavallée de l'Arve (industrie du décolletage) ou les concentrations métallurgiques de Tarentaise et de Maurienne.
àAnnecy avec lefestival international du film d'animation (FIFA) organisé par le Centre international du cinéma d'animation (CICA), qui se pose aujourd'hui comme le « premier festival compétitif au niveau international » entièrement consacré à l'animation, et « la référence mondiale pour tous les professionnels de l'animation ».
La gastronomie savoyarde est essentiellement basée sur des produits du terroir riches et adaptés aux rigueurs du climat montagnard, fromages et charcuterie en tête. Les vins et alcools forts, dont les typiques liqueurs degenépi et de gentiane dont chaque famille garde sa recette de fabrication, font également partie intégrante du patrimoine.
Il existe une vingtaine de costumes folkloriques savoyards différents selon la vallée ou le village, constitués pour les femmes d'un châle, d'un jupon, d'un tablier et d'une coiffe (par exemple : la « frontière » en Tarentaise), agrémentés de bijoux, de dentelles…, et pour les hommes d'une chemise ample, d'un gilet, d'un pantalon et d'un chapeau l'été associé à un bonnet l'hiver. Ces costumes apparaissent dès leXVIIe siècle et sont portés jusqu'auXXe siècle dans certaines vallées. Aujourd'hui, ceux-ci sont portés lors de représentations de folklore local[Note 8], par exemple la procession du en Haute Maurienne, où un grand nombre d'habitants se parent de costumes traditionnels.
Le drapeau de la Savoie est la reprise des armes descomtes de Savoie. La première apparition de ce blason remonte auXIIe siècle, durant le règne du comteAmédée III de Savoie[59]. Il est composé d'une croix blanche sur fond rouge ou enhéraldiqueDegueules à la croix d'argent[59]. Aujourd'hui, on peut apercevoir de nombreux drapeaux flotter au fronton des mairies ou de certains bâtiments publics et historiques, voire de particuliers, dans les deux départements savoyards.
Version de l'hôtel de ville de Chambéry (croix fine)
Version du château de Chambéry (croix large)
Blason de Savoie figuré en carreaux de céramique sur une pile du pont autoroutier d'Alby-sur-Chéran, Haute-Savoie
« Allobroges vaillants ! Dans vos vertes campagnes Accordez-moi toujours asile et sûreté Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes : Je suis la Liberté ! la Liberté ! »
Le chant desAllobroges est considéré comme l'hymne savoyard, bien qu'il n'ait pas été officialisé[60],[61]. Ce chant patriotique est composé en 1856 à Chambéry, durant la guerre de Crimée, parJoseph Dessaix, écrivain et journaliste libéral. Il se popularise après l'Annexion de 1860[62].
Le est considéré comme une fêtenationale par des mouvements identitaires[63],[64]. Ce jour correspond à l'érection du comté de Savoie en duché, le19 février 1416[65]. Le choix de cette date est à associer avec l'éveil du nationalisme savoyard duXXe siècle. En 1970, leCercle de l'Annonciade fait la promotion de cette date, reprenant les idées du fondateur du mouvement antérieurSavoie Libre, Henri Dénarié[66]. Le mouvement savoisien officialisera lui aussi cette coutume.
Maurice d'Agaune était le saint patron de l'ancien duché de Savoie, puis par extension à la Savoie, célébré le[67],[68].
Quelques autres symboles, moins importants mais bien répandus, identifient la Savoie et les Savoyards, et que l'on retrouve dans la plupart des échoppes des lieux touristiques. On peut citer le personnage caricatural duramoneur, symbole de la migration savoyarde duXVIIe siècle auXIXe siècle et principalement enfantine.
Latartiflette devient le symbole gastronomique du territoire depuis les années 1980. Toutefois, la Savoie jouit d'une culture gastronomique riche et diversifiée, en fonction des provinces qui la constitue. Descrozets tarins, en passant par lesdiots, lespormoniers, des recettes fromagères comme la fondue. Des boissons alcoolisées sont aussi typiques de la région telle que la liqueur degénépi.
La chansonÉtoile des neiges, qui trouve son origine dans un chant allemand, également devenu un standard américain en 1947, dontJacques Hélian et le parolierJacques Plante réalise une traduction française en 1949. Le thème de la Savoie est choisi. Il devient une sorte d'hymne repris à la sauce rock par un groupe local, Simon et les Modanais, formé en 1987. Le groupe vend un million de disque et arrive en seconde place du hit-parade, obtenant undisque d'or en 1988[69].
La proximité avec la Suisse fait que les représentations associent les deux cultures notamment autour des chalets d'alpage, des chienssaint-bernards élevés à la base sur les deux cols, savoyard et suisse, de la raclette, de même que des expressions comme « ça va ou bien », retrouvées dans des parodies, notammentLes Inconnus et leurreprésentation d'un journal régional à l'heure desJeux olympiques d'hiver de 1992.
Ouvrages dans l'ordre chronologique inversé de parution.
Dénali Boutain,Dynamiques géographiques des destinations touristiques gourmandes : L’exemple des pays de Savoie, Thèse de Géographie, Université d'Angers, 2022. (en ligne)
↑Le conservateur desArchives départementales de la Savoie, Jules-Joseph Vernier, précise ces quatre espaces géologiques :« La structure géologique de la Savoie est très simple dans ses grandes lignes. On y distingue quatre régions bien marquées en allant de l'ouest à l'est : le Jura ; les Pré-Alpes ; l'arête des Alpes, et enfin la région alpine. » (désignant l'espace entre le mur des Alpes et la frontière italienne)[15].
↑Unde sine jactura rerum per Sapaudiam fertur et Sequanos (…)[7],[28].
↑Lugdunensem, Saboiam, Moriannam, Tarentasiam, montem Cinisium, vallem Segusianam usque ad clusas[28].
↑Il existe six actes, dont on a conservé une copie, mentionnant le comté de Savoie[30],[31]. Ces documents sont :
Cartulaires de l'église cathédrale de Grenoble,Notre-Dame de Grenoble (v. 976-1031),Chartularium B, n° CXVIII : « comitatu Savogensi » ;
Regum Burgundia e stripe Rudolfina diplomata et acta n°108, d'après le cartulaire deSaint-Maurice de Vienne (1016) : « in comitatu Savoignese », « in pago Gratiopolitano vel Savoiense » (deux mentions) ;
Monumenta Novaliciensia vetustiora,Abbaye de la Novalaise, t.I, n°LXVIII, (1036) : « in pago Savogiense ».
↑Le découpage départemental a déjà été expérimenté au cours des conquêtes napoléoniennes avec ledépartement de Mont-Blanc entre1792 et1815 avec pour chef-lieuChambéry, puis celui duLéman, entre 1798 et 1815, avecGenève. Organisation partiellement reprise lors de la restauration sarde en 1815 et confirmée à la suite de l'annexion.
↑La liste« Renaissance savoisienne », menée par Patrice Abeille en Haute-Savoie, obtiendra plus de 5 % des suffrages exprimés et donc un siège de conseiller régional pour sa tête de liste. Celle pour le département de la Savoie obtiendra un peu plus de 4 %.
↑La structureSavoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme lesrésidences secondaires[48].
↑Sur les costumes, se reporter aux détails édités dans larevue de Savoie de 1941 à 1947 et de 1956 à 1960, notamment les articles écrits par le C.T. Emile Gaillard et D. Freppaz, d'autres livres traitent des différentes traditions vestimentaires de la région, voir la bibliographie.
↑abcd eteBernard Demotz, « La frontière au Moyen Âge d'après l'exemple du comté de Savoie (début XIIIe - début XVe siècles) »,Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public,vol. 4,no 4,,p. 95-116(lire en ligne).
↑a etbHenry Suter, « Savoie », surle site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le18 décembre 2009)(consulté le).
↑Pierre Préau,« La Savoie dans l'organisation régionale française », dans Collectif,La région et la vie régionale : actes du Colloque sur la région et la vie régionale tenu à l'Université de Saint-Étienne, les 16, 17, 18 novembre 1973, Université de Saint-Etienne,(lire en ligne),p. 64.
↑Paul Guichonnet, Maurice Morel,Henri Menabrea, Émile Vesco,Visages de la Savoie, éditions Horizons de France, coll.les Provinciales, Paris, 1947, 210 pages,p. 26.
↑Les différents actes sont étudiés aussi dans le volume 3 de la thèse de Laurent Ripart,Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin duXe au début duXIIIe siècle),Université de Nice, 1999, 3 volumes (sous la direction d'Henri Bresc).
↑a etbClaudieBlanc-Eberhart, « Savoie Mont Blanc. La destination crée l’organisation touristique »,Revue Espaces,no 303,,p. 28-32.
↑« La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc »,Observatoire, surle site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,(consulté le) :« Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
↑Eric Varnay,Patois arpitan et chansons de nos grands-pères savoyards, Romorantin : Éditions CPE, 2011(ISBN978-2845039384).
↑Adolphe Viani, « Quelques aspects socio-linguistiques des parlers du comté de Nice » in Jérôme Magail et Jean-Marc Giaume (dir.),Le comté de Nice : de la Savoie à l'Europe : identité, mémoire et devenir ; actes du colloque de Nice ; 24 - 27 avril 2002, expositions du 15 avril au 15 mai 2002, Bibliothèque de l'université de Nice, Nice, Serre Éditeur, 2006(ISBN9782864104674)p. 155[lire en ligne]