la ville de Saumur elle-même au centre (sur la rive gauche de laLoire et la rive droite de son affluent leThouet) ;
Dampierre sur Loire au sud-est (sur la rive gauche de la Loire et sur la moitié nord-ouest de l'île de Souzay qu'elle partage avec la commune limitrophe deSouzay-Champigny) ;
Bagneux au sud-ouest (sur les rives gauches du Thouet puis de la Loire) ;
Panorama depuis la rive gauche, Vue sur l'île d'Offard.La Loire à Saumur.
La ville de Saumur est traversée de part en part par laLoire. Celle-ci entre sur le territoire communal au sud-est par deux bras de part et d'autre de l'île de Souzay (île Trotouin), elle contourne par deux bras l'île Offard (île Millocheau) au centre de la ville, puis l'île Ardouin au nord-ouest, et elle en sort au nord-ouest en passant d'abord en rive droite parSaint-Martin-de-la-Place puis en rive gauche parChênehutte-Trèves-Cunault (commune déléguée deGennes-Val-de-Loire). Au droit du pont Cessard, la masse d'eau issue de laVienne n'est pas encore parfaitement mélangée à la masse d'eau issue de la Loire[4].
L'affluent duThouet pénètre au sud de Saumur en longeantBagneux vers le nord-ouest puis bifurque vers le nord-est versSaint-Hilaire-Saint-Florent, rejoignant la Loire au lieu-dit la « Bouche Thouet », en face de l'île Ardouin.
La limite nord-est de la commune est en grande partie formée par l'Authion (affluent en rive droite de la Loire), rejointe à gauche par laboire Lévêque qui naît à Saumur sur le territoire deSaint-Lambert-des-Levées.
Au, Saumur est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].Elle appartient à l'unité urbaine de Saumur[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle estville-centre[Note 3],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saumur, dont elle est la commune-centre[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :zones urbanisées (18 %), zones agricoles hétérogènes (18 %),terres arables (14,5 %), prairies (13,8 %), forêts (10,8 %), cultures permanentes (9,4 %), eaux continentales[Note 5] (6,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Sur la rive droite de la Loire, laD 952 entre dans la commune au sud-est et suit le fleuve en direction du nord-ouest. Sur la rive gauche, laD 947 entre au sud-est de la commune et suit le cours du fleuve jusqu'aupont du Cadre Noir. Elle y rejoint la D 93 qui entre au sud, par la commune de Bagneux.
LaN 147 pénètre dans la commune par le nord et se divise en deux voies différentes : la N147 elle-même traverse Saumur et l'île Offard par lepont des Cadets de Saumur, forme des intersections avec la D 947 et la D 93 et se dirige vers le sud-ouest où elle se divise avec laD 960 juste avant de sortir de la commune. LaN 347, branche de la N 147, forme une voie parallèle plus à l'ouest en traversant Saint-Lambert-des-Levées et en traversant la Loire par le pont du Cadre Noir, puis en continuant vers le sud avant de rejoindre la D 960. Enfin, laD 751 part de la N 147 sur la rive gauche pour aller longer la Loire en amont.
La ville de Saumur compte six ponts importants : un pont ferroviaire, les pontsCessart et des Cadets de Saumur et le pont duCadre Noir (traversé par laRD 347) sur laLoire ainsi que les ponts Fouchard et de l'Écluse sur leThouet.
Lignes 1 à 17 : lignes périurbaines desservant les communes de l'Agglomération.
Lignes 30 à 36 : lignes urbaines desservant le centre-ville et la périphérie de la ville.
Depuis l'été 2019, un système de navette gratuite a été mis en place par Saumur Agglobus en collaboration avec la Ville de Saumur. Son objectif, désengorger les rues du centre-ville pleines de voitures en proposant un bus gratuit desservant le parking du Chardonnet, l'office de tourisme, la mairie, la place Saint-Pierre, ainsi que la rue Beaurepaire. Depuis janvier 2020, le système appelé "Navis" est en place tous les samedis, jour de marché à la fréquence de un tour toutes les demi-heures.
Des bus mis en place par la région et pour certains en collaboration avec la SNCF desservent les Pays-de-la-Loire.
Des trains TER, Intercités et quelques TGV s'arrêtent à cette gare. Des trains à destination de Thouars/Bressuire,Angers,Nantes, Tours/Saint-Pierre-des-Corps,Orléans etCholet.
En complément du réseau ferré, la SNCF met en place des bus notamment sur la ligne directionThouars etLa Flèche.
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En 2017, Saumur ne se classe pas. Moins de 50 personnes ont répondu à l'enquête[21].
En 2019, Saumur se positionne en « E » (plutôt défavorable), avec une note globale de 3,10. Il y a eu 71 contributions[22].
En 2021, Saumur se positionne en « D » (moyennement favorable), avec une note globale de 3,11. Par rapport à 2019, la note sur la sécurité baisse de E à F et celle sur les services et stationnements augmente de E à C. Il y a eu 209 contributions[23].
Le nom est attesté sous les formes latiniséesSalmuri en 968[25], puis[castrum] Salmurum,Salmurius,Salmuria et pour les premières formes françaises[Pétronille de] Salmur en 1209,Salmeur en 1240,Saumur en 1793 et 1801[26].
L'origine de cette formation toponymique reste obscure.Albert Dauzat y voit sans conviction un préceltiquesala[25] qu'il note curieusement sans astérisque, comprendre*sala (non attesté) « terrain marécageux », plutôt qu'un celtiquesalm « qui saute et qui coule »[25]. Il est suivi d'un élément-mur non identifié[25].
Saumur absorbe Saint-Florent entre 1790 et 1794, puis en 1973 les communes de Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées[27].
Village de Saint-Florent :Saint Florent en 1793[28].
À la fin duXe siècle, Gelduin, seigneur de Saumur, est vassal des comtesde Blois, ce qui en fait un ennemi du puissant comted'Anjou,FoulquesIII Nerra. Alors que Foulque est sur le point d'assiéger Saumur, Gelduin obtient une trêve. C'est à cette occasion que Foulque, prenant son adversaire au mot, entame la construction d'une tour sur la rive gauche de la Loire qu'il aurait baptiséeTrève. En 1026[36],Foulque Nerra s'empare de Saumur. Le monastère Saint-Florent est détruit. Un nouveau monastère est consacré cinq ans plus tard par l'évêque d'Angers[37].
La ville est prise en 1203 parPhilippe Auguste, qui l'incorpore au domaine royal. Saint Louis y donne en 1241 une fête si fabuleuse qu'on l'appela la « Non-Pareille ».
En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roiPhilippeVI de Valois, qui institue lagabelle, la taxe sur le sel. L'Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Saumur. Le,Bertrand Du Guesclin, chevalier et connétable de France, reprend Saumur aux troupes anglaises.
En 1446 est tenu un célèbre pas d'armes (joute chevaleresque suivant un scénario théâtral) hors les murs du château, à l'initiative duroi René contre le duc d'Alençon[38].
Le siècle de laRéforme est la grande époque historique de Saumur. Les idées nouvelles y furent promptement et vivement accueillies car la bourgeoisie de Saumur était arrivée à un état très développé de richesse, de commerce actif, de liberté municipale. Non seulement, elle se montra favorable aucalvinisme, suivant en cela l’impulsion générale de la bourgeoisie mais elle eut même une raison de plus pour embrasser avec enthousiasme : l'abbaye de Saint-Florent et celle deFontevrault pesaient sur elle de deux côtés, retenaient son essor et, avec leurs privilèges, la pressaient comme dans un étau pour en exprimer la substance à leur profit. Le protestantisme représenta donc pour Saumur spécialement une doctrine et un effort d'affranchissement.
Quand les partis en arrivèrent à un état de lutte matérielle, Saumur prit fait et cause pour la religion réformée. Les églises furent pillées et dévastées ; les représailles passionnées de la population frappèrent surtout l'abbaye de Saint-Florent. En 1565,Charles IX etCatherine de Médicis vinrent en Anjou. Saumur étant occupé par leprince de Condé et par ses troupes protestantes, le roi et sa mère ne purent y entrer, et passèrent outre. Plus tard, Saumur fut enlevé au prince de Condé par leduc de Montpensier. Saumur subit ainsi les vicissitudes de la lutte entre catholiques et protestants, mais resta invariable dans son esprit et dans ses sympathies protestantes. LaSaint-Barthélemy y passa sans éteindre plus qu'ailleurs le protestantisme dans le sang qu’elle y fit pourtant abondamment couler.
En 1576, quelques années après ce massacre, le roiHenri de Navarre (futur Henri IV), échappé de Paris, vint se réfugier à Saumur, où il fut reçu avec empressement. Il s'y établit pendant plusieurs semaines, vivantsans religion, le roi ne se pressant pas de retourner au protestantisme[39]. En 1589, par le traité conclu entre lui etHenri III, Saumur lui fut cédé comme place de sûreté et comme passage sur la Loire. Cette ville fut donc, en quelque sorte, pour le futur roi la première marche du trône de France. Henri de Navarre confia la garde de Saumur à un de ses fidèles amis, l'une des figures les plus élevées et les plus expressives du protestantisme,Philippe Duplessis-Mornay, et en maintint le gouvernement quand il fut devenu roi.
Décrit comme possédant la distinction du gentilhomme qu'il était de naissance, l’austérité d’un plébéien, la science et la forme des plus lettrés de son temps, le courage d'un soldat et l’habileté d’un capitaine à la guerre, le zèle d’un apôtre pour sa religion et la mesure d’esprit d’un homme politique, Duplessis-Mornay a exercé une immense influence sur Saumur et sur son développement. Sous le gouvernement de celui que les catholiques appelaient « le pape des huguenots », Saumur en devint naturellement la métropole, autant qu'il pouvait en être le pape. Il y fit construire à ses frais un temple pour l'exercice du culte réformé. Il y fonda l'académie protestante, dont la renommée s'étendit non seulement en France, mais dans toute l'Europe, et à laquelle furent attachés comme professeurs les hommes les plus distingués du dedans et du dehors, et qui fut un foyer puissant de haut enseignement destiné à la jeunesse de la nouvelle religion. Des érudits à la renommée internationale commeMarc Duncan,Moïse Amyraut,Louis Cappel,Josué de la Place ouTanneguy Le Fèvre, le père d'Anne Dacier, née à Saumur en 1654, figurèrent, entre autres, au nombre des professeurs de cette prestigieuse institution qui accueillit en outre de très nombreux étudiants étrangers, dontWilliam Penn, le fondateur de laPennsylvanie.
Les établissements de Duplessis, son influence et son administration, donnèrent une grande importance à la ville, et y attirèrent de toutes parts les familles protestantes.Catherine de Navarre, sœur de Henri IV, tant que l'avènement de son frère fut contesté par laLigue, fixa sa résidence à Saumur. En 1596, les protestants y tinrent un synode national sous la direction et sous les auspices de Duplessis-Mornay.Bodin estime que la population de la ville s'éleva rapidement, et qu'elle atteignit jusqu’à 25 000 habitants. Le château fut réparé par Duplessis, qui l'habitait, et reçut de lui ses dernières augmentations et les compléments importants qui l'ont mis à peu de chose près dans l'état où il est encore.
La mort de Henri IV émut vivement les protestants, qui tinrent, en 1611 une assemblée générale à Saumur, où toutes les provinces envoyèrent des députés, parmi lesquels figuraient les ducs de Bouillon, de Sully, de Rohan, etc. Duplessis fut le président de cette assemblée qui dura quatre mois et pendant lesquels Saumur offrit l’aspect et l’animation d’une capitale. Duplessis-Mornay conserva, sous le nouveau règne deLouis XIII, le gouvernement de Saumur jusqu’en1621, époque à laquelle, la querelle des protestants et des catholiques jugée éteinte, on le lui enleva. On aurait peut-être pu ménager la position de Duplessis en considération de l’homme, mais on ne le fit pas. On lui offrit des compensations, le bâton de maréchal de France et 100 000 écus qu'il refusa avec hauteur. Profondément blessé de la défiance dont il était l’objet, il se retira au fond duPoitou, dans une de ses terres, où il mourut deux ans après.
Au temps de laFronde, Saumur resta fidèle au roi. Mazarin et toute la cour y vinrent, en 1652, pour agir contre Angers, un moment révolté.Turenne, abandonnant la Fronde, y rejoignit la cour et y fit sa réconciliation avec elle. Larévocation de l’édit de Nantes, en1685, frappa cruellement Saumur. C'est la plus grande calamité dont cette ville ait été atteinte dans tout le cours de son histoire. Les protestants émigrèrent en masse et la population tomba à 6 000 habitants, c’est-à-dire qu’elle diminua dans la proportion des deux tiers, ces deux tiers renfermant la partie prépondérante par ses lumières, son activité, son industrie et ses richesses. L'édifice de prospérité élevé par Duplessis-Mornay s'écroula complètement.
La ville de Saumur passa, par cet événement, à un état de tristesse, de vide et de silence qui dura jusqu'à 1763. À cette époque, il y vint en garnison un régiment de carabiniers, corps d’élite formé sous les auspices de Louis XIV, qui avait voulu en être le premier maître-de-camp, qui en avait donné le commandement auduc du Maine, son fils naturel, et qui l'avait décoré de sa deviseNec pluribus impar. Ce corps était recruté dans tous les régiments de cavalerie et composé des plus beaux hommes de l'armée et de ses officiers les plus distingués. Dans l'état lamentable où était Saumur, l'arrivée de ce régiment fut une révolution importante pour la ville qui lui doit sa physionomie actuelle. Les maris furent plus que retenus, les femmes le furent aussi d’abord ; mais elles persévérèrent moins, et le point de contact entre les carabiniers et la bourgeoisie saumuroise s'établit par elles. Les carabiniers se mirent à jouer la comédie ; on alla les voir. Ils donnèrent des fêtes, on leur en rendit ; peu à peu l'union devint parfaite, et on se félicita de posséder le régiment.
Les carabiniers restèrent à Saumur jusqu'à la Révolution. Ils y construisirent un très beau quartier pour se loger. Uneécole d'équitation, à laquelle furent envoyés des officiers de tous les corps, où vinrent comme amateurs un grand nombre de jeunes gens des familles riches, et qui fut le premier germe de la grande école de cavalerie que possède actuellement Saumur, fut créée et organisée dans le régiment. L'école d’équitation et le régiment formèrent ainsi une institution déjà remarquable que visita, en 1777, l’empereur Joseph II, frère de la jeune reine Marie-Antoinette. Pendant les vingt-cinq ans que Saumur eut le régiment de carabiniers, sa population s’éleva péniblement de 6 000 à 10 000. On était encore loin des 25 000 de l'époque de la splendeur protestante, mais son commerce reprit de l’activité dans la même proportion, son aspect se releva et la ville éteinte de 1685 se remit en mouvement pour devenir la ville d'aujourd’hui[40].
Le, 25 députés (des trois provinces) approuvent ce partage, mais les deux représentants de Saumur,Jean-Étienne de Cigongne (pour letiers état) etCharles-Élie de Ferrières (pour lanoblesse) se dissocient de cette décision : ils plaident en faveur d'un département de Saumur situé au carrefour des trois provinces de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou, avec Loudun pour le partage des pouvoirs, et accusent les représentants d'Angers de s'entendre avec leurs collègues du Maine et de Touraine pour le dépeçage de lasénéchaussée de Saumur, les accusent également d'abandonner à la Touraine 24 paroisses anciennement angevines autour deChâteau-la-Vallière et deBourgueil : le mécontentement grandit, la population de Bourgueil manifeste pour son maintien dans l'Anjou et se solidarise avec Saumur, pendant que les représentants deChinon tentent également de créer leur propre département...
Le, l'Assemblée nationale décrète que« Saumur et le Saumurois resteront en région d'Anjou », intégrés dans le département de « Mayenne-et-Loire » (futur « Maine-et-Loire »). Le lundi, Angers devient préfecture, le nouveau département est définitivement constitué : l'Assemblée constituante entérine cette structure le et le Roi le. Afin de calmer la susceptibilité des Saumurois, les 36 membres du nouveau conseil du département portent à leur présidenceGilles Blondé de Bagneux, ancien maire de Saumur. Ainsi, jusqu'en, le premier président du conseil général deMaine-et-Loire sera saumurois. Cigongne est désigné président du tribunal de commerce de la ville.
Lors de laTerreur Angevine, du 13 au, 29 prisonniers sont guillotinés à Saumur, 403 sont fusillés, 19 acquittés. Parmi les 99martyrs d'Angers, cinq Saumuroises d'origine sont fusillées le à Avrillé. Une plaque commémorative est visible en l'église Saint-Nicolas ainsi que des reliques dans le nouvel autel.
Dépourvus d'armements lourds et antichars, de blindés et d’appui aérien, ils résisteront à un ennemi bien supérieurement armé durant 36 heures, jusqu'au ou l’ordre de retraite sera ordonné par le général Pichon.
La résistance des officiers et de leurs élèves ont impressionné legénéral Feldt, commandant la division allemande, raison pour laquelle il fit libérer les prisonniers français début juillet[42], ce qui leur permit de rejoindre lazone libre[43].
Saumur fut considérablement endommagée lors des bombardements de 1940, et eut des dizaines de morts civils[44], mais le château et la vieille ville ne furent pas touchés par les combats.
Le jeudi et le lendemain, deux grands bombardements anglo-américains ont lieu : la gare est hors d'usage, les voies ferrées sont coupées, les arches du pont des Sept-Voies se sont effondrées. Des bombes à retardement explosèrent pendant vingt heures, tuant ou blessant nombre de résidents sortis des abris. Le bilan s’élève à 87 morts, et beaucoup plus de blessés[45].
Après avoir absorbé Saint Florent, entre 1790 et 1794, le Saumur fusionne avec Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées (fusion association)[27].
Le 22 avril 2001, vers 2 heures du matin, le rempart nord du château de Saumur - âgé de plus de 400 ans - s'écroule. Le front de 45 mètres de long sur 35 mètres de haut s’est effondré sur lui-même, provoquant des dégâts matériels importants en contrebas du coteau (quatre maisons et le foyer de jeunes travailleurs sont détruits), mais sans faire de victime. Sous l'égide desBâtiments de France, le rempart est restauré à l'identique et inauguré le 23 juin 2007[46],[47].
Jusqu'en 2014, Saumur estchef-lieu de deux cantons,canton de Saumur-Nord etcanton de Saumur-Sud, et fait partie de l'arrondissement de Saumur[50]. Ledépartement compte alors quarante-et-un cantons ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du. Les deux cantons disparaissent, et la commune est rattachée aucanton de Saumur, dont elle devient bureau centralisateur, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[51].
C'est la première ville à s’être jumelée avec Saumur le. Ce jumelage s’inscrit dans l’histoire des relations franco-allemandes avec la volonté de rapprocher les populations et de créer des liens d’amitié. Verden est une ville du Nord de l’Allemagne (Basse-Saxe), située sur l’Aller, chef-lieu du district homonyme, avec 28 000 habitants. C'est en Allemagne la capitale du cheval.
Ville du Centre de l’Angleterre sur la rivière Avon, est jumelée avec Saumur depuis le. Warwick est le chef-lieu du Warwickshire, avec environ 18 000 habitants.
À la suite de la chute du mur de Berlin, Havelberg, petite ville deSaxe-Anhalt, en ex-Allemagne de l’Est, entretient des relations privilégiées avec Verden, jumelée à Saumur. Il était donc naturel qu’un pacte d’amitié avec Havelberg (7 500 habitants) soit signé le.
Asheville est liée à Saumur par un pacte d’amitié depuis le. Située enCaroline du Nord, Asheville est une ville résidentielle de 70 000 habitants, située dans une région vallonnée, avec un château construit par la famille Vanderbilt. Les relations associatives permettent des échanges suivis entre Saumur et Asheville.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[52],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 26 241 habitants[Note 7], en évolution de −1,84 % par rapport à 2017 (Maine-et-Loire : +2,49 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 32,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 32,6 % la même année, alors qu'il est de 25,6 % au niveau départemental.
En 2018, la commune compte 12 402 hommes pour 14 197 femmes, soit un taux de 53,37 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,37 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[55]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,1
90 ou +
2,6
9,7
75-89 ans
14,0
18,1
60-74 ans
19,1
20,3
45-59 ans
19,6
15,9
30-44 ans
14,1
18,9
15-29 ans
16,3
16,0
0-14 ans
14,2
Pyramide des âges du département deMaine-et-Loire en 2022 en pourcentage[56]
Lycée Duplessis-Mornay (EPLE : Établissement public local d'enseignement) (lycée général)
Dès 1804, une école secondaire de garçons est créée et installée dans l'ancien couvent des Ursulines[57]. Il ne reste aujourd'hui de ces bâtiments qu'une cloche muette dans le lanternon situé au-dessus de l'entrée principale. En 1876, le bâtiment néo-classique donnant sur la rueDuruy est construit. En 1881, la ville entreprend la construction d'un collège de jeunes filles avec un internat luxueux : cour bordée d'arcades, jardins, parcs. C'est l'une des premières villes de France à posséder un enseignement de ce type.
L'École industrielle de Saumur est aujourd'hui associée à la communauté des « INDUS » associations d'anciens élèves spécialisés dans les moteurs à combustion interne.
En 1966, les derniers bâtiments constituant l'externat pour les classes de6e et5e sont édifiés et l'ancien « petit lycée » devient le collège Yolande-d'Anjou. Plusieurs travaux ont permis l'installation du bloc scientifique, la création duCDI, ainsi que l'aménagement de la cour d'honneur. En 1977, l'établissement se voit à nouveau coupé en deux conformément aux lois ministérielles. Ainsi le collège Yolande-d'Anjou devient indépendant juridiquement et administrativement. Dans la pratique, l'union subsiste par la demi-pension commune aux deux établissements. Après les lois sur la régionalisation de 1986, l'établissement devient « lycée polyvalent régional » puis le lycée Duplessis-Mornay en 1988. De 1989 à 1993, le lycée est restructuré et rénové. Enfin, celui-ci a fait l'objetrécemment[C'est-à-dire ?] de nouveaux travaux de restructuration.
Lycée polyvalent Sadi-Carnot - Jean Bertin (EPLE : lycée d'enseignement général et technologique et lycée d'enseignement professionnel) ;
Lycée Saint-Louis (lycée général privé) ;
Lycée des Ardilliers (lycée technologique et professionnel privé).
Le campus de Saumur (université d'Angers) propose des formations liées au tourisme, patrimoine, aux services à la personne, à l'écotourisme, à l'œnotourisme, à l'hébergement de plein air et au secteur équestre.
Ces formations professionnalisantes associent des enseignements assurés par des universitaires mais aussi par des professionnels des filières concernés.
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Saumur possède un Centre Hospitalier de 459 lits et places (fin 2017) installé route de Fontevraud depuis 1997. L'ancien Hôtel-Dieu est situé rue Seigneur et a été transformé en bureaux et appartements, une partie a été détruite mais la chapelle de style Plantagenêt existe toujours.
Plusieurs animations culturelles se déroulent sur la ville, comme les Journées nationales du livre et du vin créées en 1996, et dont l'édition 2016 s'est déroulée du 9 et avec près de cent-trente auteurs invités[59],[60], ou encore l'exposition internationale d'art naïf[61].
Plusieurs infrastructures sportives sont disponibles dans la commune tels un stade omnisports, un complexe de terrains de basketball, handball et athlétisme, des piscines, des espaces de pratique du tennis, du golf, etc[62].
Des sports collectifs y sont pratiqués comme le football (Olympique de Saumur Football Club, AS Bayard Saumur, Entente sportive Saint-Lambert football), le basket-ball (Saumur Loire Basket 49), le volley-ball, le baseball, le rugby, et des sports individuels comme la boule de fort, les arts martiaux, l'équitation, avec notamment la présence de l'École nationale d'équitation, le parachutisme (centre-école régional de parachutisme sportif), etc[63].
Temple protestant de Saumur.Notre-Dame-de-Nantilly.
Placée sous la dépendance de l'abbaye deSaint-Florent le Jeune, Saumur construit au Moyen Âge des églises de belle facture ; au total, elle compte seize édifices religieux classés parmi les monuments historiques. Des foules de pèlerins convergent vers la fontaine et la statue deNotre-Dame-des-Ardilliers[64] ; une production de chapelets et d'objets de piété se développe dans le faubourg de Fenet.
Le eut lieu, sur la place du Chardonnet, le premier « Carrousel », donné en l'honneur de la duchesse de Berry. Depuis 1831, ces « carrousels » ont lieu tous les ans.
Ses instructeurs d'équitation donnent des reprises publiques de haute école sous l'appellation deCadre Noir. Ville du cheval, Saumur devient, en 1972, le siège de l’École nationale d'équitation (E.N.E.).
La navigation sur laLoire et sur leThouet, l’existence d’un pont dès 1162 favorisent des activités commerciales et financières qui rayonnent sur un pays saumurois étendu et qui expliquent une morphologie de ville-pont, l’agglomération s’étirant le long d’un axe routier perpendiculaire aux deux rivières. La construction du pont Cessart de 1756 à 1770 fait s’étendre cet axe urbain plus à l’ouest. À partir des années 1850, les nouvelles voies ferrées supplantent le trafic fluvial.
Ce rôle commercial se renforce par la commercialisation des produits agricoles de sa périphérie rurale, notamment les vins, les céréales, les fruits et le chanvre. Plus tournée vers la tradition que vers la nouveauté, l’agglomération saumuroise aborde l’ère industrielle à partir de ses bases locales. L’ancien artisanat du chapelet est transformé en manufactures de médailles. Les carrières detuffeau se révèlent propices à l’élaboration de vins effervescents selon la méthode champenoise, ainsi qu’à la culture deschampignons de couche.
Sur 2 490 établissements présents dans la commune à la fin de 2010, 4 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % dans le département), 7 % du secteur de l'industrie, 6 % du secteur de la construction, 66 % de celui du commerce et des services et 17 % du secteur de l'administration et de la santé[68]. Cinq ans plus tard, en 2015, sur les 2 752 établissements actifs, 3 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour 11 % dans le département), 6 % du secteur de l'industrie, 5 % du secteur de la construction, 69 % de celui du commerce et des services et 16 % du secteur de l'administration et de la santé[69].
On trouve à Saumur plusieurs sites touristiques culturels : lechâteau-musée de Saumur abrite les collections municipales (arts décoratifs) et les collections du musée du Cheval. Sur le territoire de la commune, se trouvent aussi lemusée des blindés, le musée du champignon, le site Pierres et Lumières et lemusée du moteur.
Le parcours cyclotouristiqueLa Loire à vélo traverse Saumur et draine de nombreux cyclistes. La ville se situe également sur les grands itinéraires des châteaux de la Loire.
Diverses animations, dont Anjou-Vélo-Vintage, au mois de juin, participent de l'attractivité touristique de la ville.
Bien qu'il n'y ait aucun rapport entreBratislava, capitale de laSlovaquie et Saumur, les cités présentent un panorama assez similaire, avec un fleuve en premier plan (le Danube ou la Loire), un clocher qui pointe sa flèche vers le ciel, et en arrière-plan un château ceint de remparts et orné de quatre tours[70].
Saumur est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs auconcours des villes et villages fleuris au palmarès 2006. Elle a été rétrogradée à deux fleurs lors du palmarès 2013[71].
La maison de fines bulles Veuve Amiot, fondée en 1884 par Elisa Amiot et qui accueille toujours aujourd'hui les visiteurs sur le site originel de production.
Le deuxième album du groupe de hard rock françaisTrust contient une chanson nomméeSaumur, particulièrement sévère pour la ville[74]. Il y a polémique sur l'origine de cette chanson, certains disent qu'il s'agit d'une réplique à une interdiction de se produire à Saumur au début desannées 1980, d'autres citent une discussion avecPatrick Coutin à Londres :« Trust a un titre qui s’appelle « Saumur » etBernie Bonvoisin l’a écrit après que je lui ai parlé de mon enfance à Saumur. J’étais un petit môme basané, donc, j’ai eu une enfance et une adolescence pas facile facile… Parce qu’à l’époque ce n’était pas très bien vu[75]. »
Charles de Foucauld (1858-1916), officier de l'armée, explorateur, géographe puis religieux catholique, ermite et linguiste français, ancien élève de l'École de cavalerie.
Blasonnement : « De gueules à une fasce d'argent maçonnée de sable, haussée, bretessée et contre-bretessée, accompagnée en pointe d'une lettre S d'or ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or. »
Ornements extérieurs : Couronne :couronne murale à quatre tours ouvertes portants :deux chevaux bridés d'or devise :Moenia fallunt hostem, dextra domat tormentum (nos remparts bravent l'ennemi, nos bras triomphent des assauts).
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saumur comprend une ville-centre et quatre communes de banlieue.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑a etbDes villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saumur », surehess.fr,École des hautes études en sciences sociales(consulté le). — Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.