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Savoie

45° 34′ 12″ nord, 5° 54′ 42″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Cet article a pour sujet la Savoie en tant qu'entité historique, géographique et culturelle. Pour plus d'information sur le découpage administratif, voir les articles sur les départements français de laSavoie et de laHaute-Savoie. Pour les autres significations du nom Savoie, voirSavoie (homonymie) Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.

Savoie
Savouè(frp)
Savoie
Localisation en Europe de la Savoie.
Blason de Savoie
Blason
Drapeau de Savoie
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
Statut actuelDépartements :

Conseil Savoie Mont Blanc(Établissement public)

PréfecturesChambéry (73)
Annecy (74)
Sous-préfecturesAlbertville,Saint-Jean-de-Maurienne (73)
Bonneville,Saint-Julien-en-Genevois,Thonon-les-Bains (74)
Démographie
GentiléSavoyard, Savoisien
Population1 309 384 hab.(2023)
Densité126 hab./km2
  - Savoie (73)448 226 hab. (2023)[1]
  - Haute-Savoie (74)861 158 hab. (2023)[1]
Géographie
Coordonnées45° 34′ 12″ nord, 5° 54′ 42″ est
Superficie10 416 km2
  - Savoie (73)6 028 km2
  - Haute-Savoie (74)4 388 km2
Divers
HymneLes Allobroges
Languesfrançais,francoprovençal (arpitan) dont lesavoyard
Fêtes19 février (érection du duché de Savoie)
22 septembre (fête du saint patronMaurice d'Agaune)
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LaSavoie (prononciation :/sa.vwa/ ; ensavoyard :Savouè/sa.ˈvwɛ/) est unerégion historique, aujourd'huifrançaise, située dans lesAlpes du Nord. Observateurs, médias ou institutionnels utilisent parfois les expressions « Pays de Savoie », « les Savoie » ou « Savoie Mont Blanc » pour parler de la région, en opposition aux départements deSavoie et deHaute-Savoie qui la composent.

La Savoie tire son nom, entre autres, d'unancien duché cédé par ses princes à laFrance en1860 en échange de son soutien à l'unification italienne. Elle correspond aujourd'hui au territoire des deuxdépartements français de laSavoie et de laHaute-Savoie, au sein de larégionAuvergne-Rhône-Alpes.

Le territoire et le terme dérivent en partie de laSapaudiagallo-romaine, puis de laSaboiafranque. Comme l'indique lechanoineAdolphe Gros dans sonDictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie (1933), on trouve différentes variations au cours des siècles de la définition d'un territoire de Savoie. Il existe ainsi, une Savoieantique, une Savoiecarolingienne, une Savoiemédiévale, berceau desseigneurs de Savoie,comté auXIe siècle, puisduché en1416 avant d'être une des composantes duroyaume de Sardaigne. Le duché estréuni ou annexé à la France par letraité de Turin en 1860, en échange de l'aide apportée auroi de Sardaigne dans laréunification de l'Italie.

La Savoie était composée de sixbailliages devenues provinces, oupays : laSavoie Propre, laMaurienne, laTarentaise, leFaucigny, leChablais et leGenevois (privé de sa capitaleGenève). Jusqu'au début duXVIIe siècle, elle comprenait également trois autres bailliages : laBresse, leBugey et lepays de Gex, soit la majeure partie du département de l'Ain. Les deux départements actuels (Savoie etHaute-Savoie), rattachés à la France en 1860, ont gardé le nom historique dans leurs dénominations, pouvant prêter à confusion dans les usages.

Ses habitantssont appelés communémentSavoyards. Le termeSavoisien est tout aussi correct. Le termeSavoyen est plus rare[2],[3].

Origine du nom et usages

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Le nom deSavoie dérive en partie de laSapaudiagallo-romaine, puis de laSaboiafranque oucarolingienne[4],[5]. Le nom passe ensuite aucomté, puis auduché, désignant l'espace géographique concerné après la disparition de ce dernier.

Le nom désigne ainsi une « région et département, ancien pays des Sabaudes »[6], reprenant les recherches effectuées par le chanoineAdolphe Gros[7]. Letoponyme signifie « [le pays des] sapins », dérivant dugaulois*sapo- qui veut dire « sapin », etuidu-, « arbre, bois »[6].

Lorsqu'en 1860, le duché de Savoie estréuni ou annexé, suivant les observateurs, à la France, deux départements sont créés le[8]. Le nom de cette province passe alors aux deux nouveaux départements. L'historien et spécialiste de la période,Paul Guichonnet, à propos du choix des noms des deux départements, précise qu'une seule source existe[8] :

« Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver. »

— La Gazette de Savoie, édition du 22 juin 1860[8]

« Haute » dans Haute-Savoie n'est pas une précision d'altitude, mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble[8]. Dans la littérature régionale ainsi que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également les expressions « Savoie du Sud » pour désigner la Savoie et « Savoie du Nord » pour la Haute-Savoie[9].

Enfranco-provençal, appelé parfois arpitan, le mot « Savoie » se traduit par « Savouè »[10].

Afin de ne pas confondre l'usage administratifs et la région historique, les différents commentateurs ou institutionnels utilisent depuis la seconde partie duXXe siècle quelques expressions dérivées.

Pays de Savoie

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Les « Pays de Savoie » est une expression que l'on retrouve dans l'appellation de l'association des Guides du Patrimoine des Pays de Savoie, évolution en 1985 de l'organisme « Guides de Conflans » (1964), de l'Orchestre des Pays de Savoie (1984), le concours deMiss Pays de Savoie, qualificatif pour l'élection deMiss France de 1993 à 2014 puis pour l'élection deMiss Rhône-Alpes depuis 2015, le concours de Miss Prestige Pays de Savoie, créé en 2011, qualificatif pour l'élection deMiss Prestige National le nom de la station de radioFrance Bleu Pays de Savoie ou le premier nom de la structure supra-départementale : l'Assemblée des Pays de Savoie (2001). L'expression « pays de Savoie » servait également auxXVIIIe – XIXe siècles à désigner les terres des princes de lamaison de Savoie, appelées aussiÉtats de Savoie. Il s'agit d'un terme d'usage apparu dans les années 1980[11] permettant de désigner cette région afin d'éviter la confusion avec le nom du département et de qualifier la diversité d'un territoire.

Les Savoie

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Les termes « les Savoie » ou « les Savoies » se retrouvent dans le nom de lacaisse régionale du Crédit Agricole, le « Crédit Agricole des Savoie » mais aussi dans le titre ou la désignation par les médias régionaux. Des titres d'articles ou d'ouvrages utilisent le terme mis au pluriel :Savoies. Un article paru en 2013 dans le quotidien régional,Le Dauphiné libéré, s'interroge d'ailleurs sur les usages[12]. L'auteur de l'article s'appuie ainsi sur leLarousse des difficultés (1998-2001) de Daniel Péchoin et Bernard Dauphin, pour indiquer « les noms géographiques peuvent prendre la marque du pluriel, à condition que ce pluriel désigne plusieurs pays, fleuves… du même nom », précisant que le dictionnaire prend l'exemple de « les deux Savoies »[12], le terme de « deux Savoies » faisant référence aux deux départements français.

Savoie Mont Blanc

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Depuis 2005, lapromotion touristique de la région a fait le choix de la marque « Savoie Mont Blanc » que l'on retrouve en 2011 dans le projet politique des deux présidents des conseils généraux savoyards de créer unecollectivité territoriale de Savoie Mont Blanc[13], sur l'exemple corse, ou en 2014 lorsque l'université opte pour une nouvelle identité l'Université Savoie Mont Blanc.

Géographie

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Articles détaillés :Géographie de la Savoie etGéographie de la Haute-Savoie.

Localisation

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Le territoire de la région historique de Savoie correspond à l'ancien territoire duduché de Savoie. Le chanoine Gros donne une description d'un « pays situé entre leRhône et lesAlpes, au sud dulac Léman et au nord du Dauphiné »[7]. Plus précisément, il est délimité par :

La Savoie forme ainsi un « bloc solide, une sorte d'épais tronc d'arbre allongé du Nord au Sud sur 145 km et gonflé d'Est en Ouest sur une centaine, soit une superficie un peu supérieure à 10 000 km2 »[14]. Ce territoire compact offre des paysages variés, marqués par l'empreinte alpine, desPréalpes, les basses terres, aux sommets enneigés desAlpes, reliées par de grandes vallées intra-alpines. Ces dernières se trouvent à l'origine du découpage provincial traditionnel.

Les sous-régions naturelles

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On peut distinguer quatre types de régions naturelles en Savoie[Note 1] :

Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est vu attribuer trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :

Il existe aussi 15 réserves naturelles nationales (Aiguilles Rouges,Grande Sassière,Delta de la Dranse...) et 2 régionales (Aiguebelette etLes Saisies)

D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particulier réussissent à maintenir un milieu moins marqué par l'anthropisation, comme dans le Beaufortain ou le Chablais.

Hydrographie

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Tous les cours d'eau, rivières et fleuves savoyards se jettent directement ou indirectement dans le Rhône et dans la Méditerranée.

Climat

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Bien que de typemontagnard (reposant sur le triptyquepente, altitude et versant), le climat savoyard doit être différencié selon la situation en vallée (avant-pays/préalpin/cluses avec l'exemple deChambéry), où le vent joue un rôle important, et l'altitude, c'est-à-dire les massifs alpins (stationChamonix).

Le préfet dudépartement du Mont-Blanc,Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau, dans sonStatistique générale de la France, Département du Mont Blanc (1807) indique :« Souvent au fond d'une vallée, le voyageur supporte avec peine l'ardeur d'un soleil brûlant, en même temps qu'il aperçoit sur les monts qui l'environnent, les frimas d'un éternel hiver ; d'autres fois, après avoir traversé des neiges ou des glaces sur les cols des montagnes, il rencontre, en descendant dans la plaine, d'abord des bois, ensuite une riante verdure, plus bas des fleurs ou même des fruits. (p.164) »

La partie haute de la vallée de laMaurienne illustre le propos du préfet Verneilh du fait de sa situation encaissée par de très hauts massifs en grande partie recouverts de glaciers, et subissant les puissants effets de foehn, est l'une des régions de France où les précipitations sont les plus faibles. On compare très souvent cette région au climat quasi méditerranéen qui sévit enValais central en Suisse, aux alentours deSierre[21].

Urbanisme

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La Savoie connaît un taux d'urbanisation de 70 %. Elle appartient en partie au territoire nommé parRaoul Blanchard, lesillon alpin, dans les années 1910. L'espace se situe plus précisément dans une longuedépression située dans lesPréalpes, entreValence et deGenève, dans un axe sud-ouest - nord-est. Les espaces de l'avant-pays savoyard — Chambéry, le val du Bourget et Aix-les-Bains, l'agglomération annécienne, et la région frontalière de Saint-Julien-en-Genevois à Annemasse — font donc partie de cet ensemble géographique. L'ancien sitesillonalpin.com définissait le territoire comme« Espace moteur de l’ensemble des Alpes du Nord, le Sillon alpin désigne, entre Genève, Annecy, Chambéry, Grenoble et Valence, un ruban de villes et de territoires qui, en trente ans, a connu un essor spectaculaire ».

Ce territoire est considéré, depuis 2005, comme l'un des deuxespaces métropolitains, avec laRégion urbaine de Lyon, de l'anciennerégion françaiseRhône-Alpes par la DATAR[22].

Lesaires urbaines savoyardes sont en 2012 :

Légende :

  • AU : population de l'aire urbaine (zonage de 2010).
  • NC : nombre de communes (zonage de 2010).
  • UU : population de l'unité urbaine (zonage de 2010).
  • CC : population de la commune-centre.
Rang nationalAire urbaineAU (2012)[23],[24]NCUU (2011)[25]CC (2011)
35Aire urbaine de Genève - Annemasse (partie française)[26],[25]292 180114161 68432 657
44Annecy221 11169159 12451 012
45Chambéry-Aix-les-Bains217 35688180 97458 437
xThonon-les-Bains84 5052734 661
xCluses68 2261617 525
xSallanches-Chamonix60 234915 957
xAlbertville40 2642219 271
xBourg-Saint-Maurice11 48847 741
xSaint-Jean-de-Maurienne13 503 108 067

Histoire

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Article détaillé :Histoire de la Savoie.

La région historique de la Savoie correspond au territoire composé aujourd'hui des deux départements français de laSavoie et de laHaute-Savoie. Ce territoire est issu du découpage duduché de Savoie,donné à la France en 1860 par le roi de SardaigneVictor-Emmanuel II, prince de la maison de Savoie et futur roi d'Italie, en échange de l'aide deNapoléon III afin d'accomplir l'unité italienne.

Selon les périodes, la Savoie recouvre des réalités géographiques et historiques différentes. Ancien pays gaulois —« [le pays des] sapins » —, romanisé auIer siècle av. J.-C., il est mentionné dans le partage de l'empire deCharlemagne. LaSapaudia, puis laSaboiacarolingienne représente un grand territoire mais aux contours mal connus aujourd'hui. Par contre, la Savoie médiévale qui leur succède s'est réduite à une petite portion comprise entre les bourgs de Montmélian et de Chambéry, pour devenir un comté dont des princes installés en Maurienne feront leur titre principal. Les futurs comtes de Savoie duXIe au XVe siècle s'évertuent à accroître leur territoire et lecomté de Savoie recouvrira cette réalité politique, mais mouvante. L'histoire de Savoie prend en compte également les autres régions historiques qui seront peu à peu placées sous le contrôle des seigneurs de Savoie : dans un premier temps laMaurienne, berceau de lamaison de Savoie avec laSavoie Propre, laTarentaise et leChablais, puis viendront plus tardivement au gré des alliances et des achats leFaucigny et leGenevois, qui formaient deux puissantes seigneuries durant la période médiévale.

Ce noyau de provinces forme le cœur du territoire des Savoie qui étendent cependant leurs possessions à cheval sur les Alpes en maîtrisant les principaux cols de cet espace, vers Lyon, la Suisse alémanique et de plus en plus vers le versant italien du Piémont, jusqu'à vouloir devenir les maîtres de la péninsule en devenantroi de Sicile de1713 à1720, puisroi de Sardaigne en1720 et en prenant finalement le titre deroi d'Italie en 1861, après avoir cédé à la France l'ancien duché de Savoie.

« Curieuse destinée que celle des pays que nous nommons Savoie : terre d’empire auMoyen Âge, mais partagée dès l’origine entre l’appel de la vallée duRhône et celui de la vallée du. Berceau au cours des siècles, d’une dynastie de langue et de culture française, mais dont les hasards de l’histoire ont fait la mère de l’unité italienne, en lutte selon les époques, contre leDauphiné, contre leValais, contre la calvinisteGenève, contre leMilanais, et réussissant malgré ces guerres incessantes, à se doter d’une armature administrative d’une remarquable précocité, longtemps sujet de discorde entre laFrance et leSaint-Empire, puis entre la France et l’Espagne, enfin entre la France et l’Autriche, aujourd’hui trait d’union entre les deux pays amis qui occupent les deux versants desAlpes. »

— Avant-propos parAndré Chamson, directeur général des Archives de France, de l’Académie française[27]

La Savoie gallo-romaine et carolingienne

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Articles détaillés :Sapaudie etHistoire de la Savoie dans l'Antiquité.
Partition desAlpes occidentales entre les provinces de laGaule et de l'Italie au temps de l'empire romain.

Durant la période gallo-romaine, ce que l'on nomme aujourd'hui Savoie appartient au territoire de la Sapaudie (enlatinSapaudia)[4],[5].Ammien Marcellin fait mention de cette région gauloise dans sesRes Gestae à la fin duIVe siècle en décrivant le cours du Rhône :« d'où sans perte il va à travers la Savoie et les Séquanes ; et, ayant beaucoup avancé, il longe la Viennoise du côté gauche, la Lyonnaise du côté droit (…) »[28],[Note 2]. L'historien Pierre Duparc, dans une publication de 1958, rappelle les différentes définitions de ses prédécesseurs[28], citant l'historienCamille Jullian qui considère que ce« pays que traverse le Rhône dès sa sortie du lac Léman et avant son entrée dans la région du Bugey. » ; l'historien suisse P.-E. Martin il s'agirait plutôt du territoire entre Genève et Grenoble avec probablement les vallées de Tarentaise et de Maurienne ou encore le médiéviste françaisFerdinand Lot« La Sapinière (…) la partie montagneuse et sylvestre du grand territoire desAllobroges »[28]. L'étude du texte de Marcellin par l'historien Pierre Duparc amène à voir qu'il faut traduire la citation par« à travers la Sapaudia où sont les Séquanes »[28]. Cette lecture permettant de définir le territoire ainsi désigné comme s'étendant de« la vallée du Rhône depuis ledéfilé de l'Écluse, en aval deGenève, et se serait étendue probablement jusqu'au confluent de l'Ain »[28].

En 443, laSapaudia est concédée auxBurgondes[29]. LaChronica Gallica (452) mentionne la région en décrivant l'installation desBurgondes dans la province deSapaudia[7],[28].« La20e année du règne de Théodose la Sapaudia est donnée au reste des Burgondes pour être partagée avec les indigènes[28]. »(Sapaudia Burgondionibus data est ci un indigents dividenda), soit vers 443. Le territoire désigné pourrait ainsi s'identifier à la Savoie actuelle[28]. D'autres mentions sont faites auVe et au début duVIe siècle, à propos des Burgondes et la Sapaudia, mais sans apporter de précision sur la délimitation de l'espace géographique de laSapaudia[7],[28].

Durant la période carolingienne, la formeSaboia[4],[5] n'apparaît qu'une seule fois[28]. Louis, le fils de Charlemagne reçoit en héritage en 806 :« (…) de Lyon, laSaboia, la Maurienne, la Tarentaise, avec le Mont-Cenis et le Val de Suse jusqu'aux cluses pour accéder en Italie[28] »,[Note 3]. Pour l'historien Bernard Demotz cetteSaboia est« étendue (…) des abords de Nantua à ceux de la Tarentaise et de la basse Maurienne »[4]. Selon Pierre Duparc, la mention de laSaboia de 806 correspondrait audiocèse de Belley, mentionné lors de l'accord de 858[28]. L'analyse de Pierre Duparc tend à démontrer que laSapaudia, dont est issu le nom de la Savoie, n'aurait aucun lien avec la Savoie actuelle[28].

Le Moyen Âge et les Temps modernes

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Articles détaillés :Histoire de la Savoie au Moyen Âge etHistoire de la Savoie de 1416 à 1792.
Leduché de Savoie et les autresétats italiens en 1494.
Le château des ducs de Savoie.

Les mentions de la Savoie de la fin duXe siècle et de 1036 ne désignent plus qu'une portion réduite des territoires correspondant à laSapaudia ou à laSaboia : il s'agit dorénavant d'un petit comté comprenant les territoires deMontmélian et de Chambéry[4]. Au cours de cette période, le comté de Savoie est mentionné dans plusieurs actes provenant de cartulaires sous les formesager Savogensis,pagus Savogensis oucomitatus Savogensis[Note 4],[32].

La ville de Chambéry est la capitale des États de Savoie jusqu'en 1563, date du transfert de la capitale àTurin, à la suite de l'occupation française sousFrançoisIer.

La Savoie contemporaine

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Articles détaillés :Histoire de la Savoie de 1792 à 1815,Histoire de la Savoie de 1815 à 1860,Histoire de la Savoie de 1860 à 1914,Histoire de la Savoie (département) etHistoire de la Haute-Savoie.

À la suite dutraité de Turin, en 1860, leduché de Savoie est« réuni » ouannexé à la France en devenant deux départements[Note 5] : laSavoie et laHaute-Savoie.

AuXXe siècle, l'industrie électrochimique est très forte grâce à lacroissance rapide d'Ugine aciers, qui produisait la moitié de l'acier inoxydable français.

Politique

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Administration

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L'entité géographique et historique de la Savoie ne possède aucune existence administrative au sein de la République française. Elle est composée de deux départements laSavoie et laHaute-Savoie, qui se trouve au sein de larégionAuvergne-Rhône-Alpes.

L'organisation des deux départements savoyards :

Découpage administratif
DépartementsSavoieHaute-Savoie
Nb. d'arrondissements34
Nb. de cantons1917
Nb. de communes285281
Localisation du département de la Savoie.
Localisation de laSavoie.
Localisation du département de la Haute-Savoie.
Localisation de laHaute-Savoie.

Coopération administrative

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Article détaillé :Assemblée des Pays de Savoie.

En 1983, dans le cadre de laLoi du, dite « Loi Pompidou », les conseils généraux deSavoie et deHaute-Savoie forment une « structure interdépartementale », appeléeEntente régionale de Savoie[33],[34]. L'institution est gérée par sept conseillers généraux de chacun des départements[33]. Les domaines d'action sont le tourisme (Maison de Savoie à Paris), l'université de Savoie, la culture (Orchestre des Pays de Savoie) ou encore l'agriculture de montagne.

Le, L'Entente évolue pour donner naissance, sous l'égide des deux présidents des conseils généraux, à l'Assemblée des pays de Savoie (APS), « un établissement public de coopération interdépartementale »[35],[36].

À l'été 2014, lors du débat sur leprojet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, le député et président du Conseil général de Savoie,Hervé Gaymard, soutenu par son homologue de la Haute-Savoie,Christian Monteil, propose un amendement qui permettrait la création d'unecollectivité territoriale de Savoie–Mont-Blanc[37],[13]. Celui-ci a été rejeté.

Courants identitaires

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Article détaillé :Nationalisme savoyard.

La Savoie possède des mouvements identitaires depuis les années 1860. Toutefois, les prémices d'une demande de reconnaissance émergent lors de l'expression des nationalismes duXIXe siècle. Les Savoyards affirment leur particularisme au sein d'un ensemble devenu de plus en plus italophone. Ceux-ci connaissent un nouveau dynamisme en 1859 et l'année suivante lors des débats sur l'avenir de la Savoie, dont un choix partiel se pose : le maintien dans le futur royaume d'Italie, l'intégration à la France, voire la division et la possibilité de rejoindre la Suisse pour la partie nord du duché.

Dès 1815, et surtout à partir de l'Annexion de 1860, lessociétés savantes locales effectuent un travail de sauvegarde de l'identité et de la culture savoyardes.

Le réveilpolitique régionaliste se fait à l’occasion de la discussion de la création desrégions puis de ladécentralisation au début des années 1970. Des Savoyards voient là l’opportunité de créer une unité politique, venant légitimer l’unité culturelle, à travers le projet d'une région Savoie. En, deux associations culturelles s’associent pour fonder leMouvement Région Savoie (MRS), qui sert de réceptacle politique à la volonté de certains d’unir les deux départements de la Savoie. Parmi les impacts majeurs de la création du MRS, il faut retenir la mise en débat dans les deux conseils départementaux de Savoie de la question de la création d’une région Savoie, distincte de la régionRhône-Alpes[33] ou encore une pétition en faveur de la création d'une région qui réunit plus de 100 000 signatures[38]. Au cours des deux décennies suivantes, malgré la poursuite du jeu politique, le mouvement perd en audience.

Quelques années après lesJeux Olympiques d’Albertville, la question sur l'avenir de la Savoie se pose à nouveau. Deux ans plus tard, le premier mouvement indépendantiste, dit « désannexionniste », apparaît. LaLigue savoisienne officialise sa naissance et tient son premier congrès le, à Albertville[35]. Son impact sur la politique locale est important notamment lors des élections régionales de 1998 où le mouvement obtient un siège régional[Note 6],[39] ainsi qu'en provoquant la naissance en 2001 de l'Assemblée des Pays de Savoie.

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique duduché de Savoie de1776 à l'Annexion
Territoire1776179018011822183818481858
Duché de Savoie346 386441 091422 306499 368533 817582 294542 258
Chiffres publiés dans l'ouvrageLa Savoie de Révolution française à nos jours (1986)[40].
Démographie des Pays de Savoie depuis l'Annexion
Territoire186119111946197519901999200720122015
Département de la Savoie259 181237 447226 053305 109348 261373 350403 500421 105428 204
Département de la Haute-Savoie255 883247 492263 345447 794568 286631 963693 000756 501793 938
Savoie515 764484 939489 398752 903916 5471 005 3131 096 5001 177 6061 222 142
ChiffresINSEE/ HebdoEco des Pays de Savoie (1998)[41]

Histogramme de l'évolution démographique depuis1776 :

La densité sur son territoire avoisine les 100,3 hab/km² avec une très nette différence entre le département de la Savoie (66,9 hab / km²) et la Haute-Savoie (157,9 hab / km²).

Médias

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Télévision

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La Savoie possède sa chaîne locale (avec couverture d'une partie duPays de Gex et une partie du Bas-Bugey ainsi que les Cantons deGenève et partiellement deVaud) depuis l'aventure de la8 Mont Blanc, lancée en 1989, et devenueTV8 Mont-Blanc, présente aussi sur le câble et la TNT.

Presse écrite

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Éditions savoyardes duDauphiné Libéré. Plusieurs hebdomadaires : ceux appartenant au groupe Presse Alpes-Jura (ex-Socpresse) (Le Messager,L'Essor Savoyard,La Savoie) ;L'Hebdo des Savoie (Albanais et Aix-les-Bains) ;La Vie Nouvelle ;La Maurienne (vallée de laMaurienne). Journaux associatifs ou institutionnels :Le Savoisien, organe de laLigue savoisienne,Terres savoyardes (Chambre d'agriculture), ou satiriques commeLa Voix des Allobroges (secteur Pays de Savoie) ouLe Faucigny (secteurvallée de l'Arve). Dans le nord de la région, le quotidien helvétiqueLa Tribune de Genève.

Des magazines mensuels consacrés à l'économie ou à la politique en Savoie : l'Eco des Pays de Savoie,L'Essentiel des Pays de Savoie,Alpes Magazine (Milan Presse).

Radio

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Station locale de France Bleu,France Bleu Pays de Savoie. Stations locales, le plus souvent associatives, dans les vallées (Radio-Alto,Perrine FMetc.) ; antenne locale deRCF. Radios publiques suissesCouleur 3, RSR-La Première et Espace 2 en Chablais, en Faucigny et en Genevois. Radios commerciales : ODS Radio,Rouge FM, Radio Plus…

Web

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Plusieurs sites internet d'information locale propres à la Savoie et à ses régions naturelles fournissent des informations sous forme écrite ou vidéo, en libre accès ou payantes selon les structures éditrices.

Quelques sites (liste non-exhaustive) : LeDauphiné Libéré pour l'ensemble du département,Info-pla pour l'Avant-pays Savoyard[42],TVNet Citoyenne pour Chambéry et Aix-les-Bains[43],infohautetarentaise pour la Haute Tarentaise[44]etc.

Économie

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Articles détaillés :Économie de la Savoie etÉconomie de la Haute-Savoie.

Les deux départements savoyards possèdent une économie relativement dynamique, par rapport à la majorité des départements français. Après une traditionnelle vision, au début duXXe siècle, du département de la « Savoie = grandes entreprises publiques, énergétiques et métallurgique » et celui de la « Haute-Savoie = concentration de PME-PMI tournée vers Genève et vers le monde », le visage économique savoyard s'est modifié en prenant le virage du tertiaire, notamment dans les transports et le tourisme. L'économie de la Haute-Savoie garde cependant une spécificité vers la mécanique et les activités associées tout en supportant le développement du phénomène transfrontalier avec la région genevoise. La croissance de la population transfrontalière a été de 12 % en 2006.

Côté chiffres, selon l'INSEE, le PIB cumulé pour les deux départements, en 2000, équivaut à 24 438 M€ (soit 2 % du PIB métropolitain)

La Savoie participe à sept des 67 pôles de compétitivité labellisés le[45], parfois en partenariat avec d'autres départements et agglomérations :

Tourisme

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Article détaillé :Tourisme en Pays de Savoie.

Le tourisme, tant hivernal qu'estival, occupe une grande partie de l'activité économique en Savoie, il repose principalement sur les atouts de son relief. La Savoie recèle aussi de nombreux sites historiques ou thermaux.

Outre ces nombreuses stations de ski, la Savoie est réputée pour ses randonnées en été grâce à une nature préservée.

Les deux départements savoyards ont mis en commun leurs compétences pour promouvoir la Savoie. Cette orientation remonte aux années 1930 avec la création du Comité Régional Savoie-Mont-Blanc et la mise en place d'uneMaison de Savoie à Paris (1934)[46]. Sous l'impulsion de l’Assemblée des pays de Savoie (APS), qui poursuit la gestion de laMaison de Savoie à Paris, les deux agences touristiques départementales collaborent à nouveau et créés l'appellation « Savoie Haute-Savoie »[47]. En 2005, une nouvelle marque de destinations voit le jour « Savoie Mont Blanc », ainsi qu'une nouvelle structure commune Savoie Mont Blanc Tourisme[47].

En 2014, selon l'organismeSavoie Mont Blanc, la capacité d'accueil des communes est estimée à1 380 492 lits touristiques, répartis dans206 038 établissements[Note 7].

Culture locale et patrimoine

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Langue

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La Savoie appartient au territoire linguistique delangues gallo-romanes et principalement à l'arpitan[49] (ou franco-provençal).

Comme dans de nombreux pays et provinces européens, où langues véhiculaires (généralement langues du pouvoir et de l'administration) et langues vernaculaires se côtoient, en Savoie il existe traditionnellement, jusqu'à aujourd'hui, deux langues parlées. D'une part le franco-provençal, dont l'usage a été entretenu par la population (langue aujourd'hui menacée de disparition, son usage quotidien est de 2 % des habitants dans l'espace rural et négligeable en zone urbaine[50]) et d'autre part lefrançais, langue de l'État civil du duché depuis leXVe siècle est rendue officielle par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, puisque celui-ci est occupé par les troupes françaises[51]. Toutefois il semblerait que l'application fut très aléatoire[51].

Le français a été la langue d'usage véhiculaire dès leXIVe siècle et elle est devenue la langue administrative depuis Emmanuel-Philibert à la suite d'un édit du 11 ou la substituant au latin dans les actes des tribunaux[52]. Cette décision s'applique au Bugey et au Val d'Aoste à la suite d'un nouvel édit, qui modifie les prescriptions précédentes, par lettres patentes du, précisant les règles d'application[53],[52]. Il faut indiquer que l'italien n'a jamais été une langue utilisée par l'administration en Savoie[52] À la même époque, le duc de Savoie décrétait l'italien, dérivé dutoscan, pour la langue administrative dans ses terres du Piémont[52]. De plus, pour occuper le royaume de Sicile (anciennement d'Aragon-Sicile) les rois de France entreprirent de passer en Italie avec leurs armées (en huit guerres), en passant obligatoirement par la Savoie soumise au pillage (absence d'intendance militaire pour le ravitaillement) et occupant le Piémont. Au cours de l'histoire le prince de Savoie, administrateur de Hollande pour les Habsbourg perdit ses terres de Savoie, prises par le Roi de France avant de se les voir restituer.

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Par la suite Louis XIV envahit la Savoie pour massacrer ses sujets protestants « vaudois » (disciples du lyonnaisPierre Valdo) qui s'exilèrent dans le haut val de Suse. Il fit de même en massacrant les sujetsfrancs-comtois des Habsbourg, catholiques, en utilisant des mercenaireslorrains également catholiques) avant l'annexion de laFranche-Comté. Le massacre des 3 000 paysans « vaudois » traumatisa la famille de Savoie car le roi de France exigea la caution morale (sous peine de sanctions militaires) du Duc qui renforça la décision de rendre la religion catholique obligatoire sous peine de lourdes sanctions pénales en cas de refus, sauf près de Genève et en certains points du Val d'Aoste. La messe devant être dite en français. EnsuiteSaint François de Sales, pour contrer les écrits de Calvin (réformateur venu de Noyon puis réfugié à Genève, qui écrivait en français, la langue du culte réformé par opposition au latin), imposa de fait ses libelles en français, avec grand succès. Il favorisa encore le « parler français ».

Autre cause de l'adoption du français comme langue courante par les Savoyards, le fait qu'avec une démographie excédentaire, l'émigration était forte, principalement vers laFrance (Paris et Bordeaux), laBavière et l'Autriche (Vienne), les habitants des vallées alpines pratiquant le colportage depuis le Moyen Âge. Le certificat du curé servait à la fois de pièce d'état-civil et de recommandation à l'étranger. Chaque village savoyard avait une école catholique où on apprenait le français (il y en avait encore 800 avant 1940), la messe étant aussi dite en français, « la langue du dimanche ». Cela facilita l'intégration des 100 000 Savoyards installés hors de Savoie (pour une population de 500 000) mais toujours menacés d'expulsion en cas de crise économique. Cela aida aussi un échange monétaire des Savoyards émigrés avec la Savoie. De leur côté, les paysans proches de Genève faisaient commerce en français. Las des occupations fréquentes du roi de France, le duc de Savoie finit par transférer sa capitale de Chambéry à Turin, en Piémont, en délaissant un peu la Savoie considérée comme « glacis » militaire face à son puissant voisin. Les ducs octroyèrent cependant à leur terre d'origine un parlement spécifique et un code cadastral favorisant une juste répartition de l'impôt.

Pour sa part, leFaucigny — français par héritage — fut échangé avec la France contre toutes les terres savoyardes de l'autre côté du Rhône. Preuve de la parfaite maîtrise du français par les savoyards,Vaugelas fut l'un des fondateurs de l'Académie française (créée à l'origine par Richelieu pour uniformiser la langue juridique des tribunaux du roi de France).

La Savoie, restant sous la tutelle (morale et théorique) du Saint-Empire, ne pouvait prétendre à un titre royal sans l'accord du pape ou de l'empereur, ce qui gênait ses ambitions dynastiques européennes sur ses proches voisins. Finalement en 1713, à l'issue de laGuerre de succession d'Espagne, le duc Victor-Amédée II de Savoie et de Piémont se voit attribuer le royaume de Sicile par letraité d'Utrecht, et en 1720, à lapaix de La Haye, il échange ce royaume (qui trouvait les Savoyards « pingres ») contre leroyaume de Sardaigne. La Savoie est alors considérée, comme le Piémont, comme apanage du « royaume sarde » jusqu'en 1860. À la même époque, les Sardes, appuyés par les Français, repoussent les Autrichiens et abattent le royaume de Sicile avec l'aide du républicain Garibaldi et réalise l'unité italienne autour de la monarchie sarde, dont le souverain, Victor-Emmanuel II, prend le titre de roi d'Italie.

Annexion française

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En échange de ses services militaires, et conformément auxaccords de Plombières deux ans plus tôt, la France organise en 1860 l'annexion de la Savoie sous le double titre « oui » (à l'Annexion) et « zone » (faveurs fiscales pour l'arc lémanique et la vallée de l'Arve). La France crée une administration avec un fonctionnaire central (le préfet) et constate avec surprise que la population est plus francophone que la moyenne nationale. L'unification linguistique française est la conséquence de la guerre de 1870, ou de nombreux conscrits ne parlant que mal le français ne peuvent exécuter les ordres de leurs supérieurs. Cette situation est pour de nombreux stratèges militaire l'une des raisons de la défaite française. À la sortie du conflit, laIIIe République organise une francisation accélérée des différentes régions de France.

Situation actuelle

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L'article 2 de laConstitution de laVe République définit que « la langue de la République est le français », ce qui était déjà le cas séculairement du duché de Savoie, où français et franco-provençal étaient conjointement traditionnellement pratiqués, en proportions quotidiennes certes différentes par les uns et les autres, selon leur groupe social d'appartenance où leur région d'origine (à noter par exemple que la région de l'Albanais à beaucoup plus conservé l'usage du franco-provençal que la région pourtant limitrophe du nordannécien, précisément à cause de la proximité de cette ville avec laquelle les échanges marchands avec la bourgeoisie étaient plus fréquents).

Cette constatation du bon niveau du français des savoyards amène à faire deux remarques :

Religion

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La religion principale de la Savoie est, selon un sondage Ifop paru dans la Vie, le catholicisme romain, qui concernerait entre 64 % et 70 % des Hauts Savoyards et entre 55 % et 63 % des Savoyards. Les témoignages de lachristianisation de la Savoie, et principalement pour Genève, daterait duIVe siècle. Il faut toutefois attendre plus tard, vers 450, pour l'installation du premierévêque en Tarentaise et le début duVIe siècle pour la sacralisation d'une église en Savoie du Nord. La Savoie est divisée entre l'archidiocèse de Chambéry (pour la Savoie) et lediocèse d'Annecy (pour la Haute-Savoie), et ces deux diocèses font partie de la province ecclésiastique deLyon. Le saint patron de la Savoie est saintMaurice d'Agaune, martyr légendaire duValais, tandis que le patron du diocèse d'Annecy est saintFrançois de Sales natif de la Haute-Savoie, évêque deGenève et personnage religieux le plus important de la région, connu dans le monde entier.

On y retrouve également des communautés protestantes : en effet, la proximité de la Rome Protestante que fut Genève et l'invasion même par les cantons réformés de Genève et deBerne du Chablais et du Genevois (1536) a permis l'apparition de communautés protestantes, parfois mêmes majoritaires (Thonon devient une ville calviniste). Par la suite, les missions de plus en plus efficaces (et pacifiques) de saint François de Sales font diminuer très nettement le nombre de protestants dans la région : le Chablais revient progressivement au catholicisme. Enfin, le roi Charles Emmanuel de Savoie, catholique, soucieux de préserver son autorité sur la base du "une foi, un roi, une loi" emploiera des moyens beaucoup plus répressifs afin de rendre ces régions au catholicisme.

De nombreuses églises baroques, voire rococo, apparaissent en Savoie au cours duXVIe siècle[54]. Ces églises baroques dotées de retables uniques sont mises en valeur aujourd'hui par un programme de découverte appelé "Le Chemin du Baroque" où des concerts de musique baroque sont organisés chaque été.

Elles sont, sans nul doute, le signe de cette reconquête de la contre-réforme. Les hautes vallées alpines de Tarentaise, Maurienne et Faucigny, mais des vallons alpins du Chablais et du Genevois, pratiquaient en hiver le système dit du colportage. Les paysans, ne pouvant travailler dans les champs en hiver, partaient commercer principalement en Italie du nord, en Bavière et en Autriche. Les nombreux ex-voto qui jalonnent la Savoie, sont autant de remerciements faits par ces marchands pour remercier les cieux de les avoir protégés durant leur périple. Ces liens privilégiés, avec l'Autriche notamment, ont conditionné le style de ces églises baroques. On remarque de grandes similitudes dans lesclochers savoyards et autrichiens, avec un sommet dit à bulbe, comme à Annecy,Conflans,Bozel,Morzine ouCombloux.

Dans le nord de la Savoie, les habitants proches de Genève ont été influencés par lacité de Calvin, comme envallée de l'Arve et dans le Genevois Savoyard, car ils s'adonnaient à la sous-traitance des pièces de précision destinées à l'horlogerie genevoise, dont est issue la forte tradition du décolletage. De nos jours, il reste beaucoup moins de protestants qu'autrefois et ils sont surtout concentrés en Haute-Savoie (une douzaine de temples réformés en service, contre quatre seulement en Savoie). La proximité de laSuisse a encore une influence : on retrouve des Suisses expatriés dans ces communautés dans les villes proches de la frontière (temples à Annemasse, Thonon, Évian). Le tourisme a également une influence : au siècle dernier, un cimetière a été construit autour dutemple de Chamonix pour y accueillir les dépouilles des alpinistes anglais morts en montagne. Cette influence s'est également fait sentir dans des villes et stations thermales comme Saint-Gervais,Évian, La Léchère, ou encoreBrides-les-Bains. Le protestantisme en Savoie a donc un visage multiple héritier d'une longue histoire, mais aussi fruit d'arrivées plus récentes ou du tourisme. On note également l'apparition de communautés évangéliques dans les dernières décennies.

L'islam en Savoie est la conséquence d'une immigration plus récente et se concentre plutôt dans les grandes agglomérations comme Chambéry, Annecy et l'aire genevoise mais aussi dans des bassins d'emploi denses comme lavallée de l'Arve (industrie du décolletage) ou les concentrations métallurgiques de Tarentaise et de Maurienne.

Littérature et tradition orale

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Article détaillé :Littérature en Pays de Savoie.

La Savoie compte de nombreux auteurs ayant laissé leur empreinte dans la littérature. On peut à ce titre citerHenry Bordeaux ouAmélie Gex.

Musique

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"Gironfla", chanson du folklore savoyard, fait référence à la guerre de 1703 opposant la France et la Savoie.

Henri Kling,corniste etcompositeur français installé àGenève (Suisse) composa un certain nombre de pièces sur la région, notamment :

Cinéma

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De nombreux acteurs viennent du territoire savoyard, commeAgnès Soral ouAndré Dussollier, ainsi que plusieurs films, produits outournés en Savoie.

Certains d'entre eux ont précisément pour thème la Savoie et sa culture, commeLa Trace ouLa Dernière saison[55]).

En 1999 est fondée la Cinémathèque des Pays de Savoie.

La Savoie est ou a été aussi le lieu de festivals du cinéma :

Gastronomie

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Le reblochon de Savoie, un fromageAOC

La gastronomie savoyarde est essentiellement basée sur des produits du terroir riches et adaptés aux rigueurs du climat montagnard, fromages et charcuterie en tête. Les vins et alcools forts, dont les typiques liqueurs degenépi et de gentiane dont chaque famille garde sa recette de fabrication, font également partie intégrante du patrimoine.

Plats et ingrédients typiques :

Costumes

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Il existe une vingtaine de costumes folkloriques savoyards différents selon la vallée ou le village, constitués pour les femmes d'un châle, d'un jupon, d'un tablier et d'une coiffe (par exemple : la « frontière » en Tarentaise), agrémentés de bijoux, de dentelles…, et pour les hommes d'une chemise ample, d'un gilet, d'un pantalon et d'un chapeau l'été associé à un bonnet l'hiver. Ces costumes apparaissent dès leXVIIe siècle et sont portés jusqu'auXXe siècle dans certaines vallées. Aujourd'hui, ceux-ci sont portés lors de représentations de folklore local[Note 8], par exemple la procession du en Haute Maurienne, où un grand nombre d'habitants se parent de costumes traditionnels.

Emblèmes et symboles de Savoie

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Drapeau

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Article détaillé :Drapeau de la Savoie.

Le drapeau de la Savoie est la reprise des armes descomtes de Savoie. La première apparition de ce blason remonte auXIIe siècle, durant le règne du comteAmédée III de Savoie[59]. Il est composé d'une croix blanche sur fond rouge ou enhéraldiqueDegueules à la croix d'argent[59]. Aujourd'hui, on peut apercevoir de nombreux drapeaux flotter au fronton des mairies ou de certains bâtiments publics et historiques, voire de particuliers, dans les deux départements savoyards.

  • Version de l'hôtel de ville de Chambéry (croix fine)
    Version de l'hôtel de ville de Chambéry (croix fine)
  • Version du château de Chambéry (croix large)
    Version du château de Chambéry (croix large)
  • Blason de Savoie figuré en carreaux de céramique sur une pile du pont autoroutier d'Alby-sur-Chéran, Haute-Savoie
    Blason de Savoie figuré en carreaux de céramique sur une pile du pont autoroutier d'Alby-sur-Chéran, Haute-Savoie

Hymne

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Article détaillé :Les Allobroges.

« Allobroges vaillants ! Dans vos vertes campagnes
Accordez-moi toujours asile et sûreté
Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes :
Je suis la Liberté ! la Liberté ! »

Le chant desAllobroges est considéré comme l'hymne savoyard, bien qu'il n'ait pas été officialisé[60],[61]. Ce chant patriotique est composé en 1856 à Chambéry, durant la guerre de Crimée, parJoseph Dessaix, écrivain et journaliste libéral. Il se popularise après l'Annexion de 1860[62].

Quelques autres emblèmes et symboles

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Le est considéré comme une fêtenationale par des mouvements identitaires[63],[64]. Ce jour correspond à l'érection du comté de Savoie en duché, le19 février 1416[65]. Le choix de cette date est à associer avec l'éveil du nationalisme savoyard duXXe siècle. En 1970, leCercle de l'Annonciade fait la promotion de cette date, reprenant les idées du fondateur du mouvement antérieurSavoie Libre, Henri Dénarié[66]. Le mouvement savoisien officialisera lui aussi cette coutume.

Maurice d'Agaune était le saint patron de l'ancien duché de Savoie, puis par extension à la Savoie, célébré le[67],[68].

Quelques autres symboles, moins importants mais bien répandus, identifient la Savoie et les Savoyards, et que l'on retrouve dans la plupart des échoppes des lieux touristiques. On peut citer le personnage caricatural duramoneur, symbole de la migration savoyarde duXVIIe siècle auXIXe siècle et principalement enfantine.

Latartiflette devient le symbole gastronomique du territoire depuis les années 1980. Toutefois, la Savoie jouit d'une culture gastronomique riche et diversifiée, en fonction des provinces qui la constitue. Descrozets tarins, en passant par lesdiots, lespormoniers, des recettes fromagères comme la fondue. Des boissons alcoolisées sont aussi typiques de la région telle que la liqueur degénépi.

La chansonÉtoile des neiges, qui trouve son origine dans un chant allemand, également devenu un standard américain en 1947, dontJacques Hélian et le parolierJacques Plante réalise une traduction française en 1949. Le thème de la Savoie est choisi. Il devient une sorte d'hymne repris à la sauce rock par un groupe local, Simon et les Modanais, formé en 1987. Le groupe vend un million de disque et arrive en seconde place du hit-parade, obtenant undisque d'or en 1988[69].

La proximité avec la Suisse fait que les représentations associent les deux cultures notamment autour des chalets d'alpage, des chienssaint-bernards élevés à la base sur les deux cols, savoyard et suisse, de la raclette, de même que des expressions comme « ça va ou bien », retrouvées dans des parodies, notammentLes Inconnus et leurreprésentation d'un journal régional à l'heure desJeux olympiques d'hiver de 1992.

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages dans l'ordre chronologique inversé de parution.

Pour la thématique historique, on pourra consulter laBibliographie sur l'articleHistoire de la Savoie.

Articles connexes

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Liens externes

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Institutionnels

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Touristiques et culturels

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Notes et références

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Notes

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  1. Le conservateur desArchives départementales de la Savoie, Jules-Joseph Vernier, précise ces quatre espaces géologiques :« La structure géologique de la Savoie est très simple dans ses grandes lignes. On y distingue quatre régions bien marquées en allant de l'ouest à l'est : le Jura ; les Pré-Alpes ; l'arête des Alpes, et enfin la région alpine. » (désignant l'espace entre le mur des Alpes et la frontière italienne)[15].
  2. Unde sine jactura rerum per Sapaudiam fertur et Sequanos (…)[7],[28].
  3. Lugdunensem, Saboiam, Moriannam, Tarentasiam, montem Cinisium, vallem Segusianam usque ad clusas[28].
  4. Il existe six actes, dont on a conservé une copie, mentionnant le comté de Savoie[30],[31]. Ces documents sont :
  5. Le découpage départemental a déjà été expérimenté au cours des conquêtes napoléoniennes avec ledépartement de Mont-Blanc entre1792 et1815 avec pour chef-lieuChambéry, puis celui duLéman, entre 1798 et 1815, avecGenève. Organisation partiellement reprise lors de la restauration sarde en 1815 et confirmée à la suite de l'annexion.
  6. La liste« Renaissance savoisienne », menée par Patrice Abeille en Haute-Savoie, obtiendra plus de 5 % des suffrages exprimés et donc un siège de conseiller régional pour sa tête de liste. Celle pour le département de la Savoie obtiendra un peu plus de 4 %.
  7. La structureSavoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme lesrésidences secondaires[48].
  8. Sur les costumes, se reporter aux détails édités dans larevue de Savoie de 1941 à 1947 et de 1956 à 1960, notamment les articles écrits par le C.T. Emile Gaillard et D. Freppaz, d'autres livres traitent des différentes traditions vestimentaires de la région, voir la bibliographie.

Références

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  1. a etbPopulations légales 2017, (1er janvier 2017, selon le Recensement de la population), INSEE, consulté sur www.insee.fr le 4 janvier 2020
  2. AndréPalluel-Guillard,L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815,Éditions Cabedita,, 662 p.(ISBN 978-2-88295-260-8),p. 14-16.
  3. Jean-MarieJeudy,Les mots pour dire la Savoie : Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, Montmélian,La Fontaine de Siloé,, 540 p.(ISBN 978-2-84206-315-3,lire en ligne),p. 466-467.
  4. abcd eteBernard Demotz, « La frontière au Moyen Âge d'après l'exemple du comté de Savoie (début XIIIe - début XVe siècles) »,Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public,vol. 4,no 4,‎,p. 95-116(lire en ligne).
  5. ab etcLaurent Ripart,« Du royaume aux principautés : Savoie-Dauphiné,Xe – XIe siècles », dansOp. cit.(lire en ligne),p. 210-214.
  6. a etbHenry Suter, « Savoie », surle site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le18 décembre 2009)(consulté le).
  7. abcd eteAdolphe Gros,Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie,La Fontaine de Siloé, (réimpr. 2004, 2021) (1re éd. 1935), 519 p.(ISBN 978-2-84206-268-2,lire en ligne),p. 443.
  8. abc etdGuichonnet 2007,p. 19.
  9. Pierre Préau,« La Savoie dans l'organisation régionale française », dans Collectif,La région et la vie régionale : actes du Colloque sur la région et la vie régionale tenu à l'Université de Saint-Étienne, les 16, 17, 18 novembre 1973, Université de Saint-Etienne,(lire en ligne),p. 64.
  10. DominiqueStich,Parlons francoprovençal : Une langue méconnue,Éditions L'Harmattan,, 432 p.(ISBN 978-2-7384-7203-8,lire en ligne),p. 150.
  11. On trouve cependant l'ouvrage deHerzog (M),Oursel (R), 1960,Les Pays de Savoie, Ed. J. Delmas & Cie.
  12. a etb« Doit-on écrire Savoie ou Savoies ? »,Le Dauphiné libéré,‎(lire en ligne).
  13. a etb« Adieu les deux Savoies, bonjour la Savoie Mont-Blanc ? »,L'Obs,‎(lire en ligne).
  14. Raoul Blanchard, « La Savoie. Tableau géographique »,p. 25,inMémorial de Savoie. Le Livre du Centenaire 1860 - 1960, sous les auspices du Comité d'organisation des fêtes du centenaire du Rattachement de la Savoie à la France, Presses des imprimeries réunis de Chambéry, 1959.
  15. Jules-Joseph Vernier,Étude historique et géographique sur la Savoie, Paris, Le Livre d'Histoire - Res Universis, (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 137 p.(ISBN 978-2-7428-0039-1 et2-7428-0039-5,ISSN 0993-7129),p. 10.
  16. Voir ainsi les ponts suspendus del'Abîme sur leChéran et dela Caille surLes Usses.
  17. Paul Guichonnet, Maurice Morel,Henri Menabrea, Émile Vesco,Visages de la Savoie, éditions Horizons de France, coll.les Provinciales, Paris, 1947, 210 pages,p. 26.
  18. Paul Vidal de la Blache,Tableau de la géographie de la France, édition de La Table Ronde, première édition en 1903, réimpression en 2000,p. 378.
  19. Aiguilles d'Arves sur le sitehttp://www.geol-alp.com.
  20. [PDF]Thèse sur l'évolution structurale et métamorphique d’une croûte continentale subductée (Grand Paradis), auteur: Le Bayon,p. 32.
  21. [PDF]Lucien Richard, Annie Tonnel, « Contribution à l'étude bioclimatique de l'arc alpin »,Document de la Cartographie Écologique, Grenoble,vol. XXVIII,‎,p. 33-64(lire en ligne),p. 39.
  22. « La capture du Sillon alpin »,Mappemonde,‎, L'image du mois(lire en ligne).
  23. « Résultats du recensement de la population 2011 », surinsee.fr(consulté le).
  24. « Les 60 premières aires urbaines en 2012 », surinsee.fr(consulté le).
  25. a etbSeule la partie française de l'unité ou de l’aire urbaine est prise en compte.
  26. Partie française de l’agglomération : 114 communes, dont 90 sont situées dans la Haute-Savoie et 24 dans l'Ain. Voir égalementUnité urbaine de Genève - Annemasse (partie française).
  27. [PDF]« Archives de l'ancien duché de Savoie », sursabaudia.org(consulté le) :« « Avant-Propos »Archives de l'ancien duché de Savoie (série SA), Inventaire, tomé 1 :« Archives de cour », Gardet, 1966. ».
  28. abcdefghijklmn etoPierre Duparc, « La Sapaudia »,Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,vol. 102,no 4,‎,p. 371-384(lire en ligne).
  29. Histoire de la Savoie en images, 2006,p. 98 (Lire en ligne).
  30. Cyrille Ducourthial,« Géographie du pouvoir en pays de Savoie au tournant de l’an mil », dansOp. cit.,p. 207-245 paru dansChristianGuilleré, Jean-MichelPoisson, LaurentRipart et CyrilleDucourthial,Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil, Chambéry,Université de Savoie,coll. « Sociétés, Religions, Politiques »,, 286 p.(ISBN 978-2-915797-35-0).
  31. Les différents actes sont étudiés aussi dans le volume 3 de la thèse de Laurent Ripart,Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin duXe au début duXIIIe siècle),Université de Nice, 1999, 3 volumes (sous la direction d'Henri Bresc).
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